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Tome troisième. G - L.
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2. JUNNAN, ville de la Chine, dans la province demême nom, dont elle est la premiere métropole. Onpeut voir dans l’article précédent fa pofition , & lesnoms des villes qu’elle a fous elle. 11 n’étoit point faitmention de ce canton avant les rois de Çû, qui en po'-fédoient la partie septentrionale. On l’appelloit leroyaume de Tien , d’un lac qu’il renferment Les mé-moires les plus anciens où il soit parlé de cette ville ,font ceux de la famille de Han. Ce n’étoit alors qu’unecité nommée Jecheu ; mais on changea ensuite ce nomen celui de Junnan , à f occasion de quelques nues oùl’on remarquoit une grande variété de couleurs, qui fu-rent observées par Hioau , empereur , qui étoic alorsdans ce pays. Cyn la nomma Nincheu ; & la famille deTanga, l’appella Nauning. A cause de l’étendufe de sonterritoire, on le partage» en six département , où l’onétablit autant d’officiers pour recevoir les tributs. La fa-mille de Juen ayant vaincu tous ces officiers , nommacette ville Chungking ; mais la famille de Taiming luirendit l’ancien nom de Junnan. Le territoire de la villeest agréable & fertile ; il y a de belles montagnes Ôíd’excellentes eaux : on voit qà fk là des collines & desplaines. Le pays jouit d’un air très-temperé. Les habi-tans ont beaucoup d’esprit & le corps robuste. La villepeut être comparée aux plus belles & aux plus grandesde toute l’Aíie. Le commerce y fleurit ; les édifices yfont magnifiques , & les temples d’une grandeur & d’unebeauté surprenante. II y a un grand nombre de rues. Lasituation en est délicieuse , au bord septentrional dugrand lac de Tien, qui baigne les murs de la ville, ducôté de l’occident. Des canaux , tirés de-là jusques dansla ville , y donnent entrée aux bateaux. II y a dans l’en-ceinte clés murs une montagne nommée Uhoa , quimérite d’être vue pour les temples, les édifices publics

particuliers, les bosquets dont elle est couverte.* Atlas Sinenfïs.

Outre les palais des gouverneurs , il y en a un où legouverneur général nommé le Moquecung fait fa de-meure. Ce titre répond à la qualité du duc en Eu-rope.

II y avoit autrefois dans ce canton différentes nationsdont les noms font presque ignorés à présent ; ellesavoient chacune quelque singularité dans leurs mœurs,

beaucoup d’attachement pour la doctrine idolâtre deFé. Les armes &C ^agriculture étoient leurs principauxemplois. Ils n’époufoient point de fille , qu’un autre n’enjouît fècrettement avant l’époux ; quelques-uns éto entbasanés comme les Indiens, d’autres étoient blancs. Enmontant à cheval ,. ils n’ont qu’un tapis pour toute selle.Ce canton a des chevaux admirables ; quelques-uns néan-moins font petits , mais forts Sc pleins de feu. On nefait nulle part ailleurs de plus beaux tapis. Le lapis la-zuli & le beau verd s’y tirent de la. terre. Entr’autrestemples consacrés aux hommes illustres, il y en a deuxqui surpassent les autres en magnificence.

Au couchant du lac Sc de la ville est la montagne deKingki, qui est fort grande ,, St vient jufqu’au lac. Lemont Xang, vers le nord de là ville, a une source d’eautrès-froide, qui soulage les pafalytiques.

3. JUNNAN , autre ville de la Chine, dans la pro-vince de même nom, dans iè département de Tafi , fé-conde métropole. Four mieux sentir la dissérence decette ville avec la premiere métropole, je joindrai icileurs positions. * Atlas Sinenjis.

Longit. Latit.

Iunnan, métrop. 14c!. 25'. 25 d. o'.

ànnan, 16 d. 12'. 25 d. 32'.

JUNOGIMA , petite ifle du Japon , qui n’estmarquée clans aucune Carte de cet empire , mais quidoit être fiss ^ne des cotes de l’ifle de Ximo. Sur lafin du XVI siécle , elle devint fameuse par la retraited’un grand nombre d illustres confesseurs , qui avoientéré proscrits par 1 empereur Tayco-Sama , en haine dela religion Chrétienne. Elle appartenoit alors au grandamiral du Japon , Augustin Tsucamidono, qui y entre-tenois à fes frais ces illustres bannis ; mais quelques an-nées après, Tayco-Sama quicraignoit ces braves gens ,dont quelques-uns étoient des plus grands seigneurs del’empire , St fur-tout Juste-Ucondono, qui avoit été

le

généralissime de fes armées , & qui passoitplus grand homme de guerre de l’empire , 1geion domaine l’iste de Junogimà, & donna en eC . [ eau grand amiral, dont il avoir besoin, presqueroyaume de Fingo , avec le titre de roi. " ‘Charlevoix , Hift. du Japon , /. 7. ,

