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Tome troisième. G - L.
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doustan pour dire le pays des Indes , des livres des Turcs& des Persans/ D 'Herbelot , Bibliothèque orientale..

Les Géographes Persans le divisent en deux parties,le Sind ou le S end , qui est aux environs du fleuve Indusdont le nom moderne est le Sind 6 c le Hind ou le Hend ,qui est aux environs du Gange. Voyez les articlesHend 6 c Send , où l’on donnne les bornes 6 c déten-due de chacune de^ces parties.

Tout Le pays de Hend 6 c de Send pris ensemble , sedivise en trois parties.

La premiere s’appelle Gutyrate ou Decan. Elle con-fine avec les p iys de Gaznen, de Multan & de Makhran,6 c est la plus occidentale des trois.

La seconde porte le nom de Manibar , que nousappelions le Malabar. Elle est à l’orient & au midi duGuznerate, & on l’appelle encore Belad-al FulfuL , c’est-à-dire Le pays du poivre , parce que c’est là qu il vienten abondance. L’arbre qui le porte s’attache aux autres,& les embrasse comme le lierre.

La troisième partie 6 c la plus orientale s’appelle Mabarou Mebar , mot qui signifie en arabe Lepajjage , à causeque l’on passe de cette partie des indes à la Chine.Elle est toute entiere au-delà du golfe de Bengal, 6 c apour capitale la ville de Canacor ou Cancanor. C’est-là que l’empereur, ou le plus grand roi des Indes, faitson séjour, lelon sauteur du Meiìahet-al-ârdh , qui estune géographie persienne.

Les anciens géographes Orientaux donnoient le nomde Sin en arabe, 6 c de Tschin en persan, aux pays dePégu , de Siam, du Tonquin & de la Cochinchine.Ainsi ils les joignoient à la Chme, St non pas à l’Indoustan.

L’Indoustan proprement dit est la mêmechoie que l’empire du Grand-Mogol. Voyez ce mot.

On peut considérer dans l’Indoustan plusieurs grandsempires ; 6 c cette réflexion est nécessaire pour l’intel-ligence de l’histoire des Indes , tant dans ie moyen âge ,que dans ces derniers siécle,. Nouh-ben-Mansorou Noé ,fils de Mansor VII , roi ou prince de la dynastie desSamanides, succéda à son pere , fan 3 58 de l’hégire. Cefut la méme année que f Emir Alptghin , gouverneurde la ville 6 c de la province de Gazna , étant mort ;Sebekteghin qui avoit été esclave de cet Emir , & quien avoit obtenu la liberté, fut déclaré l’héritier de tousses biens. II avoir passé par toutes les grandes chargesde la milice ; & il trouva le moyen de iiiccéder à sonmaître, dans la dignité de gouverneur de la ville deGazna. Le sultan Nouh fut obligé de la lui confirmer.Sebekteghin gagna si bien l’affection des peuples 6 c del’armée, qu’il se rendit en peu de temps absolu dansles états du Sultan. L’an 367. de l’hégire, il entama laconquête de l’Indoustan, soumit plusieurs rajas ou princesdes Indes , qu’il Contraignit d’embrasser le Mabométi; me.Les victoires qu’il avoit remportées dans les Indes, luiacquirent un si grand nom, que le Sultan Nouh lelaissoit agir en souverain dans tous ses états , 6 c leregarda plutôt comme un allié nécessaire , que commeun gouverneur de province. Ce futl’origine de la dynas-tie des Gaytevides. Nouh partagea même avec Sebek-teghin le pays de Khoraflàn ; & après la mort de cedernier, Mahmoud , son fils, refusa de reconnoître Nouhpour souverain, & le fit même déposer. Mahmoud fitde grandes conquêtes dans l’Indoustan, dont il attaquale plus plus puissant roi, & le détrôna. II prit le titrede Sultan, &t mourut l’an 411 de l’hégire, après unrégné de^trente-un ans. II s’étoit rendu maître de laPerse & d’une grande partie des Indes, où il trouva desrichesses immenses, ce pays n’ayant point été la proied’aucun conquérant depuis bien des siécles.

La dynastie des Gaznevides régna fur la. Perse &fur une partie des Indes, environ deux cens treize ans,6 c fit place a celle des Gaurides, l’an de l’hégire 547.Schehab Eddin-Ben-Sam, frere de Gaïath-Eddin , troi-sième Sultan de cette dynastie , qui l’associa à l’empire,& auquel il succéda , conquit, du vivant même de cefrere, l’an 571 de l’hégire , les royaumes de Dehli ,de Multan, de Souran, 6 l plusieurs de l’Indoustan ,situés tant en-deqà qu’au-delà de l’índus, 8c s’avançamême jusqu’au Gange. Après la mort de Schehabeddin,les esclaves qu’il avoit tirés du Turkestan, 6 c élevésaux plus grandes charges de son état, s’emparerent dela plupart des pays de fa domination, 6 c particulièrementde ceux de l’Indoustan.

