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1 0 î e Palais du gendre de Calife Sulton , grand-vizîr ; îequé A ^ a him-Abd-fíalla , célébré médecin ; la mcs-où ' 2 ^°uloucan ; le cimetiere d’Iman-Zadc-Ismaél,
°ù ! ^ j un grand 6c vieux platane, tout hérissé de cíoux,Vie n CS derviches qui font des mendians de profession,Par nent à>re leurs dévotions , 6c prendre les guenilles■y a i VQeu * De ce quartier on entre dans la rue de Meh-Ç; ° n » où on volt la maison de Janïkan , général desgf anH C ’ fìù étoit le chef de la conjuration eontre led e y'. v ' z ^ r Saroutaki. Proche de cette rue est le palaisv er$ < \ l7flurascan ) dernier roi deGeorgie. De-là, tirantSach^ P^ ace royale, on trouve le palais de Mechel-Dar-c °nfH '° U C ^ e f des porte-flambcaux , qui est une chargeArable. II y a un bain & un caravanserai joignant,u n f 0 ? e le même nom. Abas II logea .dans ce palaisJ Can àassadeur de la compagnie Hollandoise, nomméOn t r UtlíUs , qui vint en Perse Pan 1651. Plus avantpl Us le palais de Mlr{a-Saihïd-Naini , qui est des^W^/ C ' eux ^ ^ es P^ us ^ eaux à la ville ; le bain duM^' c 'djlam , 6c un peu au-dessous le palais de Coja-r oi < a ? am , eunuque , qui étoit mekter ou chambellan du^ à plus son grand favori. Le palais est beaiii*oso n ' entretenu > àté à la droite d’une grande 6c belle^°ndé C s ’ porte le nom d eMacfoud-Bec, & qui estoù 6 Ur les ruines d’une autre mosquée fort ancienne,stadit"^ avo * 1 un tombeau révéré à cause d’une vieillefaì ti q 11 » quoiqu’on ne puisse dire pour qui il avoir étéMl'e n Conserve ce tombeau dans la mosquée nou-cç s p’ P roc he de laquelle il y a un cloître pour recevoirch es . r . tes de gens que les Mahométans appellent dervi-dévo'.' 1 S détendent quitter le monde par principe deVoior, 10 ? ’ êt professer une pauvreté & une mendicitéUn c n 3 ? 5, Proche le palais de Coja-Maharram , il y aPar Ce e f e à un caravanserai qui porte auffi son nom,Conq d les a tait bâtir, 6c que le caravanserai a été] es / ru>t, afin que du louage des chambres on entretîntUial C ~ lèrs de ce collège. Comme la propriété est fortà q»'1 Ur ^ e en Orient , fur-tout pour les gens de cour,foq 1 e souverain ôte la vie 6c les biens à son gré, 6cp 0Ur e !» lùr le plus leger sujet, on prend cette voie-làhâtif r?" ^ndations plus assurées, c’est-à-direqu’on*<ffect- deS bains » des bazars, des caravanserais, dont onOu j S P^[', contrat le revenu a l’entretien de la mosquéej 'clucoUege qu on a fondé, ce qui n ’ est pas de fort
r n § ue duree ; parce que lorsque le caravanserai ou le"azar deviennent si vieux qu’on n’y veut plus habiter 6cVUe par conséquent il ne rend plus de profit, la mosquée«est plus entretenue, ou le collège se déserte, & i’ on^ va chercher qùelqu’autre de plus nouvelle fondation.
0 ntinuant de tirer vers la place royale, on trouve toutî>a? C ^ e un caravanserai, nommé ptre-compagnon , & let atrée^ e ^^J-Mír^a , au-devant duquel est une place
çfi e décrirai présentement le quartier de Darbetic , quide S Ve s S Dotât de la ville , & un des plus peuplés 6cplu^y connus. On le nomme auísi Maidon-Emir , ouPlace - P r '- nct , parce qu’il y a au milieu une grandePiée (3 Ul Porte ce nom. On y entre par une rue nom-an c ; táchende , 6c d’abord on y trouve une haute &laq U en ne tour , appellée la tour de vinaigre , proche ded’I s 5 est le palais d ’Atembec, qui étoit grand-prévôtà 1^3- an ? homme célébré pour fa grande applicationla tranquilité de la ville, 6c à en chasserla s mutiles Scies vagabonds. On rencontre au-delàtier e d ^ee de Mirça-Ismaél , avec un bain &c un cime-Iqq j u , même nom , puis deux autres bains , nommésCq c j Çr f ln de la princejjse , l’autre le bain du pfévôt.est entJ 1 '^ eontigu à un grand tombeau , fous lequelE r og 0n r j? e One fille du roi Haffen , nommée Bibi-Beg-qui, bi ;n Uta trouve ensuite le collège nommé Japherié ,c 'Papv p C j Ue st>rt ancien, est toujours fort beau ; les prin-autres à • ts ôtant revêtus, les uns de marbre, lesfinitr a ,e Ì Ul ^ es vernisées : le palais de Haffen-U-Cui-Petoitn 1 dlt » Pour avoir été bâti par un homme quila m.osn z CUlsinier au commencement de fa fortune; 6cí^ ar betik 2 1 P ar oiffiale , qu’on appelle la mosquée de^ 5 nom du quartier. II y a tout proche un
^'dìre <rn// C/ °^ e ^ e? nomm e Medreçe-Guegut^c est-
Çec olléo fi eur longue d’une aulne . On va de
§6 en descendant par la rue neuve aux glacières,
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qui portent le nom d ‘Ahmed-Abad, parce qu’èlles fontjoignant le quartier ainsi nommé.
