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tude sur la carte que je cròis plus exacte que les notes ,pour la vraie étendue, tant du pays que du golfe de Kamtz-chatka.
Selon la carte des nouvelles découvertes au nord deîa mer du sud , fournie sur les mémoires de de l’Iíle, leKaintzcharka s’étend depuis le 51 e d. de latitude jus-qu’au 61 e , & depuis le 171 e d. de longitude jusqu’au 180 e .
KAMUSCHINKA , Kamuschinca , Kami-SINKA ou Kamishinka, petite riviere de l’empireRuffien, au royaume d’Aftrakan , entre le Don & léWolga. Elle se jette dans ce dernier fleuve , au midid’une montagne , (k vis-à-vis d’une ville nomméecomme elle. De rifle fournit la montagne. Cette ri-viere & cette ville font devenues fameuses par le desseinqu’eut Pierre le Grand d’y faire une communication en-tre les deux fleuves. Voici comme en parle le capitainePerri, ingénieur Anglûis, qui y fut employé , dans sonEtat présent de la grande Ruffie, p. 2. II s’agifloit deprocurer une communication entre la mer Caspienne& la mer Noire; de forte que des vaisseaux, tant deguerre que marchands, pussent palier de l’une dans l’au-tre, par le moyen du Wolga & du Don. Ces deuxgrandes rivières font éloignées l’une de l’autre d’envi-ron 140 milles de Moscovie ; mais cette distance estfort diminuée par deux petites rivières, dont l’une ap-pellée Lavla , se jette dans le Don ; & l’autre qu’onnomme Kamuschinkct , se perd dans le Volga. Dansces deux dernieres rivières il falloit faire des éclusespour les rendre navigables, & ouvrir un canal à traversles terres , dans l’endroit où ces deux rivières Rappro-chent le plus ; ce qui n’est qu’un espace d’environ qua-tre milles de Ruflìe. Cet ouvrage conduit à sa perfec-tion , se roi t extrêmement avantageux au pays du Czar,
Î rincipalement en cas de guerre avec les Turcs, les’artares de la Crimée , la Perse , ou quelqu’un despays voisins de la mer Caspienne. Cet ouvrage avoitété commencé par Breckell, Allemand de nation , quiétoit colonel dans l’armée du Czar , & avoit la répu-tation d’être fort bon ingénieur; mais il avoit fans doutefort peu de connoissance de ce dont il s’étoit chargé ;Car il traça le canal d’une maniéré étrange à ne pouvoirpas se justifier ; & la premiere écluse qu’il fit, étoitcomme en l’air, c’est-à-dire qu’il laissa un espace vuidesous les fondemens par où Peau prit son cours dès qu’oneut fermé les portes de l’écluse. Cela fit qu’arrivant àMosco'w l’hyver suivant, il demanda un passe-port pourun de ses domestiques , & se servit lui-même de cepasseport, pour échapper & sortir du pays. II se plaignitque le prince Gallitzin eût traversé íes travaux, parcequ’il avoit intérêt que ces ouvrages ne se fistènt point;Le capitaine Perri donna un autre plan pour exécuterla communication. On y travailla trois ans ; mais furla fin de 1701 , après la bataille de Narva , le Czar fitdiscontinuer l’ouvrage. Corneille le Brun, qui y passa le14 de Mai 1703 , dit dans son Voyage de Moscovie,de Perse, &c. p. 87 : on trouve à gauche au-dessousde la ville la riviere de Kamuschinka qui coule versi’ouest. On dit qu’elle a fa source dans Je canal d’ííobaqui tombe dans le Don. ( On la trompé. VLloba ouïlava , ou , comme écrit le capitaine Perri, Lavla , a fasource différente de celle de cette riviere. ) Les Cosaquesqui habitent les rivages du Don se rendoient , à cequ’on prétend , en bateau , de cette riviere dans leWolga , & commettoient de grands désordres en cequartier-là , quoiqu’on y envoyât souvent des gens deguerre pour les réprimer ; mais ce'a n’étant pas suffisant,on a fait bâtir cette ville pour les tenir en bride. On yfravailloit aussi à un fort ceint d’une muraille de terrede l’autre côté de la Kamuschinka. Mais cet ouvrkgen’avançoit guères, les travailleurs n’y pouvant subsisterà cause du mauvais air. Sans cela, poursuit le voyageur,le Czar y auroit fait creuser un canal pour*aller dans lamer Noire. J’allai voir cet ouvrage ; & on médit qu’onavoit eu dessein de bâtir la ville à l’endroit ou ce fortavoit été commencé ; niais qu’on ne l’avoit pas fait ,parce que l’air y étoit trop mal-sain. On avoit aussi ré-solu d’y faire une digue, d’une montagne à l’autre, pourarrêter le cours de la Kamuschinka , & l’empêcher detomber dans le Wolga ; mais il fallut abandonner cetouvrage , les portes des écluses ne pouvant résister à layioleoce des eaux qui tombent des montagnes, de tems
eri tenrijj outré que le terrein qui est fous îa superficie de 3terre est si pierreux, & même si rempli de roches vives estplusieurs endroits, qu’on ne peut y pénétrer : tout cela ,dit-il, a obligé ^entrepreneur à se désister de son entre-prise, pour prévenir le chagrin qu’il en auroit pu recevoir-. On vient de voir ce que ^entrepreneur dit lui-metn®des motifs qui firent discontinuer cet ouvrage. Ce qu >dit des Cosaques qui pafloient en bateau du Don dansle Wolga, n’est point exact. Struys dit beaucoup mieux,que cette ville empêche que les Cosaques n’entrent dan*k Wplgá aiíffi aisément qu’ils íaisoient auparavant,puisqu’ils ne laissent pas d’y entrer en transportant l £U j sbarques fur des machines à quatre roues ; après quoi, utrouvent moyen de croiser autour des ífles qui sontlong de ce fleuve.