IND

Cothbeddin Ibeky fut d’abord le plus puissant, ^il étendit fort loin là domination ; mais Aramsc 1 'son fils, ne fe trouvant pas capable de soutenir le Pd’un si grand empire , Iletmische , surnommé Scnseddin, esclave Turc cìe son pere , en prit le goU't ^neinent, 6 c ensuite s’en rendit le maître, joign 3 ”.,^royaume de Dehli celui de Multan, dont il dépo>Nasser-Eddin-Cobah, qui étoit aussi du nombreesclaves Turcs du Sultan Schehab-Eddin. ' ^

Iletmische ou Schamseddin régna vingt-six an *’p 0 jjmourut l’an de l’hégire 633 , de Jesus-Christ 113 5 ’, irfils Firouz-Schah, surnommé Rocneddin , s’étant adonné à .la débauche , fut déposé ' 6 c enfermé ap r f. S ^régne de sept mois. On mit fur ie trône fa soeur R ac!ia taEcldin, qui avoit j. de grandes qualités : elle ^,. {Sles rebelles de ses états, 6 c mit à la raison ceux d ef ,ses voisins qui vouloient l’inquiéter. Cependant fa * e j £jrité, 6 c un mariage mal concerté , lui aliénerect ^cœurs ; & l’an 637 , quelques seigneurs fe saisirent " 66 c l’enfcrmerent. Baramscha son frere qui étoit atête, régna dans le Dehli Sc fut tué au bout de d?ans, dans une révolte de ses sujet*. Je passe cettecession pour venir à Firouze, qui ayant fait assa” 1 ^Ala-Eddin son neveu, demeura seul en possessionroyaume de Dehli jusqu’à satinée de l’hégire 71 7 ?de Jesus-Christ 1317.

D’Herbeiot, dans fa Bibliothèque orientale,les faits que j’ai rassemblés dans cet article, 6 c a ]0 l ^que ni Kondemir ni les autres historiens ne portent p ^avant cette dynastie des rois de Dehli; ils ne rapp 0 ^ - epoint non plus de quelle maniéré elle finit. l" a ^? -ktrouve dans la vie de Timur-Bec , /. 4, c. 19 <S\ss nque cet empereur trouva dans le royaume de Dehli ôwMahmoud Can, petit-filsde Firouz-Cah, empereur ^Indes, apparemment de ce Firouz dont nous uvparlé en dernier lieu , 6 c qui fit assassiner son neveu P°régner seul. L’époque s’y rapporte assez ; carTimut-bou, pour parler comme le peuple, Tamerlan, vainquso ^prince,fan 1409, 6c soumit l’Indoustan, depuis l' 11jusqu’au Gange.

De tout ceci il faut conclure que les Gaznevides tct fles premiers conquérans des Indes ; qu’ils eurent P° ssuccesseurs les Gaurides , qui firent place aux esc> aTurcs , & que la postérité de ceux qj possédois l e f5<pire de l’índoustan, entre P Indus 6 c Ie Gange * j eque les Mogols, successeurs de Tamerlan , y forrr;er eI j n tnouvel empire que son appelle le Mogol. Cela n-’est P^ {f gincompatible avec ce que nous avons dit d’un aempire de i’Inde , établi dans la partie méridionaleLosange, ou , ce qui revient au même , dans l a Pqu’iíle dont Bisnagar étoit la capitale. Voyez ce j a siSj’en dis , après le P. Bouchet à l’article Inde 5 *leur état présent. Voyez aussi l’article MogoG s nìir ce

INDRE , (f) riviere de France : elle a &, c0 u-en Berri, au village de S. Prier-la-Marche, d° u 0 \tlant vers le nord-ouest , elle coule à la Chaste •> r ^ e rsplusieurs ruisseaux, jusqu’à Deols, où fe recourbante!le midi, elle baigne Château-roux , au deiso l,s ^. gcelle serpente vers le sud-ouest , puis vers fÇ-^uprèsreprenant son cours vers le nord-ouest , elle P a ' e £jlede Chârillon où elle commence à porter bat ea ' Zentre dans laTouraine où elle' passe à Boches,l’abbaye de Cormeri; ensuite serpentant verS ' J e stb aíchant,elle se jette dans la Loire deux lieues au-de l’embouchure du Cher. * Vaugondy , Ast aS ’ e st

INDROIS angeriscus , autre riviere de Franc 1 ^Touraine : elle a fa source au village d’Ecueiile 1confins du Berri, d’où circulant vers le nord-ouel ’ Ri-passe auprès de l’abbaye de Villeloin , p lI,s entre ’ al pCmont 6 c Montresort; 6 c après avoir serpente j uS , ers levillages de S. Quentin Sc de Chédigné , elle ^ a fortsud-ouest se perdre dans l’Indre. Cette riviere # f r aU"point de sélection de Loches où elle a fa soure e 'gondy , Atlas. nU i eI *

1. INDUS, grande riviere d’Asie , au F 3 ^c ra nçoi s 'prend le nom à’Indiaen latin, & d ’Indf en 0 , r , n ioie IltPilne, /. 6, c. 2.0, dit que les habitans * e n ,çSindus ; & c’est ce dernier nom qui est P re ^ écritemployé furies Cartes , où Ie nom modernele Sinde. II a, dit le même auteur, & °^ par ;úfi s:une des montagnes du Caucase, nommée Far6 c Ptolomée,/. 7, c. 1 , nomme Imaús la