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Tome troisième. G - L.
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6 2 6 JUR.

Numicius , qui n’étoit pas éloigné du champ de bataille.Les Latins lui élevèrent un petit temple, fur lequel ilsmirent cette inscription : Au Jupiter pere de la patrie,qui tient sous fa puissance les eaux de la rivière Nurni-cius. Quelques-uns, poursuit cet historien', ont dit quece même temple fut bâti par Enée à Phonneur d’An-chise , qui étoit mort un an avant cette guerre : le tom-beau n’est pas grand ; il est entouré d’arbres disposésd’une maniéré qui fait plaisir à voir. Ce sont apparem-ment ces arbres que Pline appelle k bois de Jupiter.

i. Jovis MONS ou la montagne de Jupiter, montagnède l’Afrique propre, selon Piolomée, L z, c. 3. Ellen’étoit pas fort éloignée du Bagradas.

2.. Jovis MONS, montagne de la Phénicie , selon laNotice de PEmpire ,se<J. 2.3 • C’est peut-être la monta-gne de Jupiter surnommé Cajius.

3. Jovis mons, montagne de l’Espagne Tarrago*-noise. C’est présentement Mont-Joui. II est près de Bar-celone. * Mêla , 1. 2, c* 6, n. 28.

4. Jovis mons , autre montagne d’Espagne, prèsd’Ampurias , selon Valerius.

Jovis promontorium , promontoire de Piste deTaprobane ; c’est le cap le plus occidental de Piste deCeylan.

Jovis sa.ltna.rum. Voyez Salinarum.

Jovis servatoris portus , port de Gréce , áuPéloponnèse, dans le golfe Argolique, selon Ptolomée,l. 3 > c. 16; Ami hifj.í .

Jovrs Sthenii Ara, l’autel de Jupiter Sthenius. Onle nomma ensuite la pierre de Thésée. II étoit au Pélo-ponnèse, près de Trœsène, selon Pausanias, l. z, c. 32.

Jovis TEMPLUM , lieu particulier de Gréce, dansla Macédoine * auprès de Peinbouchure du fleuve Ba-phyre - selon Tite-Live, /. 44.

Jovis ViCELiNl TEMPLUM. II étoit en Italie,dansle territoire de Cossa, selon le même historien , l. 24.

Jovis Villa, lieu particulier de Piste de Caprée, se-lon Suétone, in Tiberio.

Jovis Urii fanum. Arrien le décrit en Asie, surle Bosphore de Thrace. Les Grecs lui ont conservé sonancien nom de Ieron, àu rapport de Pierre Gilles* C’estpeut-être le même lieu que CHRYSOPOL 1 S*

JUPOLIS. Voyez IoPOLIS.

1. JCJRA, haute montagne dont parle César deBelloGall. 1. 1, c. 2. Strabon la nomme Jurasfus , les Alle-mands dtr Jurten. Quelques géographes lui donnent lenom de Montagne S. Claude. Elle est fort élevée ,& est bornée à lorient par ce coude que fait l’Aar, lors-quM se jette dans le Rhin à Coblentz ; tire au sud-ouestjusques vers Nantuá , &í de-là directement au sud, jirs-qu’à S. Genis d’Host. Au sud elle est bornée par l’Aar,les lacs de Bienne 5 t de Neufchâtel ; la Venoge , partiedu lac de Genève & le Rhône , depuis fa sortie de celac jusqu’à l’embouchure du Rhin , comprise entre lesembouchures de l’Aar, lui sert de bornes au septentrion.Ses limites, du côté du nord-ouest & de l’ouest, font laBrise, qui, depuis son embouchure à Lauffon , la sé-pare de Laumont ; une ligne tirée de Lauffon à Fran-chemont, de-là le Doux , le Lizon. Son étendue deCoblentz aux montagnes de Malabronde, dans le Nan-tira , pendant laquelle le Jura tire toujours au nord-ouest,peut être de soixante-dix lieues communes de France ;Sc de Nantua, où le Jura se tourne directement contrele sud a S. Genis d’Hoste, de quinze lieues ; en toutquatre-vingt-cinq lieues.

Le Jura traverse la Suisse entre Baste & Soleure, d’où,passant par une partie des états du prince de Porentruy,il sépare les comtes de Neufchâtel & de Vallengin ; lepays de V aud , le territoire de Genève & le bailliage deGex,de la Franche-Comte ; traverse ensuite le Valromey,& va enfin se perdre dans le Bugey, vis-à-vis de S. Ge-nis d’Hofte , <ï u 1 * f*) , à ce grand coude que

fait le Rhône dans 1 eveche de Belley. Quelques géogra-phes ne terminent le Jura, qu a quelques lieues de Lyon.

Cette montagne prend divers, noms, selon les diverslieux par où este passe. On 1 appelle Bolt^berg entreBruck ou Brugg ; le Frichtal , prés de la riviere d’Aar.(C’est cette partie du Jura, que Tacite appelle Pocetiusmons.') On l’appelle Scharffmatt entre Arraw & Oltin-gen ; Hvwenfiein , vis-à-vis du Buchusgov ; Wafjersall ,vis-à-vis de Falckenstein; Pierre-port ) entre le Munster-

ÏVR

íaî &îe lac de Bienne; Freybtrg , ou le Franche-m° nta ~gne , près de Francmont. Les principa'es rivières quiprennent leur source dans le Jura, sont la Brise, le Doux,la Teille ou l’Orbe, la Venoge , le Lizon, PAlbarine,le héron &. la \ afleronne. * Supplément au man ssf‘’ ùde la Bibliothèque c e M. de Corberon, premierprejtdtnau conseil souverain d'Alj'ace. .

