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Tome troisième. G - L.
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Christian IV, roi de Dannemarck, l’avoit fait fortifier;mais, par le traité de Bromsbro, il la céda aux Suédois,qui la possèdent depuis l’an 1645. * Hiji.de Danem.

HELODES, ’hxdS'iî , iílesdela mer Caspienne, furla côte d’Albanie, félon Ptolomée, L j, c. 12. Mais cenom est moins le nom propre de ces iíles , qu’une épi-thète , qui signifie qu’elles étoient marécageuses, basses& humides. L’exemplaire de la Bibliothèque Palatineporte qu’il y avoir deux isies.

HELON, ville ancienne de la Palestine, dans la tribude Juda : elle fut donnée aux Lévites, Parai. I. 1, c . 6,y. 38. D. Calmet conjecture que c’est la meme que C/zo-lon ou O Ion , dont il est parlé dans le Livre de Jofué,c. 15, y, 51.

HELORUM CASTELLUM. Voyez 1 article qui fuit.

1. HELORUS, riviere de Sicile, fur la côte orien-tale de l’ifle, dans fa partie méridionale : elle avoir fafourceauprès 8 Acra, d’où, serpentant vers le midi, &recevant une autre riviere, comme si elle eût dû pastèrà Casmene, elle le recourbe vers l’o rient méridional,& fe perd dans la mer de Sicile. Son nom moderne estYAtellara ou Abijjo. Astez près de Ion embouchure, &vers le nord, fur le chemin , qui va de Pachinum , lelong de cette côte, étoit la ville & Elorum ou Helorum ,dont ce chemin prenoit le nom de Via Eloria ou Helo-ria. Entre cette ville & l'embouchure de la riviere étoitun château nommé Elorum ou Helorum cajlellum. En-tre Casmene & l’embouchure de YHelorus est un cantondélicieux , que l’on nommoit Heloria Tempe. Ovide,Fajì. Ô4, v. 487, le nomme ainsi. Virgile vante la bontéde ion terroir dans son Eneïde, l. 3 , v. 698 :

Prtepingue solum Jìagnantis Helori.

Cette épithète de Jlagnans , qui signifie une riviere quicoule lentement, & que l’on prendroit pour un lac, ne •s’accorde guères avec le Clamofus Helorus de Sihus Ita-liens , 14, y. 270. Vibius Sequester fait couler cette

riviere dans le territoire de Syracuse. Helorus Syracusa-rum à quo civitas , ceci est bien obscur, pour dire quecette riviere donne son nom à une ville. Etienne est plusclair ; il dit : Helorus , ville de Sicile, ainsi nomméede l’Helorus qui est vers le promontoire Pachinum.

2. HELORUS , ville de Sicile. Voyez l’article pré-cédent.

3. HELORUS , ancienne riviere d’Italie , dans lagrande Grece, entre Caulonia & Crotone, selon Dio-dore de Sicile , cité par Ortélius. Mais je trouve danssédition latine deRhodoman ,/. 14, c. 105. Etjarnbo-nam itineris panera tmenji , ai Helorim jluvium castralocabant , Sic. Ainsi cette riviere, auprès de laquelle De-nys remporta une victoire , s’appelloit Helorts , nonpas Helorus. Le même fait est rapporté par Polybe, /. 1,c. 6 , & il nomme cette riviere ‘Ehhíwofcv nnaipoy ,Elleporus ; mais la version latine porte ad Elorum am~nem,

1. HELOS , ancienne ville de Gréce, au Pelopon-nèfe, dans la Laconie, assez près de la mer, & au fonddu golfe Laconique, à trente stades à'Acriœ , c’est-à-direà trois mille six cens pas. Elle étoit fort petite. Homerel’appelle maritime dans le second livre de l’Iliade, v. 91.On n’en voyoit plus que les ruines du tems de Paufanias,ìn Lacon. c. 22. Les Lacédémoniens fe rendirent maî-tres d’Helos, fous le régne de Sous, ( Plutarch. inLy-curgo , ) en rendirent les habitans esclaves ; & les em-ployoient a labourer les terres, ôc aux ouvrages les pluspénibles & les plus méprisés : avec le tems, ìe nom desHelotes, Heilotes ou Ilotes, devint un nom général detous les esclaves publics : on le donna aux Messèniens,après qu’on les eut dépouillés de leur pays , & privés dela liberte. On peut voir, dans la Vie de Lycurgue, aveccombien^ de dureté & de mépris ils étoient traités parleurs maîtres. Voyez l’article Ilotes. Strabon,l. 8,p. 265, dit que la ville de Sparte fe soumit fes voisins,de maniéré qu’ils jouissaient avec elle des mêmes loix &du même gouvernement ; qu’ils étoient également admisaux charges , & qu’on les nommoient Heilotes ; maisqu’Agis , fils d’Eurysthène , leur ôta ce droit, & lesforça de payer tribut aux Lacédémoniens ; que les He-leiens , qui possédoient la ville d’Helos , furent les seulsMi s’oppoferent à ce décret ; .qu’ils furent vaincus, Ôc

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réduits en un esclavage d’autant plus rigoureux , flu’iln’étoit pas permis au maître d’un tel esclave de l’affrast-chir ni de le vendre hors du pays. Cette guerre tutappellée la guerre des Heilotes. Mais ce fut Agis qu> ré-gla l’état des Heilotes, qui dura jusqu’à la conquête deLacédémone par les Romains. Les Lacédémoniens s enservirent comme d’esclaves publics , leur assignant desmaisons particulières, & leur imposant des tâches & descorvées. .

