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Tome troisième. G - L.
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^ 1 a HU cette ville , en parle ainsi dans son Voyage du£ va nt, lettre xvj, p. 84. Heraclée s'appelle aujourd’huib ^.°u Penderaghi. ... Penderaghi est une petite ville,IC - * * r ‘ es ruines de l’ancienne Heraclée. Cette dernierevoitetre une des plus belles villes d’orient,s’il en faut ju-^ r par ^ es ruines, St fur-tout parles vieilles murailles bâties& ros quartiers de pierres , qui font encore fur le bord deesn^’ L ’ en «inte de la ville qui est fortifiée, d’espace en^Pace, p ar ,j es tours marées , ne paroît être que du teinsCo ^Pereur S Grecs. On découvre de tous côtés des^ a ì^"Es, des architraves St des inscriptions fort mal-mine?' ’ ' ^ ette ville «toit bâtie fur une côte qui do-der Ur mer , & qui semble être faite pour comman-Porte°f Ut £ pays * côté de terre, il reste encore uneb re p. 0uf e simple, construite de grosies pièces de mar-d es ‘ u uôté du levant, St au-dessous de la ville , fontCus ,? rai j , ou apparemment croupissent les eaux du Ly-U n 1 Un doute st Strabon a voulu dire que cette ville eûtquie° n P ° rt ’ ou s *d àut laislër dans cet auteur le motTour Pt f me n’en avoit point. Pour moi, dit M. de

n lent netor î’ î e crois que le vieux môle , qui est entiére-a voit ' U ' n u«’ A que l’on croit être l’ouvrage des Génois,qui mets , les fondemens de quelque autre môle,î a rac j e ÍOlt - *® s vaisseaux à couvert du vent de nord ; card’ jtrh.Tr f ° rme la langue de terre , ou la presqu’islecours ' e st.trop découverte , & est d’un foible fe-

d es vaiss jaques , loin de pouvoir servir de port àment ^ a "x de guerre. Cependant Arrien dit poiitive-de K A ^ Ue C port d’Heraclée étoit bon pour ces sortesavQ j a Xénophon assure que les Heracliens en

Pou C f C 3eaucou P, & qu’ils en fournirent quelques-unsÇç . r av °tiíèr la retraite des dix mille , qui regardoient®ût ' ' 3Ce eomme une une ville grecque , soit qu’ellece Ct j sondée par lesMégariens , par les Béotiens, parde U5 j de Milet, ou par Hercule même. La belle médaillemlia Domna, qui est chez le roi, & dont le reversj pre fente un Neptune , qui de la main droite tient unWss ° ^ de î a gauche un trident, marque bien la

Bl !? Ce ^ ue cetse v ‘ de avolt Pur mer » mais rien ne faitP Us d’honneur à son ancienne marine, que la flotte qu’ellettvoyâ au secours de Ptolomée, après la mort de Lysi-juachus, l’un des successeurs d’Alexandre. Ce fut par ce‘«cours que Ptolomée battit Antigonus ; & Memnon re-marque, dans Photrus, qu’il s’y trouvoit un vaisseauNommé/e lion , d’une beauté surprenante, St d’une gran-deur fi prodigieuse , qu’il avoit plus de trois mille hom-mes d équipage. Les Héracliens fournirent treize galèresà Antigonus, fils de Démétrius, pour s’oppofer à Antio-chus , St quarante aux Byfanfms que le même princeUvoit attaqués. Cette ville entretint pendant onze ans,a u service des Romains, deux galères couvertes, lesquel-«s leur furent d’un grand secours contre leurs voisins,A même contre ces peuples d’Aírique qu’on appelloitj arr pcins. L’histoire est remplie de traits qui marquentj a P u 'fí3nce des Heracliens fur mer, St par conséquentl 6r “Pmé de leur port. Après que Mithridate eut fait pil-fav y? par Dorylaiis, fous prétexte que cette isle avoities r ,’ e J«s Rhodiens, on mit par ordre de ce princess IS p e Us illustres Sciotes fur quelques vaisseaux, pour lese urenH r ^ ans r °y aume du Pont ; mais les Heracliensl«Ur n 3 ê^nérofité de les arrêter , de les mener dansl es j| ort ,, 2 >t de les renvoyer chargés de préfens. Enfinar,,^ eracr, fns eurent le malheur eux-mêmes , quelquesfi otte e n apr< N , d’être battus par Triarius, général de laW°^ lne ’ composée de quarante-trois vaisseaux,Vaiff e . e ‘^Pm celle d’Heraclée, forte seulement de trented e na a “ x «quipés à la hâte. Où mettre à couvert tantPa r \ er Vlres /> si ce n’est dans le môle dont on vient deplace ì n’y a point de port aux environs de cette

envoyé D lLama chus, général Athénien, qui avoit étéavoit eu p Ur Exiger les contributions des Heracliens,flotte par 1 ntrée de ce môle , il n’auroit pas perdu fapagrie avpr ^pête, dans le teins qu’il ravageoit la cam-pant retm, CS troi, pes qu’il avoit débarquées. Ne pou-y fut rem/ 11 ^ a Athènes , ni par mer , ni par terre , stRaclée °y e ' comme dir Justin, par les peuples d He-AhérûerA 11 ^ crurent dédommagés du degat que lesa force ssl aV01 A ent fait sur leurs terres, en les obligeant,La "^nêtetés, à leur accorder leur amitié.

