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Tome troisième. G - L.
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la rivierë de Fekier-Kères , qui le trâverse au-desibusde la ville de Giula.

Le lac de Scutari , lac de l’Albanie, vulgaire-ment appelle Lac de Penta. La riviere de Batiana ouBojana , qui fort de ce lac , dont le tour est de quatre-vingt milles , borde du midi la ville de Scutari, selonCorneille , qui cite Corovic. Itin.

Le lac de r.A Soressa. Voyez Sôressa.

Le lac de Steve. Voyez Copaïs St Livadie.

Le lac de Straccia-Cappa. Voyez Straccià-Cappa.

Le lac Supérieur , grand lac de l'Amérique sep-tentrionale, au Canada. II peut être considéré commela source du grand fleuve de S. Laurent, au nord du lacdes Illinois. II communique au nord avec le lac Alemi-pigon, à, au sud-est, au lac Huron où il envoie unepartie -de ses eaux. II en reçoit d’un grand nombre deruisseaux. II y a plus de soixante lieues du fond occiden-tal de ce lac, à la pointe de terre qui, s avançant du midi,semble le vouloir partager en deux , St plus de soixanteautres de-là à son extrémité orientale. II y a un très-grand nombre d’ifles le long de ses bords. La princi-pale est celle de Minong, qui a dix-huit à dix-neuf lieuesde longueur St est séparée du continent par un ca-nal assez large. On le nomme auffi quelquefois le lacde Traci. 11 est navigable pour toutes sortes de bar-ques.

Le lac supérieur avoit été nommé le lac de Tracy enl’honneur du marquis de Tracy, lequel, en 1663 , futnommé' vice- roi de l'Amérique Françoise, St, après avoirvisité les ifles Antilles, arriva en Canada, en 1665, oùil fit la guerre aux Iroquois ; mais ce nom n’est plus enusage. On ne connoît point celui que les Sauvages don-noient à ce lac, le plus grand que l’on connoisse dans lemonde, St on l’a apparemment nommé Supérieur , parcequ’il est le plus septentrional dès grands lacs de la Nouvelle-France. On lui donne deux cents quatre-vingt-cinq lieuesde l’est à l’ouest ; environ quatre-vingt de large dunord au sud, & cinq cents de circuit. Son embouchuredans le lac Huron est par les 45 d. 2.8 ' ; & il le dé-charge par un détroit de vingt-deux lieues de long,fort emoarrassé de rochers. Toute la côte méridionale dece lac est assez droite : il feroit dangereux d’y être sur-pris d’un vent du large, parce qu’on n’y trouve presquepoint d’abri ; mais la rive septentrionale est bordée derochers , entre lesquels il y a quantité de petits havresfort commodes pour les voyageurs, qui /accordent tousfur une particularité de ce lac , qu’il est bon de savoir.Ils disent que quand il doit y avoir une tempête sur lélac, on en est averti deux jours auparavant; que tout lepremier jour, on apperçoit un petit frémissement fur lasurface de seau ; que le lendemain les lames y font assezgrosses, mais ne íè brisent pas encore; de forte qu’onpeut naviguer sains crainte, ík faire même beaucoup dechemin, si on a le vent favorable; mais que, le troisièmejour, le lac est tout en feu, & que l’Oeéan dans fa plusgrande fureur, n’est pas plus agite.

Les Sauvages,par reconnoissancepourla grande quantitéde poissons que leur fournit ce lac , & par le respect: queleur inspire. ía vaste étendue, en ont fait une divinité, &clui offrent des sacrifices à leur maniéré ; mais il fe pour-toit bien faire que ces honneurs religieux ayent pour ob-jet le dieu Michabou, qui a formé ce lac, disent cespeuples, pour prendre des castors: ils ajouteril que lesrochers dont j’ai dit qu'est rempli le détroit du lac Supé-rieur , sont des restes d’une chaussée que le dieu avoitconstruite, pour arrêter les eaux des rivières 8t des ladsdont il vouloit former celui-ci. II y a long-tems qu’onfait qn'rl y a beaucoup de cuivre dans les ifles & dansle continent du lac Supérieur: on a souvent trouvé desmorceaux propres à être mis en oeuvre fur les falaises.* Notes du P. Charlevoix.

Le lac de Tailla - Cozzo , lac d’Italie , auroyaume de Naples. C’est le même que le lac deCelano ,

Le lac de Thun, Voyez Tung.

Le LAC des TimaGAMING : c’est le même que lelac de Miflajìn au Canada.

Le lac de Titicaca. Voyez Titicaca.

Le lac, de Traci. C’est le même que le laç Su-périeur.

