Band 
Tome troisième. G - L.
Seite
434
JPEG-Download
 

434 JAM

tes d’Ardenne, Sc appartenoit à Godefroi le Bossu ,premier mari de la célébré comtesse Mathilde. Ce futlui qui, par son testament, donna en pleine propriété, àl’égliíè de Verdun Jamets, appellée par les anciens, enlatin Gemmatium. * Longuerue , Descr. de la France,1 part.p. 203.

Laurent de Liège, dans fa Chronique, rapporte ce faiten ces termes : Dux ( Godefroi le Boíïu ) moriens Gem-matìum pradiumfui juris Virduntnfi ecclífia contulit.

Les évêques de Verdun donnerent en fies, Jamets àdes chevaliers, qui fe rendirent souverains. Marguerite,héritière de ces seigneurs, donna cette souveraineté àfa nièce Marguerite de Mainonville , par laquelle ellevint à la maison de la Mark. Elle échut en partage aucardinal Erard de la Mark, évêque de Liège, qui ladonna à Catherine de Crouï, femme de son frere Robert,seigneur de Sedan. Cette souveraineté demeura dans lamaison de la Mark, jusqu’à Guillaume-Robert de la Mark,qui avoit par son testament, substitué, son cousin le ducde Montpensier pour Jamets, a fa soeur Charlotte, laquellemourut fans enfans.

Le duc de Montpensier vendit cette souveraineté àHenri, duc de Lorraine, qui la laissa a fes filles St héri-tières. Le duc Charles la céda à Louis XIII, parle traitéde 1641, confirmé par ceux des Pyrénées Sc de Vin-cennes ; mais le feu roi Louis XIV donna au princede Condé Jamets, avec les mêmes droits que Cler-mont Sc Stenai ; ce qui fut confirmé au traité des Py-rénées.

JAMEZ, ville d’Afrique, au royaume de Jéréja, dansle pays des Flups, au nord de la riviere de Kafamanka,dont elle est peu éloignée. Cette ville est une espece derépublique, fous le gouvernement de fes anciens. LesPortugais, qui s’y font établis, ont des maisons fortagréables ; mais ils font infestés par les Mosquites. Cetteville est l’endroit de tout le pays qui produit le plus decire; il s’y tient deux fois la semaine un marché pourle commerce. Les Portugais qui l’achetent fans prépara-tion , la purifient, Sc la font transporter à Kachao.* P"yyage de Brue en Afrique.

JAMFUENSIS.Ortélius, Thefaur. trouve dans Victord’Utique un siège épiscopal de ce nom. C’est , fansdoute, un mot corrompu pour Lamafuenjis , dont laConférence de Carthage fait mention.

JA MI, peuple d’entre les Scythes.

JAMIGIENSIS. Ortélius, Thefaur. en fait un autresiège épiscopal de Numidie. C’est encore un mot cor-rompu. II faut lire Lamiggigenfìs.

JAMISSA. Voyez Thamesis.

JAMMONA. Voyez Jamné.

JAMNA, ville ancienne de la petite iste Baléare,c’est-à-dire de Tille de Minorque. Ptolomée la nommeJAMNA , *Iz[avcc. Pline, l, 3 , c. 5 ; Mêla, /. 2, c. 7, écri-vent Jamno. Elle est nommée Jammona , dans une Lettrede S. Sever, évêque de cette iste , rapportée par Baro-nius , Annal, t , 5 , ad ann. 418. On croit communé-ment que c’est Citadella , fur la côte occidentale deTille. Cela s’accorde avec le passage de S. Sever, quel’on vient de citer. In hâc itaque infidâ quee omniumterrarum parvitate , arìditate , asperitate , pofirema ejl ,duo parva oppida quitus à Panis indita nomina èregione, fundata funt , Jammona ad occafum , Magonaad orìentem fpeclat. C’est-à-dire : dans cette iste, la der-niere, de toutes par fa petitesse, fa sécheresse , St l’iné-galité de son terrein ; on a fondé deux petites villes,ausquelles les Carthaginois ont donné des noms tirésde leur situation, Jammona est du côté de Poccident,& Magona du côté de l’orient. Je lis, avec inditafunt lesmots à regi.one , qui lans cela n’ont aucun sens. LesPhéniciens appelloient le couchant KO* Jamma , commele remarque tres-bien Bochart. * Chanaan 1. 1, c.35,

p 'JaÍíné, í

JAMNES, } Voyez l’article suivant.

jamni, \

1. JAMNIA, Jemnàa, ou Jabné,ou Jamné,ouJamni , ou Jamnes , ancienne ville maritime, dans láPalestine, entre Azoth St Joppé. Elle a un assez bonPort de mer. Son nom ne le trouve pas dans le textehébreu de Jofué , mais feulement dans le grec , où l’onmet Jamnaì après Accaron, dans le nombre des villes

JAN

de Juda. Osias, roi de Juda , fils d’Amasias, la pritles Philistins ( a ). Joseph, Ant. 1 . 2, c. 1, dit qu estésot donnée en partage à la tribu de Dan. On lit dan*les Maccabées, /. 2, c. 12 , v. 9, que le port de Jamniaétoit à deux cents quarante stades de Jérusalem. Elle emarquée comme un siège épiscopal, fous la métropoleCéfarée de la mer, dans la Notice du putriarchat de Jéru-salem , St dans celle de Tévêque de Catare. *(^')JoJu e rc. 15 , v. 45. ( b ) Parai. 1 . 2, c. 26 , v. 6.

