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hfiées , Sc contient environ deux mille maisons, /ans direclement^du sud au nord , depuis^ la côte septentriocompter celies des deux fauxbourgs. Elle est nommée ^
Cammi-Jmnú , dans la carte qui montre la route d’O-ftca à Iédo, pour la relation de l’ambassade des Hollan-uois au Japon.
KAMMERSTOCK, montagne de Suisse, au canton*se Glaris, proche de la vallée de Linthal. II y a beau-Coup de chamois , singuliers en ce qu'ils n’ont aucune“ouïe dans le ventre , comme ont ordinairement les au-ts es .*Eiat & Del. de laSuiJse , t. L, p. 478.
K.AMPS, petite riviere d’Allemagne. Elle a fa sourceau x frontières de la Bohême, d’où, coulant au levantP ar la haute Autriche, elle fe rend dans le Danube , prèsCrembs. * Baudrarzd, édit. 1703.
K-AMSKY , ou Kan , riviere de la grande Tartarie,
Cn Sibérie ; elle fe jette dans le Séniscei : il y a fur fes®ords desTartares payens, qui demeurent dans des hutes"Çcorce de bouleau, & vivent de poisson & de ve-rsion , qu’ils mangent cruds ou cuits, avec des racinese lys jaunes.
,, KAMTZCHATKA, grande presqu’Isie, au nord-est de"6e , entre un golfe de même nom & la mer du Ja-, à l’extrémité orientale de l’empire Ruffien & deIl °tre continent. On a douté, jusqu’au commencement deCe siécle, fi l’Asie étoit contigué par le nord-est à l’A-^érique septentrionale. On a même cherché des rap-Ports entre les usages des Américains & ceux des Tar-ares , pour en conclure une communication entre cesPeuples. O11 tiroit de-Ià deux conséquence ; l’une , queAmérique avoit été peuplée par des Asiatiques, qui ysoient pasíé sans le secours de la navigation ; Sc l’au-j îe > qu’ìl n’étoit point possible à des vaisseaux d’aller para mer Glaciale dans la mer Orientale. Mais depuis la,Rouverte du pays de Kamtchatka, on fait, à n’en plus°uter, que í’Amérique n’est point contigué au nord-estA l’Aíìe ; car les bâtimens Russes côtoyant la terre-e rme passent à présent le cap Suotei-Nos ou le promon-° lr e-Saint , & viennent négocier avec \esKamt{thadales,
^ la côte de la mer Orientale, vers les 30 d. de lati-, Uc se ; mais il faut, pour cet effet, qu’ils paffent entre larre-ferme, Sc une grande iste qui est au nord-est duj a P Suetoi-Nos. II y a si peu de tems qu’on a découvert, e Pays de Kamtzchatka, &. il est si éloigné des autres états?? la Rustre, qu’on n’en a point encore de connoiflancebien précise ; cependant, voici à quoi se réduit ce qu’onso a p û apprendre de certain après une recherche exacte.
* Hifl. des Tatars, p. 108 & suiv.
Le pays de Kamtzchatka, qui est situé entre les 130i7<j d. de longitude, est une grande langue de terre,
M s’étend à-peu-près du nord au sud, depuis le cap Sue-to ''~Nos , qui est situé à 6i d. de latitude, jusques vers ledu Japon , & les 39 d. de latitude ; ensorte qu’ellej plus de 300 lieues d’Allemagne en longueur ; mais falar geur est fort inégale ; car en quelques endroits elle a^ Us de 100 lieues en largeur ; & en d’autres, elle n’cn;.P a * plus de 30 à 50. Eile est habitée par divers peu-d fr.’ âvnt ceux qui occupent la pointe du sud, sont fortJ e mns des autres peuples de ce continent, tant en leurj^sere de vivre, qu’en leur habillement ; Sc comme~ assemblent d’ailleurs, en quelque maniéré, auxJapon-Jr’n’? n cr °st que ce font des colonies du Japon, quiì séparé de la pointe’du sud de ce pays, que par unet foit de quinze à vingt lieues, tout parsemé de peti-es '/ses. Les Kamtzchadases, qui occupent la plus grandeb ar îi e de ce pays vers le milieu, payent contribution aux' se, , en pelleteries, Sc sur-tout en peaux de castors d’unete r C ', Ur extraordinaire. Depuis le commencement deA’mcle, i es Kystes y ont établi des colonies qui ontf„ c °minencé à y bâtir plusieurs bourgs Sc villages, 5 cd e ? llent 'de la bouté du terroir de ce pays : une chaîneVer< ?n hautes montagnes venant de la mer Glaciale, tra-- r , e tout ce pays en/lroite ligne du nord au sud, & 1 on-T* stssil y a des mines fort riches, Sc des eaux mi-ta a e . s ex cellentes dans la partie méridionale. Les habi-Pav 2 ^ a 8 rar *de iste qui est à Test du cap Suetoi-Nos,d',, ^ contribution aux Russes en pelleteries ; mais ceuxn se au tre grande iste qui est à l’est de ce pays, vers leséte n i ° e ,sej lf ude, 5 c dont on ignore júsqu’ici la vraier due a l’est, n’en payent point encore.h£ r - e P a ys de Kamtzchatka est séparé du reste de,la 5 i-le 5 par un grand bras de mer Orientale , qui s’étend