«tendit ass' rne ; p a t laquelle on a supposé, qu’Hercule des-

ux «mers, poux enlever le Cerbere, ôc que l’on

HER

montroìt encore, du tems de Xénophon, dans la pé^ninfule d’Acherufie , est plus difficile à découvrir quôl’ancien port d’Heraclée , quoiqu’elle eût deux stades ,(c’est-à-dire deux cents cinquante pas,) de profondeur*Elle doit s’être abîmée depuis ce tems, car il est certainqu’il y a eu une caverne de ce nom.

Si Hercule n’a pas été le fondateur d’Heraclée, il y adu moins été en grande vénération. Pauf’anias nous ap-prend qu’on y célébroit tous les travaux de ce héros*Quand Cottaeut pris la ville d’Heraclée , il y trouva dansle marché uné statue d’Hercule , dont tous les attributsétoient d’or pur. Pour marquer la fertilité de leurs cam-pagnes , les Héracliens avoient fait frapper des médail-les , avec des épis des cornes d’abondance ; & pourexprimer la bonté des plantes médicinales, que produi-íbient les environs de leur ville, on avoit représenté furune médaille de Diadumene, un Esculape appuyé fur unbâton , autour duquel un serpent étoit tortillé.

Cette ville fut célébré par fes colonies. Cléarqiie, tinde fes citoyens, qui, pendant son exil, avoit étudié àAthènes la philosophie de Platon, y fut rappelle pourappaifer le peuple, qui demandoit de nouvelles loix, ScUne nouvelle répartition des terres. Le sénat s’y oppo-foit ; mais Cléarque , appuyé par le peuple , fe rendittrès-puissant, & devint le tyran de fa patrie. II fut tuéla douzième année de son régne pendant les Baccha-nales. Diodore lui donne pour successeur Timothée sonfils, qui régna quinze ans ; mais Justin lui fait succéderson frere Satyrus qui surpassa les autres tyrans en cruauté*Une maladie incurable l’obligea de fe décharger du soifdes affaires fur son neveu , qui, par fa bonne conduite,mérita le nom de Bienfaiteur St de Sauveur de fa pairie .Avant fa mort il associa att gouvernement son frere De-nys ; ce dernier profitant de la retraite des Perses, qu’A-lexandre venoit de battre à la bataille duGrarûque, éten-dit assez loin fa domination. Après îa mort d’AlexandreSt de Perdiccas, Denys épousa Amastris , fille d’Oxa-thre , frere de Darius, St cousine de Statira , femme d’A-lexandre. Denys prit la qualité de roi, St la soutint avecgrandeur : il mourut après un régne de trente ans , Sclaissa le gouvernement du pays Sc la tutelle de fes en-fans à fa femme. II avoit deux fils , savoir Cléarque,& Oxathre , que Diodore nomme Zathras , St une fillenommée Amaflris , comme lá mere. Antigonus , l’undes successeurs d’Alexandre , prit foin de la tutelle desenfans de Denys, Sc des affaires d’Heraclée; mais Lyss.machus ayant épousé Amastris, veuve du feu roi, fut lamaître de la ville , long-tems même après avoir aban-donné cette princesse ; car s’étant retiré à Sardes , ilépousa Arsinoé, fille de Ptolomée-Phìladelphe. Cepen-dant Cléarque II régna avec son frere Oxathre. Leurcruauté alla jusqu au parricide , St ils firent mourir leurpropre mere dans le vaisseau où elle s’étoit embarquéepour sc retirer à Amastris , ville, qu’elle venoit de fon-der. Lysimachus la vengea, St les fit mourir. II remitla ville en liberté ; mais Arsinoé, fa femme , lui en de-manda la posseffion qu’il ne put lui refuser , St elle yétablit gouverneur Heraclite, qui en fut le septième tyran.

Les Héracliens, après la mort de Lysimachus , vou-lant secouer le joug de la tyrannie , fous lequel ils gé-missoient depuis soixante St quinze ans , proposèrent àHeraclite de fe retirer avec fes richesses : il voulut par-ler en maître ; mais on le prit, on démolit fa citadellejusqu’aux fondemens , on envoya une ambassade à Se-leucus, autre successeur d’Alexandre ; St enfin on pro-clama Phocrite administrateur d’Heraclée. Les ambas-sadeurs ayant été mal reçus , les Heracliens firent uneligue avec Mithridate , roi de Pont, avec les villes deByzance St de Chalcédoine. Celle d’Heraclée fesoutint avec honneur jusqu’au tems que les Romains íerendirent formidables en Asie. Pour s’assurer du sénat,les Héracliens députèrent à Paul Emile , St aux deuxScipions, St tachèrent de ménager une paix entre lesRomains St Antiochus. Enfin l’intelligence fut si bienétablie entre Rome St Heraclée, que ces deux villes fi-rent entr’elles une ligue offensive St défensive , donton écrivit les conditions fur des tables de cuivre : onen déposa une copie à Rome dans le temple de JupiterCapitolin,St une à Heraclée dam celui de ce memedieu.Cependant Heraclée fut vigoureusement affiegee par Tru-stas, roi de Bithynie, qui Fauroit emportée, fans une

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