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Tome troisième. G - L.
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HYP

Riphées , fous le pôle même , autour duquel tournentles astres. Le soleil ne s’y leve pas tous les jours , commeil fait à notre égard; il ne se leve qu’à l’équinoxe duprintems, ôc se couche à celui d’automne, de sortequ’il y a fìx mois de jour continuel, 6 c autant de nuit.Virgile, Géorgie. 1 .3, v. 381, dit :

Ta lis Hyperboreo Jeptem subjecla trioni ,Gens effrena virûm Iliplueo tunditur Euro .

Stace, Thebdid. 1 .1, v. 692, dit :

Sed jam temone supino ;

Languit Hyperboreo. glacialis portitor Urjìz,

Claudien, in Rujin , 1. 2, v. 24° , P ar l ant de 1 Istande, dit t

Hyperboreo damnatam jidere Thulen,

Et ailleurs, en parlant de Theodose, pere du grand Théo-dose:

Fregit Hyporboreas remis audacibus undas.

II s’agissoit là des Ecosibìs repoussés. Dans ces exemples,le mot Hyperboreus ne veut dire que septentrional, íànsêtre fixé proprement à aucun lieu , dont ce soit le nomparticulier. Les monts Hyperborées font diversementplacés par les anciens. On croit assez communément,que c’est la chaîne de montagnes , appellée Cameni-POÏAS. Voyez ce mot. Cependant il faut avouer que leclimat où est cette chaîne, n’étoit guères connu des an-ciens. Strabon même , /.7, parle des monts Riphées,6 c des Hyperborées comme de lieux imaginaires : lespeuples Hyperboréens sont souvent nommés dans les livresdes anciens. Ils appelloient ainsi les peuples septentrio-naux , 6 c plus particulièrement ceux d’un canton de laSarmatie. Ptolomée met lafource du Rha ou du Wolga,clans les monts Hyperborées. 11 ne connoissoit rien au-delà de cette source , qui est encore bien loin desmonts Cameni-Poïas. Mais dans les pays que les anciensn’avoientpas occasion de parcourir, il ne faut pas exigerd’eux une grande justesse.

HYPERDEXiUM, contrée de Piste de Lesbos, selonEtienne le Géographe.

HYPERE. Voyez Amorgos.

HYPEREA ou Hyperia. Plutarque, in Quasi. Gracis.dit que Calaurie , iste du golfe Argolique , prit les nomsd’Anthedonia & HYPEREA, impute , après qu An-thus 6 c Hyperes s’y furent établis. Voyez l’article Ca*LATJRIA X.

HYPERESIA , ville de Gréce, dans l’Achaïe. Homereen fait mention au second livre de l’Iliade, vers 573.Peut-être est-ce la même qu’ Hyperafia. C’est Eustathequi la met dans l’Achaïe.

1. HYPERIA , fontaine de Gréce, dans la Thessalie,près de la ville d’Hellas, en grec imípua,. Strabon,/. 9,P- 432 6 c 439, dit qu’elle étoit au milieu de la villede Phères. Léonicerus expliquant Pindare , dit que cetteHypérie , dont parle le poète , étoit près de Phères deThessalie, ôc s’appuie de l’autorité de Sophocle. * Pline ,/. 4» c. 8.

2. HYPERIA. Voyez Hyperea.

3. HYPERIA, ouHypereia, (laFontaine v’)selon Homere , Iliad. I. 3. U parle de la même fontainede Thesialie , dont il est question dans l’article premier ;mais Eustathe, a l’occasion de ce nom, nous .apprendqu’il y avoit une ville cì’Hyperie en Sicile, & Orteliuscroit que c est la même dont parle Plutarque, de Exilio ,qui dit qu’elle avoit les Cyclopes pour voisins.

HYPËRIS , riviere de Perse, au milieu clu golfe Per-fique. Elle porte des bateaux marchands, selon Pline,/. 6, c. 23.

HYPERNEIUM. Voyqz Neium.

HYPERNOTII. Voyez au mot Pila l’article Pila

T ERRjE

HYPERTELEATUM, ’ïmpTîXíttTty , petit cantonainsi nommé au Péloponnèfe, dans la Laconie , selonPaufanias, /. z, c. 22. II y avoit un temple d’Escu-lape.

HYP

kYPHAËUS* montagne d’Italie , dans la Campant»selon Plutarque, dans la Vie de Sylla.

HYPHALI. Voyez Maritime. ,

HYPHANTEIUM , lieu de Gréce, auprès du taCopaïde, à soixante stades de Daulium ; & auprès d Ur-chomene , selon Strabon , /. 9, p. 424.

