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LE GRAND
DICTIONNAIRE
GÉOGRAPHIQUE,
HISTORIQUE ET CRITIQUE.
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A ou Las, ville ancienne du Peloponnèse,.dans la Laconnie , a«- Les Dioscuresl’ayant prise ,.en furent appelles Lapersœ,Atmipetu , selon Strabon , /. 8. Elle étoitfur une roche élevée, selon Etienne leGéographe.
■ LAA, ouLaab, ouLaBA, selon Baudrand, petiteville d’Allemagne , dans la basse Autriche , près de lariviere de Téja, à deux milles au-devant de Znaïm ,en passant vers Niklausbourg , dont elle est à pareille dis-tance. Elle n’est remarquable que par le combat qui s’ydonna, en 12.78, entre l'empereur Rodolphe de Haps-Lourg, qui demeura victorieux, & Otrocare, roi de Bo-hême , qui y fut tué; ce qui a acquis l’Autriche &C laStirie à la maison qui les possède aujourd’hui.
LA-ABEZ , OU La-AvéZ. Voyez Labez.LAAHOLM. Voyez LaHOLM.
, LAALEM Gésule, montagne d’Afrique, au royaumede MarôC , dans la province de Sus. Le nom de Gesule*st un reste du mot Gitulìe ., un peu altéré. Sa pente estdouce ; elle a au couchant le mont Henquife, & au le-^fant la province qui porte son nom ; vers le midi, lesPeines de Sus; & le grand Atlas, au nord. Voici ce quej^artnol, /. 3, c. 30 ajoute, à cette description. Elle est•habitée par des Béréberes de la tribu de Muqamoda ,«D* fe piquent d’une ancienne noblesse , pour s’êtreínieux garantis de l’alliance des autres peuples., que Jee «e de leur nation. Outre cela, ils lont les plus richesen terres & e n bétail, St ont plusieurs chevaux. Ils ne®merent point pourtant des autres en habits ni en cou-mmes , quoiqu’ils fe traitent mieux qu’eux. Ils ont une^ine d’argent, qui a entretenu Iong-tems entr’eux la di-vision ; car avant le régne des Chérifs, ils vivoient enliberte comme les autres peuples de la province; &chaque branche avoit son Chec, qui la gouvernoit ; maisils pretendoient tous à la mine. II y en a encore d’au-tres de cuivre & de laiton sor cette montagne, d’oùton tire quantité de métal; & l’on en tireroit encorePlus, si 1 on s’employoit davantage au travail, & à larecherche. Mais ils fe plaisent p l us à labourer qu’à creu-Jer la terre , parce que le pays est bon, & rapporteoeaucoup de bled & d’orge. Il s ont outre cela quantitée miel St de cire, & plusieurs troupeaux de gros St menu
bétail, qui est leur principal revenu. Ils font six mille hom-mes de combat, parmi lesquels il y a plusieurs cavaliers Scplusieurs arquebusiers. Les Gafules, qui gardent les portesde Fez, de Maroc 8t de Tarudant, & ceux que le Chéristient pour la garde de fa personne, font de cette montagne,parce qu’à i’exemple de son pere, il fe fie plus à eux qu’àpas un autre. G’esl-là que finissent les habitations de y .s.
LAAR, ou Lar, ou Laer, comme écrivent les re-lations des Hollandois; ville de Perse, dans une pro-vince dont elle est la capitale. Elle étoit autrefois le lieude la résidence du roi de cette province, du teifis queles Guèbres étoient maîtres de ce pays. Schah-Abas laleur ôta ; St maintenant il y a un Kan, qui réside Sccommande à toute la province, que l’on nomme Ghtrmé ySt qui s’étend jusqu’aux portes de Gomrom ; d’où Laatest à quatre journées de chemin. Le gouvernement deLaar s’étend d’ailîeurs jusqu’à celui de Schiras. Laar estforte, petite, St située fur un rocher. Elle n’a pointde murailles, mais feulement un méchant fosse, au-delàduquel il y a plusieurs maisons assez bien bâties, dunombre desquelles est celle des Hollandois ; St ce fontcomme les fauxbourgs. II n’y a rien de remarquabledans la vjile que la maison du Kan, la place , les ba-zars St le châteáu. La maison du Kan regarde fur lefossé; fes murailles font, de ce côté-là, fort élevées;St à l’extrémité il y a nn divan couvert, propre àprendre le frais. L'entrée de cette maison est dans laplace qui est fort jolie. Elle est carrée, St tout à f en-tour ce font des arcades terrassées par-dessus avecun balustre qui régne aussi tout à lentour. Ce balustreest composé d’arcs entrelacés , hauts d'environ deuxpieds , qui sont faits d’une bande de pierre, épaissed’environ quatre pouces. Au milieu, du eôté de laplace, qui est vers le levant, est le portail de la maisondu Kan , qui s’avance un peu dans la place , ôt a leptfaces. Vis-à-vis de ce portail, au côté oppose, il y aune grande porte, au-dessus de laquelle est un grand di-van couvert. On va par cette porté aux bazar s, qui sontfort beaux, larges St pavés de grandes pierres fort unies,St bien couverts. Entr’autres, st y en a un, dont le toitest couvert d’un fort grand dôme bien fait, S í les bou-tiques en font bien garnies. Après avoir passé par lesbazars, Sc traversé la ville, qui a fort peu de lare^ur
Tome III. Rrr rij • S