JTffH f ‘ u Recueil des canons de l’église d’Afrique.
ville maritime de Syrie. C’est l’ancienneVit"’? 5, Voyez ce mot.
j a n^“£CLiDíENSIS, siège épiscopal d’Afrique dans,j yzfcène. Refîitutus , son évêque, souscrivit à la lettre^ re *iee à l'empereur Constantin. * 4 Harduin . Collect.
^^BEL-HADRA, montagne d’Afrique , au royaume^ Maroc , dans la province de Duquela, scion Mar-Co ° 1 ’ -dfriquî , t. 2, p. nó , 1 . 3 , c. 68. On l’appellesiii íl unemen t la montagne verte : elle a le fleuve d’Om-a -r 11 au levant, & au couchant le mont d’Escure quif I e «s deux provinces, avec une partie de celle deìu'lulv ^ y a P ar ' tout de grandes forêts, pins, cèdres &cw lers , où demeurent plusieurs hermites qui ne vi-do a^ Ue - â'dcrhes & de fruits sauvages, & s’éloignent,ç lna ' re > de dix ou douze lieues des endroits habités,kad C Montagne étoit fort peuplée du teins des Almo-wais les Benimerinis en ruinèrent toutes les habi-gj ®P S - Il y a encore plusieurs vieux bâtimens de restej jP “sieurs hermitages, avec des lieux relevés en autel,Ujj t ta Çon des Mahométans , où couchoient les her-e n S *i ^^bes & les Béréberes de la contrée y vontÍOc í e ‘ er inage. La multitude des sources qui sortent desa n e . rs > formé au pied un grand lac , où il y a force*iorn ' ’ tri d ,es » barbeaux, & de grands poistons blancsc {, 0 p ITîes Vogues, qui sont de fort bon goût. C’est une- s e ac ‘ r nirable de voir la multitude &l de la diversitéde e v Uï ( 1 U I font fur cette montagne , & la quantitéPlus b I£r ^ de venaison ; de sorte qu’il n’y a point deles p SaUX llEux pour la chasse dans toute l’Afrique. QuandPbid , 0rf ugais furent maîtres de Salle & d’Azamor, Aben-d^tls U e i t °- t ma “ re do cette montagne, & detneuroitde CS ^ bo ' s comme un hermite ; de sorte qu’à la faveur<j e 3 lle 'ques Arabes de Charquie , qui le fuivoient, ôcç Ut °r d" ere Mulei- Ferez , il prit le titre de roi, &s Plusieurs démêlés avec Buchentuf, roi de Maroc,f 0 v f ec les Chériís ; mais ils furent contraints à la fin,s 0 trer . e & lu> , de reconnoître le Chéris Amed pouroù V » ram - II Y a autour du lac beaucoup de- bruyères,t ere ,. on volt de grandes bandes de grives ; & les tour-H’y ? S X íont aussi grosses que des ramiers. Comme onfà- , pas beaucou P > tout y est plein de gibier ; less guets, l es cerfs , les chevreuils, les daims , les vacheslvag es , le S gaz eUe S , les perdrix, les o.es sauvages,^ hérons, &c. íe trouvent en abondance dans cetteHlontagre.
JUBELDA, montagne d’Efpagne , ainsi nommée deJubelda , fils dlberus, selon le faux Béroie cité par^rtelnis.
JUBERI. Voyez Viberi.
JUBERNÍ. A oyez Uterni.
, HJBERUS MONS, nom latin du Mont-la-Fourche,a os scs Alpes.
JUBLEINS ou JuBLAiNS,au Maine, &, pour mieux0u^ Ote ? l'dcrire Juvlent , est un bourg du diocèse du Mans,eh* a àÊ autrefois une ville. C’étoit au moins un desat eaux des peuples appelles Dìablentes, comme il estd a Uv ® Par une Disiertation expresiè de Lebeuf, inséréeP s eu ° n écueil de l’an 1739 , & dont il a tiré lesé V ê n Ves la position de tous les lieux que les Actes destitre f eS, ^ u . ^ ans ’ sos Vies de ces saints marquentp arQ ‘ tu 5 s in condìta Dìablentis , ou Diablentica inl'ssciu’ ’• ou VLCarla Diablentica, vira Diablentico ,Petit a " X tivscres & ruisièaux qui sont dits voisins de cetteR. 0 ® S a pitale des Dìablentes. Les restes dans deux édificesLc ains , les médailles des empereurs , les acqueducs,Cett e tseS - vestiges d’antiquité , déposent en faveur deWem n u Clenne ville. Dès les premiers tems de l’établif-M an , u Christianisme dans le Maine, les évêques dula f 0 j , S a Ppl>querent à y détruire l’idolatrie & à y planterle n ’ forte que cette petite cité, qui a conservédes évtz âe ses peuples, étoit comme le second siège
1 eglif e e ? Ues du Maine , & que souvent, en parlant deblêmir S /í e I ,eu , ib l’appellerent sancla ecclejia Dia-fttr ] a f a ' Ue lieu est situé à neuf ou dix lieues du Mans,ancien ° Ute -^ e Mayenne. L’église est titre de S. Gervais,^iéme ? atr ° n de la cathédrale du Mans. Des le dou-^ublent- 1 - eC « e on avo * t perdu de vue l’étymologie dehlettre ’ c ^ ans ^ es t ' tres I at * n s on se contentoit de le
