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Tome troisième. G - L.
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deiate. Voici leur position telle que ce géographe 1afournit.

Longit. Latit.

Perinthos sive Heraclea. 54 c!. 50'- 41 d. ^o / .

Heraclea,a\x\omà'h\xiAradea. 54 d. zo 1 . 41 d. 50',Voyez Perinthe.

17. HERACLÉE, ville de Gr é ce , en Thessalie, dansìa Phtiotide, & plus particulièrement dans la Tracbi-nie. C’est elle que Tite-Live, /. 36, c. 221, dit êtresituée au pied du mont (Eta , dans une plaine ; maisla forteresse est lu r un lieu élevé St escarpé de touscôtés. ... Le consul résolut d’attaquer la ville par qua-tre côtés à la fois, du côté de la riviere Aíopus. . . dacôté du golfe Maliaquè , par où l’accès n’est pas aise' ;du côté d’un autre ruisseau, nommé Melana, Stc. LeP. Hardouin , in Plin. 1 .4. fect. 17 , s’est trompé, quandil a appliqué ce passage à notre dixième Heraclée, quePline met très-bien dans la Pierie, & par conséquent lùrle golfe Therméen; au lieu que Tite-Live met celle-cidans le golfe Maliaquè, c’est-à-dire, bien loin de laMacédoine, dans la Thessalie. Pline lui-même ,4,c. 7, met dans la Thessalie la ville dont il est ici ques-tion. II parle du Pas des Thermopyles St ajoûte qu’àcause de la difficulté des passages , Heraclée située à qua-tre mille pas de-la, avoir été surnommée Trachin.!Thermopy larum angujìuz , quo argumento IV milita pas-suum inde Heraclea. trachin dicta eíl. Le même peretrouvant que Tite-Live nomme 1 ’Ajopus , riviere auprèsde cette Heraclée , St voulant appliquer le passage decet auteur à l’Heraclée de Pierie en Macédonie, où Plinemet un ruisseau nommé Apilas , a cru que l’Afopusde Tite - Live St l’Apilas de Pline étoient la mêmechose. C’est encore une erreur. L’Apilas n’est qu’unruisseau, & l’Afopus est une riviere grande & fameuse,entre cette Heraclée de laTrachinie & le Pas des Ther-mopyles. Ce Pere fe trompe encore, en ce qu’il croit,que le nom de Trachin a été donné à cette Heracléeà cause de l’âpreté des chemins. Pline le dit auffi à l’en-droit cité ci-dessus. Mais ce surnom venoit à la villeLt au pays voisin d’une autre ville plus ancienne, nom-mée Trachin , qui étoit à trois quarts de mille de dis-tance d’Heraclée, selon Strabon, /. 9, p. 418. Cetteancienne TRACHIN ayant été détruite par quelque ac-cident, on la rebâtit six stades au-dessous. Strabon dit:aux Thermopyles, joignant le passage est le fort de Ni-cée fur la Mer, il appartient aux Locres ; ensuite est 77 -chius , Se Heraclée au-dessus de la ville , que l’on ap-pelloit premierement Trachin ; c’est l’ouvrage des La-cédémoniens. Heraclée est éloignée de Fancienne Tra-chin de près dé six stades, Thucydide , /. 3 , p. 233 ,dit que les Trachiniens fe voyant fans cesse harceléspar les montagnards habitans du mont (Eta, résolurentd’abord de fe mettre sous la protection des Athéniens ;mais que craignant que ceux-ci les négligeassent, ils s’a-dresserent aux Lacédémoniens qui élurent trois chefs,lavoir Léon, Alcidas &£ Damagon, fous les ordres desquelsils firent partir une colonie. Dès qu’ils furent arrivés, ilsrebâtirent la ville , depuis les fondemens, S* 1 entourè-rent de murs ; c’est présentement Heraclée, environ àcinq milles des Thermopyles , & à deux milles & demide la mer. Parlant ailleurs d’un armement des Lacédé-moniens qui, vers l’automne, avoient mis en campagnetrois mille hommes pesamment armés , il ajoûte : de cenombre étoient cinq cents d’Heraclée , ville nouvelle-ment bâtie dans le territoire Trachinien. Diodore de Si-cile , l- JL 4 » c - 83 , dit : les Béotiens & lesArgiens occu-poient Heraclée, mû est dans la Traduire.

18. HERACLÉE, ville de l’Acarnanie, au bord dela mer, & aux confins de FEtolie : je crois que c’est lameme que 1 rallianus, cité par Ortélius, met dans l’E-tolie. * Pline, l. 4, c. 1.

19. HERACLEE, ville du Peloponnèfe, dans l’Arca-die, selon Theophraíte, qui dit qu’ilyavoit de l’eau quirendoit les femmes stériles, St du vin qui rendoit insen-sés les hommes qui en buvoìent. *Ortel. Thef.

20. HERACLÉE, ville du Peloponnèfe, dans FE-lide, auprès de Salmone. C’étoit, selon Strabon, /. 8,p. 356, une des huit villes de la Pifatide , à environquarante stades (ou cinq milles) d’Olympie , fer fefleuve Cytherius.

