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jj ? rien vu , comme font les rois de Perse à leur ave-a HEnt a la couronne. Les Persans regardent cette piécelo C 1 n P^ us ^'admiration que nous ne regardons l’hor-d’nf ^ tra sbourg ou d’Anvers , & comme un chef-ch UVre de forces mouvantes , quoique ce soit un mé-fiére 1 Caradon , & que les ligures soient des plus gros-
la V marc ^ impérial , íitué au nord de la place ,en faitsor US 1ran d e Sc plus belle entrée. J’ai dit qu’il a lade 1116 i A Une demi-lune enfoncée. Le portail est un grandres ! ~ dorne î fait de carreaux de porcelaine, peints de m o- -^es de diverses couleurs, où aboutissent deux grandstrn' a ^ tS ’ c l u ' règnent tout autour de l’édifice, élevés de(j e ls ? quatre pieds fur le re2-de-chaustée , Sc profonds^ quinze à seize, lesquels sont revêtus de tables de jaspeq Ue , e Porphyre, à quelques coudées de haut, austi-bienu so Mur de l’édifice. Lés parapets fervent pour l’éta-des jouailliers Sc des orfèvres. Le portail est peint ;c y a représenté une bataille donnée par Abas le Grandp ,î re les Usbecs ; il y a au-dessus Sc au-dessous des re-] a stations d’Européens, qui font à table , le verre à^tuain, hommes Sc femmes, en posture de débauchés ;p l ? ut cela fort mal peint, selon le peu de capacité dest * ans . dans cet art. Au haut est une grosse horloge deso rs ^ds en carré, laquelle est à-préfent démontée ,est k d’horloger, soit parce que toute forte de sonnerieson 1° m ' na ble uux Persans, à qui la religion interdit lea , a&s kloches : il y en a pourtant une grosse, élevéeson 3U ^ P orta 'l, & stui en fait la cime ; mais elle nene jamais. Le bord a un liston de lettres moulées,
H . en ant ces mots : Sancla Maria , or a pro nobis mu-- u f ì ce qui donne lieu de croire que cette clochelT1 1|: a Jiuelq ue couvent de religieuses de la ville d’Or-» s , d’où elle a été apportée.
'jÇ e *j Persans appellent ce marché Itayferle, du mot de’ q ui estez eux signifie César. II rnene dans le plus*** & le plus somptueux bazar d’Ispahan , Sc où l’onv , les plus riches étoffes. Ce bazar est couvert en^? ute . Le milieu, qui est un grand rond, couvert d’unduK 6 presque fort élevé, de même que la voûte^ bazar , donne entrée du côté droit à la maison de la3D° n ns* e ’ ^ à l’autre à Un magnifique caravanserai,Ppellg le caravanserai royal , parce qu’il est du domaine« roi. Ces deux édifices ont de grands portails, de mêmefracture que le portail impérial. Celui de la monnoieest peint d’une représentation d’Aly , successeur de Ma-homet , qui délivre une belle personne des mains d’unlion. On reconnoît ce héros des Mahométans, tant àson sabre à deux pointes, qu’au voile verd qui lui couvreso visage. Les Persans couvrent ainsi le visage d’Aly ;sosos ils couvrent d’un voile blanc celui de tous leursProphètes Sc de leurs saints, pour dire que le visagej. es saints est incomparable, Sc qu’on n’en peut repré-^nter les traits, merveilleux. Un peu plus loin, on se. °Hve entouré de cinq ou íïx caravanlèrais , les plus* jsos Sc les plus riches de la ville,de ans ^ es b a K ars qui environnent la place, on vend^ soutes sortes de denrées , comme on fait fur la place.0t ? s so Grand, fondateur de cette place royale , avoirotMé les choses de telle maniéré pour la commoditéehns° mnierce , qu’on pût trouver dans la place même lesZar es les plus communes, St les plus rares dans les ba-c , s qui sont à l’entour, St que les ouvriers fussent pla-entte i e marc hé Sc les bazars.
*rou nSU îí e ’ en prenant à gauche vers le palais royal, oncuir* âeux très-grands caravanserais , qu’on appelle la*re 1 ì parce q ue l’ un contient les cuisines du roi ; l’au-quée* b ° Ucfier ie- En tirant à droite, au sortir de la mòs-dnm ° n soouve le beau caravanserai de Macsoud-Aíjar ,pi a 'P arl é.
a PDella de ce caravanserai, il y en a un autre qu’onOnt a des ven deurs de rq , où les étrangers de Babylonede diff'° UtUmé de se loger ; Sc de-là on passe les galeriesd u céd eretlS ouvriers, dont la derniere finit à la mosquéedeux 9 n vo ‘ t a côté de cette mosquée les entrées dela P ar !p j ds caravanserais nommés de Gulpegon , ville dede M ?soe, soignant la mosquée, est le portail du palaisIslam ç ame d-Megdy , premier ministre, Sc du Cheic-El-. «son ssere. Le même portail sert pour les deux pa-» ot piu s ayant, il y a un grand collège, qui porte le
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même nom que la mosquée, ayant été bâti ën mêmè tenis sSc par le même. fondateur. . . .
