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KORMANUS. Voyez Ormanus.
HORMENIUS. Voyez OrmeniuS.
HORiMETIONI, peuple Barbare, au bord de îa mer ;ils avoient pour roi Asceltus , selon l ’lîifioire mêlée t!. 16.
HORMLE. Voyez Seleucie.
HORMLE pour Formi^e.
HORMLE. Voyez Hyrmin.e.
HORMIN 1 US. Voyez Hypia.
HORMIZA, village de l'Arabie., Joseph en sait men-tion dans son Histoire de la guerre des Juifs, /. i, c. 14.
HORMUS, lieu de la Theííàlie, assez près d’íolcos,selon Diodore, /. 4.
1. HORN ouHoorN ouH orne, ville des Provinces-Unies, dans la Weíl-Frìíe ou Hollande septentrionale,dont elle est la capitale. Elle est située au bord occiden-tal du Zuider-Zée , a un assez bon port, à deux lieuesd’Edam. Son nom, en Hollandois, lignifie une corne, quel-ques-uns en ont cherché l’origine dans la reiïëmblancede son ancien port avec une corne. D’autres la tirentde ce que le même mot signifie ausiì un angle ou un coin;4 k cette ville est située dans un coin ou dans un enfonce-ment du Zuider-Zée, qui y forme un golíe entre Edam&t Enckhuyse. D’autres, disent que ce nom de H or n vientde ce qu’au lieu nommé de Kuyl , où l’on croit que laville a commence , il y avoit anciennement trois caba-rets , dont le principal avoit une corne pour enseigne.Quoi qu’il en soit, la ville commença, vers l’an 1300, àêtre bâtie : c’est du moins vers ce tems que l’on com-mença à |y transporter de Danemarck des boeufs mai-gres, que l’on engraisië dans le pays ; mais ce commerceredevint florissant que l’an 1389. Vers l’an 132.3 , onbâtit de bois l’églitë paroissiale , dédiée à S. Cyr ; six ansaprès, elle fût brûlée par le tonnerre; St l’an 1369, on larebâtit plus grande Sc plus belle , fous l’invocation deS. Jean-Baptiste & de S. Cyr. En 1341 , l’ancien port nesuffisant point pour le commerce de la ville , qui com-mençoit à y attirer de gros navires , on en forma unnouveau, en poussant une levée depuis la digue de lamer, jusqu’à l’entrée de l’ancien port , afin d’y retireren sûreté les navires qui ne pouvoient entrer dans laville. Ce port s’appelle le Vieitx-Nouveau-Port, Oudt-Nieuwe-Haven , pour le distinguer d’un autre que l’ona fait depuis , lequel est très-vaste, St consiste en unegrande enceinte de piliers enfoncés dans l’eau, & liésensemble, par des poutres horizontales, avec trois en-trées & deux séparations. En 1356, Guillaume de Ba-vière , comte de Hollande , accorda aux habitans deHorn, pour récompense de leurs services, divers privi-lèges, 8t sur-tout ceux que Florent V avoit accordés,en 1288 , aux habitans de Medenblick, y en ajoutantquelques-uns qui regardent la réception des bourgeois.La même année, le comte Guillaume leur donna abo-lition de tout ce qui s’étoit passé durant les guerresqu’il avoit eues avec fa mere. La ville eut des monastè-res d assez bonne heure ; on y en sonda deux , en1385 ; savoir des Hieronymites St de sainte Agnès,& un troisième hors la ville pour les réguliers, en 13 88 ;il s’accrut si bien avec le tems, qu’il fut compté entreles plus riches Sc les plus beaux des Pays-bas. On enfonda trois autres, en 1400,1500 & 1600, savoir, sainteCatherine, sainte Cecile St sainte Gertrude; St huit ansâpres, celui de sainte Marie. Mais l’égliíë, qui portoit cenom, ne fut commencée que l’an 1426. La ville de Horneprenoit toujours un nouvel éclat. Albert de Bavière,s etant bien trouvé du service qu’elle lui avoit rendu con-tre les Frisons, qui sont à l’orient du Zuider-Zée, ac-corda a ses habitans une exemption de péages aux doua-nes deSparendam St deHeusden ; Guillaume de Bavièresoumit, en 1408, assa jurisdiction du magistrat de Homequelques villages qui étoient auparavant sous celle dubaillis de Medenblick. Ces villages sont Berkhout , deGooren , Avenhorn, Myfcn , Oudendyk , de Betts,Grojlhuyfin &C Scharwoude , outre quelques' hameaux.On conserve encore les lettres qui contiennent cette at-tribution. * cofUTtutTiiqucs .
L’accroiffement d Amsterdam a beaucoup nui à la villede Horn : Elle a attire, le principal commerce ; les oc-casions de s’y enrichir etant plus fréquentes qu’ailleurs,les autres villes ont perdu beaucoup de négocians quileur ont préféré le séjour & la bourgeoisie d’Amsterdam.
