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Tome troisième. G - L.
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large ; le passage en est dangereux, & devient chaqueJbur pln S fameux par les naufrages. Dans son cours, quiE très-rapide, il forme un grand nombre d’ïstes, toutes^ re s-utiles à ìa province par la multitude des joncs de dixa do uze pieds de haut, qu elles produisent Sc qui serventau chauffage de toutes les villes d’alentour, car à peine a-'uq aster de bois pour les bâtimens & pour les vaisseaux.

es font d’un grand revenu, Sc l’empereur en retire desQr oits considérables. La riviere que les torrens des monta-is enflent quelquefois extraordinairement, devient si*, a Ptde que souvent elle emporte ces istes ou les diminue, e la moitié ; par la même raison elle en forme ailleurse nouvelles ; Sc l’on est tout surpris de les voir ainsi chan-S er de place en peu de tems, comme si en plongeant ellesa . v °ient passé fous l’eau d’un lieu à un autre. Cela n’ar-r |y e pas toujours ; mais toutes les années il s’y trouve unnangement si considérable, que pour ne s’y pas tromper,es Mandarins les font mesurer de trois en trois ans, poure J| augmenter ou en diminuer les droits, selon l’état oùe ues se trouvent.

i Le Kiam a plusieurs sources dans la province d’Iunnan :a Plus méridionale est au sud de la capitale de cette pro-Vlri ce. Serpentant vers le nord, il reçoit diverses rivières,^Jtr’autres Kinxa , qui vient du royaume de Boutan.Mais st a encore une autre source considérable au nordla province de Soutcheou, Sc qui, coulant vers le midiOriental, se partage en diverses branches, Sc forme d’af-ez grandes istes , après quoi ses branches fe réunissentPour tomber ensemble dans la riviere, qui vient de Iun-aa u. Cen’estplus alors que le Kiam, qui passe au nord? Sioutcheou, prend fa route vers l’orient ôtse grossit deP'uíieurs autres rivières, serpentant toujours, tantôt vers le?°fd, & tantôt vers le midi ; mais avançant toujours versj® levant, d arrose Queitcheou, entre dans la province dej °Uquan, rase la partie septentrionale du lac formé para rencontre de plusieurs rivières, baigne Iotcheou, Ha-^.Van, Voutchan & Hoantcheou , coupe une lisiere du. a nsi, reçoit la riviere de Can, qui baigne cette pro-Vls) ce, passe ensuite dans cesse de Kiangnan, dont il ar-i°le la capitale, qui est Nanquist, Sc se jette dans l’Océan.& , Carte de la Chine.'

K-IAMSI. Voyez Kiansi.

. KíANENDE, ville forte de laTurquie Asiatique, dans*1 Natolie , au golfe de Nicée, selon Hiistorien de Tí-

Ntur-Bec , /. 5 , c. ? X.

i. KIANC, ville de la Chine , dans la province deChannsi, au département de Pingyang, seconde métropolede cette province. Elle est de 6 d. i8f plus occidentale quePékin, sous lesjó d. 50' de latitude. * Atlas Sinenjîs.

r. KIA NG, ville de la Chine, dans la même province** la même métropole. Elle est de 6 d. \o f plus occidentale’sse Pékin, sous les 36 d. 55' de latitude. * Atlas Sinenjîs.~ T KIANG, ville de la Chine, dans la province deVUangsi, 2U département de Taiping, huitième métro-Pol e de Lette province. Elle est de iz d. z6' plus occi-^ntale que Pékin, fous les 23 d. 13' de latitude. * Atlas^ L n m jis.

H K-lANGAN , place de la Chine , dans la province de’ j^huen , fous la la cinquième cité. Elle est de 11 d. 2c/occidentale que Pékin, fous les 2,0 d. a' de latitude.1 Atlas Sinenjîs. '

KlANCHAN. Voyez Kiaìígxan.

, KlANGCHUEN, ville de là Chine, dans la provincee lunnan, au département deChingkiang, cinquième mé-r °P°le de cette province. Elle est de 13 d. 53' p [ us 0 cci-^îase que Pékin, fous les 24 d. 22' de latitude. * Atlas

c ^ANGCING, ville de la Chine, dans la province dechuen, au département de Changking, cinquième mé-c -? poíe de cette province.) Elle est de 10 d. 40' plus oc-; e í! a * e flue Pékin, fous les 30 d. î 9 / c ^ e latitude. * A t-

jjj l ANGHOA , ville de la Chine, dans la province detr au département de Jungcheu, treizième mé-

cette province. Elle est de 5 d. 48' plus occi-< a 0 q^ Pékin , sous les 2 S d. 4 P de latitude. * Atlas0 tntnjis .

