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iomban en étoit abbé. Selon Camden,on îa nomme au-trement Jona.
HIJAR, terre & baronnie d’Eípagne, en Aragon,sur une petite riviere nommée Martin , (l’abbé de Vai-rac dit Marin; mais Rodrigue-Mendez Sylva , tobLaaon ,
131 ,fol. verso, dit Martin,) à douze lieues de Sar-ragoce. II y a un bon château, avec une bourgade decinq cents feux , une parodié Sc un couvent de l'ordrede S. François. Jacques I, roi d’Aragon , l’ayant repriséfur les Mores, en gratifia D.Pedro-Fernandes, Ion filsnaturel, qui en prit le surnom. Elle fut érigée en du-ché, l’an 1483, par le roi D. Ferdinand le Catholique,en faveur de Jean-Fernandes II, du nom , ìjju de ceD. Pedro-Fernandes, dont nous venons de parler, Scune seconde fois, en 1614, par Philippe III, roid’Eípagne, en faveur de D. Jean-Christophe- Louis-Fernandes de Hijar , seigneur de Hijar, & quatrièmecomte de Belchite, arriere-petit-fils du premier duc:le nouveau duc mourut la meme annee, & ne laiíTaqu’une fille , dona Isabelle -Marguerite- Fernandes deHijar, qu’il eut de dona Françoise de Castro St Pinos,comtesié de Volfegona, fa seconde femme. Cette hé-ritière porta le duché de Hijar, avec tous les autres étatsde son pere St de fa mere, à D. Rodrigo-Sarmientode Silva, St Villandrando, comte de Salinas St deRibadeo, second marquis d’Álenquer, issu de l’ancienne& illustre maison de Silva, lequel ayant trempé dansla conspiration de D. Charles de Padilla, contre le roiPhilippe IV, fut pris Sc conduit, comme criminel d’étatau premier chef, au château de Léon, où il finit mi-sérablement ses jours. D. Diego François-Victor-Sar-miento de Silva, son fils aîné, succéda a fes états, St futcinquième duc de Hijar : il eut plusieurs en fans de troisfemmes qu’il épousa ; mais les mâles étant morts en basâge, le duché tomba derechef en quenouille, Sc échutà dona Jeanne-Petronille de Silva-Àragon, Sarmiento,Stc. née en 1666. Elle épousa en premieres noces, le5 Decembre 1688, D.Frédéric de Silva, son cousin;oc en secondes, Ferdinand Pignatelli, neveu du duc deMonteleon, St fils puîné de D. Agnel Pjgnatelli,prince de Monte-Corvino , St duc de Saint-Maur, auRoyaume de Naples ; lequel porte le nom de duc deHijar. * Vayrac , Etat. prés. de l’Efpagne, t. 3 , p. 86.
HILA, ville d’Asie, dans la Carie, selon quelqueséditions de Pomponius Mêla, {p. 44 ,fot. vers. edit,Olivarii.) Celle de Voffius donne Schoenus ambìt Hy-lam\ c’est-à-dire, le Schoene entoure Hyla.
HILARA, riviere d’Allemagne. II en est parlé dansla Vie de S. Udalric , dans Surius. C’est l’ÍLLER»
HILARENSE Oppidum , bourg d’Afrique , auprèsde Carthage. S. Augustin en fait mention, Epifi. 262.
HI LAS , petite ville d’Eípagne, dans la Castille nou-velle. Elle est située fur le penchant d’une colline ronde,au haut de laquelle est le château. Iln’y a pas loin delà àSiguença. * Corn. Diction. Journal du Voyage d'Efpgne.