HOR
îíorsie ne laisse pas d’être considérable par plusieurstages qui lui sont attachés. 1. C’est une des six chambrde la compagnie Hollandoife des Indes orientales, eh® ale cinquième rang, St elle possede environ un ving f_< d^quiéme du fond total de la compagnie. Elle est coinp°‘ e ?de sept directeurs , dont six sont de la ville, & un e ,d’Alckmaar. 2. C’est à Horn que réside la chambreNord-Hollande, de la compagnie Hollandoife des Ind eSoccidentales ; cette chambre a six directeurs St autre sofficiers. 3. Elle prend beaucoup de part à la pêche cfila baleine. 4. C’est l’abord des bœufs que l’on arn er,ede Danemarck St de Holstein. 5. Un des cinq coH e t? ê5de l’amirauté est alternativement à Horn St à E r,c ’kuysen.
La ville de Horne a cinq portes, savoir la porté o c *cidentale, Wejler-Poort ; la porte de l’eau, Water-Poof r >la porte orientale , Hojler-Poort ; la porte aux vaches»Roe-Poort; St la porte du nord, Noorder-Poort.
Les monastères, comme dans toutes les autres vil^*de Hollande , y ont changé de destination. Celui d*sainte Agnès est présentement la Cour du Prince , ’t P rlI Rcen-Hoff ; celui de sainte Gertrude est le Lombard ou j 3banque des emprunts , celui de sainte Catherine estmonnoie , celui de sainte Marie , est la maison des os*phelins, celui de sainte Cecile, est l’école latine.
Horne a produit plusieurs hommes célébrés da ns ^république des lettres ; entr’autres, Jacques de Horfí e »qui s’appella Jacobus Ceratinus, en traduisant son u 01 ?en grec, à la maniéré des íavans de ce tems. II ét° ltprofesseur en langue grecque , dans l’université de LoUWvain, où il mourut en 1330. On a de lui un Dictsost"naire grec. Pierre Junius , pere d’Hadrien Junius, av0‘ £commencé une histoire de Horne, sa patrie. Le filsmoU -rut à Middelbourg, en 1575. Jacques Dunius mort ver*l’an 1566, St Pierre Hogerbat, docteur en médecin?l’université de Padoue, ont fait des poésies qui sont ìU 1 "primées. Théodore Velius a fait une Chronique de Horne»Mais, ce qui intéresse davantage la géographie, Horne enla patrie de Guillaume Schoufen , qui poussant au-del*du détroit de Magellan, trouva le paflage, qu’on anon 1111 ®le détroit de le Maire, en 1616.
Corneille fait deux articles de cette ville , savoir fHoorn, ville de la Hollande, dans la Weíl-Frise , ^les mémoires du pere Boussingaut ; St Horn , villePays-bas , en Hollande , article tiré du Dictionnaire dj'Maty. II n’en falloit qu’un ; c’est la même ville qu> edans les Pays-bas, St dans le comté de Hollande & ^ a ° sle pays de \Vest-Frife.
2. HORN. (l’isle de) II y a deux isles de ce noh>«Voyez au mot iSLE les articles Pljle de Hoorn.
3. HORN, petite ville d’Allemagne , dans laAutriche, vers les confins de la Moravie, fur un ruist e3 ínommé Teffer par les nns, St Ramp par les autres, áneuf milles de Vienne, St à quatre de Creinbs. EH® 3autrefois appartenu aux seigneurs de Puechheim, &Protestans de la basse Autriche y ont souvent tenu l elírétats. * Xtyler , Austr. Topogr. p. 22.
4. HORN, petite ville des Pays-bas, au pays de
entre le Brabant Hollandois St la Meuse, à une lieu? 6cette riviere St de Ruremonde , & à six de Mastr' cl j*C’est le chef-lieu d’un comté de même nom. Baud raJln’en fait qu’un bourg. .
5. Le comté de HORN n’est pas compté e ntre f~\tdix-fept provinces des Pays-bas ; néanmoins il etlpartie, étant des dépendances de Brabant, St fuj et a »jourd’hui de la maison d’Autriche. Ce comté est b° rn x ’ cdu côté du nord, par les marais de Peel, St par I 3
de Kessel, dépendante de Gueldres, St cédée au ï 0 y\j~Prusse St à la maison de Brandebourg, par la paix. .trecht. A l’orient, la Meuse sépare ce comté du ter l l£ ° n e,de Ruremonde , qui est de la Gueldre Autrich 1 ?*] 1Au midi il est borné par l’évêché de Liège ; à l’o cCl ail a le même évêché St la mairie de Bois-le-D^so níl çsept lieues de long , fur cinq de large. Horn quile nom, n’est qu’un petit bourg, peu éloigné de laOn n’en trouve rien avant le commencement du tr u e nri »siécle. Alors Gérard de Limbourg , fils du du? w j dtétoit seigneur de Horn ; St on le nommoit G era jHorn. Ce comté vint ensuite au pouvoir de J^ 1 ç tî fnom, duc de Brabant, qui le donna en partageà soa siU puîné Guillaume, qui fut comte de Hor