jan
découvrirent le premier jour de Janvier qu’ils nommentd' 1 Comme cet auteur ne favoit point la langue de;
ort jigalois , c’est ainsi qu’il nomme les Portugais , il? P ns le nom de Janeïro , pour celui que les Françoisll > ont donné par corruption. Ce mot le conduit à enair e une comparaison avec le lac de Genève. Selon lui,Cette fiviere est par les 23 d. au-delà de ('équateur ; ellej e >rviron douze lieues de long, (ce qui doit s’entetidreu lac ou del’inondation quelle forme ,)& en quelquesstclroits (ept ou huit de large; quoique les montagnes,Sm 1 environnent de toutes parts, ne soient pas si hautesSue celles qui bornent le lac de Genève , néanmoins lautre ferme qui ('enferme de tous côtés , ressemble assez,T?ant à la situation , à celle qui est autour de ce lac.
otnrne en quittant la grande mer , il faut côtoyer trois7. Ites iíles inhabitables , contre lesquelles les naviresls Çuent de fe briser , ('embouchure en est difficile &ar >gereufe. Après cela, il faut passer un détroit d’unSUart de lieue de largeur au plus, & qui est borné du° te gauche en entrant, c’est-à-dire à ('occident d’unele° ! p a ë ne &£ roche pyramidale d’une hauteur excessive,s François ('appellent Le pot de beurre. Un peu plusv ant, dans la riviere, il y a un rocher assez plat, quiP eut avo ’ r cent ou cent vingt pas de tour ; les Françoisîfl "^miment le Ratier. Une lieue plus avant , est uneP Environ demi - lieue Françoise de circuit, six foisV s ongue que large, entourée de petits rochers à fleur, au ’ fl ui Empêchent les vaisseaux d’en approcher plusprés que de la portée du canon ; ainsi elle est naturel-ment tres-forte. On n’y peut aborder, même avec de
i» ltf T ,! )ar fl ue<: » S u c du côté du port, qui est à l’oppo-e de 1 avenue de la mer. II y a deux montagnes aux^ux bouts, & un rocher de 50 à 60 pieds de haut aup 1 ,e u. C’est dans cette ifle que Villegagnon s’étoit établi,311 1 <5 ij , avec environ quatre-vingt François ; & il°mma cette habitation Colìgni , du nom de Coligni,nilr al de France, son patron & bienfaiteur. Léri rap-P° r te un trait qui ne fait pas d'honneur à Thévet. Ce*t°smographe, Fan 13^8, & environ deux ans aprèsO" retour de ('Amérique, voulant flatter Henri II, qui* e gnoit alors en France, dressa une Carte de cette riviere"ECanabara &du fort de Coligni, & mit au couchantterre ferme une ville qu’il nomma Ville-Henri.Fl l’a mise encore dans fa Cosmographie, où il la nommeUenri-ville. Cependant Léri qui ne partit du Brésil qu’unan Sc demi après Thévet, assure qu’il n’y avoit aucuneforme de bâtiment, encore moins ni village ni ville àI’endroit où Thévet place cette ville imaginaire. II avouenéanmoins qu’il y a dans ce pays une montagne , àlaquelle les premiers François , qui s’y établirent, don-nèrent le nom de Mont-Uenri. Cette dispute entreThévet & Léri pouvoit être intéressante de leur tems;n>ajs les Portugais, qui sont présentement les maîtres du5 ont changé tous ces noms , qui ne fervent plus5 ^ a entendre ('histoire de cette colonie qui subsista peu.^natre ou cinq lieues plus avant que Je fort de Coligni,d e ^ a une autre iste belle & fertile, d’environ six lieuesjj t0Ur ; & les François la nommèrent la grande ifle ;ave avo j t plufieurs villages peuplés de naturels du pays,d’au» C ' Ul François étoient amis. 11 y a beaucoupf e$ res Petites iíles inhabitables, où, entre autres dio-de na^ 11 t . rouve des huitres. La riviere, dont on vientv ; e |i e r er ss’squ’à présent , est plutôt un golfe qu’une ri-Poiss ' Ftesque l’eau y est salée , & que l’on y trouve desm°' nS . teer, des requiens, des raies, des marsouins,AuT' 6 î usc l u, à des baleines.c ^-de de ce golfe, que Léri appelle assez bien unPerdent ' ^nt deux embouchures de rivières, qui s’ya rerno' £ es rivières sont d’eau douce, & Léri qui lesles côté'" 65 environ vingt lieues dans les terres, dit quetels si,, S eri sont bordés de villages habites par les natu-La x ays ’
que, J ^Lie DE R 10 JANEïRO, ville de l’Améri-la mêm , fur le golfe nommé Rio Janeïro. C’estroi de P ^ Ue Sebastien, du nom de Sebastien,No,n a ? rtu gal; mais quelques auteurs la nomment dut.^ E la riviere. Le P. Jarric, Hijl. des Indes orient.», , dit : « la ville que les Portugais appellent du
»ené» Ve i ,' mer »est à 23 d. de hauteur australe , éloì-de la baie (c est-a-dire de S. Salvador,) ville de
