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Tome troisième. G - L.
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Helsingohr,Elseneur; Heljìngo-land 1 e ^ e Dannemarck, sur l’Orefund, dans Piste de Se-Par V kr U n . orc ^ à Coppenhague. Elle est remarquablePa § ligastnn imposée à tous les vaisseaux qui passentcb troit de mouiller devant cette ville , d’y dé-jj er leur charge, 8c d’en payer une douane au roi deï i~ nne ? 1arc k‘ Cette ville fut revêtue de murailles, fous leste D ^ Christian riV, & est peuplée non - feulementf ut i , mais de citoyens de diverses nations. ElleTitans f Cn Ix ^ ' par le roi de Norwége; St les ha-flund V^gierent dans la forteresse de Flunderburg, oud’Orelr ° Ur ^ st 1 ” êkoit au midi. On bâtit ensuite le fortflenbou^r daus même lieu où est présentement Cro-corda Ur§ ’ ^ r ' c » de Pomeranie , roi de Dannemarck, ac-f ranc L-r n I 4 a - 5 > des droits St des privilèges à la ville, & lesst e L 1 es Pour dix ans à ceux qui ybâtiroient des maisonspj er 1S 'Ot de vingt ans pour ceux qui en bâtiroient deDe r S j ^ous Christian II, les villes hanféatiques la rui-t enis p f. n °uveau, en 1515. ; mais elle i'e releva en peu deb 0 ‘ tUe souffrit beaucoup pendant le siège de Cronen-toi dp n 11 P ar les Suédois ; mais elle fut rendue au- annem arck, après la paix, en 1660. Cette ville estquoìmVp r sorr>eux Jean - Isaac Pontanus. II y naquit,teuren Jla Parens sossent de Harlem : il fut ensuite doc-derwir Pn p, n , e > èc professeur dans l’unìversité de Har-toriosranh j es, & joignit à cette qualité celle d’his-G ue d duroi de Dannemarck & de la province detinn„ 6 ; es ouvrages font souvent cités dans ce Dic-^ irman id. Dan. Descr. p. 611.

C .TON , bourg d’Angleterre , dans le comté dec hant° U (r’ S ’ 3 deux boues de Falinouth, du côté du cou-d e p ' ^ ost un des quatre bourgs où l'on marque l'étainn, otriouailles. Ce bourg envoie fes députés au parle-t j Ba udrand, éd. 1705. * Etat près. de laG.Bret.

HF : LTA. Corneille, Dicl. géogr. dit: ville de Tran-lip Van 'Ì ’ hal ”so e P ar J es Saxons ; elle est , dit-il, à unefa U mi e ^ben ou d'Hermanstad , St renommée par les'ut? 6 * ?”'on y fait. C’est tout au plus une bourgade.FiELTHECEM. Voyez Elteke.

HELTOLAD. Voyez Eltolad.

HELVA. Voyez Elvia.

HELVECON.fi , ancien peuple de la Germanie. IIîaiíòit partie des Lygiens, selon Tacite, de Mor. Germ.

HELVELDIi. Voyez au mot Slavi.

HELVETII : ce nom a une signification bien diffé-rente pour l’étendue , dans les anciens auteurs , Se dansles modernes. Ces derniers nomment ainsi la républiquedes Suisses, avec toutes fes dépendances, & dans cesons, les treize cantons Sc leurs alliés font appelles lec °rps Helvétique. Voyez au mot SUISSES.

Dans les écrits des anciens, c’est un peuple particulier,ommé les Helvetiens , qui faifoient partie de la Gaule ,€n eto * en t divisés en quatre cantons. César nous apprendEes'st me tems ^ es bornes &t les qualités de ce peuple.^Helvetiens, dit-il, /. 1, c. i, font enfermés de tousflepv e Par , des bernes naturelles. D une part le Rhin ,mains ar & e & très-profond, les sépare des Ger-entr’p* ^ Une ^utre, le Jura , montagne très-haute , Stm ari Ux sont les Sequaniens. Troisièmement le lac Le-aj 0 ût’ . so Rhône les séparent de notre province. IId re e ' J e fferrés de la forte, ils ne pouvoient ni s’éten-' v °isin s r j Cou tses, ni faire aisément la guerre à leursVent d* ^ a Prodigieuse quantité d’hommes qui fe trou-rant e Un pays qui n’avoit au plus que deux cents qua-de larg* 6 P as de longueur, Sc cent quatre-vingt millec onq u ^ Ur > engageoit ce peuple courageux à tenter desavec I e Leíàr dit qu’ils entrerent dans la Gaule ,brûl er j de *soso de la conquérir. Ils commencerent par& pers n °j Ze ^Isos St quatre cents villages qu’ils avoient,si brige<! u erent aux Rauraques, auxTulinges St auxLa-Ils s ’a(f de sosie la même chose, St de se joindre à eux.so N 0r UTerent aussl des Boïens qui avoient passé danstrer dan U f ‘ avoit deux sorties de leur pays pour en-Par lec ç 3 Gaule , r une étroite par Genève, l'autreso premî qUa ^ enS & ., Ies ■ Mdui - César leur ayant fermé«lêtv.e ] C ç P asia ê e ’ >so tentèrent le second & pasierentdelà d(. a ao ” e .’ ” n st uart de leur armée étoit encore au-*it {Sc lLT tC n J V,e I e ’ st uancl César fondit dessus, les bat-orça de s entuir dans les forets voisines. II dit

