^ ra en ^nt maigres. ïls font courageux Sc nê font pointà 5 î Uar tier à leurs ennemis. Les femmes font lubriques,f es hommes font fourbes 8c sensuels : ils changentv ent d’opinion, & font extrêmement soumis à leursj lnces> Leur principale nourriture est le riz. Les fem-es ont autant de maris qu’elles veulent. L’adultere estj e nrils parmi les idolâtres. Ils épousent leurs soeurs,c , Urs tantes ôt mêmes leurs filles. C’est un grand crimenu'r eS ^âiens, de tuer un bœuf & d’en manger : ceuxll 1 p ° nt convaincus de ce crime, font punis de mort.
e frottent le front, les yeux 8c le visage avec de lajj nte de cet animal : ils accueillent les étrangers, & leurn nent gratis tout ce qui leur est nécessaire , mêmePo £ leurs plaisirs.
, 7® Indiens idolâtres brûlent les cadavres. Dans leso ^me de Siam , la femme fe jette dans le bûcher de,P mari, toute habillée 8t auffi parée que le jour de fesf Ces> Les Brachmanes leur inspirent cette folie, Sc leurde^ entesi dre qu’une femme qui fe brûle, avec le corps*°ti mari, va droit en paradis,v-m professe , aux Indes, toute forte de religions. II^ p des Juifs , des Chrétiens, des Mages , des Maho-tans > des Idolâtres. La'plûpart croient à la métem-e(f C °k' ^ es idolâtres du côté de Guzurate , font Pytha-o^ ri ciens 8c Manichéens. On les appelle Baniani ; c’estils p riITle énorme, parmi eux , de tuer même une fourmi :tnpt P ar fument, ne prennent qu’une femme, fe per-Un l'ufure, à jeûnent toujours. Ils mangent le soirfoi Bl0rceau de sucre, 8c boivent du lait. Ils nourrissentid ^P^fement des fourmis avec du sucre. II y a d’autresmatres, nomm èsAkdoujì; ils fe privent, pendant quel*cfi 6 i 6ms ’ tout Pi^iht, ôcse livrent après à la débau-e *a plus effrénée. D’autres font Pyrrhoniens 8c ne re-°nnoissent aucun culte.
Les habitans du Pégu adorent, comme les Chrétiens,^ Dieu, qu'ils représentent fous les figures de trois per-oirnes égales. Ils le nomment Sanrouïi ; ce qui signifie11 seul Dieu en trois. D’autres enfin adorent une idole.PPellée Schekenat ; lorsqu’ils fe marient, ils mettent,Urant trois jours , leur nouvelle épouse dans le templee cette idole : fi après ce tems, ils la trouvent déflorée,t e qui arrive presque toujours, c’est l’augure le plus avan-la §cux qu’ils puissent avoir; si, au contraire, elle est vierge,*j e qui arrive lorsqu’elle est fort laide, c’est un présagedu pl us grand malheur. * Manuscrits de la Bibliothèque«« roi.
,, I.NDEA, grande riviere d’Afrique, dans le royaumej y mina. Elle vient de l’est, 8c fe rend dans la mer, au-úe ssus d e la Cambra, vis-à-vis de Sanjalli. Ses bords fontgarni ? de grands arbres. Elle a près de son embouchureV n V1 hage de même nom. * Carte de la Gambra , parlean Leach, 1?ìlm
1 at - P^CUM ou Indiciacum CASTRUM , nom* ln de Saint-Flour , ville épiscopale de France, enixfí? ne - Voyez S. Flour.tin • ^BILIS, ancienne ville d’Espagne , selon Fron-í ’ Cl so par Ortélius, Thefaur. Ce fut là que Hannonj •T*'? en fuite par Cn. Scipion. Antonin, Itiner. met’ Entre Dertosa 8c Ildum , à vingt-fept mille pas^‘Une, & vingt-quatre mille de l’autre. Tite-Live,*3 , c. 49 parle d’une ville nommée Incìbilis , selonel ques éditions ; d’autres portent Intìbilis ai IntibiliPP u gnandum. Cela résout le doute d’Ortélius, qui de-deT- 6 ^ l 'Intibili d’Antonin est le même que YIncibilisCte-Live. DeMarca, Hispan. 1 . ì, c. 8, p. 129,n,,; ,ct Ue c’est présentement le bourg de San-Mattlieo ,^ ìm sur ia "Me de Tortose à Valence,desP , C A» ’IkPw», ancienne ville d’Espagne, prèsl e yténées, selon Etienne le Géographe, qui dit quedlca^^-^ n digetes prenoit son nom de cette ville In-’ ^ui etoit la capitale de la nation. Sur quoi Depur les a ’ £ ls P*n. 1. 2, c. 18, p. 17»» observe qu’Am-de ce * ^^Porite , a toujours été la place la plus connueVoint A^on; & \\ en tire cette conjecture qu’elle n’estíàit r. J) rente d'Ampuries, 8c que ce dernier nom a,P er dte l’autre. Cette pensée s’accorde tres-bìen avecde Strabon, /. 3, p. 160, qui parlant%? nœ . » ,dit : elle est divisée en deux villes par une„ a > . drée autrefois lorsque quelques Indigetes de-ticuf° lei j tout au Près.Quoiqu’ils eussent une forme par-leur 'f* 6 < gouvernement, cependant ils voulurent, pourUr cte, etre enfermés avec les Grecs, dans une
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même enceinte de murailles, quoiqu’iîs en fussent inté-rieurement séparés par un autre mur. Avec le tems, ilsne firent plus qu’une ville ensemble , & il se forma unmélange de Joix grecques Sc barbares ; ce qui est arrivéencore à d’autres villes. Ainsi ce nom étoit celui d’unepartie de la ville d’Ampuries, avant que les Marfeilioiseussent fait prévaloir ce dernier.
