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pelle la tour à fond de Ikon , parce qu’elle est cou-verte de faux or en plusieurs endroits. Dans ce quartieril y a trois autres petites mosquées, dont l’une renfermele tombeau de Seid-Âhtnea Zemchi , l’autre celui deEmin-Yeddy-Hajjen , grand-vizir du fameux Sulton-Melek-Cha , roi de Perse , Sc l’autre celui du preux Ba-bylonien. Le mot de preux en persan , est divone ; Scèn turc, dtly : mots synonymes, qui signifient égale-ment fou Sc brave. Les principales rues du quartier fontla ^ed , Emin-Yeddy-Hajjen , la rue de Harom-Vzlaud,la rue de Gulbar , la rue de Nackchion Sc la rue de Tak-ga ; & les principaux bains font le bain des Safran iers;Sc tes bain des Tailleurs de pierre. La rue de Takgamerie à une place qui porte le même nom de Takga ouTakuga , c’est-à-dire lieu de thrône , qui est un endroitdes plus fameux de la ville. H y a une infinité de caba-rets à caste Sc à kokenaer , qui est une infusi: n de pa-vot , dont l’on boit pour s’échauffer Sc fe récréer , Scqui enyvre de même que le vin. II y a toujours là uneprodigieuse affluence de monde à boire , ou bien qui vaen dévotion au sépulcre de Haram-P elaïed , qui estproche de-là, Sc qui est un des pèlerinages des Persans,òù l’on prétend qu’il fe fait des miracles. C’est un grandmausolée, fort bien bâti , selon l'archirecture Persane.II lert de mosquée , ayant dés tourelles à côté , commeles grandes mosquées. Haram- Veldied signifie corpssaint ,ou, comme d’autres Tinterprétent, le saint du pays. IIn’a point de nom particulier, parce qu’on ne fait pointqui étoit précisément cé prétendu saint. Les Turcs, qui,au jugement des Persans, font des Mahométans héréti-ques, les Juifs Sc les Chrétiens, de quelque secte qu’ilssoient, disent tous qu’il étoit de leur religion. Les Ar-méniens ont une autre tradition touchant* ce lieu ; c’estque les Mahométans, lorsqu’ils envahirent la Perse, yjetterent dans un puits toutes les reliques des églises Chré-tiennes de cette ville ; ce qui l’ayant rendu vénérableaux Chrétiens restés dans le pays , ils mirent des pierresdessus póur servir d’enfeigne. Les Mahométans, à leurexemple, se mirent à révérer cet endroit, Sc enfin ils ybâtirent des mausolées. C’est ce que la commune tradi-tion rapporte de ce sépulcre. Tout auprès il y a deuxpuits remarquables ; le premier, à cause qu’il sert de sé-pulture à im brave nommé Hatem , qui étoit un desplus forts hommes de son tems. L’autre puits est grandSc fort beau. On l’appelle le puits de Heyder-ïndi , dunom de celui qui l’a fait faire , lequel étoit un grandmarchand des Indes, qui, dans une dangereuse tempête,fit vœu au saint d’Haram-Velaïed, que s’il en échappoit,il bâtiroit un puits large Sc profond , proche de fa mos-quée, où un homme feroit entretenu pour donner àboire aux passans ; & à côté une estrade de pierre,haute, entourée de balustres , pour la commodité deceux qui viennent là , soit par dévotion , soit par di-vertissement.
En tirant de Tatkga vers la place royale, par unegrande rue, qui s’appelle la rue du thrône , on trouve lepalais du petit prince. C’étoit le grand-pontife du temsd’Abas II, & le frere de Kalife-Sulton , premier minis-tre. On rencontre encore le palais de Gelandar-Bachi ,qui est le grand écuyer. C’est un des plus beaux Sc desspacieux palais de là ville. Après on passe les rues deFereidon-Médecin , & de Mehter-Dichtemour, ainsi nom-mées parce que ces seigneurs y avoient des hôtels. Onlaisse à gauche celui du Moufiophy-El-Memalek , qui estle premier secrétaire d’état, Sc le caravanserai des peu-ples de Dergefin ; Sc eníùite on trouve des écuries roya-les , qu’on appelle les écuries du maître des tems , parceque le roi les a léguées au douzième Sc dernier Iman,«u vrai Calife, successeur de Mahamed, nommé Maha-med-Mehdy,^ qiK les Persans appellent maître des tems ,pour dire qu’il n est pas mort, n’a pas cédé au temscomme les autres hommes. Ils croient en effet qu’il n’estpas mort ; maïs qu on le garde dans quelque endroit in-connu , d’où il reviendra un jour faire la guerre aux en-nemis de la loi ; & pour cet effet on tient toujours là,nuit & jour de beaux chevaux sellés Sc richement har-nachés , dont il y .en a toujours deux de bridés, afin quele Calife monte dessus au moment qu’il paroîtra. Aprèson passe la rue de Mir-Ismaël , ou il y a un hôtel , uncaravanserai de ce nom, Sc un bazar, au bout, qui joint
