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Tome troisième. G - L.
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JO

JUL

p. 288 , accuse Pline d’erreur, ou tout au moins d’obs-curité, lorsqu’il met Jii'áa- Tr a ducla dans la Mauritanie,où il nie qu’il y ait jamais eu une ville de ce nom;& Patin , in Sueton. p. 115 , s’étant imaginé d’y trou-ver des médailles qui donnoient le nom de Juha-Tra-ducla à la ville de Tingis, dès le tems d’Auguste, n’apoint balancé à soupçonner une erreur dans le passagede Pline. Mais le P. Hardouin, Nurnnù illujlrati , lococitato , prétend qu’aucun de cés auteurs n’a b;en prisle sens de Pline , & qu’ils font tombés eux-mêmesdans Terreur qu’ils attribuent à ce géographe. Il con-vient que le nom de Julia-Traducla fut donné à uneville de la Bétique , située fur la côte opposée scelled’Afrique , lorsque, fous le régné d’Auguste, les J ingi-tains St les Zélitains y furent transportes , ainsi que í’a7 remarqué Strabon ; mais il dit que ce fut fous í’empe-reur Claude que ces mêmes Tingitains furent de nou-veau transportés de la Bétique dans leur ancienne de-meure ; qu’ils devinrent ainsi une colonie, & que con-servant le nom de leur premiere ville , appellée Tingis ,ils postèrent encore celui de CoLonia-Julia-Tradncía ,différent de Julia-Traducla de la Bétique , par la nou-, velle prérogative du nom de colonie qui n’avoit pasété donnée à celle-ci. Le P. Hardouin dit, en premierlieu, que le silence de Pline, qui ne fait aucune mentionde Julia-Traducla dans la Bétique , est une des preuvesdu sentiment qu’il avance , en ce que ce géographe dont011 connoît Texactitude scrupuleuse à décrire les villesdont il avoit eu le gouvernement, n’ayant point parléde celle-ci, c’est une marque quelle ne subíìstoit plus,depuis que ses habitans avoient été transportés en Afri-que ; & il ajoute que si Strabon , Prolomée & Marciand’Heraclée ont connu Julia-Traducla , ou Julia Jo/a ,qui est la même chose , c’est que l’usage de ces géogra-phes étoit de rapporter également les noms des villesqui avoient existé , quoique détruites, & ceux des villesqui subsistoient actuellement , & dont ils trouvoientque les anciens auteurs avoient parlé. Le même au-teur rapporte une seconde preuve de son sentiment :elle est tirée des paroles même de Pline, qui dit queTempereur Claude faisant rétablissement de cette co-lonie , [ cum colonìam facertt ] donna à Tingis lenom de Julia-Traducla ; ce qui fait voir clairementque cet empereur transporta dans la Mauritanie les ha-bitans de Julia-TraduÈa de la Bétique, pour en faireune Colonie , & qu’il donna à Tingis le nom St ledroit de colonie que n’avoit pas eu la Julia-Traduclade la Bétique.

Le nom de Julia , que porta cette colonie , n’a pasdû faire croire qu’elle ait été un établissement denta-les-César, puisque ce surnom a été donné , même dansla Bétique, à plusieurs villes , dont on ne peut pas direque Jules-Cesar ait été le fondateur , ni qu’il y ait faitaucun établissement. Telles font JuLia-Fidenti , Forum-Julium ; la ville d’Osset surnommée Julia- Conjlantia,& Séria , dite Fama- Julia ; Rejlituta-Julia , Contrìbu-ta- Julia , Con cor dia- Julia ; Urgia , surnommée Castrum-Julium , &c. On trouve en Portugal la ville mu-nicipale Olisipo , appellée Felicitas-Julia ; celle d’E-bora , Liberalitas-Julia , &c. Et quoique, selon lemême Pline , il y eût neuf colonies dans la Betique, &cinq dans la Lusitanie, aucune des villes, qui viennentd’être nommées , ne font cependant de ce nombre. IIest bon de remarquer que Ton ne trouve le nom decolonie fur aucune des médailles pour la ville de Julia-Traducla de la Bétique , avant le régne de TempereurClaude , soit que tes médailles soient frappées du temsd’Auguste, soit qu’elles soient du tems de ses enfans ; aulieu que ce titre se trouve marqué sur celle de Tempe-reur Claude , rapportée au commencement de cet ar-ticle ; de sorte qu il y auroit de Tinjustice à accuser do-rénavant le passage de Pline en question d’obscurité oud’erreur, & de demander_des preuves plus claires dudroit de colonie donne a. Tingis 9 auffi-bien que du fur-nom de Traducla.

JULIA-VALERIA. Voyez Valeria.

JULIA-UNDA. Virgile dnGeorg. //, v . 163 :

Julia qua Porno longé Jonas unda resuso.

C’est la même chose que Portus-Julius . Voyez cet ar-ticle au mot PORTUS.

x. JULIACUM , nom latin de Juliers.

