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ÏST
volt qu’on y a employé les pierres du tonibeaú cl’u ngrand- prêtre de cette déestè. Les colomnes sont poséesfur deux lions avec une tête de vache, Sc on y lit cesparoles L. Publicius Syntropus Archigallus V.F. sibi M. H. H. N. S. ce qui signifie Lucius Publi-cius Syntropus Archigallus vlvens fecit sibi
HOC MONUMEKTUM HjEREDIBUS NON SUIS. L’an2,10 , les habitans de l’iíle voulant se faciliter le trajetau continent qui étoit à quinze cents vingt pas de dis-tance , songèrent à former la chauflée que l’on y voit ;mais dans le même tems , ils travaillèrent à fe mettre àcouvert des incursions des Barbares , qui commencoientà fourrager les provinces de l’einpire. Pour cet effet, ilsélevèrent fur un autre petit écueil qui est dans cettechaussée un fort, nommé Cajlel-Leone. Cette isle eut lefort des provinces voisines , lorsque les Huns, les GothsSc les Wandales s’y jetteront ; mais Juftin I. Payant réta-blie , elle quitta le nom d’^g ida St celui de Copra , ouCopraria qu’elle avoir eu ensuite, & prit celui de Jufli-nopolis qu’elle garde encore dans les actes écrits e/ilatin ; mais lorsque les Vénitiens furent les martres, ilsla nommèrent Capo d’Ifiria , parce qu’elle est devenuela capitale de l’Istrre. Quoiqu’elle fût soumise à la juri-diction du patriarche d’Aquilée, elle ne laiffoit pas defe gouverner par ses propres loix , St étoit en état detenir tête à ses voisins : cependant le doge Pietro - Can-diano II l’affiégea en 932, & la soumit à la république.II paroît qu’elle en secoua encore le joug ; car elle fesoumit volontairement aux Vénitiens le 5 Fevrier 1278,en vertu de quoi on lui conserva beaucoup de privilèges.Les Génois la prirent en 1380, St la facagerent encoreà une autre reprise, parce qu’elle n’étoit pas encore en-tièrement fermée de murailles ; mais on y pourvut, Scle sénat les fit achever l’an 1478. L’Evêché de Capod’ístria fut fondé , selon quelques-uns, par Jean I , à lasollicitation de l’empereur Juftin. Mais il est plus vrai-semblable que ce ne fut qu’en 7^6 , du tems de Gallacinquième doge de Venise. II fut confirmé ensuite parHonorius ; Sc l'an 1221 , on y établit le chapitre dedouze chanoines, qui est présentement de treize , entrelesquels sont trois dignitaires , le doyen, l’archidiacre St1 écolâtre. La cathédrale est d’une ancienne architecture ,St a trois nefs soutenues fur dix huit colonnes de très-beau marbre , Sc est consacrée sous l’invocation de lasainte Vierge , sous le titre de sainte.-Mark-Majeure.L’an 1490, elle fut aggrandie , & Ja façade revêtue demarbre blanc. Elle est ornée de belles chapelles ; en-tr’autres reliques, on y vénéré celles du pape S. Alexan-dre Sc du bienheureux Nazaire, protecteur de la ville.Elles avoient été enlevées par les Génois, Sc transpor-tées à Genes ; mais en 1422 on les rendit. L’églife desServites est d’une grande beauté. Celle des Dominicainsfut rebâtie, après avoir été ravagée Sc détruite par lesGénois. C’est un des trois monastères fondés par S. Do-minique. L’inquisition a son tribunal chez les Francis-cains. Je passe les autres églises de sainte Anne , de saintGrégoire Sc de sainte Claire ; l’hôpital de S. Basso pourles hommes, celui de S. Marc pour les femmes, Sc au-tres édifices publics. La maison de ville est un vieux bâ-timent que l’on croît avoir été autrefois un temple de ladéeste Pallas. On allure que la figure qui représente laJustice, Sc qui est posée entre deux tours, dans la faça-de , étoit la statue de Pallas, Sc c’est ce qu’on a vouluexprimer par ce vers qu’on y lit en lettres Gothiques:
Palladis Aclczcz fuit hoc memorabile Saxum.