JUNON , déesse du paganisme ; les Grecs lamoient ú^p.. Son nom fut donné à beaucoup d enqui lui éfoient consacrés. Les principaux étoient: ^

i. & 2. JUNONÍA Insulà , nom latin d ú ^ omi r.entre les Canaries ; c'est préíentement l’ifle de ^

Pline, l. 6, c. 32 , dit qu’il y en avoir deux ^

nom ; l’une plùs grande, où étoit une chape'sine»entièrement de pierres ; l’autre plus petite & v °mais qui ne subsiste plus ; la mer l’a , fans O p £0 -fubrqergée. Cette derniere est peut-être celle st ue ^/í.lomée appelle Aprojttos , c’est - à - dire ' inaCC f nC brsLes Espagnols l’appellent la non Trovada & ^ n

tada. l’Dcé ait*

3. JUNONIS Insulâ, isle d’Espagne, ssr 1 OL^ ,

On fa nommoit aussi l’iste de Vénus Afh r0 " *Plin. 1. 4, c. 22. qui

4. JUNONÍA , surnom de la ville de Cafthass^étoit fous la protection paniculiere de cette ^ eC sj 0 qel

5. JUNONIA , ou Colon ia - J u n onia-Fahf CLl '

FaLISQUES. ftP

JUNONIS Ara & Templum , c’est-à-duss^ ^tel & le temple de Junon , lieu d’Espagne , hors (w utroit de Gibraltar, selon Pomponius iViéla,^ X’ fl0 íi>Ce lieu étoit fans doute voisin du promontoire dedont parle Pline. A • paf

JUNONIS ArgiVjE Templum , temple 1, p |Ce ii >Jason en l’honneur de Junon d'Árgos, dans letin , entre Surrentum & le fleuve Silarus , fe'° n ^ jur/. 3 , c. 5. Mais Diodore fait comprendre q-'s j r í

nom de la déesse Junon fe doit prendre du ^gií

Argo, & non pas de la ville d’Argos ; ainfi if al s ’jp'dans Pline Argoce , -St non pas Argivœ. Ce ^^tifl 8pelle préíentement Gifoni , & il y a encore à p r pjfjV 0 "temple ; mais on Fa consacré au vrai Dieu , f° llS • , S ,cation de la sainte Vierge , au rapport de Holsi tíI V .cFJUNONIS Lacinle Templum. Voyez ^

N1UM. .

JUNONIS Lucus , le bois de Junon : il cto-k,,l’ifle de Samos, selon Caton , de Re ruflicâì }JUNONIS Murus. Voyez Her^um. selo 11JUNONIS Port us , port de Me de Sasii*’ ^Athenée cité par Ortélius. . ftfss

JUNONIS Prata , lieu particulier dont p ar

pi de dans fes Phéniciennes.

1. JUNONIS Promontorium , ou le pro^ui 1*

> Timrtt. íplsltl Plmp / "l 1 .ìîlOltf 1

ifê

de Junon , selon Pline , /. 2 , c. 1. L/eft auiog- 1cap de Trafalgar. C’est la Naos Heras cle ‘ 1 ; r e2. JUNONIS Promontorium , P° n1 íp te 'U v uGréce. On le nommoit aussi ACR.EA , félon I’ j a flSL 32, c. 23. II éreir vis-à-vis de Sicyone > ,,- lííS ,Péloponnèfe. C’est, selon la conjecture d’Q* ^même chose que le temple de Junon, Juftott tS l j r ePtolomée , /. 3 , c. 16 , qui le met fur le te rrl .Corinthiens.

JUNONIS Sacrum , ou Fanum , ou jg pi/lf gPtolomée , /. 4, c. 3 , le nomme, en parlant gu aMalthe. Quelques-uns croient qu’il a voulu p 3 . jj ftpifle particulière , & que c’est l’ifle de Gozo; ^ àde voir son livre pour connoître qu’il ne p 3rlieu de l’ifle de Malthe ; car il dit :

L’iste de Malthe dans laquelle fe trouve,

Lat^

C’est aujo< OJ îiéf'

Longif.

Malthe ville. 38 d. 45 / *

Et la Cherfonnèfe. 38 40.

Et le temple de Junon. 3 g o.

Et le temple d’Hercule. 38 45*

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d.

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4Î'

the est ce qu’on^nnesf”^ ^ es - endroits de cette ide- ^

est la presqu’Ifle 0'°’ S a a/e ' » h* Ched° n j e

temple de Junons 0 ” a ? peJ,e Ia P ointe du . Fr ^ U f l\»calle de Marfa-Ç e / 0lt , ur ceffe langue qm Up' jr j etemple d’Hercuh. - ■ c e la calle de S. Thomas. V,cle l’Ep'eron C 6 6Í01Í au m idi de Piste, vers la P°,„et• Cicéron, dans fa quatrième Verrine , ^