1 'ì
ISP .. .
^5 0lt ’ & ou on loge les hôteííes, comme les femmes•^ a ‘ u équi rendent visite , les princesses dufang royal,ont mariées, & les femmes 8c filles qu’on fait voir^ rQl Pour leur beauté. Un autre s’appelle amarath-fer-£ n - s l comme qui diroit leparadis , le troisième divan-f^ lne, k sale des miroirs, parce que le salon de ce troi-la e A Cor P s logis est tout revêtu de miroirs , 8c mêmela rn° Ure ' ^" e quatrième se nomme amarath-derid-cha ,vin 6r r °y ale » parce qu’il est bâti au devant d’un étang dele s / P'ods de diamètre. Les Persans appellent mer royaleext Êtan § s & les bassins d’eau qui font d’une grandeurto ^''dinaire, comme est celui-ci qu’on voit couvert deVo j es ^tes d’oifeaux de riviere, St au milieu duquel ontr e V n Parterre verd d’environ trente pieds de diame-k ^ x Pouces seulement au-dessus de l’eau , entouréqy ” Palustre doré. Les bords de l’étang , à la largeur decar ^ t0 'fo? kout à l’entour , font couverts de grandsmarbre. On y voit un petit bateau attaché ,aile 6 * d’écarlate en dedans , pour fe promener, 8cr . au parterre. Les quatre rois , qui ont régné avant lejj e i Ier , ont fait bâtir chacun de ces palais, ou corpsIon °^ 1S ‘ four à deux étages , le bas consistant en fa-*l e l ’ avec des chambres &£ des cabinets à l’entour , 8cSale 3 " 11 en chambres qui font plus petites, en cabinets,deu r neS ^ uiches de cent fortes de figures 8c de gran-.vrais 5 ,’ u Ve - C petits degrés dans les murs. Ce font dePeint j frites que ces fortes d’édifices. Ces palais fontfont d’^orés 8c azurés par-tout, excepté où les plafonds<] an ,, e ra Pport, 8c où la boiserie est de senteur. On voits Ur i 1 Un de ces palais un salon à trois étages , soutenuPne CS c °l° mnes de bois doré , qu’on pourroit appelleré t a„^ r ° tte » car l’eau y est par tout, coulant autour des(J e ° es dans un canal étroit, qui la fait tomber en formedu^fP 6 ôu cascade , de maniéré qu’en quelque endroitd e i a . 0n que l’on fe trouve , on voit l’eau tout autourç n ?*• Au-delà de ces grands corps de logis, on trouveace un long édifice qui contient un grand apparte-j, n [., au milieu de trente autres plus petits , tous furch 6 k ne ^ a double étage, consistant chacun en deuxd e a \. re ? ’ ^ Un ca ^’ net » avec un perron fur le devantCp ï R' eds de profondeur , 8c de quatre de hauteur.
fur
)
pour
Le palais royal a cinq principales entrées..La premiereest celle qu’on appelle la porte haute ou glorieuse , au-dessus de laquelle est le magnifique pavillon , qui est fiélevé , qu’en regardant de-là dans la place , les gens quiPassent, ne paraissent pas grands de deux pieds. Ce beauPavillon est soutenu fur trois rangs de hautes colomnes,orné au milieu d’un bassin de jaspe, à trois jets d’eau.jr es boeufs y font monter l’eau par trois machines quiont élevées l’une fur l’autre par étages. La seconde en-r re . e du palais royal est celle qui mene à la porte du ser-tr' A a troisième est au nord, appellée la porte des qua-£ ^ a (fins. La quatrième est à l’occident vers la porteyj a ville , qu’on appelle impériale. La cinquième esttuìr' VlS P ef st arsenal , qu’on appelle la porte de lafi ne , parce que les cuisines du roi en son proches.j 0 z ba^ar , ou marché impérial , est fermé la nuit, leautr ° U ver| dredi 8c les grandes fêtes, comme tous lespi t r f s grands bazars de la ville. Assez près de-là est l’hô-qui qU ' on appelle darelchafa , l’habitation de la santé ,cloù C assemble en rien à nos hôpitaux ; car c’est un^ 'tre , autour d’un jardin, composé de petites chamron basses a deux étages, assez jolies, au nombre d’envi-fon^^re-vingt en tout. Cet hôpital est fort pauvrementà ] a f’.^has le Grand le fit bâtir, 8c un caravanserai toutoffil- 0,s » dont le revenu devoir servir à l’entretien desT^del’hòpital.
