Band 
Tome troisième. G - L.
Seite
472
JPEG-Download
 

47r

JER

possédé parles descendans de Jéraméel , silsd’Hesron.David dil'oit à Achis , qu’il failbit des courses dans le paysde Jéraméel pendant qu’il ravageoit le pays des Ama-lécites, des Gessurites St des Gersites, * x. Reg. c. 27,v. io; & c. 30, v. 29.

JERBEY, ou ÍREBEY , autrefois ville , présentementvillage d'Angleterre, au comté de Cumberland, à cinqlieues de la ville de Carliste vers le couchant. C’est ap-paremment ÍRBY , bourg, où l’on tient marché. *Bau-drand,éà. 1705.

Cambden croit que Jerbey est l 'Arbeia, dont il estparlé dans le livre des Notices de f empire, Secí. 63.

JÊRÉJA, royaume d'Attique, entre les rivières deGambie, St de Kalamanka du nord au midi, s’étenddepuis la mer jusqu’à la source de cette derniere; íessujets font compolés de deux nations Nègres, les Ba-guons St les Flups. La capitale porte le même nom deJéréja; elle est habitée en partie par des Portugais , Stles facteurs des comptoirs Anglois St François. Le pa-lais du roi est à demi-lieue de la ville ; c’est un assem-blage de cabanes , qui forment un petit village. Outrela capitale , il y a dans ce royaume la ville de Vintain ,fur la riviere de même nom ; Paska grand village , quiest la résidence d’un alkade ; St Jamez qui est à quatorzelieues de Paska. * yoyage de Brue en Afrique. ÌAoyagede le Maire.

1. JERIA , contrée de l’Inde. S. Jerôme, Quczjl. inGenef en parle, St dit qu’elle étoit près du fleuveCophene. Ortélius croit que ce nom, pris de Joièph ,est corrompu, St ajoute que dans l’endroit dont il estquestion, on lit dans Joièph mêm e,Aniiq. 1 . 1 ,c. 1 ,Syri-E.

2. JÉRIA, lieu de Thrace hors la ville de Constan-tinople , selon l’Histoire mêlée, /. x8, qui le nomme Hie-RIA, /.2t.

JÉRICHAU, cercle d’Allemagne, dans le duché deMagdebourg. 11 s’étend , dans la partie orientale, à ladroite del’Elbe , St prend l'on nom d’un bourg situé íùrce fleuve , ou il y avoit anciennement une abbaye del’ordre de Prémontré.

JERICHO ( a ), ville de la Palestine, dans la tribu deBenjamin ( b ) , environ à sept lieues de Jérusalem , Stà deux du Jourdain. Moïse ( c ) l’agpellela Ville desPalmiers , à cause qu’il y avoit grand nombre de cesarbres dans la plaine de Jéricho. Joseph ( d ) dit qu’ily avoit dans le territoire de cette ville beaucoup depalmiers, St l’arbre du baume qui produifoit cette li-queur si précieuse St si estimée des anciens ; la vallée deJéricho, étoit arrosée par un ruisseau , qui étoit autrefoissalé Sc amer f e ), mais qui dans la fuite fut adouci parle pro-phète Elisée; enforte que ces eaux rendirent la plaine deJéricho ( s ) , une des plus agréables St des plus fertiles dupays. Jéricho fut la premiere ville du pays de Chanaan,que Jofué prit ( g ). II y envoya d’abord des espions quifurent reçus par une femme nommée Rahab , qui leslogea chez elle, St les sauva de la main du roi de laville , qui avoit envoyé pour les faire arrêter. Elle leurfit promettre qu’ilsla conlèrveroient, elle St toute fa fa-mille , lorsqu’ils auroientpris la ville. * ( a ) D. Calmet,Dict. (K) Jofué , c. 18, v. 21. ( c ) Deut. c. 34, v. 3.{f) Antiq. I.4, c. 5. ( e ) 4. Reg. c. 2, v. 19. (f) Joseph de"à, 1.5 , c. 4. (?) Jofué, x 1 ,1, 2 , St fuiv.

( J Jofué reçut ordre du Seigneur d’afliéger Jéricho,peu de jours après le passage du Jourdain, St peut-êtrela veille ou le jour de la premiere Pâque , que les Hé-breux celebrerent dans la terre de Chanaan. La maniérédont le devoit faire le siège est toute extraordinaire.jDieu leur ordonna de faire pendant sept jours, St chaquejour une fois le tour de la ville. Les gens de guerre mar-choient a la tete, apparemment hors de la portée destraits des ennemis. Après ìux fuivoient les prêtres quifonnoient de la trompette; puis ceux qui portoient lecoffre sacre, qui renfermou les tables de la loi; St enfin

tout le peuple, dispose dans le même ordre qu’ils gar-

doient dans la marche du désert. On observa cette céré-monie jusqu’au septième jour. Ce jour - là on tournasept fois autour de la ville ; St a la septième, au bruitdes trompettes & des cris de tout le peuple, les murstomberent d’eux-mêmes. Le premier jour étoit un di-manche , disent les rabbins, St le septième un jourde Sabbat. Tout le peuple demeura dans un profond