nale de la Corée, jusques vers les 38 d. de latinlaissant de ce côté jusqu’à la mer Glaciale , qu’une éten-due de pays d’environ 5 d. de largeur, par où le paysde Kamtzchatka est coníigu à la Sibérie. Précisémentdans la pointe du nord-est de f Asie, & vers le cap Sue-toi-nos, habitent deux peuples alliés, appelles ies T^uk-trphi 5 c les T[chalatki ; 5 c au sud deux, sur les bords dela mer Orientale, un autre appellé les Olittorskï , qui fontles peuples les plus féroces de tout le nord de l’Aíìe ; ilsne veulent absolument point avoir de commerce avecles Russes, dont ils tuent inhumainement autant qu'ilsen peuvent attraper ; 5 c lorsque quelques-uns d’eux tom-bent entre les mains des Rusies , ils fe tuent eux-mêmes:pour cette raison, les Rusies ont été obligés jusqu’ici desuivre les bords du golfe de Kamtzchatka, pour entreren ce pays, afin d’éviter la rencontre des partis de cespeuples; mais depuis quelques années, ils ont commencéd’y aller par eau, en pastant de la riviere d Ochota versles 54 d. de latitude, à fa pointe la plus proche du paysde Kamtzchatka ; ce qui leur épargne beaucoup de che-min.^ Le feu empereur de la Rustre, envoya, cinq ou sixannées avant fa mort, un officier de marine, du côté decette riviere, pour examiner s’il n’y avoit pas aux en-virons de-là du bois, qui fût propre pour la coníìr-c-tion des grands vaisseaux ; & il revint avec un rapport aflezfavorable ; mais divers incidens qui survinrent depuis ,empêchèrent ce grand monarque de pousser plus loin cedessein. ?
Les Kamtzchadales font beaucoup plus civilisésSc mieux faits que leurs voisins du nord ; auffi font-ilsmieux nourris Sc mieux couverts qu’eux : ils arment lapointe de leurs javelots & de leurs flèches d’un crystalfort tranchant, au lieu d’acicr ; ce qui fait des blessuresfort difficiles à guérir. Les GurïLSKI, qui habitent lapointe la plus méridionale , semblent être une colonie deJaponnois.* FUJI. desTartares ,p. 586.
L’éditeur Anglois de 1 Histoire du Japon, de Ktemp-fer, a raison de dire , dans son discours préliminaire;p. 17 : ce pays semble être le même que les Japonnoisappellent Oku Jeso , ou Jeso la supérieure , (nousdirions en françois le haut Icçof) dont ils ne savent pres-que rien , excepté que c’est un pays. II parle ensuite despeuples de ce canton , félon les Mémoires fur lesquelsnous venons de les détailler. II vient aux Kurilski , Scajoute : ce qu’ily a de certain, c’est que, selon les HistoiresJaponnoises, ces peuples dépendent de l’empereur du Ja-pon , fous Pa'utorité duquel ils font gouvernés par unprince , qui fait fa résidence à Matfumai, & qui, commeles autres princes du Japon , vient tous les ans à Iédo ren-dre hommage à l’empereur.
Le DÉTROIT de Kamptzchatka , bras de mer ,au mididu pays de même nom, qu’il sépare de fille deNiphon. Les nouvelles découvertes tracées dans la cartel’Empire Ruffien, publiée à Leyde, en dernier lieu, nousapprennent que ce détroit, assez large à fa partie occi-dentale, est resserré à l’orient, Sc entre-coupé d’un grandnombre d’ifles habitées par des colonies de Japonnois. Lescanaux qui séparent ces istes, ne font point encore na-vigables aux vaisseaux-des Européens; Sc c’est pour celaque ne pouvant en faire le tour, ils ont doute si Niphonétoit une iste , ou une presqu’isle. Ces découvertes leventle doute. L’isle de Matlùmai est dans ce détroit.
Le golfe de Kamtzchatka, grand golfe d’Asie, en-tre la Tartarie Moscovite, le pays de Kamtzchatka, leJapon , la Corée, Sc la Tartarie Chinoise. II s’étend dufud-ffid-est au nord-nord-ouest , depuis le 33 e d. jusqu’au38 d. de latitude. Ce golfe n est connu que depuis peua annees. Le fleuve A mur y tombé dans ía partie méri-dionale ; le fleuve Penschinka tombe dans renfonce-ment septentrional ; quantité de petites rivières s'y ren-dent , tant àTorient qu’à l’occident. II y a deux ides versle3 I e d. de latitude, la plus grande au couchant, Sc lamoindre au levant. II n’y a que deux passages pour en-trer dans ce golfe, f un entre la Corée Sc les sises duJapon, l’autre entre ces mêmes sises & le pays de Kamtz-chatka ; de-là vient qu’on a été st long-tems en Europe aen avoir connoiffance. * Carte, nouvelle de tout l Riiipivéde la grande Rujjie.
Dans ce qui est cité de l’Histoire des Tartares , j’airéformé les chiffres des degrés de longitude Sc de lati-