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Tome troisième. G - L.
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víonfferrat.

autres , harcelant

1 V ÍX

P^r jes obstacles qu'*/ mirent les marquisàntm ces marquis, les Milanoislans cesse les habitans d’ivrée ; ces derniers, lassés desinsultes qu’on leur faisoit au dehors, & des troubles qui, s agitoient au-dedans, par la mésintelligence des par-x ls ? dépouillèrent Fesprit de faction , & fe donnerentLAmédée le Grand, comte de Savoye, fils de ce comteIbornas , dont on a parlé, 8c à Philippe de Savoye,Prince d’Achaïe, oncle paternel d’Amedée. Ces deuxPrinces avoient été créés par Henri VII , vicaires de'Mwire en Italie; ils fe préfenterent avec une arméeai flf>ortes de la ville, qui leur transporta le domaine, à^rtaines conditions, par Fentrenii.se de Févêque AlbertGonzague , du consentement des comtes de Valsperg*\de S. Martin , qui étoient les chefs de faction. Lasaison de Savoye est toujours demeurée en possestìongivrée, malgré les oppositions des marquis do Mont-i ! ‘ r at, & nonobstant les guerres qui font survenues entreles Maisons de Bourbon & d’Autriche, dont cette villea souvent souffert.

JURENÇON, village de France, dans le Béarn, àUn quart de lieue au midi de Pau. Nous n’en faisons men-tlo nqifà cause de l’exellent vin qu’on y fait. Nolhn appelleCe heu Jarançon, c’est une faute.

JUUGANO. Voyez Frateria.

IVRJ. Voyez IvRY.

JURIA, ¥ u eJct , nom d’un chemin Romain en Italie,^ a Ps le Latium.. Denys d’Halicarnasse , Antiq. Rom.• 1 5 p. 12, dit : à quatre-vingt stades de Riéti , en^rchant par la Voie Jjuie , proche du mont Coréte ,, " Cursule, qu’on a ìwiée depuis quelque teins. Syl-, Ur ge met la Voie Salarienne à la place. L^?. lc Jay,^ a ns une note, dit qu’il faut peut-être lire Jmie , de la

0 r teJulie, qui donnoit son nom au chemin auquel elle£°ndu!i'oit. Fabricius fait mention de cette porte, dans? Description de Rome. Mais cette conjecture est inu--"E ; car laVoiëJurie n’alloit pas jusqu’à Rome, comme3 e le ferai voir ; ce n’étoit pas même une voie mili-a,re , & par conséquent ce ne peut être la Voie Sala-nen ne . qui en étoit une. Cette derniere partoit de Rome

qui partoit

\oie Salarienne, passoit à Cursule Lc à Norciê. 11 n’est pasétonnant que ce chemin n’ait pas été fort célébré; maisJl fe détachoit de la Voie Salarienne à Riéti ou mêmeau-delà ; ainsi il n’approchoit pas plus près de Rome,n’avoit rien de commun avec la Porte Julie.JUROUX, village d'Asie , dans la Perse, dans laPrairie de Ft 8A, qui est entre Yezd & Abrecouh. II^ remarquable à cause d’une bataille qui s’y donna en-re Qiah-Manfour 8c Chah-Yahaya, son frere. * Hijl.\ l Ì iï ur ~ Bec -> L 3 ». c * * 3 .» P-

J 'JRUMEA , petite riviere d’Espagne, dans le Gui-* >lls coa , où elle arrose S. Sebastien. Voyez URUMEA.r - î* IVRY, bourg de France, en Normandie, fur laj^ lç re ffEure, entre Anet 8c Pacy, à quatre lieues dePi r 1 UX >’ vers rtord, & à quinze lieues de Paris, auc n ( si’une colline , fur laquelle il y avoir autrefois un3 ‘ , au bien fort par fa situation , mais entièrement ruinéfo^E-Ent. II y a une abbaye de l’ordre de S. Benoît,ïo S révocation de Notre-Dame. Elle fut fondée, enPa^?’ par H°ger, seigneur d’Ivry, 8c réformée en 1669,dan 1 bénédictins de la congrégation de S. Maur. c’estentr , p ' aine de cet Ivry quefe donna la bataille de 1590,lóus | 6 r °’ Henri le Grand, Sc les rebelles connusMail e u nom de Ligueurs. C’est de cette victoire queler be sost parler ce monarque dáns cette stance :

H ai-j e p as ] e cœur auffi haut,

bt pour oser tout ce qu’il faut,

Hn aussi grand désir de gloire,

Q Ue j’avois lorsque je couvri

I ) 5

ex Ploits d’éternelle mémoire^ es Peines d’Arques Sc d’Ivri ?