. On laisse à côté du collège un passage sous terre, quimene vers la forteresse par de petites rues laies » dansle.squellés il y a cinq ou six caravanserais , qui , commeles maisons d’alentour , ne font habitées que par des fem-mes débauchées. Puis on entre dans le canton des mar-chands de souliers fans talon. Les souliers des hommes Scdes femmes sont tous, semblables en^Perse. Au boiit, ontrouve les entrées d’un bain & d’un caravanserai, qutsont fur le derriere; car les galeries ne sout interrompuesd’aucun édifice. Après, il y a une galerie de revendeurs ,&c ensuite un portail qui mene à trois caravanserais l’uncontre l’autre, qui porte le nom d ’AlyrConlikan Ç’estoù fe tiennent les plus riches Indiens , qui font les ban-quiers & le changeurs de la Perse. De-là on passe le quar-tier des faiseurs de dentelles, & de boutons d’or & «Pur-gent , lequel finit à une des grandes avenues de la placeroyale ; celle par où l’on va au quartier ou est le bureaude la compagnie Hollandoìfi , & Yhospice des capucins»Le palais du fameux Iman-Coulican en est proche ; ilétoit le généralissime des armées de. Perse, sous Abas leGrand, & le principal instrument de ses conquêtes.
Ces galeries aboutissent à un collège qu’on appelle d&Abdalla. A quelque distance de là , est l’entrée d’un beaucaravanserai construit aux dépens de Sefi-Mirza , filsaîné d’Abas le Grand , celui que ce prince fit mourir. IIy en a un autre tout proche qui mene au bazar, où l’onimprime d’or & d’argent, ou de couleurs, les étoffes desoie , de même que la toile. Un peu plus loin, on trou-ve le caravanserai du nom de la mere de Se fi I»
qui le fit bâtir : ií y a à ces côtés quatre autres, cara-vanserais plus petits, qui portent le même nom. On lesappelle aussi tous cinq Londra-Fròuch , c’est-a-dire ven-deurs de Londres , parce que ce sont les magazins desprincipaux marchands de drap , qu’on appelle Londres ,à caulé que c’est des Anglois que les Persans ont eu le pre-mier drap , & qu’ils continuent de le tirer.
Le palais royal n’a guères moins d’une lieue & demiede four. Le grand portail donne fur la place royale. Oul’appelle Aly-Capi , c’est-à-dire la porte haute , ou laporte sacrée , & non pas la porte d’Aly , comme quelques-uns pensent, trompés par la conformité du mot. Elle esttoute de porphyre & fort exhaussée.
Le seuil est auffi de porphyre de couleur verte , haut;de cinq à six pouces , fait en demi-rond. Les Persans lerévèrent comme sacré ; & qui marcheroit dessus, seroiíjpuni : il faut enjamber par-desius. Toute la porte mêmeest sacrée ; les gens qui ont reçu quelque grâce du roivont la baiser en pompe & en cérémonie, en mettantpied à terre ; St se tenant debout contre, ils prient Dieuà haute Voix,pour la prospérité du prince. Le roi, parrespect, ne le passe jamais à cheval. Au-devant, à cinq ousix pas du portail, sont deux grandes sales ; en l’une léprésident du divan administre la justice St expédie les^re-quêtes présentées au roi ; St dans l’autre le grand-maitrêd’hôtel, qu’on appelle, en Perse, chefdes maîtres de la.Porte , tient son bureau public. A côté il y a deux autressales plus petites, qu’on appelle Jalés des gardes , parcequ’elles ont été faites pour un corps de gardes : vis-à-visdes jardins, à main gauche , est le pavillon qu’on appelletalaar tavihh , c’est-à-dire le salon de l'écurie , qui elìbâti au milieu d’un jardin , dont les allées sont couver-tes de platanes. Dans celle du milieu qui fait face au sa-lon, is y a de chaque côté neuf mangeoires de chevaux ,ausquelles, les jours de solemnités, comme à des audien-ces d’ambassadeur, on attache avec ries chaînes d’or au-tant de chevaux des plus beaux de l’écurie du roi, couyverts &t harnachés de pierreries ; &t l’on met auprèstous les ustensiles, d’écurie, qui sont aussi d’or fin , jus-qu’aux doux & aux marteaux. C’est paf cette allée qu’onfait passer les ambassadeurs pour aller à l’audience , ôcles autres étrangers de qualité , ásin qu’ils voient cettepompe merveilleuse. Ce salon de l’écurie a cent quatrepas de face , vingt-fix de profondeur , & vingt-cinqpieds de hauteur : il est couvert d’un plafond de mosaï-que , assis sur des colomnes de bois peint & oore; 2>cil est séparé en trois sales, dont celle du milieu est eleveede neuf pieds du rez-de-chaustée , & celles des cotes, detrois feulement: les séparations font faites de châssis de
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