2. HELOS , ancien nom d’un lieu du Peloponnèfe»dans la Messenie , selon Pline , /. 4, c. 3. Strabon r 3 p'-portant un passage de l’Iliade, où il est dit ;

c’est-à-dire Elelos,'voisine de la mer, dit : quelques-^fentendent par Helos un certain lieu auprès de l’Álph ee ’d’autres entendent Helos une ville pareille à celle de D 1 'cédémone ; d’autres entendent Helos, auprès de H^Jsrium où est un temple de Diane Eléenne , dont le * a 'cerdoce dépendoit des Arcadiens. Le passage de Strabo 11est cité par le P. Hardouin, comme s’il y étoit quest>° stdu même lieu ; mais íi l’Helos de Pline étoit dans lafénie , il ne pouvoit être auprès de l’Alphée : il ete^dans l’Elée. De plus Halos, dans le voisinage de fis 0 "rium , étoit certainement dans l’Elée, & parconféqu endifférent de l’Helos, que Pline nomme entre Meth o^ s&í Aline.

3. II y avoit donc trois Helos au Peloponnèíê ;dans la Laconie ; l’autre dans la Messénie, & la troisié 111 ^dans l’Elée auprès de l’Alphée. II n’y avoit que la p te 'miere qui fût une ville ; la seconde étoit simplement u, 1 *lieu fans autre qualification, &la troisième pouvoit avû 1été une ville ; mais comme elle ne subsistent plus, o» 11convenoit point de son ancien état.

4. HELOS, ancienne ville d’Asie, dans l’Ionie, aU

près d’Erythres. Elle ne subsistent plus du tems de Pb 0 ^qui en fait mention, /. 3, c. 29. II la nomme, avec déc-alitres , savoir Pteleon écDoríon. Etienne le Géograp jdit de même , & Pteleon , & Heltis & Dorion ; & ce sest écrit en forme de citation, immédiatement aprè* ce .mots Helos , ville de la Laconie. Cela a donnéOrtélius de croire qu’Etienne avoit donné ces troiscomme fynonimes , & ne signifiant qu’une même ville >ce qui feroit une faute. Le passage de cet ancien gé 0 ?/^phe a été estropié par son stupide abbréviateur. Ce 1°trois anciennes villes. _ ^

3. II y avoit aussi Helos en Egypte, selon EtienneGéographe.

HELOSENSIS , siégé épiscopal de la Gaule. " ^

goire deTours , Hijl. Franc . L 8, c.ii , p, 394, nOiN"Laban, Helosenjìs. Ortélius, Thesaur. Conjecture que í.doit être le même siégé qu’Elu/anus, aujourd’hui^^& fa conjecture a été suivie par D. Ruinart, moine »nédictin.

HELPHA. Voyez Porphyreum.

HELPRA, nom d’une riviere, de laquelle il e so $mention dans la Vie de S. Humbert. Elle doit être d ala Belgique , & même dans le Hainaut , au jug eITl 'd’Ortélius, Thesaur. .

HELSINGBORG, ville, port & château de S L,e u{ g.dans la Schone, fur l’Orefund, vis-à-vis de Cronepb^ ^Les Danois s’en rendirent maîtres, en 1709, in ‘Á- ' 0 gr«gardèrent peu. *Baudrand ì éd. 1703. Hubner,

E^ELSINGEN ou la Helsingie. Voyez HELSl^Ip

HELSINGFORD, ville de Finlande, dans lede Nyland , fur le golfe de Finlande. Elle est sort P^ps-'& a un port assez commode. Elle a été bâtie P artave I er . * Hubner , Géogr. p. 702.

HELSINGIE, province de Suede': Hubner la ^ /; 7 ;Heljìngen , Baudrand & Corneille disent Htlfi n s l y xElle est bornée au nord, par riempterland áPp^jécassdelpadie ; au couchant & au fud-ouest par la gol^lie, au midi par la Gestricie , - ôr à l’orient P ar „ a r l ade Bothnie. Elle est traversée, da rs fa longues 7^,riviere de Liusna, qui reçoit la riviere de ” u {h 111 ^peu avant que de fe perdre dans le golfe deauprès de Sosierham. Ce lieu , & celui ^ ^

•wald, qui est à l’embouchure de la riviere dsont fur la côte, Sc les principaux de la province.