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Tome troisième. G - L.
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viere qui se jette dans la mer, auprès de ce port, àdix-huit degrés ou environ de la ligne, vers le sud.* La'ét, Ind. occid. I. 11, c. 10. Com. Dict.

HlLPERSHAUSEN, ville d’Allemagne , en Fran-conie , fur la Werra, près de fa source, au comté deHenneberg, entre la ville de Coburg & celle de Sinal-calde. On le nomme auífi Hildburghausen, selonHubner, Geogr. p. 488 , en latin HiLPERSHUSlA. II estde la principauté de Coburg, qui appartient à une bran-che de la maison de Saxe-Gotha. Zeyler écrit Hi[pér-il au ft n.

HILPOLDSTEIN, selon Zeyler, Franc. Topogr.p.y ,château d’Allemagne , en Franconie, au territoire deNurenberg, au midi, & à cinq milles de cette ville, &à distance à-peu-près égale de celle d Aichstet, à lafource d une petite riviere nommée le Rott dans lesCartes de Saní'on.

HILLIRICUM. Voyez Illyricum.

HILLSBOROUG , ville d’Irrlande , dans la pro-vince d’Ulster, au comte de Down. Elle envoie sesdéputés au parlement. * Etat prés. de ! Irlande.

HILTENSIS , siégé épiscopal dr Afrique, dans la pro-vince proconsulaire. On trouve clans la Conférence deCarthage, ( Optât, Oper. p. vji , Ed. Dupin. ) Hilarienson évêque : Hilarianus episcopusplebis Hiltenjis. Dansl’Epître fynodique des évêques de cette province, qui as-sistèrent au concile de Latran, tenu sous le pape Mar-tin, il est fait mention de ce siège.

HILVARENBEEK, grand village des Pays-bas, auBrabant Hollandois, dans le quartier d’Osterwyk. C’est,dit Janiçon , Etat dei Provnices-Unics , 1.1, p. 123,un grand & beau village, & une seigneurie considé-rable, qui comprend auíîî les villages de DlESEM ,Wester^eerse &Ryl. Tous ces villages ne for-ment qu’un seul tribunal, composé de cinq échevinsde Hilvarenbeek, deux de Diesen & de sept jurés. IIy avoir autrefois une église collégiale qui fut brûléedans le siécle passé, & rebâtie quelque teins après. II n’y aplus qu’un ministre Protestant pour cette église & pourcelle de Diesen. Cette seigneurie appartient moitié à Té—tat, & moitié à la famille de Cort.

HIMACUS, pour Imaììs, montagne des Indes.HÍMANTOPODES , ancien peuple de l’Ethiopie ,selon Pomponius Mêla, l. 3 , c. 8. II dit qu’ils habi-toient un pays, peuplé d’animaux sauvages ; qu’ils avoientdes jambes si foibles & si tortues , qu’ils se traînoientplutôt qu'ils ne marchoient: veut dire une corde

faite de courroies, & leur nom est exprimé en latinpar Loripedes. Pline, /. 5 , c. 8 , les nomme Himanti-podes , comme Mêla. Ces peuples d’Ethiopie étoientpeu connus des anciens, qui leur donnoient souvent desnoms au hazard.

HIMERA , riviere de Sicile. II y en avoit deux dece nom , lune dans la côte septentrionale , & l’autredans la mér dionale ; ce qui se doit entendre de leursembouchures. Toutes deux ont leurs sources dans cettechaîne de montagnes, que les anciens nommoient Ne-BRodes , ou Gemelli Colles ; St leurs sources nefont pas à une lieue lune de l’autre.

La riviere à'Himera,qai coule vers le midi, baignoitla ville deCaulonia, St se perd dans la mer d’Afrique,entre deux places , dont l’une située à l’orient étoitPhalarium Cajlellum, l’autre au fud-ouest, étoi tPhintia.C’est de cette Himera que parle Tiie - Live , 1 . 14, c. 6 ,lorsqn il dit : on convint par un traité entre le roi Hie-ron St Jes Carthaginois, que la riviere d’Himera quicoupe 1 ifle de Sicile , St la divise prefqu’entiérement endeux parties , feroit désormais la borne de l’empire desCarthaginois St du royaume de Syracuse ; c’est-à-direque ce qui est a 1 orient de cette riviere, feroit de ceroyaume, St que ce qui est à l’occident, feroit fous ladomination de Carthage. Pomponius Mêla, /. 2 , c. 7,donne une fausse description de l’ Himera. Selon lui ,ellea sa source au milieu de l’isle , St prend deux routesopposées; partageant l’isle de deux côtés, elle arrive parune embouchure dans la mer d’Afrique, St par l’autredans la mer de Toscane. Silius Italiens, /. 14, v. 133 ,a été dans la même erreur, St a cru faussement queces deux rivières n’en etoient qu une ) qui se partageoitainsi :

HIM

Armavere suos, qua mergitur Himera pontoJEolio. Natn dìviduas fe Jcindit in or as ;

Nec minus occafus petit incita , qnàm petit ot'tUS ,Nebrodes gemtni nutrit divortia jontis.