2. JULIACUM , nom latin de JuiLLI. ' ^mot. . r

1. JULIADE , en latin J alias , -ou Lwtas ;»

comme le remarque D. Calmet, Dictionnaire dejA ■*Joseph donne ordinairement le nom de Julie a 1ratrice Livie , femme d’Auguste. On connoît deux vde Juliade dans la Judée. , . , re

2. JULIADE , ville de la Palestine , à l'emboucNudu Jourdain , dans le lac de Tibériade. Cette vi ^la même que Bethzaide, & on ne la nomme pas 3 ^ment dans TEvangile. D. Calmet croit qu’elle et 5 lt Tíl -delà du Jourdain , dans la Gaulanite. Voyez BZaïda 1. P lin. 1 . 5 , c. 14 & 15 ; JoJ’eph de B i

1. 2, c. 8 ; & lib. 3 , c. 2. ■ . 1Vnl -

3. JULIADE , autre ville de la Palestine , a ^bouchure du Jourdain, dans la mer Morte. Elie tu

tie au même lieu óù éfoit auparavant Bétharan j (Betharamptha. Elle fut augmentée & nommée Dpar Hérode , surnommé Philippe. * D. Calmet »tionnaire. JoJ’eph , Antiq. 1 . 18 , c. 3 , de Bello-l *'c. 8.

JULLE Alpes , les Alpes Juliennes. Voye z , ne ,JULÍANI, ancien peuple de la Carrétanie, en £>PCe sont les habitans de Julia-Libyca , aujourd u Uvia . dans la Cerdaigne. . - 1 aJ1 s

JULIANIS , ancienne ville épiscopale d’Áfriq l,e ’la Byzacène , selon la No ice épiscopale d’Astique- ..

. JULIANI, ou Saîvcii Julii Insula , isie d u 3 ^ ,où commandent Ménulphe , qui fut tué par Ag 1 . .hé-félon Paul Varnen id , L 4. V.ignier dans sa Bina 0 ,,que historiait , dit 01e cette ifle étoit dans le L aC ^jeur. Mais Paul le *Diac:e ne dit point où étoik C .dle. 11 dit feulement que Ménulphe y coinm an i t

liis diebus Aguuljus rcx occidií Minulfum dttet ^injulâ Sancli-Juhani eò qub-i Je super ion t empote ^

corum ducibus tradidiffet. D’autres exemplaires PssjjeUMenulfum au lieu de Minulfum & Sancli- Julii , aU -{leide Sar.ch - JuHani. On neíàit guères où étoit cet tecar celle du Lac-majèur que Vignier avoit en vU?)s’appelle pas Juliana , mais Vitiliana-Infula-.

JULIAS. Voyez Juliade 1 & 2. , jp

JULIENSE Castrum ; c'--st aujourd’hui C lttítFriuli. eS ,

1. JULIENSÈS , ancien peuplé , d’entre lesC’étoit les habitans de la ville de Friuli , dans I e

qui en prend le nom. Ptin. 1 . 3 , c. 19. . ,g f

2. JÚLIENSES, ancien peuple de PAsié ss’^jniSï

vers la grande Phrygie , félon Pline cité par Cr teThesaur. 0 ;

Voyez les articles Atigi , Aretini , R 03 ' 1

AL pES *

Tf.ari , Forojulienses. . lVe nt

JULIENSÍS Vicus. Grégoire de Tours fait >^ st é-mention d’un village de ce nom , dans la Gau^'lius croit que ce lieu étoit dans l’Aquitaine. r \ e dsJULIERS , ville d’Alleitiagne , dans ls ce |j t re d eWestphalie , dans un petit pays qui porte I e , . fefduché de Juliers. Les Allemands écrivent Jij c ’F\et t 0ler écrit Guelch. Elle est située à la portée d'u^ r>ot flde la riviere de Roer. La ressemblance ds J° gS ,iinSavec celui de Jules-Cesar a fait croire à ss ,e ÏÌnne usqu’il en avoit été le fondateur : d’autres en ^éro* 1 'à Agrippine , femme de Claudius , & meré “ e v é&^'II est certain qu’elle est ancienne. Elle est no ,ri h c ]oU ïeliacum dans TItinéraire d’Antonin : il la n j etr fiberí a "mille pas de Coriovallum, à huit mille P aS p u e étoit aacum , ÍSt à dix-huit mille pas de Cologne- . ^

pays des Ripuaires. Amniien Marceilin en > 3 't i 0 gr st etion , /. 17, c. 2, comme d’une ville entre Go 8Reims. Le Livre des Merveilles de S. Bernas * c Jûrii rrídit : venimus Juliacum quod à Julio G ^ a lo sS1tedijicatum & ejus nornine ejl insignitnm. e a us.eune forteresse , & elle avoit son avoue. B- f ofl tgrande & bonne citadelle , dont les murs v ^bâtis fur pilotis, & par conséquent peu 'P r °T ne laid 3minés , selon le rapport de Zeyler. Cette P w ur ; c e d®pas d’être prise , en 1610, par le P rin , ce • t J 3 suc-Nastau , au nom des héritiers qui en dhp ut ° j^ s parcession ; en 1622 , par les Espagnols [ a p 3 '*

Henri , comte de Berg. Ils la gardèrent ju q f aV cU rdes Pyrénées } par laquelle ils s’en désisté ju