e h françois, comme il vient d’etre écrit, rlilde-
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bert, évêque du Mans, donna alors cette église aú cha-pitre de la cathédrale , avec plusieurs autres ; elle est unede celles, ( & non pas la seule, comme on l'a mis parerreur,) que le même chapitre conféré de plein droit.Le rapport du clergé du Mans avec la bourgade Dia-blentique, dite Jublent par corruption, a fait donner lenom de rue des Jabkins à l’une de celles de la ville duMans, qui conduisent á la route de Jubleins ; & le peuplea altéré ce nom , jufqu’à dire aujourd’hui la rue desChapelains , quoiqu’il soit nommé Diablenticus dansles titres. La chaire au Diable passé pour être urie anti-quité de Jubleins, auffi-bien que la fontaine des Cuves.Les paysans de ce lieu sont les plus laborieux de tout leMaine , &í peut-être les plus robustes. L’étymologie deJubleins, qu’on tire de Julii Balnea, est fausse & trouvéeaprès coup : il y a proche le bourg de Jubleins unetrès-ancienne Chapelle , dite N. D. de Douce , q U fparoît dériver de Dourcé & de Durigiacum latin. Onc toi t qu’il y avoit-là une communauté. * Extrait de la.Dijjertation de Lebeuf, & d'un nouveau Mémoire quilui a été envoyé par M. de Mongon , chanoine duMans.
JUCADAM , ancien lieu de la Palestine , selonJofué, c. 15 , v. 56. D. Calmet, Dicl. dit que c’estune ville de la tribu de Juda.
JUCAO , ville de la Chine, dans la province deKiagnan, au département de Yangcheu, septréme métro-pole de la province. Elle est de 3 d. 36 ' plus orien-tale que Pékin, sous les 33 d. de latitude. * AtlasSinenfls.
JUCARA Voyez Jocura.
1. JUCATAN. C’est ainsi que quelques géographesécrivent lans aucun fondement, ce qu’on appelle Yuca-TAN. Voyez ce mot.
2. JUCATAN. Quelques-uns disent Yucatan , grandeprovince de l’Amérique, dans la nouvelle Espagne. Cenom l'e donne à deux étendues de pays bien différentesl’une de l’autre.
II signifie, en premier lieu, tout le pays, qui se diviseen trois parties, savoir le Jitcatanpropre , le Guatimala.& l ’Acasamil , qui est liste de Santa-Cruz. C’est lanscette signification étendue, que Thomas Gage, Relationdes Indes occidentales, 2. part. page 31, en parle ainsiLe troisième royaume qui dépend de la Mexicane, oude la partie septentrionale de l’Amérique , est le Juca-tan, qui fut découvert par Ferdinand de Cordouë, eri1517. On l’appelle/ttcâ/r, non pas à cause de Joctan,fils de Heber, comme quelques-uns se sont imaginés ,qui croient qu’il partit d’Orient , où l’Ecriture sainteétablit sa demeure, ( Genef c. 12, ) pour venir habi-ter en ce pays, mais de Jucatan , qui, dans la langueIndienne, signifie, Que dites-vous ? parce que la premierefo s que les Espagnols y abordèrent , & demanderentatix Indiens le nom du pays , ils leur répondirent /rz->catan , qui signifie, Que dites-vous ? ce qui fit que lesEspagnols le nommèrent Jucatan , & qu’ils l’ont tou-jours ainsi appelle depuis.
Ce pays est fait en forme de péninsule , & a pour lemoins trois cens lieues de tour. 11 est situé vis-à-vis deSiste de Cuba , & est divise en trois parties.
La premiere est le Jucatan proprement dit, dont lesvilles les plus considérables sont Campeche, Vaillado-lid, Merida, Simancás, & une autre qu’ils appellentle Caire, pour fa grandeur & fa beauté. Les Espagnolsregardent ce pays comme un pays pauvre , parce qu’iln’y a point de mines d'argent , & que l’on n’y recueillepoint d’indigo ni de cochenille. Les principales mar-chandises qui s’y trouvent, font du miel, de la ciredes cuirs ; du sucre , quelques drogues pour les apothi-caires , de la casse , de la salsepareille, & grande quan-tité de mais. II y a aussi quantité de bois propre à bâtirdes navires , dont les Espagnols font des vaisseaux ,qui leur servent fort bien à faire le voyage d’Espagne ,& à en retourner. En 1632 , les habitans de ce paysfurent fur le point de se rebeller contre leur gouverneur,parce qu’il les obligeoit de lui apporter leurs cocsd’Inde & leurs volailles, leur miel & leur cire, qu’illeur payoit au prix qu’il vouloir , & ensuite les reven-doit bien cher , s’enrichiffant ainsi à leurs dépens. Nepouvant plus souffrir ce traitement, qui les feduisoit àl’extrémité, ils prirent le parti de la révolte , & rélo-