HYPHASIS , ou Hypasis , ou même HYPANis:c estrois noms ont été employés pour désigner un fleuve cseIndes. Arrien', /. 8 , l’appelle iipxtw; , & dit qu’il tomb edans l’Indus, au pays des Astrobes. Diodore de Sicile,/. 17, c. 93 ; 6 c Plnlostrate, Apollon. Vit. 1 . 3, le nommesaufli Hyphasis ; Pline, /. 6, c. 17 ; & Quinteeurse, ô 9 »c. 1, disent Hypasis. Strabon, l. 15. Diodore, /-^ »c. 3/, & Denis le Periegete , vers 1143 ; Strabon W 1donne l’épithéte d’r sunc, dernier. Cela est expliqué p asce que dit Arrien, Indie. c. 4. Alexandre, ditjcet historien»n’allapoint au-delà de l’Hypanis. Pline dit de même •' l’RVpasis fut le terme des courses d’Alexandre ; il passa pourtantcefledve, & érigea des autels de l’autre côté. Ptôse'mée le nomme mal Bibajìs. II dit encore plus mal qn 11reçoit le Zadrade qui garde son nom jusqu’à fa jonct*? 1 *avec l’Indus. Philostrate se trompe austi lors qu’il àG/. 2 6* 3, que l’Hyphasis a son embouchure dans ‘ 3mer. Tons les anciens conviennent qu’il se perd d a ° sl’Indus.

HYPHETULA, ou Sufetula. Voyez SufeT^'

LENSIS.

1. HYPHORMUS, f^p^oç, port de Gréce, dafl sl’Achaïe, 6 c plus particulièrement dans l’Attique, fese"Ptolomée, /. 3 , c. 15.

2. HYPHORMUS, port d’Italie, à l’embouchure dela Sture , dans le Latium , selon Strabon , l. 5, p. rZ^'C’étoit une petite iste, qui, parce qu’elle est petite, fí sparut pas mériter un nom plus particulier que celui-se»qui signifie un abri, un lieu où les barques peuvefl*mouiller. La Sture ôc cette iste sont ce que Pline, /• ? »c. 5, appelle Aflura sLumen & infula. Servius explifl uasttce vers de l’Eneïde, l.j ,v. 801 :

Qua Satura jacet atrapalus gelidusque perimets »Quarit itervalles , atque in mare conditur Ufens ,

dit que,pour lui, il l’entendsimplement d’un marais notntn^Satura , mais que d’autres lisent Aflurìa , & que si cetteleçon est véritable , le poète a mis un marais pour u»eriviere; car, ajoute Servius, assez près deTerracse eÊle bourg de Asturia, avec une riviere de même norN'HYPIA , ville.

HYPII, Montes , montagnes ; ScHYPIUS, riviere. Voyez Hippius. .

HYPNUS , lieu de Gréce, dans la Thessalie aup rtde Pelium , selon Ortélius, Thefaur. qui cite Strab° st 'HYPOBARUS, riviere des Indes. Pline,/. 37, C 'V.dit: Ctesiasmet dans les Indes un fleuve nommé .BARUS, nom qui signifie porter toutes sortes de bi eflS ’il dit qu’il coule du nord vers l’Ocean oriental, le 1 °^d’une montagne couverte de forêts qui portentl’ambre;que ces arbres sont appellés Siptachores , p°qui signifie une. douceur délicieuse. Comme Vbo^ZBiblioth. Cod. 73, ^ 149 , nous a conservé le p 3de Ctesias, nous le rapporterons ici, parce qu’il y a , \ sdifférence de nom. II y a, dit-il, un fleuve qui c , 0ll ma islong de l’Inde, qui n’est pas fort grand à la vérité , d” gqui a deux stades de large. II est appellé HypaE cíI fìll $T«( tpx& > P ar ses Indiens ; nom qui signifie portant 1 ^lesbiens; tous les ans, durant trente jours, d P^ rt f e ntl’ambre. II y a fur les montagnes des arbres qui se r cgSde l’eau ; car les montagnes en sont arrosées ; & eSarbres, en certaines faisons de Tannée, jettent des l a L ^comme l’amandier , le pin 6 c autres. Cela dure Pf n - re ,trente jours, 6 c ces larmes tombant dans la rlVl j aP -se joignent en masse. Ces arbres sont nommés, en y u ngage indien , Septachora, mot qui signifie dou** )lia isgoût exquis ; 6 cc. Ainsi voilà deux noms pour UI ?’ rC hernous n'en savons pas mieux pour cela où il & ut ccette riviere. fls

HYPOCHALCIS ; c’est un des anciens n0^ ^l’ifle d’Eubee, selon Sophien. II se trompe j c .ville de Chalcis elle-même, comme dit Strabon, 1 ‘