KANASAVA, ville du Japòri dahs la grande isi"Niphon, & capitale du royaume de Canga, & non P aSCaga, comme le dit Reland. Voyez Canga, * BdlMtCarte du Japon.
KANCHEU, ville de la Chine. On prononce CaNT"CHEOU ; quelques-uns écrivent aussi de même,
KANDAL. Voyez Kendal.
KANDEL, riviere de Suisse ati canton de Ber"®'Les auteurs varient un peu fur le lieu où est fa sour"®*Wagner la met dans la montagne cI’EngstlingEN »& Stumpf dit dans lé mont Ravin , aux frontièresVallais. Scheuchzer dans ses Cartes de la Suisse, " enomme ni l’une ni l’autre montagne. Voici fcomm enl:il trace le cours de la Kandel. Elle a deux sources rl’une au nord occidental du mont GeiShorn , ^l’autre au midi oriental de cette même montagne. L® sdeux sources se réunissent un peu au - dessus de KA -^'delsteg , village au-dessous duquel la riviere reç 01un ruisseau ; puis, serpentant vers le nord, elle se tour"®vers le nord - ouest pour recevoir la riviere d’EN^'STLEN , au nord du château deFrutingen. Elles vont e "'semble à Wiminitz situé à l’occident de Spiez, où "Kandel se mêle avec la Simmen ; puis elles vont to" v ’ber ensemble dans le lac de Thun. * Etat & Delld*
de la Suisse , t. a, p. 2,2,8.
KANGCO , forteresse de la Chine , dans la prûvi" cS -de Queicheu : elle est de 11 d. 50' plus occidentale q"®Pékin, fous les 25 d. 7' de latitude. * Atlas Sinenjís>KANHASUN, tour de Perse, au couchant d’été, ^à une lieue de Tauris. Elle est au milieu d’un champsson diamètre est d’environ cinquante pas. Cette tour*quoiqu’à demi-ruinée, est encore fort haute; & il sem-ble qu’elle ait été le donjon de quelque château. II re"®encore à l’entour de hautes murailles, qui, pour n’êfl®que de gazon, ne laissent pas de paraître fort ancien",® 5 !On ne peut dire certainement par qui cet ouvrage a ® tSfait, mais plusieurs lettres Arabes, qui font fur la port® ’donnent lieu de croire que c’est des Mahométans. L1651, il y eut à Tauris &L aux enviions un grand tre"Pblement de terre , dont plusieurs maisons furent ren v ® rfées ; & cette tour se fendant du haut en bas , st . etomba une partie qui en remplit le dedans. * Tarest ll ^ ívoyage de Perse, /. 1 , c. 4, vers la fin. , n
KANJOKU , ancien palais du Japon : voici ce q" e fdisent les Fastes du Japon, rapportés par Kœmpfer,le pere Charlevoix , fous le régné de Kookin VIII,qui régnoit 216 ans avant J. C. «Versee tems-là rég"?
» à la Chine Sinosikwan, prince aussi fameux par ses p rC ! s» fions & par fa magnificence , que redouté de ses» pour fa cruauté & fa tyrannie. Il monta fur le trône de» Chine, Pan 246 ; il envoya 3 00 jeunes hommes avec *
» tant de jeunes filles au Japon, fous Ia conduite d’un d® . ^» médecins, qui le lui avoit conseillé, sous prétexte "® ^» aller chercher des plantes qui ne fetrouvoient q Ll „ e - q» une seule de ces ifles, & dont il prétendoit ,
» composer un remede universel pour empêcher» pereur de mourir. Cette troupe,étant arrivée "" u[1» pon, s’y établit; le médecin se fit roi, & bat* ndt» palais qui fut appellé Kanjoku , c’est-à-dire s a - £n i» maison semblable aux deux. Les planchers en» couverts d’or^êí d’argent ; &tout le palais éto>^ ^» grandeur & d’une magnificence , qui ont pan® e» verbe. * Notes du P. Charlevoix. etî
KANIOW , Kaniovia , ville de Pokg n s ’ \Ukraine, au Palatinat de Kio-wie , au bord o cC j n Jr
Borysthène , au- dessous de l’embouchure d u *