II ne veut pas dire qu’elle eût deux sources ; mais que ^ eSeaux de cette fource fe partagoient dès les montagnesmêmes, où elles fortoient de terre. Cette idée , que ee sdeux rivières n’en fussent qu’une feule, s’accorde aV eavec le choix que l’on en faifoit pour séparer l’ifle d unrivage à l’autre , outre que l’unisormité de nom la fa v °'risoit. Cependant il n’est pas vrai qu’elles fortent.d’unemême fource ; il y a environ 2500 ou 3000 pas, d’un esource à l’autre. Elles peuvertt sortir du même réfervo irdans l’interieur de la montagne ; mais cela n’empêcn 2pas que ce ne soient des rivières différentes. Le Rhône»le Rhin , le Danube , l’Inn , la Drave , le Pô, & q l,a11 "tité d’autres fleuves , ont peut-être un réservoir commuédans le sein des Alpes, quoique leur cours soit très dn'férent : cependant personne ne s’est avisé de dire que c0ne fût qu’un seul fleuve. Voyez le P. Kircher , dan sson Mundus fubterraneus. Cette Himera méridionalest la même que le Fiume Salso. Voyez SalsO.

2. La riviere C Himera qui coule vers le nord »

comme nous venons de le dire, a fa fource différendde celle de l’autre , & à une distance que nous avon sdéja marquée , fe rendoit dans la mer de Toscans»à l’orient dé la ville d’Himera, dont nous parlerons craprès , entre Solus ou Soloentum & Cepkaledis. So 3cours est beaucoup plus court que celui de l’autre Hu-mera, parce que les monts Nebrodes, d’ou elles f°j'tent toutes les deux, sont beaucoup plus voisins de * 3mer de Toscane que de la mer d’Afrique. C’est présen-tement le Fiume Grande. * Robert de Haugondy>Atlas. A

3. HIMERA , ancienne ville de Sicile , fur la coteseptentrionale de l’ifle, au couchant de la riviere d 0même nom. Elle avoit été très-florissante, mais les Car-thaginois la saccagèrent. On peut voir les détails de c0siège rapportés par Diodore de Sicile, /. 13, c. 6 1 ’Quelques-uns ont voulu mal-a-propos transportscette ville fur la côte méridionale ; mais la preuve qu 1s’agissoit de celle-ci au nord, c’est que , selon Fhistor ielJcité, les galères de Siracufe qui faisoient route s' e . rSHimera , étoient obligées de passer devant le port d 0Messine, détour qu’elles n’eussent pas fait, si elles avoien^été destinées pour la côte du midi. Himera étoit tondée par les Zancléens. Thucydide le dit expressément,l. 6 , p. 414. II nomme les chefs de cette colonie E t!clide, Simon Sst Sacon. II ajoûte que la plupart deChalcidiens vinrent s’y établir avec ceux des Syra 03 'sains qui surent bannis, après avoir été chassés par 13faction contraire. Leur langue tenoit un milieu enrtla Chalcidique & la Dorique. Mais les loix de Ch acide furent préférées. Scylax dit, que c’étoit une fGréque; & Diodore de Sicile dit, que, dans la cran'des événemens du siège , les habitans d’Himera avo‘ etransporté à Zancle ce qu’ils ^voient de plus c> lá 'Mêla dit entre Lilibée & Pelonde, font PalerincHimera. II ne nomme que ces deux, comme les P' 3célébrés. Pline dit : les villes de cette côte sont Pascrt 11 ^’Solûs , Himera, avec une riviere. Cicéron, in '

1 . 1, dit : autrefois les Carthaginois avoient pris sc vl j 3d’Himera, qui avoit été une des plus fameuses d eSicile. -\\q

^ 4. HIMERZE Thermie, bains & ville, près ded’Himera. Cellarius croit qu’ils étoient de l’autre cs e ^la riviere d’Himera, c’est-a-direà l’orient de la r ' v ' er ^' 0 nde la ville de ce nom ; & il les place ainsi danslivre, & dans fa Carte de la Sicile. II se trompe ; ils eí ° or t£au couchant de cette ville , & de la riviere. II ra PP jjjgl’autorité de Ptolomée, L 3 , c. 4, qui y place nn^ „nommée "luípaj Ttóxtt , Thermes Hinict' a . tll j s

dum. II Faccufe à tort de s’être trompé, & ^* 3 p?ón Ini,cette ville d’un côté de la riviere ; au lieu que , j 0 a joûteces bains font aujourd’hui de l’autre côté. 0 mnscque Pindare ( Olympion 12, Jubfin.') ayant J 1 »les bains chauds des Nymphes ■&êf ( uaìle scholiaste l’explique de la ville d’Himere, ’Br