2. JAMNIA, bourg de la Palestine , dans la hauteGalilée, selon Joseph , inVitâ sud & de Bello , 1 - ^ >c. 25 : on Tappelloit auffi Jamnith. Le P. R°§ e !;’dans son Vôyage de la Terre-fainte, I. 1, c. izz, P a ,de Jamni , ville de la tribu de Manassé, St nommesJanin par les Mores & par les Arabes. Ce fut, dit-n»en ce lieu que notre Seigneur allant de Galilée en Sarnane»guérit dix lépreux,en leur disant: Allez, montrez-vou*aux prêtres. II n’y a plus aucun vestige, qui montre p r s zciféinent le lieu où il fit ce miracle. Cette ville est fitue e *entre deux montagnes, fur le chemin qui conduit dsJérusalem à Damas : ce n’ést plus qu’un village ave cun château ou une petite forteresse, commandée par .uuSoubachi , dans laquelle on entretient quarante ou C, *Tquante soldats couverts ordinairement de chemise* ,mailles. II n’y a ni fossé , ni autre chose qui la défend^ *tous les Chrétiens d’Europe Sc tous les Juifs qui pan e11en ce lieu, sont obligés d’y payer un tribut.

JAMNITH. Voyez Parricle précédent.

JAMNO. Voyez Jamna.

JAMPHORINA Urbs , ancienne ville de Thra^’dans la Médique, dont elle étoit la capitale, selon T lte 'Live , /. 26, c. 25.

JAMPOLI, ville de Grèce, dans la Livadie. Voy eîHyampolis.

JAMSORTENSIS, siège épiscopal d’Afrique, en ^midie. C’est une faute; il faut lire LamsorteNS iS ‘

* Ortél. Thef.

JAMVIRITANUS, de même ; il faut lire LaM® iíi1tanus, ou Lambiritensis.

JANÁGAR, ville dans l’Indoustan. Voyez JaG^ -

NAT. I.

ou JANGOMA, contrée dAíieso ,les états du roi de Pegu , vers les frontières desroy 3 ^mes de Siam St de Tonquin, le long du Mécon. R y*une ville de même nom.

Baudrand, de qui nous empruntons cet article,lui-même de quelques Cartes défectueuses ; car » /j,s’aecorde nullement avec les bonnes Cartes St 1 es r e *lions fideles. Premièrement , il y a toute la largeijt,royaumes de Laos ôí de Siam , entre le Pegu St le/^quin. Ainsi une ville ni un pays du Pegu ne faurofi eà la frontière du Tonquin. 2. La riviere de Méconaux royaumes de Meng, de Laos Sc de Cambog e y rn’a rien de commun avec les états ^u roi de Vegp-gafet dans son Voyage autour du monde, dit qu'aU"du royaume de Siam, on trouve éelui de Jangon 13 ,^de Campaa où croit la rhubarbe ; mais outre qu’n so j,parle que par ouï-dire, il n’en marque ni les limite*capitale. *Ramufio , delle Navigation! Sc Viaggi, v ° ’ ’

р . 369. „

JANDEURE , Jamdunia , abbaye réguh«f e , fe

France, de Tordre de Prémontré, dans le esoeso - sBar, au diocèse de Toul, fur la riviere de Sauls,^ 3 ^,lieues de Bar-le-Duc, vers le couchant d’hyver-drandfd. 1705. 1

JANGACAUNI, ou Angauçani , ancien P eu Pla Mauritanie Tingitanè, selon Ptolomée, /-4', , ;JicrJANEïRO , (Rio) riviere de TAmérique !îie r. s l e renale, au Brésil. Elle est assez grande, si Ton c0l \ ue jefa largeur , mais fort petite , si l’on regarde l’etdnn ^son cours, qui est du nord au sud, à l’orient a ^Frio. L'entrée de cette riviere est défendue p ar \? oC ci'Sainte-Croix à Porient, Sc le fort Saint-Jean adent ; plus haut Sc au nord de ce dernier, e . , fe laSaint-Jago , puis la ville de S. Sebastien, ca P’ t3i v ille,Capitainerie. S. Christophe est au nord de ce - j e re enà l’extrémité de T inondation que fait cette t* g r ^sil,s'élargissant. Jean de Léri dans son Voyagé;. n0 m-

с. ^p.Su édit. ^1594, dit que les , Brí f‘l u g 3 is I 3ment cette riviere Ganabara, Sc que les ‘ ?. riw \ Us lanomment Gentyre , parce que, ( comme on d», J