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Tome troisième. G - L.
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HYP

k â't. II y a bien loin dès unes aux autres. Les Stœchades,commenous le disons en son lieu, sont Pomégue , Raton-ntau Château d Hf. Cette derniere est l 'Hypcea desancie ns. Elle n’a conservé que la premiere syllabe de son’iom , en changeant le P. en F ; changement commun^ ans notre langue qui a fait de CaputOvíiLV ; de Mespil-Um i Nefle ; de CoLpus , Golfe , &c. Voyez Stcecha-If article I’Isle d’If.

HYP AELOCHI, i^ítxoyyt , peuple d’entre les Molos-es ’par conséquent dans l’Epire. Etienne le Géo-ÇjPhe.çite Rhianus au quatrième livre de l’Histpire de

HYPAgpA, pluriel, génitif orum. Ville de la Lydie,J} re le Tmolus &í le Caïstre. Strabon,/. 13 , dit : Hy^tepapetite ville où l’on passe quand on vient duTmolusu Laïstre. Ovide dit, dans ses Métamorphoses, /. 11,r,ll )0 , au sujet de la fable de Midas:

Nam fnta prospiciens laté riget arduus altoTmolus in adscensu , clivoque extentiu utroque ,Sardibus hinc , Mine parvis Jinitur Hypcepis.

Cest-a-dire, que le mont Tmolus avoit au pied, d’uncote la,ville,de Sardes, & de l’autre celle d’Hypepes.Cette epithete de parvis , petite , est répétée dans unautre vers d Ovide , /. 6, v. 10, qui est dans la Fablecl Arachné :

Lydas tamen illa per urlesQuasi trat sudio nomtn memorabile : quamvìs ,Orta domo parvâ , parvis habitabat Hypcepis .

Pl’me l. 3 , c. z9 , en nomme les habitans HypjEpeni.

HYPÁESIA, contrée du Péloponnèse, dans la Tri-Pùylie. Strabon, /. 8 , p. 347, dit que des Minyens quisoient de la postérité des Argonautes , étant chassés deLemnos, allerent à Lacédémone, de-là dans laTriphy-*? e » où ils s'établirent auprès de la forteresse d’Arene,oans la contrée nommée présentement Hypœse , & quitte conserve plus rien desfondations des Minyens. Casau-bon doute si elle est différente d’Hypana que Strabon metaussi dans la Triphylíe.

HYP ANA, ville du Péloponnèse, dans la Triphylíe ,selon Strabon , St Etienne le Géographe. Le premier dit,/. 8 ,p -344 : vers le septentrion , il y avoit assez près deSylos deux villes de la Triphylie, savoir Hypana,& CTYPANSA : on prit celle-ci pour former la’ villed’Elide lorsqu’on la bâtissoit, & l’autre est restée ; dansle voisinage coulent deux ruisseaux, Dation Sc Achéron,qui tous deux tombent dans l’Alphée.

HYPANIA, ville du Péloponnèse ,dans l’Elide, selon^tolomée, /. 3 , c. 16. Voyez Epina.

r. HYPANIS, fleuve de la Scythie , en Europe.Hérodote, /.4, c.51, le compte pour le troisième enS^lre après le Danube. II vient, dit-il, de la Scythie,p fort d’un grand lac autour duquel paissent des chevauxsauvages qui sont blancs. Ce lac est bien nommé la meres L Hypanis. Ce fleuve en sortant de-là , est navigable,^ conserve ses eaux douces cinq journées de chemin ;

en approchant de la mer, à la distance de quatrej. Urs .’ il prend une extrême amertume d’un ruisseau qu’ilcqoit, dont les eaux font si ameres, que, quoiqu’il soitp etl *■ 5 il gâte celles de l’Hypanis qui est très-grand._ oniponius Mêla redit à-peu-près.les mêmes choses end e mots. Pline, 1. 4, c. iz , parle bien de PHy-lri * ls ; mais ou lui, ou ses copistes se sont trompés enen le nom d'Hypanis au lieu de YHypacaris ; &graDh Plant M éla, il attribue au premier ce que ce géo-tronirf' a à du second. Ptoloinée, A 3 , c. 5 , s’est aussid" e ^0 mettant l ’Hypanis au-dela du Borysthene,Au resl 11301 ce nom au st euve S UI est .] e P ant icapes.morl»- e ^ Hypanis bornoit les Calhpides. Son nomz le Bog. Voyez Hipanis.

Hvn • ^ANIS. Vibius Sequester fournit encore un autream-îk *» Su’il dit être dans la Scythie, & auquel ilce vers de.Gallus:

Uno tellures dividit amneduas,

C

ar > a Joûte-t-il, il sépare l’Asiç de l’Europe. Ortélius

HYP

Thtfaur. Texplique du Phase, & dit que des auteurstrès-anciens lui ont donné ce nom, & ont dit qu’il ter-minoit l’Europe & l’Asie.