Iar e , o Van Çant plus loin , on entre dans un barytr fortcar n 01 fo rt haut, qui est le plus long de toute lá ville ;des n. a • ert hx cens pas géométriques. II est tenu par
A n7'i ers de Pfosieurs efpeces.qu’on 4 6 ques deux cens pas, en tirant vers la portecarré#. ap , pelle im P íri *le , on trouve une grande placefat ’ .^quelle est au devant du palais du cedre mokou-to Us V qu ‘, est le pontife général, ou le surintendant den e blens d’egliíe dans tout le royaume , lesquellesj P as de fondation royale. Ce palais est le pluse tout Ifpahàn, contenant des cours très- fpacieu-
S7 5
fes, de grands jardins, des sales de quatre-vingt pieds deface, 8c beaucoup d’offices : c’est un bâtiment moderne,
En rentrant dans,ce long ba^ar , on trouve.au milieuun grand carrefour : il est couvert d’uri haut,dôme, dontle centre est un haut soupirail pour donner du jour. Tousles bazars font éclairés ainsi par des soupiraux aux voûtes.Ce carrefour mene, en prenant à droite, clans une placequi est aussi grande que la place royale à Paris, mais quin’a rien de beau d’ailleurs. On l’appelle maidonneu ,c’est-à-dire la place nouvelle ; A bas II l’avoit fait fairepour y retirer tous les marchands de la place royale.
Au sortir de cette place, en tirant vers le palais royal,l’on passe entre deux grands corps de logis qui ont debeaux jardins derriere, dont l’un s’appelle Amarai Mafia -med Mehdy , qui est le nom de celui qui étòit premierministre à la mort d’A bas II ; l’autre Amarat - Cha-.Tahmas, qui étoit roi de Perse avant Abas le Grand, fortfils. Amarat signifie proprement maison de plaisance, 8ec’est ce que les Italiens appellent villa. Ces maisons fontprésentement changées en deux ateliers ou galeries pourles manufactures du roi. On y voit dans un appartementséparé les moulins d’un diamantaire Européen , qu’A-bas II avoit fait venir à l’instigatiori des jouailliers Ar-méniens ; pour tailler un diamant du plus de deux censmille écus ; car quoique les Orientaux ayent lés mines desdiamans dans leur pays , ils n’ont pas Fart de les taillerau degré que nous l’avons ; leurs diamantaires tiennentleurs pierres à la main fur la roue , comme les pierrestendres ; ce qui rend leur ouvrage fort défectueux 8eimparfait : aussi tout ce qui est taillé en Orient, est tailléde nouveau chez nous, lorfqu’il y arrive.
En avançant vers le palais royal , on passe fous ungrand portique qui tient toute la rue, 8c qui est couvertd’un pavillon, lequel on appelle la maison de crystalparce que tous les châssis sont faits de grands carreaux decrystal de roche , parfaitement beaux : ensuite on tra-verse la place des Quatre-Bassins, qui est une grandeplace carrée , entourée d’arbres , où il y avoit autrefoisquatre bassins d’eau , qui sont à présent comblés. Onlaisse à droite la porte du palais royal, qu’on appelle laporte des quatres bajfins , qui est celle qui mene à cegrand salon nommé les quarante colonnes , 8c à gaucheun édifice imparfait, qu’on appelle l'atelier de la minière ,parce qu’il avoit été commencé parles ordres d v1 ,ha-med-Bec, premier ministre d’Abas , homme d’un espritvaste ôt ingénieux , qui s’étoit mis en tête de tirer deFor 6 L de l’argent des minéraux de Perse , où il y a eneffet de For 8c de l’argent ; mais lá dépense qu’il fautfaire pour les tirer, excede le profit. La mort de ce mi-nistre , arrivée peu après , tut cause qu’on laissa là l’édi-fice 8c le dessein. A quelques pas au-delà, on voit un.grand palais , où loge présentement ■ Manoutcher-Caagouverneur du pays des Lours, qui est une grande pro-vince frontière de la Párthide.
Voilà tout le côté gauche de la place royale ; venonsà la droite, en commençant par l’hôpital. On entred’abord dans Un beau 8t riche bazar , qui porte le nomde Lulebtc , celui qui Fa fondé, lequel étoit grandlurinfen-dánt du tems d’Abas I. II y a fur le côté de ce bazar deuxcaravanserais áussi grands qu’aucun autre rapporté ci-deí-fus ; l’un s’appelle 1 q caravanserai duroi , parce qu’il est defondation royale, de même qu’un bain qui est tout joi-gnant. On y vend de la porcelaine de Kirman 8í de Me-tehed, deux grandes villes de Perse , où l’on fait de laporcelaine si fine , quelle peut passer pour être du Japon6 c de la Chine ; car la matière en est d email dedanscomme dehors; aussi les Hollandois, à ce qu’on assure ,la mêlent 8t la font passer avec de la porcelaine de laChine, qú’ils débitent en Europe. L’autre caravanseraiest surnommé de Luebec , comme le bazar ; 8c il estrempli d’Indiens, 8i des riches marchandises des Indes:le bazar en est aussi rempli. On n’y voit que brocards8c qu’habits de brocard 8c de broderie. Le bazar abou-tit à la maison de la compagnie Angloise , qui est ungrand 8c spacieux palais, ayant ''trois corps de logis,avec un beau jardin 8c de beaux bassins d’eau ; niais t >utcela tombe en ruine , la compagnie n’ayant plus a pré-sent, à beaucoup prés , ni le même négoce, ni le mêmemonde à Ispahan , que lorsque ce palais lui fut donné;ce beau logis ne sert plus à la compagnie que de mai-son de campagne , où quelques facteurs viennent passés