, INDICITbE. Voyez Indigetes,
INDICIACUM. Voyez Indiacum.
1 NDICOMORDANA , ville d’Asie, dans la $og-dinae, selon Ptolomée, /. 6, c. 12.
INDIGENE : onappelloit ainsi, chez les anciensLatins , les premiers habitans d’un pays, que l’on croyoitn’être point venus s’y établir d’un autre lieu. Ce mots’exprime en grec par «tvfliytv»ìí qui a été engendré là>Le nom latin est formé d 'Indu , employé anciennementpour in , comme on le voit souvent dans Lucrèce , degeno , au lieu duquel on dit gigtio , mais d’où genus8c genitus sont formés. Les anciens payens ayant perdules traces de l’histoire de la création, íe firent des fablesridicules 8c impies , & fe figurèrent que les hommesa voient été engendrés par la terre. A mesure qu’ils s’é-loignerent de leur premiere patrie, ils oublièrent peu-à-peu leur véritable origine. L’ignorance de quelques-uns devint fi groísiere , qu’ils fe crurent une productionde la terre qu’ils habitoient. Les Allemands ne donnoientà leur dieu Tuiscon, pere de Mannus,l’un 8c l’autrefondateurs de , leur nation , qu’une origine communeavec les arbres de leurs forêts. Les Athéniens qui af-fectoient de fe dire ’Atm^Soj/tr , ou nés d’eux-mêmes,ne l’entendoient pas dans un sens plus raisonnable. Maisen écartant toute fiction , le mot Indigence signifie lesnaturels d’un pays, ceux qui y font nés, pour les distin-guer de ceux qui viennent enfiiite s’y établir. C’est ainsique les Hotentotsétoient Indigence, par rapport aux Hol-landois qui ont commencé la colonie au Cap de Bonne-Efpérance ; & la postérité de ces mêmes Hollandoisest devenue Indigence , par rapport aux nouvelles fa-milles qui iront l’augmenter. Voyez l’article ABORI-GENES.
1. INDIGETES , a été dit dans un sens assez sem-blable. II vient d 'Indu & d ’ago , & signifie ceux quidemeurent dans un pays , ou simplement fes habitans :de-là vient que les payens appelloient de ce nomles divinités particulières qu’on adoroit dans une contrée.
a. INDIGETES : l’ufage ayant rendu ce nom com-mun, la ressemblance du son fit qu’on le dit poursignifier un peuple particulier d’Espagne, dont le vrainom auroit du être Indicetce à’Indica leur capitale. Onnomma austi ce peuple Endigeti. Voyez ce mot 8cl’article d’iNDiCA.
INDOSCYTHE, ancien peuple d’Asie, aux confinsde la Scythie 8c de l’Inde, vers le confluent du Cophène8c de l’Indus. Ce font les Scythes que Denys le Perié-gete appelle méridionaux. En effet ils l’étoient par rap-port à la Scythie ; mais ils étoient septentrionaux parrapport aux Indiens. Ptolomée y met les villes suivantes,
au couchant du fleuve :
Artoarta ,
Andrapana ,
Nasbana ,
Banagara
8c Codrana.
Sur le fleuve même,
Embolima ,
Paradabathray
Pentagramma ,
Pisca ,
Ajìgramma ,
Pajìpeda ,
Tiauspa ,
Suficana ,
Arijlobathra ,
Bonis ,
Axica ,
Colaca.
Mais c’est trop étendre l’Indescythie, que de l'avancerjusqu’à la mer des Indes. II y comprend encore les iíles8c plusieurs villes autour de l’Indus, 8c borne l’Indoscy-thie par le pays de Larice, auprès de la mer, à l’orient.
INDOUSTAN ; quelques-uns écrivent Indoflan ,d’autres Hindoujìan. J’ai dit ailleurs que les Orientauxont une aspiration très-forte en prononçant ces. sortesde mots, Sc qu’un Persan qui parloit assez franqois pours’expliquer en cette langue , ne pouvoit jamais dire lesIndes , mais les Hindes, Nous avons pris ce nom d’In-
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