JUL
duc de Neubourg , & depuis ce tems-íà les éiec-|eurs Palatins en ont joui. Elle est à quatre milles d’Al-lemagne d’Aix-la-Chapelle, & presqu’au milieu entreEologne & Mastrecht. * ( a ) Zeyler. Westphal. To-P 9 ë r - p. 18. ( b ) Feles. Notit. Galliar. ( c ) Baudrand ,
170^.
édit. . .
Le duché de JULIERS, petit pays d’AIIemagne,dans la Westphalie, avec titre de duché , selon d’Audi-“ et > Geôgr. t. 3 , p. 148. II est borné par la Gueldre,au septentrion , par l’archevêché de Cologne à l'orient;
le pays d’Eiffel Sc le duché de Luxembourg au midi,** Parie pays d’Outre-Meuse à l’occident. Ce n’étoit au-tr efois qu’une seigneurie possédée par une maison fortí^cienne. Gérard II, comte de Juliers, laissa deux fils;Guillaume III qui eut en partage le comté de Juliers,
Adolphe qui eut celui de Berg. Gérard III , fils deGuillaume, fut aïeul de Guillaume IV, à qui l’empe-reur , Louis de Bavière, donna le titre de marquis , í’anSc qui ensuite fut créé duc de Juliers, par l’em-P er eur Charles IV, l’an 1356. Guillaume V, son fils,^ant mort fans enfans, l’an 1401, laissa ses états à sonhere Renaud, dont la fille unique épousa Jean d’Egmont.Adolphe, de la branche de Berg, lui succéda, malgré lesPatentions d’Arnould d’Egmont, dont le petit-fils,n °mmé Charles , céda ses droits, l’an 1467, à Guillaume,^mte de Ravensberg, frere d’Adolphe , duc de Berg ,P P er e de Gérard qui eut de Dorothée de Brunsvic,Guillaume VI. Marie , fa fille unique, porta les duchés5 e Juliers Sc de Berg dans la maison de la Marck, parmariage avec Jean III, dit le Pacifique , duc de Cle-
Les principaux lieux de ce duché font :
Juliers capitale, vDuren, v villes.
Aix-la-Chapelle. j
S. Corneille, ■> ,,
Burscherd. } abba y es ‘
JULIN , ancienne ville de la Wandalie , dans Filletlue forment la Suine Sc le Divenow, qui portent leseaux de i'Oder dans la mer, c’est-à-dire dans l’iste deVollin qui est de la Poméranie. Albert Krantz ( a ) enparie ainli : la ville de Juhn étoit autrefois très-belle;c’est présentement à peine une misérable bourgade. Ondit quelle reçut ce nom de Julesr César , son fonda-teur , de même que Wolgast étoit nommée autrefoisJulia-Augufla ; que Demyn vient de ces mots latinsdomina mundi Sc Tnhu{esi , de ceux-ci tributum Cce-saris , Sc qu’enfin Rohel vient du mot rébellion. Mais cesage historien ne rapporte ces étymologies que pour lesre duire à leur juste valeur. Ce font, dit-il, des conso-nances qui se lont trouvées par hazard entre les langueslatine Sc wandalique, comme il s’en trouve dans toutesks autres. Certainement, poursuit-il, Jules-Céíàr neP e ut lui avoir donné ce nom ; car après avoir passé deuxle Rhin , Sc mis le pied dans F Allemagne , il fitd abord repasser ses troupes dans les Gaules lur les ponts>1 avoit tait dresser ; c’est ce qu il rapporte lui-même® a ' ( ls ses Commentaires. Après lui les généraux des ar-^es Romaines ne paíserent jamais au-delà de l’Eíbe^ Auguste donna pour borne à l’empire. Si pourtant on\ eu t, à toute force, que ces noms ayent une origine la-)} ne , il faudra iiipposerque des seigneurs entre lèsWan-f es , voulant voyager, vinrent en-deçà de l’Elbe, Scs erv >rent quelque teins en Allemagne, sous Druíus ou*! s Germanicus , ou fous quelques autres capitaines ;e nsuite étant retournés dáns leur patrie, pleins d’ad-/ 1Ira tion pour ce qu’ils avoient vu , ils donnerent des"O'ns latins à leurs forteresses. Strabon, Corneille, Ta-te « les écrivains de l’Histoire d Auguste, font men-de Plusieurs princes étrangers, qui vinrent voir lesT|.i: rna, , m - Quoi qu’il en soit, 6u tems des Vandales,éin 11 ^tnit une ville très-marchande ; « le commerce yII®!' 1 «florissant, qu’à la réserve de Constantinople, quicil» j» a 0rs principale ville du monde, n eut ete clissi-j il En trouver une qui fut égale à Jultn. On y voyoits Ruístens , des Danois, des Sembes , des saxons,p naque nation y avoit ses rues ôc ses places publiques.^ un peuple n’en étoit exclus , sinon ceux qui au-
........, JOL '617
