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Tome troisième. G - L.
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lurent de s’enfuir dáns les bois ôc fur les montagnes. Ilsl’exécuterent , & y demeurèrent quelque tems , juf-qu’à ce que les religieux de S. François , qui ont ungrand pouvoir fur eux , les persuadèrent Sc les engage-rent à retourner dans leurs maisons", Sc le gouverneur,de peur de causer un soulèvement général dans le pays,-îion-seulement leur accorda une amnistie générale ,mais leur promit aussi de les traiter pins doucement àl’avenir.

Wafer, dans son Voyage ; p.zzi, dit que le Yucatana évêché, gouvernement Sc capitainerie générale ; queMerida en est la capitale. Cette province , dit-il , estmoins connue par ce nom que par celui de Campèche ;port dangereux, à la vérité , Sc si rempli de bancs Scd’écueils , qu’on est obligé de mouiller a quatre lieueSavant en mer, mais fameux par son bois , qui est né-cessaire aux belles teintures. Le Yucatan est des plusabondans en cire , coton , pastel, 6c autres marchandi-ses , dont on fait trafic par toute l’Amérique.

Coréal, dans son Voyage aux Indes orientales, t. x,,p. 69 & suiv. traite cette matière avec plus d'étendue.Voici ce qu’il nous en apprend. Approchant du conti-nent , à foixante-six lieues de la pointe de S. Antoine ,qui est au côté occidental de l’iíle de Cuba , on vient àla pointe de Jucatan , qui s’avance en mer, commeune presqu’iste. II explique ainsi l’origine de ce nom.Tecíetan , en langue Indienne , signifie, Je ne t’entendspas ; Sc c'est la réponse qu’on donna aux Espagnols,lorsqu Us abordèrent au Havre de S. Antoine, pour cher-cher de nouvelles terres ; car fe trouvant là, ils firentsigne aux habitans pour leur demander le nom du paysoù ils fe trouvoient ; à quoi les Indiens répondirent ,O Tecíetan , ce qui veut dire , Nous ne vous entendonspas. Les Espagnols prirent cela pour le nom de. cettecôte. Depuis Us en ont fait, par corruption , Jucatan ,bien que la pointe de cette côte soit appellée Eccampipar les Indiens; Cette pointe de Jucatan gît à 21 d.de hauteur. Elle est de grande étendue ; Sc plus elleavance en mer ; plus elle est large. Sa moindre largeurest de quatre-vingt-cinq à quatre-vingt-dix de nos lieues;elle est éloignée de Xicalanco à-peu-près d’autant. II ya des cartes étrangères qui représentent mal-à-proposcette pointe de Jucatan plus étroite ; mais il est furqu’elle a de l’est à l’ouest deux cens lieues de longueur.

Elle fut découverte , en 15x7 , par Hernandes deCordoua , mais feulement en partie. Hernandes étantparti de San-Jago de Cuba, pour chercher de nouvellesterres, ou pour prendre des travailleurs pour les mines,Sc venant à l’iíle de Guanaxos, ou Caganaxa, près ducap des Honduras , y trouva un peuple bénin, doux Scsimple , n’ayant point d’armes , Sc paraissant ennemi dela guerre. Ces gens n’avoient d’autres occupations quela pêche. Hernandes poussa plus loin , Sc arriva à unepointe inconnue , où il trouva des chaudières à sel, Scde petites tours de pierre, avec des degrés ; des cha-pelles couvertes de bois Sc de chaume , où il y avoitdes idoles de femmes. Les habitarts de cette pointeétoient vêtus richement , Sc portoient des mantelinestrès-sines de coton blanc Sc de coton de couleur , desjoyaux d’or Sc d’argent, Sc des p en dans de pierreries.Les femmes y étoient couvertes depuis le milieu ducorps jufqu’aux talons, ainsi que fur la tête Sc fur le sein,des mêmes étoffes de coton. De-là les Espagnols pas-sèrent à une autre pointe , qu’ils nommèrent pointe deCotoche , parce qu’y ayant rencontré quelques pêcheurs,qui de crainte se mirent à crier, en fuyant du côté de laterre , Cotoche , Cotoche , c’est-à-dire à la maison , à lamaison , ils crurent que les pêcheurs leur disoient le nomdu pays. Depuis cela cette pointe a retenu le nom deCotoche. Ils y trouvèrent au bord de la mer une grandeSc belle ville , ou ils furent parfaitement bien reçusdes habitans. Us y virent de beaux édifices, avec dehautes tours , des temples assez magnifiques , des ruespavées , ôc beaucoup de commerce. Les maisons yétoient bien bâties de pierres oc de chaux, mais simple-ment couvertes de chaume. Les chambres étoient hautesde dix ou douze clegres. , ,