JER

silence, pendant les six premiers jours; mais Iesepl ie)11 ®jour, Jolué leur ayant dit de crier , ils élevèrent se ur ^voix de toute part ; St les murs étant renverses , ilsrent tous dans la ville , chacun par l’endroit qui étoit và-vis de lui : or le Seigneur avoit ordonné que la vl -fût dévouée à i’anathéme , St que nul ne touchât a q** ^que ce fut de ce qu’on y trouveroit St qu’on n’ygnât ni hommes ni bêtes ; que la feule Rahab Stfamille scroient exceptées de cette loi généraie.Toutcfut exécuté. O11 mit le feu à la ville ; St on coulasau Seigneur tout l’or, l’argent St le cuivre qui s’y £r ° uverent. Alors Jolué fit cette imprécation, St il dit: Ma ^dit soit devant le Seigneur 1 homme qui relèvera & rebâtira Jéricho : que Ion premier né meure , lorsqu njettera les fondemens ; St qssil perde le dernier de ^enfans, lorsqu’il en mettra les portes. Cette iinpr eCâ _tion de Jofué ne fut pas vaine ( b ). Hiel de Béthel, e3viron cinq cents trente-lept ans après ceci, entrepr* 1 “rebâtir Jéricho. II perdit Abiram Ion fils aine , lose^uen jetta les fondemens; St Ségub le dernier de ses."lorsqu’il en posa les portes. Au reste, on ne doit pas s JlTiaginer que jusqu’au teins de Hiel de Béthel, il n’y ait p 01eu de ville de Jéricho dans ce canton. Nous y voyons uville des Palmiers, apparemment la même queJérict 1 fdu teins des Juges( c ), St fous Eglon, rois des Moabise’Les ambassadeurs de David, qui a voient été outras^par les Ammonites ( d ), demeurèrent à Jéricho , jj- iS< j l1ce que leur barbe fût revenue. II y avoit donc dèssune ville de Jéricho ; mais elle n étoit pas fur les f°demens de l’ancienne, elle étoit au voisinage de fpremiere Jéricho. Joseph distingue ( e ) assez ces devilles, lorsqu’il dit qu'encore de son tems, on voy"près l’ancienne , détruite autrefois par Jolué, la se usd’une fontaine très-abondante , qui íûfíìfoit pour ar tfer toute la plaine. Mais depuis que Hiel de Béthel eréparé l’ancienne Jéricho nul ne se fit tcrupule , ftaller demeurer. Hérode avoit fait bâtir à Jéricho uu ^beau palais. C’est là qu’il fit noyer le grand-prêtre A 1stobule, son beau-frere, St où il mourut lui-** 1 . flNotre Sauveur a fait quelques miracles à Jéricho ; &où il s’invita à demeurer chez Zachée, dont la se 1 6si fort louée dans l’Evangile. * ( a ) Jofué, c. 6, v> /6t fuiv. ( b ) 3. Reg. c. 16 , v. 34. ( c ) Jud/c. c.2, v ‘ %( d ) 2. Reg. c. 10 , v. 4,5. ( e ) Doubdan , Voyagéla Terre-fainte , c. 37. Joseph deBello, 1. 5, c. 4 * g£La rose de Jéricho est louée dans FÉcrituredans les voyageurs ; quoiqu’il y ait lieu de douse r1ce que TEcriture appelle rose de Jéricho ( b ), 0l 0 ,n.même chose que les modernes entendent fous ce 11 o((lQuoi qu’il en soit, voici ce qui est connu sous I e ( ]gde rose de Jéricho. C’est une plante qui a la se rr1 s >llt -ssureau. Sa fleur vient en bouquet, compose de tó 1 u 0 rdpetites fleurs assez semblables à celles du sureau- s si-este est rouge, elle devient ensuite blanchâtre. k 3pagne de Jéricho est toute couverte de cette eS P eC íç\ra'buste. II en vient aussi dans quelques endroits d® ^ r e-bie. La fleur est incorruptible : elle se leche , & a va< jtferme , à-peu-près ,, comme la fleur de sure 3 ** >qu’elle s’ouvre St s’épanouisse. On lui attribue Pl u e pvertus fans aucun fondement. Quand on la cse

que tems dans l’eau, elle s’ouvre St s’épanouit- D eS ( ^ r rerla laisse quelque tems hors de Teau, elle Ce r j\r ia siC-St cela en toutes les saisons de Tannée. * ( a ) ^ cC j“ 0 .c. 24 , v. 18. ( b ) Q_uas plantatio rosz in s e f*

Quoique Joseph dile que ses environs de -se"fembloient au paradis terrestre, cependant* 1 fesequantité de serpens ; St même Suidas dit qu ° n t ; 0 u devoit pour la thériaque. Strabon, /. 16 , fa*f ^,, x èedeux forts, Thrax St T aurus , situés à ^ e ' 3l ,ssi àe fJéricho, St que Pompée détruisit. Joseph P aT p) A oO^ fforts placés autour de cette ville : celui de r a fa u** 5Actydv, étoit de ce nombre. ( a ) KuproS eto* 1 ^ (*>)«citadelle bâtie au-dessus de Jéricho p ar j&i t.Vespasien ( c ) détruisit Jéricho , Hadrien la r ^ trU ite p arset prétend que l’ancienne ville de Jéricho, n0 uvelseJofué, étoit dans la tribu de Juda, St se ,e ^ ette vi^Jéricho étoit de la tribu *e Benjamin ( /Retiens i ^fut encore relevée fous ses empereurs Cn , - ta l í>Procope dit ( e ) que Justinien y fit r dp ar . e . r . , n êm el’église de la Mere de Dieu. On y etaM*^,„

legme uc ia mere de setieu. vzn y ^ YeRI^*; èsiège épiscopal ; St elle est nommée da* 1