Le lac de YaRAJíE, Voyez Varano,

LAC

*V

. Le lac de Vaspuracan: c’est le même que le àd'Acíamar. Voyez AcTAMAR. ,

Le lac de Vastran : c’est le même que le lac oSVan. Voyez Van.

Le lac Vener, ou Vaner. Voyey Vener.

Le lac deVeter, ou Vater. Voyez-V eter»

Le lac de Vico : c’est le même que le lac de R° n “ 'ciglione.

Le lac de Xaragua. Voyez Xaragua.

Le lac des Xarayes: les Espagnols disent Lagun*de los Xaraies, grand lac de l’Arnérique méridionale»entre le Pérou au couchant,' le Brefil au levant, & ^Paraguai au midi, dans le pays des Xarayes, à la soutesde l’iguatu, qui, un peu au-dessous, est nommée rivd rùde Paraguai. II y a une fort grande iste qui en occupeune partie considérable, au-destous une autre moindre,fk quelques petites au couchant. * Rob. de Vaugondy »Aths.

Le lac de Zachaf, lac d’Afrique, dans la balleEthiopie, dans l’empire du Monoemugi, d’où fort la r 1 "viere du S. Esprit, qui court dans le Monomotapa,fel° stBaudrand, qui cite quelques relations. II devoir citer debonne fois les cartes de MM. Sanson, où cela se trouveainsi. Ce lac est imaginaire, auffi-bien que le cours dela riviere du S. Esprit.

Le lac de Zaflan, autre lac imaginaire d’Afrique»vers le 60 e d. de latitude sud, selon les cartes de M 1 ”*Sanson. Les anciens géographes en dërivoient une D"viere qu’ils suppofoient être une des origines du Nil,& qui est auffi peu réelle que le lac même.

Le lac DE Zaïre, autre lac d’Afrique, d’où l’on 3cru long-tems, que le Nil prenoit fa principale origine'au-delà de l’équateur. Les cartes de MM. Sanson no M"ment ce lac Zaire ou Zembre , & le mettent au 50 ede longitude, & entre le 5 e & le 15 e d. de latitude mé-ridionale.

Ces trois lacs disparoissent dans les cartes de De Nûe.

Le lac de Zambeze , grand lac d’Afrique, dan s ]aCafrerie, entre le royau mede Chicova & celui d'Abuwa,à l’occideht de la ville de Chicova , Sc de la rivierede Zambese. De l’Iste le marque, mais fans le nommer-

Le LAC DE Zell , lac d’Allemagne , dans laSuabe,fur la frontière de la Suisse, & au-clessous du lac deConstance, près de la petite ville de Zell, qui lui donnele nom. II n’a guères que trente mille pas de circuit»Le Rhin le traverse dans sa partie méridionale.

Le laç de Zenta ; c’est le même que le lac dtScutari.

Le lac de Zug. Voyez Zug.

Le lac de Zurich. Voyez Zurich.

Outre cette liste , il faut consulter aux mots LA GÔ*Lagune, Logh, Lough & Osero. Tou scesm otìne veulent dire que lac.

LACANITIS, contrée d’Asie, dans la Cilicie ,

Ion Ptolomée, /. s, c. 8 , qui met une ville uniq 11 ^savoir Irenopolis.

LACCI, grand marais , dans la Lybie extérieure»selon Ptolomée, qui lui donne 55 d. 30' de longitude»fk 26 d. 40' de latitude. Ortélius met ce marais dans ! 3Marmarique ; mais il ne s’est pas souvenu que Ptolss'mée , L 4, c. 5, ne parle pas seulement de la Marinas 1 'que dans ce chapitre, mais qu’il y décrit auffi la LyN e& l’Egypte.

LACCINI ; ce mot se trouve dans quelques viesse*éditions de Pline, comme si c’étoit le nom d’un peup‘ ede la huitième région de l’ítaJie. Le P. Hardouin, d- 3 *c. 15, avoue que ne le trouvant dans aucun manuscrit»

& ne voyant Tailleurs aucun géographe qui aitune ville qui ait du rapport avec ce peuple, il a eíïa cce nom. ,

LACCIVOLO, (LA PUNTA DE) cap de rifle JJ-Corse, dans fa côte occidentale, à sept lieues de la v)de Calvi, du côté du nord, & à huit de San-Fiorenzn»vers le couchant. Voyez ATTlUM^qui estl’ancienno* Baudr. éd. lyoí-

LACCOBARDI , AukkoÇ^,. Voyez Lai<gu

BARDI.

LACCOBRIGA. Voyez Lacobriga. sr ■

LACÉDÉMONE , ville de Gréce, au ^°P°^ ran dfur la rive droite ou occidentale de l’Eurotas. 3 • ^

<Jit qu’çlle fut fondée par Lacédérrjon, dont e F