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Les Torins vîvoient de la récolte du miel quils avoienen abondance ; les Satarques se nourrissoient dn lait deleurs troupeaux, Sc les Exomates subíistoient de la chasse :
Mellis honos Torinis ; dìtantsua mulclra 5 atarcken
Exomatas venatus alit.
Ils avoient d’excellens chevaux , avec lesquels ils cou-roient jusqu’à Hypanis , emportant avec eux les petitsd’une tigresse, ou d’une lionne dont ils évitoient la fu-rie en traversant la riviere à la nage :
Nec clarior ullis
’Arcíos equis : abeunt Hypanim , fragilemque perun -dam ,
Tigridis aut sœvœ profugi cum proie Leœnœ ,
Majìaque suspecta mater supet aggere ripa.
Ptolomée donne trois villes aux Jaxamates,
Exopolis , Navarins , Sc Tanaïs.
Le nom d ’Exopolis , qui étoit la principale des trois,íêmble favoriser ceux qui préfèrent le nom d Exomatcepour exprimer cette nation.
JAXARTjE, ancien peuple de la Scythie, en-deçàde rimaiis ; c’est, dit Ptolomée , /. 6 , c. 14, un grandpeuple qui habite le long d’une riviere de même nom.Voyez Jaxartes.
JAXARTES, riviere d’Asie, dans la Sogdiane , selonPtolomée, /. 6, c. 12, parce qu'elle bornoit ce paysau nord ; mais on auroit pu également la mettre dansla Scythie qu’elle bornoit au midi. Strabon, /. 11 , par-lant de la Sogdiane, dit qu’elle étoit séparée de la Bac-triane par l'Oxus, Sc des Nomades par le Jaxarte. Plinedit que le Jaxarte étoit nommé Silis par les Scythes.II ajoûte qu’Alexandre & ses soldats le prirent pour leTanaïs. L’erreur est grande, car ils en étoient bien loin;mais si elle est excusable dans des gens de guerre, quiétoient désorientés , elle n’est point pardonnable àQuinte Curce, qui appelle toujours Tandis , cette riviere,1.6 Sc 7, Sc ailleurs. 11 est vrai qu’Arrien, l. 3, infine ,fait la même faute; mais ce dernier distingue deux Ta-naïs ; Sc en parlant de celui dont il est ici question, ildit que les Barbares Rappellent Orxante ; qu’il a fasource dans le mont Caucase , Sc se perd dans la merd’Hircanie. C’est la même que nous appelions la merCaspienne , Sc ces.marques ne conviennent point au vraiTanaïs, qui est le Don. On peut voir le cours de cetteriviere au mot SiHUN , qui est le nom moderne que leshistoriens lui donnent.
JAXT, riviere d’Allemagne, dans la Souabe. Elleprend fa source dans la prévôté d’Elwangen , qu’elletraverse du sud au nord, arrose Elwangen ; après quoi,inclinant vers le nord-ouest, elle va se rendre dans leNecker, vis-à-vis de Wimpfen.
, JAYCK. Voyez JaÏCK, riviere d’Asie, dans la Tar-tarie.
JAYCZA , ville de la Turquie , en Europe , auroyaume de Bosnie , dont elle est la capitale. De l’ísleécrit Jaîcza. Elle est peu éloignée des confins de laCroatie, en un lieu où les rivières de Plfna (Plina,)Boczuta Sc Worwacz se joignent , Sc vont ensuitese perdre dans la Save. Jaycza est au midi , Sc à cinqmilles communs de Hongrie de Gradisch , au nord oc-cidental , Sc a neuf de ces mêmes milles de Bagnaluch,qui est la résidence du Beglierbey de Bosnie. Baudrandne compte que cinq milles d’Allemagne de Jaycza à Ba-gnaluch. C est une erreur , la distance est au moins deonze milles communs d’Allemagne. II ajoûte qu’elle n’estqu’à huit milles de la Drave. II se trompe encore deplus de la moitié , car, a entendre des milles d’Allema-gne , il y en a au moins seize ou dix-sept. D’ailleurs laSave étant entre la Drave St Jaycza, il étoit plus natu-rel de compter la distance a la Save , qui est de cinqpetits milles d’Allemagne. Selcn cet auteur, elle est furune montagne escarpee , avec un fort château, prochela riviere de Varba.
De lTfle, dont j'ai suivi la Carte de la Hongrie, pu-bliée en 1703, change bien la situation de cette villedans sa Carte particulière de la Hongrie, publiée en 1717.