Voyez Kiangyn.

tei ~v‘ í ^s*NAN, province maritime de la Chine. Elleqit autrefois le premier rang lorsque les empereurs yoient leur résidence , dans la capitale, qui est Kiatig-

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nìng, & que l’on a appeílée Nanquin ou Nankin , nòirtque l’on donne âussi à la province. Le Pékéii où estPékin, étant devenu le séjour des empereurs, a pris lepremier rang , Sc Kiangnan n’a plus que le neuvième.C’est-là que les familles d’U, de Cin, de Sung , de Ci,de Léang, de Chin, Sc celle de Tanga qui a régné, ducôté du midi, firent long-tems leur séjour. La famillede Taiminga y régna aussi quelque tems, avant qu'elle íètransportât à Pékin , pour être plus à portée de s’oppo-ser aux entreprises des Tartares. Cela n’avoit pas empê-ché que l’on n’eût conservé dans la ville de Kiangning ,le palais de l’empereur avec tous les Mandarins, commeà Pékin ; mais dans la derniere révolution arrivée parrirruption des Tartares, vers Fan 1630, ces peuplesacharnés contre la famille de Taiminga qui les avoitautrefois chassés de la Chine , détruisirent les sépul-cres des empereurs qui étoieftt magnifiques. Ils firentd’affreux dégâts dans la capitale, renversèrent le palaisde fond en comble , changèrent le nom de la capitalequi étoit Ingtitn en celui de Kiangning •' ils donnè-rent celui de Kiangnan à la province que l’on appelloitauparavant Nankin , la privèrent du titre de royale ,& y supprimèrent tous les officiers qui fe trouvent dansune cour.

Cette province est grande, fertile, & jouit d’un grandcommerce ; elle renferme les plus fameuses villes detout Fempire. On y volt une foule de mardiands , Scun abord continuel de denrées , qu’il faut avoir vu ,pour le croire aussi grand qu’il est. Cela devient plusprobable , quand on fait réflexion que tout le pays estentre-coupé de rivières Sc de canaux , Sc que des flottesentieres peuvent s’y rendre de toutes les côtes orientalesde F Asie. Le fleuve Kiam dont nous parlons ailleurs, lacoupe en deux parties, Sc s’y jette dans la mer.

Cette province a peu de montagnes, si ce ífest versle midi. Elle a de la soie Sc du coton en telle abon-.dance, que dans la cité de Xanghai, Sc dans les bourgsqui en dépendent, il y a, dit-on, deux cens mille tisse-rands occupés à faire des toiles de coton. Les femmes yexcellent fur-tout ; Sc les hommes s’occupent à cultiverla campagne. II y a même des ménages, où, tandis quela femme travaille à la toile , les hommes Ont soin desenfans Sc de la maison. Tout ce qui se fait dans leKiangnan est plus estimé que ce qui íè fait ailleurs , & lamarque" que l’on y attache en augmente le prix.

Le Kiangnan est borné à l’est & au fud-est par lamer, au sud par le Chékian, au fud-ouest par le Kuq-quang , au nord-ouest par lé Honan , Sc au nord par leChartton.

On le divise en quatorze métropoles, qui ont chacuneleur département, & fous lesquelles ost range cent dixcités , & d’autres moindres lieux fans nombre. On ycompte près de deux millions de familles : Sc près dadix millions d’hommes. Le tribut du riz est de plus decinq millions neuf cens quatre-vingt-quinze mille trente-quatre facï : elle paye en foie filée six mille huit censsoixante-trois livres ; vingt-huit mille quatre cens cin-quante-deux pièces d’étoffes de foie de toutes fortes :deux mille soixante Sc dix-sept pièces de toile de chan-vre : le tribut du coton est en argent ; cinq millions.huit Cents quatre mille deux cens dix-sept bottes de paille’ou de foin pour les écuries de l’empereur ; sept millionscinquante-un mille poids de sel. Tout ce tribut fait unesomme si grande, qu’on assure que cette province feulemet tous les ans dans les coffres de Fempereur , toutcompté, près de trente-deux millions de ducats. Outreles tributs que l’on vient de fpé< ’ 1er, il y a encore cinqbureaux, où tout ce qui entre dans Nankin, & ce quien sort paye un certain droit.

Les habitans de cette province sont fort polis , &ont l’esprit propre à l’étude Sc aux arts.

Avant la derniere persécution, qui, après la mort deFempereur Kam-hi, a fait cesser dans les, provinces detout Fempire Fexercice de la religion Chrétienne, il n’yavoit presque point de canton où les PP. Jésuites eus-sent plus de Chrétiens que dans le Kiangnan. On y voyoicquantité d’égliscs dédiées au vrai Dieu : fl Y en avoitdeux dans la capitale. ... ,

Voici les noms & les positions des villes de cetteprovince , telles qu’elles sont déterminées l AtlasChinois du pere Martini.