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2,1. HERACLÉE, ville maritime de CrêtePline , l. 4, c. il, fer la côte septentrionale de 1 n‘ e 3nord de Gnossus , dont elle étoit le port de mer, ^Ion Strabon , l.i o, p. 476. On croit que c’est La 1Mirabelle. .

22. HERACLÉE , ville d’Asie, chez les Cadusiej^dans la Sogdiane , au-delà de la mer Caspienne , ) elPline, í. 6, c. 16. II dit que cette Heraclée fot bâtie p a |_Alexandre ; qu’ayant été renversée St ensuite rebâtie paAntiochus, ce prince lui donna 1 e nom d ’Ackaide. C ela même qu’Etienne 1 e Géographe place entre l’Inde otla Scythie, & la XI e de cet auteur.

23. HERACLÉE, ville d’Asie , dans la Parthie> aU 'près de RaG.E, selon Strabon , L 1 1, p. 514.

24. HERACLÉE, ville de la ChersonnèfeTauriqtie»

selon Pline, 4, c. 12 , qui dit que les Romains est

firent une ville libre ; qn’on l’appelloit auparavant

G arice ; que c’étoit la ville de tout 1 e canton, qui avo lC1e mieux conservé son ancien éclat, en conservant l eSmœurs de la Gréce, & qu’elle étoit environnée d'uuemuraille de cinq milles de longueur.

25. HERACLÉE , Pontica , ville d’Asie , en Bithy'.nie ; Scylax , in Peripl. met chez 1 e peuple Mariandyj 11Heraclée, ville grecque , 1 e fleuve Lycus, &• FHyP' uSautre riviere. Ptolomée la nomme n ovrS

raclée du Pont. Des médailles de Caracalla , de Geta <>de Gordien portent hpakaeiaC en noNTn d’Heracle ffdans le Pont. Pline, /. 5 , c. ult. dit : la ville d’Hera'clée , située fer 1 e fleuve Lycus. II devoir dire qu’eH®en étoit voisine; car elle'en étoit à deux milles &defstfde distance , selon Arrien , Peripl. Ponti Euxin.avoit parcouru cette côte avec soin. Xenophon, dans > 3Retraite des dix mille, /. 6 ,p. 574 & 375, dit : on arriy 3à Heraclée, ville grecque, colonie des Mégariens, situesaux confins des Mariandyniens ; St on prit terre dans * apresqu’iste Acherusiade, où Hercule, dit-on , descend 11aux enfers, & en emmena par force 1 e Cerbere. On /montre encore la caverne par où il descendit, St elle 3plus de deux cents cinquante pas de profondeur. La cast 1 'pagne voisine est arrosée par le fleuve Lycus, qui a deu*plethres de largeur. (Leplethre, selon Suidas, est u»emeiùre de cent pieds. ) Cette fable de Cerbere tiré de senfers par Hercule, est rapportée par bien des auteurs-Denys, le Périegete , v. 788 , dit : ensuite est le terrI 7toire sacré des Mariandyniens, où l’on dit que le granchien du Saturne terrestre , malgré fa voix d’airain, * u ?emmené par force par le courageux Hercule. Sur qu otEustathe dit qu’au pays des Mariandyniens, au bord dupont, étoit Heraclée, fondée par les Milésiens, sesestle géographe ; mais, poursuit-il, Xenophon dit qu’H e 'raclée du Pont étoit une colonie des Mégariens. Dast*la note suivante, inverf. 790, il cite Diodore, dons,copie les paroles suivantes : Heraclée, colonie des M e "gariens, auprès de laquelle étoit Acherusia, presqu’ifl e ’ou l’on dit qu’Hercule tira fe Cerbere des enfers. P°^'

c. 19, la raconte auffi. Sur la côte

du

ille

ponius Mêla, l. 1Pont-Euxin, dit-il, les Mariandyni habitent unequi leur fut donnée, selon la tradition , par Hercule 1gien. On la nomme Heraclée. Ce bruit semble conse 1 ?par une caverne qui est tout proche. On l’appelle .rujia , & on y descend chez les morts, à ce qu’on d'C& ils croient que ce fet de-îà que le Cerbere fut entrasStrabon, l. 12, p. 541, est l’autorité fer laquelle D 11 'the s’est fondé pour dire qu’Heraclée fut bâtie pa r tMilésiens. II 1 e dit deux fois. Les auteurs ne s’accompas tous, fer les Mariandyniens St fer les CauconsT sconviennent bien qu’Heraclée fet bâtie par les Md e - Iltdans 1 e pays des Mariandyniens ; mais ils ne disent p° jjqui étoient ces derniers, ni d’où ils étoient ven ?f' aSajoûte un peu plus bas on rapporte que les Misesi e j gSqui avoient bâti Heraclée , réduisirent à l’esclavageMariandyniens qui avoient auparavant habité ce P 3 ^& les vendirent, fans cependant les envoyer ht> rS : spays. Telles sont les paroles de Strabon. Après c em’étonne que Cellarius ait dit que généralementauteurs conviennent que c’étoit une colonie dfí.,

riens. II devoit excepter Strabon , qui dit des

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associe à ces derniers les Tanagréens, Ds Tourne ■