JAN
43 f
» la baie de Tous les Saints; quelques quatre-vingt» lieues vers le sud. On l’a ainsi nommée à cause d’une», riviere qui coule contre icelle, & s’embouche bientôt» après dans la iner, que les habitans appellent Gana-ytbara , & nos François GENEVRE; mais les Portugais»la nomment Janeïro , qui est aussi ie nom qu’ils don-» nent au premier mois de Fan ,que nous appelions Jan-
» vier . En cette ville du fleuve Janvier, il y a
» un collège de la compagnie (de Jésus) fondé par le» roi Sebastien; il y a d’ordinaire une cinquantaine de» religieux, comprenant ceux qui font leur demeure aux» résidences qui en dependent. . . . Outre les occupa-» tions qu’ils ont à ('endroit des Portugais , ils s’em-» ploient à l’instruction de deux gros bourgs de Brési-liens, qu’il y a tout auprès de la lire ville.» L’an1585, il s'éleva de la mésintelligence entre les Portu-gais de cette ville , 6í les Brésiliens, leurs voisins, plusavancés dans ('intérieur du pays. Tout annonçoit unerupture ; mais quelques Jésuites allerent trouver cesAméricains , & négocièrent un traité de paix. Quatreans auparavant, l’an 1581 , le commandant de la villeétant sorti avec tout son monde pour aller mettre à laraison quelques nations voisines qui les harceloient, laville étant ainsi dégarnie, on vit paroître trois vaisseauxFrançois, armés en guerre, qui venoient pour fe re-mettre en possession de ce que les Portugais leur avoientenlevé. Des qu’ils furent près de ('embouchure de RioJaneïro, ils tirèrent que’ques coups de canon , pouravertir les naturels du pays de leur arrivée. Personne neparaissant, ils allerent à pleines voiles vers la ville.L’allarme y fut d’autant plus grande qu’on y eut unefausse nouvelle de la défaite du commandant & de fatroupe. On ne laissa point de faire bonne contenance.L’évêque qui commandoit en ('absence du gouverneur ,les femmes, les religieux, secondèrent si bien le peu desoldats & d’habitans, qui étoit demeuré dans la ville,que la flotte y fut trompée. Un coup de canon qu’onlui tira des murailles , lui fit abaisser les voiles, & de-mander la paix: elle envoya , pour la conclure , quelqueshommes à qui on fe garda bien de laister voir la foi-blesse d’une place qui étoit hors d’état de leur résister.C’est ainsi que les François manquèrent leur coup.
La Capitainer ie de Rio JANEÏRO, contréede l’Amérique méridionale au Brésil, dont elle occupela côte, depuis Cabo de S. Thomé, jusqu’au cap quiest à ('occident de la baie d’Ubatuba. Outre la riviere011 golfe, que nous venons de décrire, elle contient àl’orient le peuple des Guaitaiques ; & à l’occïdent lesVayanas. Én suivant la côte d’occident en orient, ontrouve la baie d’Ubatuba , dans laquelle tombe une ri-viere; puis un golfe, dont la côte occidentale courtvers le nord, jusqu à la bourgade de Los Reyes quiest à Fembouchure d’une riviere. La côte court ensuitevers le levant, jusqu’au Fort S. Jean , qui est à í’em-bouchure de Rio Janeïro. Entre Los Reyes & ce fortde S. Jean, est la bourgade de la Conception. Cegolfe est borné au midi par une ifle , dont la longueurest d’occident en orient, qu’on appelle l’Isle Grande.Depuis Feutrée de Rio Janeïro, où est le fort Sainte-Croix , vis-à-vis du fort S. Jean , une longue pointes’avance vers l’esl, en forme d’une presqu’isle longue& étroite nommée le Cap Frio. Au nord de fa pointeorientale est la ville de Sant-Salvador , tres différentede la ville de même nom , qui est à la baie de Tous lesSaints. Le long de la côte, qui court vers le nord-est,on ne trouve que quelques iíles dont les principales fontl’ifle d’Ancora & Fille de Sainte-Anne. Outre les rivièresdont nous venons de parler, la grande riviere d’Aniembi,qui fe jette dans la Parana prend , dit-on , fa source dansles montagnes, qui sont derrière Sant-Salvador. La capi-tainerie de Rio Janeïro est bornée par celles de Spiritu-Santo, & de S. Vincent.
JANGACAUCANI, peuple de la Mauritanie Tingi-tane, selon Ptolomée , /. 4, c. 1.
JANGCHING, cité de la Chine, dans la province
de Channsi, au département de Ce, troisième grande citede la province. Elle est plus occidentale que Pékin de4 01.48' par les 36 c!. 36'de latitude. * Atlas Sinenfìs.
JANGCO, ville de la Chine, dans la province deChannton , au département d’Yencheu, seconde me-
Tome III. I n ij