Le gouvernement consiste en un podestat & un capi-taine qm y sont envoyés de Venise , ausquels deux no-bles Vénitiens sont adjoints en qualité de conseillers.Cette petite isle jouit d un air falubre Sc tempéré ; lamer lui fournit du poisson en abondance , Sc la terreferme d’alentour est toute couverte d’oliviers ou de vi-gnes qui produisent tous les ans jufqu’à 28000. ornesd’excellent vin. On compte cinquante-cinq villages dansson territoire. Mais le principal revenu de la ville consistedans fies salines. II y a, au levant Sc au midi, près de troismille marais salans qui donnent chaque année plus desept mille muids de sel ; & après que la république en apris ce dont elle a besoin , elle permet de vendre lereste. * CoroneLli , Isolario, t, 1 339 *
ÏSTRIANA , I ■íletJïoi tìókiç } ville de l’Arabíe heu-reuse, seten Ptoiomée, 7. 6, c. 7, qui la met ali pays du
peuple Tkemi. 7 ’ 4
ISTRIANORUM Pórtus, le même qu’IsTROPO
LI ISTRIANUS , "ss ’E, ancien nom d’une rivièresla Chersonnese Taurique, selon Ptoiomée, l- 3 » c ‘çinterprètes doutent st ce n’est point présentement
mita. /.oient
ISTRICI, peuple de Sarmatie , en Europe. Us s t0 * [evoisins du peuple Axiacce , dont ils étoient iépates pfleuve Tyras, selon Pomponius Mêla , l. 2, c. ii '
ISTRICUS Vicus, heu d Italie. Tite-Live faittion de ce lieu, à l’occasion d’un prodige qu’il rac0
1. 24, c. 10. , vé-
ISTRIE, (F) contrée d’Italie, dans l’état des VJLnitiens , au couchant du golfe de Venise. C’est une P fqu’isle renfermée entre deux grands golfes de ‘ 3Adriatique, le golfe de Trieste, Sc le golfe de ,
Les montagnes de la Vena , qui font partie des A p *la séparent de la Carniole Sc de la Morlaquie. Les ^mands l’âppellent H.jlerreich : tout ce pays est f° rt , £Ssain; de-là vient qu 11 est assez mal peuplé en que ‘4endroits, Sc presque désert en d’autres. .0
L’ístrie est partagée entre ies Vénitiens ôc lan 131 ^d’Autriche , qui en poiiecle que que chose au noro> .principauté Sc le port de Trieste; Haudrand luipartie orientale de ce pays , où sont Pédena , y £Costiac Sc quelques autres lieux; il est vrai qu’ils >0la maison d’Autriche, mais on ne les compte p aS ,l’Istrie. L'ístrie Vénitienne a, le long de la côte, en c °mençant au nord,
Mugliá, , Parenzo,
Capo d’Istria, Osera,
Lola, Rovigno*
Pirano, Pola,
Umago, Albona,
Citta Nuova, Ftanona.
Capo d’Istria Sc Trieste ; sont en meilleur air, & nlss. 2peuplées que les autres. Magin, de qui j’ai tiré la P jgrande partie de cet article , suppose que l’ístrie rép°Rà la Japídie des anciens ; cela n’est vrai que d’une p altde l’ístrie & de la Japídie.
ISTRIUM, ville de la Mésopotamie, selonThefatìr. qui cite Nicétas.
ISTRO. Vovez Istros.
ISTRONA. Voyez Istros i. . -
ISTROPOLfS , selon Pline, /. 4, c. ii , an'-'SîçLville fur la mer Noire, à l’embouchure du Danube- Vtoit une peuplade de Milésiens. L’auteur du Périple, 1parfait du Pont Euxin , Oxon , ed. p. 12 j Pto\oiï} ee £ ltEtienne le Géographe, la nomment ífìros Le premiefcomme Pline , qu’elle étoit l’ouvrage des Milésiens,l’éleverent lorsque l’armée des Scythes barbares P.^e'Asie en poursuivant les habitans du Bosphore Lin'rien; il compte de cette ville à Thomi trois cen t5 . tf 6des; ou quarante milles. Ptoiomée la met dans la nMysie. Hérodote , /. 2 , c. 33 ; Sc Juftin , /. 9, c. ^ ’ enomment les habitans ÍSTRIANI. Ar.tonin la n0, ^ r g-IJier, Sc la met à trente-six milles de Tomi ; ce ss" , ^vient beaucoup mieux que les quarante milles du ;? j gpie cité , aux trois cents stades que ce même . ^tícompte pour la distance de ces deux villes; car trois cstades doivent faire 37500 pas. Arrien dans son ^rtpie du Pont-Euxin , p. 21 , fait bien mention d’uss P ^qu’il appelle Istrianorum PoRTUS ; mais il étoitférent d’Istropolis. Le Périple imparfait, de j a cité» P >aussi de l’un Sc de l’autre, Sc les distingue. Ce port eplus avant vers la rivière de Tyras Sc le nord.
1. ISTROS. Voyez Istropolis. , ra -
2. ISTROS, ville de Crete, selon Etienne lé Géog
phe. II dit qu’Artémidore la nomme IstronA. u
3. ISTROS , ville d’Asie , dans le Pont.Eusebé
nomme HiSTRUS. -\s
4. ISTROS, ville de la Japygie , selon EtienneGéographe. Le Grec cite Ephorus,comme en ayan PScie Latin cite Hecatée.
5. ISTROS , isle d’Asie , avec une ville de w-nom, auprès de Triopium,