3. HYPANIS: le même Vibius Sequester dit : FHy-panis que l’on appelle-aussi HyppaRIS; il faut lireHyparis. Voyez Hipparis.

4. HYPANIS , fleuve des Indes. Voyez HyPHASis.

HYPARCHUS. Voyez Hypobarus.

HYPARNA, ville d’Asie, dans la Lycie, selon Arrien,

Alex. 1 . 1.

HYPASII, ancien peuple des Indes entre le Cophes& l’Hydaspe. Strabon, l. 15 •> p- 691 & 698 , dit : entreces deux fleuves étoient les peuples Asacœni , Masani ,Nyscti, & Hypasii. II nomme le canton de ces der-niers. Hypasorum terra.

HYPAS 1 S..Voyez Hyphasis.

1. HYPATA, (pluriel génitif orum , ou singulier gé-nitif ce) ville de Grèce & l’une des principales de laThessalie, selon Apulée, Asn. Aur. 1 . 1, qui y met lascène de son âne d’or. Elle avoit autrefois appartenu auxEtoliens. Polybe, Légat. 13, dit que Lucius ValeriusFlaccus s’y trouva avec les députés des Etoliens pourrecevoir leurs soumissions ; Tite-live, /. 36, c. z6, dit:les Etoliens ayant convoqué une assemblée à Hypata ,envoyerent des députés à Antiochus. II nous apprend,c. 14, qu’elle étoit voisine du Sperchius. De Taumacale consul arriva auprès du Sperchius le deuxième jour,& de-là il ravagea les terres des Hypatéens. II fait con-noître que c’étoit- une ville de conséquence, puisquequatre-vingt de ses citoyens, qui étoient exilés, sonttraités d’hommes illustres par l’historien Romain.Etienne le Géographe , /. 41 , c. z6, la donne auxiEnianes, peuple de la Thessalie, fur le golfe Maliaque :il est certain qu’elle étoit au pied du mont G£ta, parletémoignage d’Héliodore , JEtlùopic. 1 . z.

z. HYPATA, contrée d’Asie, fur le fleuve Sangar,selon Etienne le Géographe.

HYPATIS, petite riviere de Sicile. Silius Italiens,/. 14, v. 230, dit :

Et pauperis Alvei ,

Hypatem , &c.

Elle étoit près de la Vagedrusa qui coule entre I’Achates& le Gela, c’est-à-dire, entre Fiume di Dirillo , & Fiurhcdi Terra nova.

1. HYPATUS, tWtsí , montagne de Grèce, dans laBéotie, au territoire deThèbes, félon Strabon Pausa-nias cités par Ortélius, Thesaur. Mais comme ce motsignifie haut, élevé , ce peut être aussi-bien une épithètequ’un nom propre. Cependant rien n’empêche qu’il n’aitété le vrai nom d’une montagne, comme Hoghberg ertAllemagne, & quantité d’autres en diverses langues. Lesmodernes le nomment présentement la montagne de Tkè~bes , ou de Thiva.

z. HYPATUS, riviere de Phœnicie, selon quel-ques éditions de Pomponius Mêla, dans lesquelles onlit : Amnesque inter eas eunt Lycos , & Hypatos , &Orontes. Pinto vouloir qu’on lût Lycos & Labotas &Orontes. Voflxus, l. 1, c. 1 z, in jine , lit Lycos , & P altos& Orontes.

HYPÉE. Voyez Hypíea.

. HYPELzEUS , ou Hippeleus , fontaine d’Ephése,près du port sacré , selon Athénée. * Orthel. Thés.

HYPERASIA. Etienne, /. 8, c. n , nomme ainsi,une ville dont il ne marque point la situation. C’eífcpeut-être la même qu’HYPERESIA, quoiqu’il semble lesdistinguer.

HYPERBORÉE, adjectif, pris de la langue Gréque,en laquelle il veut dire simplement fous Borée; & pommeBorée, est le vent de nord, cet adjectif ne signifie queseptentrional. Les peuples Hyperborées sont lés nations dnnord ; les montagnes Hyperborées sont des montagnesseptentrionales. Pline, /. 4, c. iz , dit : derriere les montsRiphées & au-delà, (des lieux où se forme) l’Aquilonil y a un peuple heureux, à ce que l’on dit, on lenomme les Hyperborées , & il vit sort long-tems. Gesmots derriere les monts Riphées , doivent s entent re d unegrande distance ; car on trouve dans Pomponius Mêla :les Hyperborées sont au-delà del Aqm on oç des monts

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