2. JURA, (l iste de) ille d’Ecosse, l’une des pester-nés , au midi de Piste de Mu 11 & au nord de celle d 112*Elle a vingt-quatre milles en longueur, & fix ou sept eíllargeur. Elle passe pour un pays des plus sains de toutel’Ecosie , à peine trouve-t-on ailleurs des homu 1 ^ 5qui vivent plus long-tems que ceux qui Phabitent. E* ®abonde en pâturages, en bestiaux & en bêtes fauves,& on y pêche de très-bon saumon. II y a une églstÇ »qui s’appelie Killearn , & plusieurs lources d’eau minerai »*Etat présent de la Gr. Bretagne, t. 2 , p. 285. ,

IVRÉAGH , baronnie d’irlande, dans la province eMunster. C’est une des huit qui compoíent le comte uKerry. * Etat préjent de l’Irlaride , p. "50.

IV RÉE , Fporedia , .ville d’Italie , en Piémont, c3 ^pitale du Canavez, que l’on appeiloit autrefois letntdquijàt d'Ivrée. Elle est fur la Doire 011 Doria, fFl’on y passe fur un beau pont de pierre , & est le Ijf?d’un évêché suffragant de Parchevêché de Turin-est entre deux collines , bien sorte, avec un ancien c' 13 ^teau & une bonne forteresse. Cette ville est très- 3 ' 1cienne ; & Velle'ius Paterculus , l. 1, c. 16, racontque sous le consulat de Marins & de Valerius flnc caS *les Romains y envoyerent une colonie. Pline , t- 3 ’c. 17, parle des habitans d’Eporedia, comme dehabiles à drester des chevaux pour le manège. Cela s aCcorde avec P opinion que l’on a des anciennes rim 1 ^’que l’on trouve à Eolenc , lieu situé à un mille d’I vree don croit que ce font les débris d’un édifice qui lèrvnd’écuries aux Romains. Strabon, L 4, p. 205, dit <1 11les Salastìens ayant été vaincus par César, on les m ei1à Ivrée, & on les y vendit à l’encan. Brutus parle (cette ville dans ses Lettres à Cicéron. Antonin eN &}■mention dans PItinéraire. Avec le lems on change 3 enom d 'Eporedia en celui d'EBOREÏA, dont Aimom»? 11son continuateur des Annales de France , se sont ser^'D’autres chroniqueurs ont dit IPOREGIA , Iporiehfo íl ',vitas , Ivoreïa ; & ce nom a été tant de fois cbang equ’on est parvenu à dire Ivrée , qui est le nom modefl 1 ^Elle est plus remarquable par Ion ancienneté que patbeauté ; elle n’est pás auíîì peuplée qu’autrefois, & e .n’a pas plus de six milles âmes. La Doria qui l’arrole ”est très rapide. On la passe fur un pont fait, Pan - Zpar Agiluf, roi des Lombards, & qui n’a qu’une l eU £arche ; on assure que les deux bords de la riviereautrefois ornés de mations, & qu’il y avoit plusi eiir ? Blais que les guerres civiles des habitans ont f uine '*Baudr. éd. 170^. , , his .

Le marquisat d’ívrée est souvent nommé dans les nstoires. II commença sous l’empiré de Charlemagne. ymême que les Romains avoient placé là une colons»pour íêrvir de barrière à l’Italie ; cet empereur , aptf*avoir défait Didier, roi de Lombardìe , & conquis 1 ®états, établit deux marquisats, savoir, celui de Suze ycelui d’ívrée, pour tenir en bride les peuples qu’il 3 S° lsoumis au-delà des Alpes. Asprand fut le premier rn 3rquis d'Ivrée; & on croitque íës descendans lui luccectrent jusqu’au dernier nommé Ardoin , marquis, <3 ue ..princes Italiens choisirent unanimement pour roi d ha Jà l’assemblée de Ravie. Après fa mort, arrivée Pan íQÏ Zses fils n’ayant point assez de force, pour se main f £contre Henri de Bavière & Arnulphe, évêque de M 1partisans de Henri, nepurent conserver Phéritage de epere. La ville d’Ivrée & tout son marquisat, q u ‘ C ° fí ^eprenoit la plupart des vallées voisines , & une 8 r ? ujfpartie de la province Cisalpine , surent réduitsla domination des empereurs d’Allemagne, ) US S U1248; car alors l’empereur Frédéric II en gratifia ^nias de Savoie, comte de Morienne, en reconnoi ' ^de ses services. Cette donation fut confirmée, q uatr .après, par Guillaume, comte de Hollande, e l L^ î( )oitRomains ; & pourannuller le droit que l’égliso e |gsy avoir, le pape InnocentIV ratifia par un bre f a -

empereurs avoient fait à cet égard. Ce transpoveur de la maison de Savoye , fut soixante ans