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Tome troisième. G - L.
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Lied, xlcntles environs fournissent une grande quantité:l’air de ce pays est si mal-fain, que les étrangers noientvenir y sixer leur séjour. La maison de ville est un tres-beau bâtiment de pierres bleues, où il y a une fort belletour ; elle fut brûlée , en 1485 , par les bourgeois, clans-lin combat qu’ils eurent contre la garnison qui s’y «toitretirée ; mais on la rétablit, en 1518. Elle est située du•côté méridional du grand marché , vis-à-vis la grandegarde; ce qui fait un très-bel aspeéú La mai l'on du bail-liage est austì un bel édifice, qui sot construit en 1633,sur les fondemens de l’ancienne. Elle est située dans unedes principales rues de la ville ; il y a une petite tour,fk quantité de fort beaux appartemens.- II y avoit autre-fois un hôpital où l'on retiroit les pauvres voyageurs,pendant trois jours ; mais après la réduction de la ville ,ious la domination des Etats-Generaux , on en a fait plu-sieurs maisons , qui ont été données à divers particuliers,moyennant une certaine redevance annuelle à la ville.La maison des orphelins est un bâtiment qui faisoit par-tie du couvent des Récollets , Sc elle a une galerie quifait face à une place qui étoit le cimetiere de ces reli-gieux. Cette maison est sous la direction de trois ou qua-tre membres du- mag'strat. Une autre partie de ce cou-vent a servi, en tems de guerre, d’hôpital pour les mili-taires. La maison du commandant est un des plus beauxédifices qu’il y ait dans la ville, Sc qui lui appartient encommun avec le bailliage; mais les réparations sont à lacharge du plat-pays. II n’y a point de gouverneur oucommandant dans toute la Flandre Hollandoise, qui soitmieux logé. L’autorité de ce commandant , qui a souslui un major de place, s’étend fur tous les forts des en-virons. II y a dans cette ville plusieurs magasins dont leplus considérable est l’égìise des Recollets, qui a éîé des-tinée à cet usage, après la prise de cette ville, en 1645.Les autres sont situés dans les bastions, Sc tous sont fousla direction d'un commis établi par le conseil d’état.II y a trois prisons, l’une pour la ville, la seconde pourle bailliage , & la troisième pour les gens de guerre. Lesdeux premieres ont chacune leur geôlier ; & la troisièmeest sous la direction d’un prévôt établi par le conseild’état. La régence est composée du-grand bailli , d’unbourg-mestre Sc de six échevins , avec un greffier Sc untrésorier. Le grand bailli est établi à vie par les Etats-Généraux , Sc est chef du gouvernement politique Scde la justice ; mais dans les affaires criminelles, il n’apoint de voix , parce qu’il fait alors la fonction de fiscal;ce qui se pratique par-tout ailleurs ; St il ne fait qu’exé-cuter les lèntences des échevins. C’est austì lui qui faitpublier Sc exécuter les édits Sc ordonnances des Etats-Généraux ; Sc il est toujours présent avec deux échevinsau moins, quand le greffier en fait la lecture. 11 a unsubstitut, qui fait ses fonctions en son absence, Sc dontl’emploi est à sa disposition. Le bourg-mestre est changétous les ans, Sc choisi entre les échevins, qui sont aussichangés, ou continués tous les ans, par les députés desEtats-Généraux. Les échevins jugent louverainementdans les causes criminelles ; mais dans les civiles , leursjugemens sont sujets à l’appel ,au conseil de Flandre, oùl’on envoie les procès évangélisés avec toutes les piècesqui y ont rapport. On observe aujourd’hui dans cetteville les loix 6C coutumes de Hollande Sc de Zélande,a 1 égard des contrats de mariage, testamens, Scc. Lajurisdiction de la ville ne comprend qu’environ deuxcents Gemeeten hors des fortifications. Le greffier estétabli à vie par les magistrats, Sc le trésorier par lesEtats-Généraux. Le conseil d’état entretient à Hulst unreceveur duVerponding des biens ecclésiastiques, Lee;& un autre receveur des droits de consomption , quirendent leurs comptes au receveur général de la républi-que , à la Haye. L’amirauté de Zélande y entretient aussiun receveur , un contrôleur Sc deux commis de recher-ches , poùr la perception des droits d’entrée Lc de sor-tie. Le bailliage de Hulst est borné au nord, par l’Escautoccidental, al orient par le canal deKieldrecht, au midipar le pays de Waës , Sc à l’occident par le bailliaged’Axel. II a environ quatre lieues dans fa plus grandelongueur du nord au sud, Sc trois de largeur d’orient enoccident. Ce bailliage renfermost autrefois douze villa-ges , dont huit ont été submerges. Les quatre qui res-tent, sont OsseniíTe, Hontenisse, Heinsdyk Sc Ter Pau-welspolder.