L'auteur cité n’a pas une idee avantageuse de la con-version de ces peuples '. selon lui , les Indiens de cepays fervent leurs idoles tant qu ils peuvent : ils leuriàcrifioient autrefois des victimes humaines. Tous ceux

qui font fous la domination Espagnole, exercen ont

leur idolâtrie le plus fecrettement qu’ils peuvent. ^

bien, pour la plus grande partie, le nom dela réputation de l’être ; mais auffi-tôt que les ecc e n.ques, qu’on leur envoie, sont éloignés , ils fe nl y ourdu baptême 6c à instructions. La haine qu ils ont P ánous, à cause des injustices ôc des cruautésexercées contre eux , contribue beaucoup a av ^qu’ils ont pour notre religion ; cependant la ^d’être châtiés , ôc pris pour esdaves , lés renc , _

à l’extérieur ; & ils affectent de jeûner, d’aller a .jj £lirfesse , 8c de porter íes annates autant que e ,T^L e nsChrétien d’Espagne ; mais aVec tout cela, les cna ^ont incomparablement été plus efficaces que e * ue ,iCmons ni les cathéchifmes : cependant ils ne rn ? n ^- c j 0 -ni de bon sens ni de pénétration. On assure que } eSlâtres de Jucatan & de Cotoche pratiquent la cirC ^sion , fans qu’on puisse savoir d’où peut venir cette ^turne. Ces Indiens m’ont toujours paru assez Hroit s ^le négoce. Ils ont quantité d’abeilles ; de miel ^cire, dont ils ignoraient, dit-on , l’ufage avant a ^nue des Espagnols. II ne semble pas que cette ter ^des mines d’or ou d’argent ; 6c quoique lerude ôc pierreux , il ne laisse pas d’être fertile enOn a fort détruit les habitans de ce canton- Le V $est presque désert : il s’eh est sauvé grand nombre ^les bois ÔC dans les lieux non conquis, où ,^ s , £ va gSjoints aux autres Indiens. Le reste vit dans Tescia6c dans ! oppression. . , Jes

Je parle des deux autres parties du Jucatan daarticles de Guatimala 8c de Santa-CrUZ. , - nC c

1. JUCHING , ville de la Chine, dans hp r0 ^ r0 ,de Honan, au département de Queite, seconde mpôle de la province. Elle est plus occidentale

kin de 1 d. 20', par les 3 5 d. 20' de latitude-Sinenjîs . wé

2. JUCHING, ville de la Chine , dans ìa P r °^ I , 1 é-'de Channton, au département de Cinan, prem^C^jutropole de la province. Elle est plus orientale quf. Jsode io', par les 37 d. 19 7 de latitude. * Atlas Jàt

JUCU , ville de la Chine , dans la pro vin ^ x0rChannsi, au département de Taiyven, premierspôle de la province. Elle est plus occidentale 4 U , f j 1 /-de 4 d. 20% par les 38 d. zs de latitude. * À tlA

^JUCUNDIANENSIS , siégé épiscopaldans la Numidie. La Notice épiscopale ne le 11 \^getpas. Mais on trouve clans la Conférence de Car ^ Jept 79, édit. Dupin. Secundinus Jucundianertfamême évêque est, nommé ailleurs , Secundtts J° c .nenfìs , du nom d'une bourgade de Numidie , cU Jvillce Numiditz. , tribu

JUD ou J u m, ville de la Palestine , dansde Dan. * Jojué, c. 29, v. 45. , ;

1. JUDA : c’est originairement le nom d’un fùite

patriarches, fils de Jacob 6c de Lia ; mais dan s Agri tece nom signifia la tribu de Juda, c’est-à-dire l a Pde ce patriarche, dont voici quel fut le pays- ,n^Le lot de la tr.ibu de Juda occupoit toute fa P, gz d®r'idionale de la Palestine, 6c les tribus de

Dan occupèrent plusieurs villes, qui d’abòrd av° > 3 úattribuées à Juda. Cette tribu étoit si nomh r ® u . f ’ te &sortir de l’Egypte , elle étoit composée de ‘ 01 ^ te r l eSquatorze mille six cents hommes capables de P ^ c | e 1 ?armes, Nurner. c. z, v. 26, 27. La royauté P a , j a itítribu de Benjamin, d’où étoient Saiil 5 c fes si*®*

celle de Juda, qui étoit la tribu dè David oC , ^ Je-cesseurs rois, jusqu’à la captivité de Babyí° n ^’ u fí£ r é-puis le retour de la captivité, quoique cette tri ^fetegnât pas , elle occupa toujours néanmoins 0 e

place. Elle donnoit le sceptre à ceux qui re § n j^bref*réunissait en quelque sorte toute la nation oe ^en elle-même ; ôc on ne les connoissoit q ue 0d e Judati, les Juifs, descendans de Juda. ^yatint®()uand Juda est opposé à Israël, il désigne ^ p a -de Juda, c’est-à-dire la partie qui demeura ^5 d>xtvid & à fes successeurs ; au lieu qu’Israêl ug 1 I e

tribus rebelles, qui commencerent par , leur r ^ r oga tiv f sroyaume cle Samarie. Une des principales P , de I 3de la tribu de Juda, est d’avoir conserve ie ? r g, c \eívraie religion, ÔC l’esercice public du lace