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que c’étoit le canton de Zuric qui fut batu, Tigurinuspagus Sc avertit en même tems que les Helvetiens étoientpartagés en quatre cantons. 11 n’en nomme que deux ,Tigurinus St Urbìgtnus pagus. Pendant la nuit, six millehommes du canton nommé Urbigenus , soit par la craintequ’on ne les sit périr, après les avoir désarmés, soit parl’espérançe de pouvoir fe sauver Sc cacher leur Élite dansJe grand nombre de ceux qui s’étoient rendus, sortirentdu camp des Helvétiens, St prirent la route du Rhin Scdes frontières de la Germanie. Voyez Urbigenus. Césarn’ayant nommé que ces deux cantons des Helvétiens,on a cherché les deux autres dans les autres auteurs an-ciens ; Sc on a cru les trouver dans un passage de Stra-bon, l. 4, où il dit queMarius, vainqueur des CimbresSc de leurs alliés, récompensa les Maffiliens des bons ser-vices qu’ils avoient rendu contre les Ambrons St les 7 k-geni. Eutrope, /. 5, c. 1, dit : Marcus Manlius Sc CaïusCépion furent vaincus auprès du Rhône par les Cim-bres , les Teutons , peuple de Germanie , les ZuriquoisSc les Ambrons qui étoient des Gaulois. Tite-Live,Epitom. I. 65 , au commencement de la guerre des Cim-bres , ne fait mention que des Zuriquois : Lucius Cassius,consul, fut, dit-il, battu avec son armée, fur la frontièredes Allobroges, par les Zuriquois, peuple Gaulois,d un can-ton des Helvétiens. Le même auteur dit, l. 68 : C. Marius,consul, défendit le camp que les Teutons Sc les Ambronsanaquoient vigoureusement ; ensuite il les tailla en piè-ces dans deux batailles auprès d’Aix, Plutarque parle sou-vent des Ambrons. V oyez leur article particulier. Lepeuple TuGENI , que l’on explique par le canton deZug , a fait moins de bruit que les Ambrons, dans lesécrits des anciens ; mais il suffit qu’il fe trouve dans Stra-bon , qui le nomme Tavyípoi. Voyons présentementcomment on distribue, entre ces quatre peuples ou can-tons , le pays des Helvetiens entre le mont Jura, le RhôneSc le Rhin.

Le canton àeZuric ( Tigurini ,) étoit, dit-on, bornépar le Rhin Sc la Linth, Sc par une partie du mont Ju-ra , vis-à-vis du confluent de la Linth Sc de l’Aar. Lecanton de Zug {Tugeni,') étoit entre la Linth Sc la Russ,Sc la montagne où font leurs sources. * Cluvier. German.Ant. I. 2, c. 4,p. 13.

Les Urbigenes avoient au couchant le mont Jura , de-puis Genève iusqu’à la source de la Byrse , qui fe perddans le RI ‘ ' ' " " ' ” ’ ’ ’ "

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Les Ambrons avoient au nord le mont Jura, entre lesdeux confiuens de l’Orbe Sc de la Linth ; au midi, lachaîne des Alpes, qui est entre les sources de la SaaneSc de la Linth ; au couchant, la Saane Sc l’Aar; Sc à l’o-rient, la Linth.

Quoique cette distribution ne soit qu’une conjecture,elle s’accorde assez avec ce que les anciens nous appren-nent de ces peuples. O11 croit même trouver dans cescantons des traces de l’ancien nom.

Le canton des Urbigenes tire son nom SUrba , aujour-d’hui Orbe , nom commun à une riviere , à une villeSc à un bailliage. Le canton des Tigurini a pu prendrele sien de Tigurum, qui étoit apparemment une des douzeanciennes villes que les Helvetiens brûlèrent. Le nom deZuric qui en est vraisemblablement dérivé, porte la mar-que de son origine. U en est de même de Zug, en latinTugenus pagus qui prenoit son nom de Tugium autreancienne ville. Pour les Ambrons , il y a tout lieu decroire qu’ils prenoient leur nom de la riviere à'Emmen,autour de laquelle ils habitoient : on les nommoit Em-meren en leur langue , Sc les Romains en firent le motAmbrones.

Ainsi, à comparer les cantons des Helvetiens avec ceuxdes Suisses d’aujourd'hui, les Tigurini occupoient partiedu canton de Glaris, entre la Linth 8c le Rhin, le Tog-genbourg, le canton d’Appenzel, les terres de l’abbédeS. Gall, le Turgow, la plus grande partie du canton deZuric, Sc la comté de Bade.

Les Tugeni poffédoient l’autre partie du canton deGlaris, le canton de Schwitz Sc la plus grande partie decelui de Zug, une lisiere de celui deLucerne, 8c plus dela moitié de celui d’Uri.

Les Urbigenes avoient une partie du canton de So-leurre, savoir ce qui est à l’orient de l’Aar , la prind-