JáZ
Jaîcza y est placé bien différemment. On volt en e >ecette place sur une montagne à l’orient. de la rivierePliva, qui va de-là en serpentant, se grossir des eMX jr eíla Verbanja , riviere qu’elle reçoit avant que de palà Bagnaluca ou Banjaluca. Elles coulent ensemfous le nom de Verbas , jusqu’à la Save , dans laqueelles se perdent vis-à-vis de S-winiar. Dans la premier.de ces Cartes, Jaîcza est entre Gradisk Sc Bagnaluc jSc dans la derniere Carte, c’est cette derniere ville q^est entre les deux autres; Sc Jaîcza se trouve à p reS .six lieues communes d’Allemagne , au midi de Banj aluca, Sc à douze de la Save. , . ,
JAYOSouJaos, peuple de l’Amérique méridien 3Voyez Yaos. ,
JAZABATdE, ancien nom des Sarmates, selon Ep"^rus, cité par Etienne le Géographe , les mêmes p eUêtre que les Ixamates, Jaxamates ou Exomates. V °y el’article JAXAMAT.E. . #
1. JAZER, torrent de la Palestine , près des mont 3gnes de Galaad. 11 se décharge dans le Jourdain. #
2. JAZER, ville de la Palestine , au pied des rnon^gnes de Galaad , St près du torrent de Jazer, au-dedu Jourdain ; elle fut donnée à la tribu de Gad, Pi 1cédée aux Lévites. On la nommoit aussi Jaser & JZER. * Jojué, c. 21, v. 36; Sc c. 13 , v. 25.
JAZIS. Voyez Jazyges.
JAZITHA, ville de la Libye intérieure, selon™lomée, L 4, c. 6. Quelques exemplaires portent J Azitha , d’autres Jarzetha, ttcàk. C’étoit un
ville maritime, fur l’Océan Sc voisine du fleuve Da ra *JAZYGES , peuple de la Sarmatie, en Europe, adelà de la Germanie à l’orient. Ptolomée, /. 3 , c w*dit ; la Sarmatie contient de grandes nations. Les ji.nédes s’étendent le long du golfe Vénédique ; au-de*.de la Dacie , íont les Peucins Sc les Bastarnes, &£Jazyges font le long des Palus Méotides. II ne faut pconfondre ces Jazyges avec ceux de l’article qui sint*JAZYGES MetanastjE , ancien peuple voisinla Dacie. II demeurait entre la Theisse Sc le Danuu •Le surnom de Metanajice les distinguoit des autresges, situés près des Palus Méotides , St qui étoient d 311la vraie Sarmatie. Pline,/. 4, c. 12, parlant de ^Jazyges , voisins des Daces, les nomme Sarmates. '{yges Sarmatce, Strabon, L 7, p, 306 , dit lesges Sarmates ; mais, comme Caí’aubon l’a fort bien .marqué, il parle des Jazyges, voisins des Palus M e ° gSdes ; & le P. Hardouin qui entend par les Ja^Sarmates de Strabon , les Jazyges Sarmates de P* 1s’est trompé, lans doute. Strabon parle aussi des J 3 Lges, surnommés Basilii, dont nous parlerons 3 P r jj sPour ce qu: est de ceux dont il est ici question,font aussi qualifiés Sarmates par Tacite , Annal, l'-nyqui parle de ceux qui n’étoient pas éloignés dunube ; c’est aussi de cette même nation que parle ^cien d’Heraclée dans son Périple, edit. Oxon. p • 'L.
JAZYGES, surnommésBASiui, c’est-à-direancien peuple de la Sarmatie , selon Strabon t J" j n#p. 306 , qui les joint aux Jazyges voisins du Pont-E 11 ^II est vraisemblable qu’ils ne diffèrent point des b i Q-LISC.EI, peuple de la Sarmatie Asiatique, selon™ j e5mée, l. 5, c. 9, B<wvA <rnâioi. Pline, /. 4, c. , 0 {tnomme BaSILIDjE , Sc dit que le Gerrus les siestedes Nomades. Appien , Bell. Mithridat. les a ^ v0 \tB cwíkuov 2e wpo(jiÍ 7 cu. Pomponius Mêla , /. 2 , c- *’ ^oirtdit avant Pline, que les Basilides Sc les Nom 3(3eSséparés par le Gerrus. ,, : £ fes
Baudrand dit que les rois de Pologne ayant deJazyges, ils se retireront au-delà du mont Crap 3 * ’ -j,tre la Theisse Sc le Danube, Sc ceux-ìà, ajo lltes’appelloient Jazyges Metanajles. Corneille 110u ^ ,
prend que Cramer , /. 9 Sc tç> ; Sc Michoviu s ’ s e n-nous apprend que les Jazyges furent abolis f^ghafteitiérement, en 1264, par Bolestas, surnomme d ' 0 j troi de Pologne ; Sc en 1282 , par Lescus. ( 1 J’en»*direLeszko, surnommé le Noir,') Sc que plusi el1 ^ » u jsétr’eux se retirerent dans la haute Hongrie. B a '^ n pentdans de mauvaises sources. Baudrand Sc lui se tr £ quecar dès le tems de Ptolomée, bien des siécles 3 ^soientla Pologne eût des rois, los Jazyges-Métanaste 5 , -auprès de la Theisse Sc du Danube. Ptolomee,