Les François prirent Hulst, en 1747, avec ,!jì P‘j egrande partie de la Flandre Hollandoise, & 1 u- e .Cadsant ; mais ils les rendirent aux Provinces-Un:C s ’l’année suivante , par las paix d’Aix-la-Chapejso Leville est la patrie de Corneille Jansenius , évequeGand. -

HULVAN ouHolvan, ville d’Asie, dans l’Aflyneou la Chaldée, dans les montagnes , qui séparent jque Babylonienne, de l’Iraque Persienne,»à 34d. c etitude septentrionale. Les califes y aboient prendrefrais pendant Tété. Cette ville est à quatre ou cinq )° Jnées de Bagdet, du côté du nord. Le sépulcre de 1 U”,sa h y est fréquenté Sc visité. On tient que Goba h, ”,de Firouz, roi de Perse, de la quatrième dynastie app e .lée des Chosroès ou des SaJJanides , fonda Hulvan, irque les Tartares ou Mogols de Genghizkan la clétruí }rent. Les Musulmans croient que le prophète Elie, ss 11 ’selon eux, vit encore, fait sa demeure dans une w a”tagne près de cette ville. * D’Herbelot , Bibl* otorient. ,

■HUMAGO , ville d’Italie , dans TIstrie. VopUmago.

HUMAN, ville de Pologne, dans la basse PodoY ’environ à vingt-cinq lieues de Braclau , du côté d uvaut. * Baudr. éd. 1705. .

HUMANA rouinata, on appelle ainsi les ^uif 1d’une ville d’Italie, située autrefois dans Té rat de l’ég' 1 ’Sc dans la marche d’Ancone , vers la côte de laAdriatique. Le pape Martin V, unit son évêché à c e>d’Ancone, en 1411. * Baudr. éd. 1705.

HUMBER, (l’) prononcez l’Hombre ; e ’Umbcr: les François écrivent communément ^

conformément à leur prononciation , mais THumberle vrai nom : grande riviere d’Angleterre, dans la P/vince d’Yorck ; à parler juste , ce n’est point une r ‘ v ' e ^particulière, puisqu’elle n’a point de source propretuLdite. C’est, pour mieux dire, un golfe où se rastemb] edans un même lit YOuse , la Trente , le Dun, I ewent , Lee. Elle est fort large, Sc porte toutes ses e 3í ‘. fentre Spurn-Head .Le Grimsby. L’Humber peutenviron vingt-cinq milles de longueur de Touest à [ e dfans autre port remarquable que celui de Hull, qu> eà son embouchure. La partie qui est au nord de zf __riviere en Angleterre, jusqu’aux frontières d’Ecosseso 3 ?pelle le pays aunord de l'Humber , en anglois jVorí"*?berland. * Baudr and , rectifié fur les Mémoires des Aglois.

HUMBLE, (l’) Homelea , riviere de la Grande-htagne , en Angleterre, dans leHantshire, qu’elle arr^elle se jette dans la mer , vis-à-vis de l’iste de* Baudr. éd. 1705.

HUMBL 1 ERES. Voyez HomblïEres. . ] 3

HUMBLIGNI, bourg de France, dans le Berry,source de la petite riviere de Saude. Le terroir des e,1 j eSrons est ingrat ; il y a quelques vignes, des prés &bois. On y fait de la tuile , de la brique , de laSc de la poterie, qui se débite dans les villes & pat 01voisines.

HUMBRE. Voyez Humber. . z

HUMELEDEGI , ville d’Afrique , en Nunsi^f^sdix-huit lieues de Segelmesse. La campagne des eriV'^zproduit quantité d’un certain fruit qui ressemble 3 ç ()í tasperges. Les Arabes qui ont bâti cette place, ^attachés au Mahométisme. * Corn. Dict. Sc JAfrique. -M’

HUMESEN, ancien lieu de la palestine, dans ^de Juda. Les Septante en font deux mots.*Ay^ StHUMIERES , ancienne baronie de France ,

T Artois, à deux lieues au nord-est d’Hesdin. EH e * u gpgée en duché, en 16^0, avec plusieurs autres terreS ’faveur de Louis de (Jreyant.

HUNDINGTHON. Voyez HuntingtHO^’ - n ceHUNANBY, bourg d’Angleterre, dans b P r ®ctd’Yorck. On y tient marché public. * Etat prej intGr. Bretagne , t. 1. i^íe

HUNDRED, terme de géographie ; on ne I eque dans la chorographie d’Angleterre. Le r°y aU 0 udivisé en Shires ou comtés, les Shires en fíundr ^centaines , les Hundreds en Tithings ou dixaineles Tithings en Parish ou paroisses. Le P. ^pít

cure gèogr. p, 408 , dit : Ce mot Hundred ea