roîent pu parler de Christianisme. C’étoit une condi-tion que l’on imposoit à ceux qui y venoient, soit parterre, soit par mer, de ne pas dire un seul mot, tou-chant la religion .Chrétienne. Cette ville étoit située ducôté de la Suine , comme il parojtpar ce passage de cethistorien, p. 121 •' Pons illic amni Zuìnœ fuperpojitus ,oppidum conjungit adversce ripa. C’étoit la plus impor-tante place des Wandales , qui, à la faveur de leur ma-rine , infestoient les côtes de la mer. Baltique de leurspirateries. Tous les bandits & les scélérats qui s’ensiiyoientdu Danemarck, pour éviter le châtiment de quelquescrimes, venoient y chercher un asyle qu’on ne leur re-fusoit pas. Ce fut pourquoi les rois de Danemarck firetitsouvent tous leurs efforts pour la détruire. La Poméra-nie ayant enfin ses ducs, ils travaillèrent à la conver-sion de cette ville ( b ). Boleílas II réussit à celle desdeux freres Wratistas &Ratibor, princes de la Poméra-nie citérieure ; Othon VIII, évêque de Bamberg, quiposiédoit parfaitement la langue des Hénetes , fi,t ap-pellé pour annoncer l’évangile aux Poméraniens. II eutle bonheur de convertir Wratistas & ses fils Casimir &Bogiílas , à qui il conféra le baptême. Ce fut par sonconseil que Wratistas établit un évêché à Julin. Commeon parloir alors, avec beaucoup d’admiration, des prodi-ges que Dieu opéroit par S. Adelbert, évêque de Pra-gue , martyrisé près de Fischausen, en Prusse, par lesBarbares, à qui il étoit allé prêcher la foi, on bâtit lepremier temple à Julin, fous l’invocation de ce saint.Albert en fut le premier évêque, & mourut l’an 1158.Le chapitre lui donna pour successeur Conrad, sous le-quel W aldemar , roi de Danemarck, fit perpétuellementla guerre aux Wandales, fans parier de Henri le Lion,qui attaqua la Poméranie, du côté de la terre. Durantces guerres, les habitans de Julin ayant pris la fuite, lesDanois se rendirent maîtres de la ville, & la brûlèrent.Elle avoit essuyé, de tems en tems, de fâdheux désastres ;mais elle s’étoit toujours rétablie ; elle ne put jamais serelever de ce coup ; & ce qui acheva de l’obscurcir, cefut la translation du siège épiscopal à Cammin , Fan1188; (voyez cet article,) & la fondation de quelquesnouvelles villes ( c ) que les Saxons bâtirent fur cette côte,surtout la ville deLubec, qui, s’étant beaucoup accrue enpeu de tems, obsurcit les anciennes villes de la Wan-dalie. * ( a )Wandal. /. 2, c. 33,/?. 44. ( b ) Chitrai, Saxon.
/. 1 , p. 9. ( c ) Krançii , AVandal. p. IZ4.
1. JULIOBONA, ’I»a/o 6W , ancienne ville de laGaule Lyonnoise, dans le pays des Galetes , selon Pto-lomée, /. 2 , c. 8 . Antonin en fait mention en plusieursroutes différentes. Dans celle de Carocotinum à Augus-tobona, c’est-à-dire du Crotoy, port de rtier à Troyes,en Champagne, en palliant par Rouen & par Paris, ilcompte dix mille pas de Carocotinum à Juliobona.
Carocotino,
Juliobonam, X. M. P.
Lotum, vi. m. p.
Latomagum, xiii.„m. P.
Rothomagum , IX. M. P.
En supposant que Carocotinum est le Crotoy, comme lepense Hadrien de Valois, il y auroit de ce port de merà Juliobona dix mille pas, & de Juliobona a Rouen vingt*sept; ce ne sauroitêtr eDieppe; car il y a au moins onzelieues de distance du Crotoy à Dieppe ; ce qui est biendifférent de dix mille pas : de Dieppe à Rouen , il y adouze petites lieues, & 1 Itinéraire ne marque que vingt*huit mille pas ; autre preuve que Juliobona ne sauroitêtre Dieppe. Les distances conviennent encore moinsa la ville de Honfieur , qui est trop loin de Carocotinum ypour les dix mille pas d’Antonin. Sigebert dans fa Chro-nique , dit t Juliabona in Caletenfi pago regione interSequanam (S* mare fita , juxtà Sequanam efi fiedes r«-gia. C’est-a-dire : Juliobona dans le pays de C aux ,jìtuèe entre la Seine & la mer , efi une demeure royaleauprès de la Seine. II a pris Juliobona pour 1 Ifiebonne ,& il n’est pas le seul qui soit tombé dans cette erreur.Orderic Vital, l. 5, dit : il y a un village qui appartientau roi, auprès de la Seine, où étoit une ancienne ville,nommée Caletus , de laquelle le pays voisin avoit pris lenom de Calegius Pagus. Jules-Cesar ^1 alhegea & la dé-truisit, Mais ayant ensuite considéré l’avantage du lieu,
Tome 111 , I i i i