De-là, revenant fur ses pas, en tirant du septentrionâ Poccident, on passe par-deyant là maison des Cannes.C’est un grand hôtel appartenant au roi, oc il leur a étédonné pour y habiter en qualité d’hôtes du roi, qui estle nom qu’on donne en Perse à tous les étrangers deconsidération. C’étoit le palais d’un grand-maître de l’ar-nllerie qu’Abas le Grand détruisit avec toute fa familleìau commencement du siécle passé. t
On trouve proche de cette maison un grand palais biendoré au dedans par-tout 6c bien entretenu, oùjogeoitMirqa-Chefi, célébré historiographe ; 6c de-là, en retour-nant au quartier de Derbétic, on trouve une belle mai-son 6c un collège qui porte le nom de Mirça-Can , quiétoit un gouverneur dé province,dit teins d’Abas leGrand, lequel pour des vexations extraordinaires sot at-taché vif au mât qui est au milieu de la place royale, oìton le perça de coups de flèches, son corps y áyant étélaissé jusqu’à ce que le soleil l’eût tout-à-fait desséché :allant plus loin , on descend dans un fond qu’on ap-pelle la vallée de Mad-Soud-Bec , qui aboutit à la ruede Sulton-Zinguen , où il y a un cimetiere de mêmenom , à l’entrée duquel on voit deux tours de pierre.
II y a quatre autres rues assez grandes proche de celles-là ; la rue dés distillateurs ; la rue des chaudroniers ; lárue du sol, 6c celle des deux freres. II y a divers bainsdans toutes ces rues , dont les principaux sont le bainblanc 6c le bain du paradis , 6c au-delà on trouve le pa-lais du chef des architectes, le bazar de l’oie, & diversbains , dont le plus fameux est celui de Coje-Alem, motqui signifie le v^euxsavant , à cause dé son fondateur quipasse parmi les gens doctes du pays pour le plus savanthomme de son siécle. Deux caravantèrais 6c deux col-lèges sont proches, l’un nommé Guech-Conwn , l’autreMacfoud Asjar , 6c un bain qu’on appelle le bain dejeudi , parce que ce jour-là, qui est la veille du jour durepos chez les Mahométans , on y trduve toujours ungrand concours de monde qui se prépare par la purifi-cation à la célébration de la fête.
II y a près de ce quartier une autre vallée, qui portele nom de L'eutfer , laquelle est de grande réputation,parce que c’est une grande poullailerie 6c un grand pas-sage. Au bas de cette vallée , on voit entr’aufres édifi-ces remarquables, deux hautes & vieilles tours , à quoipersonne ne manque de prendre garde ; car on diroittoujours qu’elles vont tomber for la tête , étant incli-nées de six ou sept degrés fur Fhorizon. De-là on entreen la rue des Arabes. Elle aboutit à la vieille Kaiserieou le vieux marché impérial, 6c à un vieux 6c haut pa-villon ou on jouoit des instrumens au soir 6c à minuitavant qu’Abas le Grand eût fait bâtir la place royale!Ce quartier a divers collèges 6c divers caravanserais ,dont le principal est celui du peuple d’Ardeston: 11 y aencore une rue nommée la rue des Juifs , où est leurprincipale synagogue ; outre celle-ci, ils en ont encoredeux autres ; mais qui ne sont proprement que de peti-tes chapelles. Au-delà de cette rue, on trouve un cime-tiere que le peuple d’Ispahan vénéré fort, à cause de la sé-pulture Jìlsmacl-Kemel , qui est un de leurs saints les plusrévérés. (Quelques pas au-delà on trouve un autre tom-beau célébré d’un nommé Dioutat-Byaboni , un hérosdu Mahométisme, dans le quatrième siécle dç leur épo-que , qui, par zélé , couroit sor les Sunnys , qui sont lesennemis de la secte des Persans , 6c les tuoit fans quar-tier, avec une massue, cjui est proche le tombeau à demi-enterré ; c’est une véritable poutre que nul homme nepourroit seulement soulever. Proche de ce tombeau, onvoit une tour renommée 6c fort haute, appellée la tourdu chdmelier.
Je décrirai à présent le quartier de Seid- Ahmedion ,dont j’ai dit que la porte regarde le levant, avec cellesde Haf en-Abad 6c de Kherron. Le premier édifice qu’ony remarque est la tour de Coja-Alem , qui porte le nomde Gulbar , c’est-à-dire chargé de. fleurs , à cause de sabeauté. C’est une tour ancienne 6c recommandable pourson architecture, qui paroît meilleure que lá gothique.Ensuite on trouve la mosquée du quartier , laquelle enporte le nom ; elle est célébré dans le pays, bâtie de-puis sept ou huit cents ans. La tour de la mosquée s’ap-