IVRY, village de FIste de France, SN latin Ivria*

selon

7

quelques-uns, xoriacufn poúr Iberìacum , àune petite lieue de Paris, à la gauche de la riviere dëSeine.C’est íe lieu de la retraite de S.Fraimbaudou S.Fraha-bour. *Bailkt, Topogr. des Saints.

3. IVRY-SUR-SEINE, château de Flílé de France ,au-dessus de Paris. II a été bâti pour Claude Bosc dúBois , conseiller d’état , ancien prévôt des marchands,& procureur-général de la cour des aides. L’avenuecommence au grand chemin de Paris ; &, après avoir Faitun coude, fe termine devant la porte du château. Láporte est haute , mais simple & fans ornement. La courest fermée d’un côté par le château , 8c des autres côtéspar des grilles de fer, qui la séparent du parterre &c dujardin. Le château est à main droite, le parterre à gau-che , 8e le jardin en face de Fentrée. Le château n’estqu’un corps de logis carré, “& assez simplement décoré ;mais les appartemens font commodes & les vues char-mantes. Elles donnent du côté de Paris 8c du côté dela riviere , & font une très-belle perspective. Le par-terre est agréable, orné d’un baísin à jetd’eau, &ccl’uneterrasie en forme de demi-lune, 8c palissade de tous cô-tés de charmilles. Le jardin offre d’abord Une longue& très-belle allée de marroniers, paliffadée,de charmil-les des deux côtés ; les potagers font du côté de la ri-viere; 8c de l’autre font plusieurs allées, parmi lesquel-les on remarque celle des orangers , au milieu de laquelleil y a un baslin qui reçoit les eaux des cascades. Cescascades font au haut du jardin ; elles íoní petites, maisfort longues, 8c sortent d’un jet d’eau qui est au-dessus,8c auprès ducjuel on vòit deux boulingrins , & une sta-tue du roi Louis le‘Grand , semblable à celle qui està l’hôtel de ville de Paris. La terrasse, où est cette sta-tue, est belle pour les vues 8c le coup d'œil ; 8c au bout,il y a un petit pavillon carré , qui est un agréable ré-duit. * Piganiol de la Force, Descr. de la France, t. 2,p. 243.

I. JUS,'Lc, lieu du Peloponnèfe , dans la Schiriti-

que, selon Xénophorí, Hist. Grec. 1 . 6 , p. 607.

2. JUS. Voyez los.

JUSSEY, ville ancienne de Francs, dans la Franche-Comté, àux confins de la Champagne 8c de la Lorraine,fur le bord d’un marais situé fur ia riviere de Manse*Elle est à huit ou neuf lieues de Langres, & à pareilledistance de Vésou], & presque toute ruinée ; ensortequ’il n’y reste plus qu’un rang de maisons , qui en fontpar le bas le circuit du côté du marais. Les ruines decette place fe voient parmi des rochers escarpés n u ;en font le haut, d’où coule lin petit ruisseau, venantd’une source qui tombe par des augets de pierre 8c debois , au pied de l’égliíè paroissiale. II n’y est restéqu’un couvent de Capucins, de plusieurs autres qu’on ya vus autrefois ; ce couvent est parmi des rochers &des brossailles , dans un endroit si élevé, qu’on a dela peine à le discerner quand on est au bas de la ville ,avec des lunetes d’approche. II y a un baillis haut-justi-cier, ressortissant par appel à Vésoul pour le civil, 8<au parlement de Besançon pour le criminel. *Corn. Dict„Mém. dressés fur les lieux, en 1706.

JUSSY, est un bourg de Fancién domaine de l’églisod’Auxerre ; le vicomte Rainard l'ôta à Févêque Gérât!au commencemënt du dixième siécle ; mais Betton, sonsuccesseur, le recouvra à prix d’argent, aussi - bien queGy qui y est contigu, vers Fan 915. O n ne soit depuis;quel teins ce i\’est plus une terre deglise. Elle est parta-gée entre plusieurs seigneurs. On lit dans l’Histoire desguerres, des Calvinistes, au pays Auxer.rois , fous Char-les IX, que les hamtans de Justy ne s’etoient pas con-tentés de leur fermer les portes, 8c qu’ils tirèrent mêmefur eux; mais ils furent bientôt forcés par les reislres;le bourg fut mis au pillage, tout y fut réduit en cendres,excepté l’églife de Notre-Dame ; il y eut bien cinq àsix mille muids de vin perdus ou emmenés, dans le temsdë cë ravage. Le nom latin de ce Justy, même dans leshistoriens du dixième siécle , est Jujjiacum. * Notes dele Beuf, chanoine d'Auxerre.

JUST. Voyez S. Just, au mot Saint. -JUSTEMONT, Justus mons , abbaye régulière del’ordre de Prémontré, au diocèse, & a quatre lieues deMets, dans le Luxembourg. ,

JUSTINI MONTES ; Dioscondé nomme amsi d&sTome III, Kkkk ij