6z6 KAM
KALLUNDA, ouKALLUNDBORG, ou
KALLUNDEBURGUM. Voyez Kaunrourg.
KALMINTZ, ouKalmuntz . village d’Allemagne,en Autriche, aux confins de la Moravie , près des sour-ces de laTaye , à dix lieues au-dessus tìe Naïm. On croîtque c’étoit la Celemantia de Ptolomée.
KALMUCS. Voyez Calmoucks.
KALNICK, ville de Pologne, auPalatinat de Bracklaw,íur la rive occidentale du Sup, ruisseau qui tombe dansla riviere de Boh. Elle est à l’orient, & à six milles d’Al-lemagne de Bracklaw , & est bien fortifiée. Elle est di-visée en trois parties , qui ont chacune leurs murailles ;ce qui la rendoit autrefois considérable. L’an 1674, ellese rendit au roi de Pologne, après avoir persisté dans larébellion pendant vingt-fept ans. *Andr.Cdlar, Descript.Polon.p. 370.
KALNE. Voyez Calné St Calanna.
KALO, forteresse de la haute Hongrie, dans le comtéde même nom, selon Baudrand, qui y met un ruisseaude même nom. II dit qú’on la nomme auffi Nagh-Kalo ,& qu’elle est à trois milles de Debrecin , & à quatre dede Tokai. II parait avoir consulté la carte de Hongriepar De Witt. On y volt un bras de la Theisse qui s’en sé-pare entre Samos St Tokai, & formé des inondationsoù font quelques isles. Dans l’uneest Kalo, ou Kallo,qui doit être le Kalo, ou Nogh-Kalo de Baudrand; Stà l’orient de ce bras de la Theisse , est une bourgadenommée Kisch-Kallo. Dans cette carte, ces deuxlieux sont du comté de Zabolc. Corneille parlant ducomté de Kalo le nomme Bihorienfis Comitatus , commesi Kalo avoit quelque chose de commun avec le comtéde Bihor, qui est borné au nord par les comtés de Krafna& de Zabolc. Kalo est marqué par De l’isie , dans lecomté de Zatmar, aux confins de celui de Zabolc. Leruisseau de Kalo de Baudrand , St le bras de la Theissede De Wift, disparaissent dans la Hongrie de De Piste,publiée en 1717.
KALOS-LIMEN. Voyez Calos.
KALTERBORNE , abbaye d’hommes , ordre deS. Benoît , en Allemagne, dans la basse Saxe, au dio-cèse d’Hildesbeim.
KALT-WÉHÉBRUNNEN, fontaine de Suisse, àune lieue & demie deLucerne, au-dessus de la vallée d’Ei-genthal, en montant au Mont-Pilate. On lui attribue lavertu de guérir la fièvre tierce. Onn’a, pour cela, qu’à enboire tant qu on en peut avaler. *Etat & Délices de laSuisse, t. z, p. 394.
KALVE. Voyez Calb.
KALVORDE. Voyez Calvorde.
KAM, en Suisse. Voyez Cham 3.
KAMA, (la) grande riviere de l’empire Ruflien.Elle a fa source au pays des Czérémisses, dans les ma-rais qui font au midi des vastes forêts des Ziranni ; de-là, serpentant vers le nord-est,le long de cette forêt, ellebaigne une lisiere de la province de Wiatka, puis unepartie du pays des Ziranni, à l’extrémité orientale du-quel elle reçoit le ruisseau de ChAS 1M St celuideNAT-CiMPERis; unis dans un même lit, baigne la ville deKaigorod, g. circulant vers l’est St le sud-est, elle coupela province de Permie, où elle reçoit la Vifchóra, g.PUsolska, qui passe à Solkamskaïa, g. l’Oreol, auprèsde la ville de même nom, d. le Jaïva, ruisseau, g. ce-lui de Sloiitca, d. la Sufowa, g. un autre ruisseau à Rib-naïa Sfoboda, d. un autre à Sérapoulé, d. la Viatka àLaifof ; après quoi, elle fe tourne vers le couchant, Stva fe perdre dans le Volga, au royaume de Cafan.Adam Brandr, dans son Voyage de Moscou à la Chine,dit qu’elle est plus large que le W efer, St coule avecbeaucoup de rapidité. Olearius dit que ses eaux fontnoires; qu’à son embouchure on voit deux istes, dont laplus grande est nommee Zokol', St en terre ferme, estun beau village nommé Pagantçina. Corneille le Brun,dans son Voyage de Moscovie, c . 15 \p. 83 , dit : la ri-viere de Kama tombe à gauche dans le Volga, à soi-xante werstes de Cafan. Elle est fort large, St vient dunord-est avec un cours si impétueux, qu’il f er t seul à fairealler les barques pendant plusieurs lieues. On dit que l’eauen est brune; m|is je ne l’ai pas trouvée ainsi. II est vraiqu’elle est si douce, que celle du Volga en devient beau-coup meilleure.