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îe bazar du Mhordar-Kochon , le garde des sceau* ^guerre , lequel bazar se rend au caravanserai no ^Begum ou de la reine , parce qu’il a été fonde P almere de Sephy I. On voir tout proche un autre cvanterai & un bain, qui portent tous deux le noIîlPayder ; <J e. Quand on a passé ce quartier, on entre dans cei ^Nimaourde, un des plus fameux ík des plus peuplespahan. Ce qu’il y a de remarquable est la rue Choulou ; là mosquée de Zoulfogar, qui est le nom du 3 ^d’Aly ; un bain 6c un hôtel, qui portent le nom de A J) ■trache, c èst-à-dire le barbier du corps , qui est ce . j efait le poil au roi , ce qui est un office considérable » j alogis de Cheib-Minj ,, vizir du pays de Karaolous ,rue neuve, où,est une maniéré de couvent pour l es ■vielles de la secte de Souphis. On l’appelle le ^ a ist,des derviches Sous s ; le bain lavandier ; la rue des ^où on monue une de leurs synagogues; le baz ar c e-ramené 6c le caravanserai d 'Abas : c’est le prince fmierdu nom, qui le fit construire , & c’est un des b £caravanlerais de la ville. Au milieu de ce quartier de ^muourue , il y a une assez grande vallée qui enp° r . c j enom, au-delà de laquelle on trouve le caravanier 1l 'Eléphant ; la rue de Moutabon , où est la 111 re-dite de la VwLence ; le palais 6c le collège de yCa^y, qui éroit Chúc-eL-IJiam ; le palais áTbrahd 1 '^ton , grand-panetier ; 6c après on vient àde Hakim-Ùaûúd , qui est une des plus belles & „
plus spacieuses d'Ispaiian , occupant près de < 3. uaíf an tepens de terre, & ayant coûté plus de cent cinst 1 *mille écus. C’est aussi la derniere grande mosq ue a0 tait été bâ ie dans cette ville. Le fondis étoit aup asaun grand cifnetiere.
De cette mosquée on entre dans la rue
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Hajjein, Sc ensuite daus celle de Baba-Ketnal°d . p3 -
y a de fort belles maisons, qu’on peut appeíler c 7/ / 5<í'
lais, comme celle de Hakim-Mafjenat; celle de ^
Gelais gendre d’Abas le Grand; Sc trois autr
portent chacune le nom de Mahamed-Baguef -, ff!' c e>
trois grands hommes de lettres, chacun dans leur l cl
tous trois appellés Maíiamed-Baguer, Le premi er, tt^gs
nommé le Corajfonien , étoit le principal du c °L r
d Abdala, le plus grand & le plus riche collège ç fvX
han. Ce Mahamed-Baguer passoit pour le plu 5 . g£
homme de Ion siécle, fur-tout pour la thêoW e '$V
être digne de la qualité de Mouchtehed ou Vi ca ' r
man. Le second Mahamed - Baguer étoit se rn / V 3 nf
Yefdy, du lieu de fa naissance : c’étoit un autre * e .
qu’on estunoit le plus habile mathématicien dur°r c \ié
Le troisième fut surnommé l’Astrologue , & étoi t | L )I , e te
des astrologues du roi. Le palais de ce dernier >
Baguer joint le jardin de Baba- Hussein. Prochj. (0in -
il y en a un autre nommé Megbare , à cause , usl e
beau de Sulton-Melekçha , qui est au milieû f \ à lâ
chapelle couverte d’un beau dôme. De cet . st sis
place royale , il n’y a que peu de chemin, ^ r
considérable. ^vs ^
De la porte de Lombon à cette place , «f . tr ° p0 ste,
considérer ; premièrement , l’édifice joignant J r ctr
qui est le palais d 'Ougour-Libec, Divan Btf ul \
dent du tribunal civil Sc criminel ; le bain u eS Ju g c ’eft
l’hôtel qu’on appelle le grand chenil , parce a u*
pour loger les chiens du roi. Ensuite on se ír ° f 0 nt 1*
entrées de plusieurs rues , dont les princip al ^ es p a pe*
rue des Potiers , la rue des Poivriers , celse ce jj e cse 5
tiers, celle des Gardes-Sceaux de la guerre >. r n0 inn 1 ^®
Fermiers Sc du Bandeau-Royal de la loi, aI . , siâtit
du premier médecin du Sultan Méleccha, f 1 ' [ J p ar l a
un palais, ayants été élevé à une haute r° rt clir e n’ er
faveur de son maître , fur qui il avoit fait u ° e
veilleuse. g jgjis
Quand on a passé cette mosquée, o» entr n un fa>'^
rue dite Baba - Kafem , à cause du tombes g ^te
de ce nom, qui y est construit. On entre o l1
dans une autre appellée la rue de MoU m&n rrt° s ‘
on voit au bout une grande mosquée» Ijomme ^ cet te
quée verte. C’est le dernier édifice considérât)
moitié de ville, qui porte le nom de ;jle tq tíT
Dans le quartier d eDeredechte , d Y a “ n V, aU rnH'^
qu’on appelle la tour des cornes. Elle est sitw d’ ul1 ^