HILATIDES , E/Wcf.s , forêt d’Asie, dans la Be-brycie, selon Orphée cité par Ortélius, Thesaur,HILDBURGHAUSEN. Voyez Hilpershausen,
1. HILDESHEIM, ville libre impériale d’Allemagne,dans la basse Saxe, fur la riviere d’Innerste , dont Bau-drand fait, mal-à-propos, un ruisseau, quoique ce soit uneriviere qui reçoit plus d’une douzaine de ruisseaux ou riviè-res. Elle a été ville anféatique. Quelques-uns croient queLouis le Débonnaire, qui la fit bâtir, lui donna le nomde íamere Hìldegarde , que les Allemands, par abbrévia-tion prononçoieur Hilde. Le mot qui termine ce nom,est expliqué à l’article HAMEAU. Zeyler, infer. Sax.Topogr. p. 139, rapporte plusieurs autres opinions furl’étymologie d Hildesheim. Cette ville, selon Bertius,Comm. rer. Germ . 1 . 3 , p. ^77 , est située à 31 d. 50',de longitude, ot a 51 d. z8 x de latitude. Au levant,il ya un fauxbourg ,fur une hauteur , lequel a été autrefois fa-meux , à cause d’une église de S. Maurice. La ville estplus grande qu’Halberstat ; mais ce sont de vieilles mai-sons • les rues y vont en montant St en descendant,sont inégales , & nullement droites. On la partage envieille ville & ville neuve. Dans la vieille ville est lacathédrale, avec cinq ou six autres églises, fans com-pter sainte Cecile, qui est auprès de la cathédrale, &deux autres églises qui font dans la ville neuve, Ces
églises sont partie aux Catholiques Sc partie aux Luth e 'riens. Le magistrat de cette ville admit la couse» 10d Augsbourg, en 1542, ou 43 ; Sc les deux re)ig l ° nSy ont subsisté depuis ce teins. Cependant les Catholso 11 ^*ont conservé la cathédrale, & ont Un évêque Cath° 1que, le seul qu’il y ait dans la Saxeentiere. Joseph Cse"mept de Bavière, électeur de Cologne & prince °Liège, étoit évêque de Hildesheim. Chaque ville, 7vieille St la neuve, a son conseil particulier , compostpour la plupart, des communautés St Corps de métiers,dont les membres sont changés tous les ans , St fans I econsentement duquel on ne peut établir rien de considé-rable à la charge du peuple. La ville a des privisegf*assez beaux, entr’autres , celui de fe gouverner par * eîpropres loix ; St quoiqu’elle reconnoisie son évêque p° ursupérieur, il est obligé de respecter ses privilèges, p a / cequ’en cas de violence, le peuple de Hildesheim se j et "teroit sous la protection des princes de la maison deBrunswig, qui ne manquent jamais d’intervenir, en caSde mésintelligence dans la ville , comme il arriva eIÎ1711. L’electeur de Brunswig - Hanover, y mit ( eStroupes, qu’il retira dès que les différends furent assoupi 5 'La ville est bien peuplée Sc bien fortifiée, a de beIJ eSfontaines Sc de riches marchands. II y à Hildêshein 1deux choses singulières à remarquer.
La premiere est la fameuse lrmtnsul, comme écrisZeyler, ou Irminsa'ul ou Irmensaul ; c’est une statu 8qui représente un homme armé de toutes pièces ( a ) ftenant dans fa main droite une lance, au haut de 1?'quelle est un long étendard en pointe, fur lequel on vol*une rose : de la main gauche il tient une balance ( b ):Sur fa poitrine est représenté un ours; Sc son écu st ullui convre le ventre, porte un lion au-dessous d’une b 3-lance. * ( a ) Schedii Syntagma de Diis GermaU*( b ) Syngram.X.-x, , c.3. ,
Les íavans ne conviennent pas du lieu où étoit cet',idole. Crantzius, Saxon , 1 . 2 , c. 9 , dit qu’elle ét° l£à Herbourgen Westphalie. Grégoire de Tours, nom* 11 ?ce lieu Hermopolis. D’autres disent qu’elle étoit 3Mertzburg, fur la Saale. Le nom C Hermopolis , est 1 "ployé par Grégoire de Tours, est fonde fur ce st 3 ®quelques-uns ont cru faussement, que le nom de cette st 3 "tue étoit Hermetis Statua, St qu’elle représentoit Mer-cure. C’est une statue du fameux Herman, ou Irmip 1chef des Germains , guerrier fameux , que les Roma’ 11 *appellerent Aminius , Sc qui, après fa mort, fut hono recomme un dieu , à cause de fa valeur. C’est ainsi que I e ,Vandales adoroient à Gadebusc , le dieu Radagaste,avoit été un de leurs rois. Voyez Gadebusch.dius rapporte une inscription , qui étoit sous cette st 3tue ; on y lisoit ces mots :
DUX EGO GENTIS SAXONUM VICTORIAMTAM
POLLICEOR ME VENERANTIBUS.
Ces mots ne sont, fans doute , que la traduction dfqui y étoit en langue Teutone; car les anciens G e -mains ne fe fervoient pas du latin. Schedius , il est vraI ’cite Dithmar comme son garant, Sc renvoie au bvsf JOn lui reproche que Dithmar ne dit rien de pareillivre cité ; en tout cas, Schedius n’est pas le seul d 01 fycité ce second livre de Dithmar, Sc Meibom, ds" 5 ^Dissertation inutilée IrmynÇula Saxonica, fait la Iî l c ^.faute, si c’en est une. Du reste Rheginon dit HermtlAj. bSigebert de Gemblours dit Hormensul ; on trouv 8d’autres chroniques Hermensuel , Hermensul,fui Sc Armensul. On peut voir sor ce sujet la ^5tion de Meibom , au troisième tome de son Recu^ 1 , r dhistoriens de l’Allemagne. On y trouvera qu’à 1 e ° ^de l’infcription, elle fe trouve dans Crantzius, 311con d livre de son Histoire de Saxe. fy
Cette statue est présentement devant le choeu^ zcathédrale ; Sc aux fêtes solemnelles, on la fait ^ a ppeporter des cierges qu’on y allume. Quand on i^ anS lesavec un couteau, elle rend un son fort clair. Aseepen”grandes chaleurs de l’été, elle est très-froide » ~r £ e ogr*dant on diroit qu’elle soe. * Wagenseil , Synop‘*
p. 205.
L autre singularité est une
coutume à laquelle