KÁMAKURA, ifie du Japon. Ce mot veut dire côté.Elle est íùr Ii côte méridionale de Niphon, à une hcuede la côte de Jédo, entre l’embouchure de la rivierede Bansju St celle de Fudsisava. Vis-à-vis du village eKawanda , on voit près de la côte un rocher en formede pyramide ; à une lieue plus loin des côtes, directementau íùd-est, est la fameuse isie de Kamakura, qui paroitronde, petite , cl’une lieue de tour au plus , pleine debois de haute-futaie, St plate. Les côtes en sont extre-mement hautes, de forte qu’on les peut voir de Imn íelles sont escarpées St pleines de rochers, S í il n y 3aucun lieu pour y monter tout au tour de l’isie: les ba-teaux qui y portent des prisonniers, ou des provisions ,doivent être élevés ou descendus par des grues St autresmachines. Le P. Grasset, dans son Histoire de I’églifèdu Japon, t.i^ p. 31, décrit ainsi cette iste, fans 1 > nom-mer : les rois, (ceii-à-dire les grandi,) q.1 ont fa l£quelque faute considérable , ne (ont jamais punis de mort jmais sont envoyés en exil dans une iste qui a une lieuede circuit, St qui est toilte environnée de corps-de-gsr-des. Comme l’iste ne produit rien , on leur envoie tousles mois ce qui est nécestaire pour leur subsistance, q ulfe réduit à un peu de riz , St quelques racines. l| slogent dans de petites butes fort bastes, St sont expof eSà toutes les rigueurs des (aï Ions, fans qu’on ait compassiond’eux. Ils font obligés, outre cela, de travaillera ramasserde la soie, St à en préparer une quantité, selon la tâche qU*leur est prescrit e.*Kœmpfer Hist. du Japon, /. 5, p. zM*
KAMAN , ville tíe sondoustan, dans la presqu’isie>d’en-deçà le Gange, au royaume de Carnate , fur la routedeTripiti à Gandicote, à dix-huit lieues de lapremiere »St à t rente-sept ou trente-lnm de la seconde ; à dix-huitde Chandegri. * Robert de Vaugondy , Atlas;
KAMARAN. Voyez Camarana. ,
KAMENTS, ville d’Allemagne, dans la bastë Si-lésie, au duché de Monstebeig , près de la rive Septen-trionale de la Neiss, au levant de la ville de Varte»* Zeyler. Atlas de Jaìllot.
1. KAMIENIECK, bourgade de Pologne , dans I2
Mazovie, fur la riviere méridionale du Ëoug. * Robertde Vaugondy , Atlas.
z. KAMIENIECK, autre bourgade de Pologne, en Li-thuanie , au nord oriental de Brzescie. * Robert de Vau-gondy , Atlas.
KAMI N, petite ville de Pologne , au Palatinat deKalish, fur le bord^ septentrional de la Waite , entreGnesne St Lencicza. * Rob. de Vaugondy , Atlas.
KAMINIEK, forteresse de Pologne, dans la Podo-lie , fur une montagne, au pied de laquelle pastè la pe-tite riviere de Smotrzicz, qui tombe dans le Nieller,aux confins de la Moldavie, Quelques-uns croient quec’est la Clepidava des anciens. Elle a, un évêché suf-fragant de Lemberg. Elle est petite, mais très-forte, étantfur un rocher escarpé. On n’y peut aller que par un petitchemin fur un rocher coupé par deux ponts-levis défen-dus par le vieux château St par le château neuf. Les Turcsla prirent en 1671 ; St comme il comptoient de la g ar "der, ils y firent des fortifications d’un travail prodigieux ímais ils la rendirent à la Pologne par la paix de CasloVitz. Sa latitude est au 49° d. St íà longitude au 4^'Baudrand St Maty nomment la métropole LembouR?au lieu de LEMBERG. Corneille, qui n’aime pas à ci-ter Baudrand, cite Maty ; St trouvant dans d’Audistet »que cette métropole est nommée Leopol , il apporte cesdeux fentimens, fans avertir que Lemberg St Léopol f° sltdeux noms d’une même ville.
KAMINKE , petite riviere de Moscovie, quisejed edans celle de Pinse, auprès de la ville de Pinse.
KAMINO-KUNI ; c’est un des noms que les Jap°*V"n ois donnent au Japon, St il signifie le pays outation des dieux. * Notes du P . Charlevoix.
KAMISA, ville de la petite Arménie, selon Strabon, f-TKAMISINKA. Voyez Kamuschinka. , n ,
KAMMA-JAMMA , ville du Japon , entre MîuMinakutz, fur la route du golfe de Quano ou K^ 3 .^à Méaco. Kaempfer, Hist. du Japon, t. z, p. zf 3 ’elle est grande St belle, bâtie fur deux collines f e $par un petit vallon. Le château est à la^droite, . e ]] eSmurs Stfes fossés font contigus aux rues de lay'^ e .’ m esont irrégulieres à cause de ì'inégalité du terrew -est entourée de bonnes murailles, avec des portes