tíoms des Villes , fleuves ^Lacs , Montagnes , 6*c.
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Tous îes peuples compteur les latitudes de même ,& commencent à l’équateur ; ainsi lorsqu U y a de ladifférence, cela vient du plus ou du moins d’exactitudelue l’on a apportée dans les observations : il n’en estPus de même des longitudes, comme nous le faisons■voir aux mots LONGITUDE St MÉRIDIEN.
Lorsqu’une carte est bien orientée , c’est-à-dire queE nord est au haut, le midi au bas , l’orient & l’occi-dent à la gauche St à la droite, les latitudes se trou-vent comptées fur les deux côtés de bas en haut pourtous les pays qui sont en-deçà de f équateur, Sc dehaut en bas pour tous ceux qui font au-delà. Dans lesCartes tres-générales, les degrés de latitude sont marquésde dix en dix, ou de cinq en cinq. Dans les moins généra-les , chaque degre est distingué ; Sr dans celles qui n’ontqu’un pays médiocre a repreíenter, on y trace les rninu--tes. Les secondes so marquent rarement : ce n’est quepour une plus grande précision que les modernes les me-tent dans leurs calculs. Les anciens géographes se bor-hoient aux degrés Sc aux minutes.
LATIUM : (le) nous avons accoutumé nos yeux &nos oreilles à ce mot, qui est purement latin ; & on s’ensert pour désigner un pays de ,1’ancienne Italie, situé aulevant du Tibre, & au midi du Teverone. Ortélius ditque c’est aujourd’hui la CAMPAGNE DE ROME; celan’est vrai qu’en partie ; car pour faire la Campagne deRome, il faut joindre au Latium les RUTULES, lesVOLSQUES, les Herniques Lc les Eques ou Equi-CULES des anciens. Anisi le Latium &t la Campagne deRome n’ont pas les mentes bornes ; & il en occupoit àPeine la moitié. Les habitans du Latium é toient les Latins.R y eut un teins*, dit Denys d’Halicarnasse, 1 . 1 , c. ix ,lue les Latins, les Ombres, les Aufons, 8c plusieurs autres,ne furent connus chez les Grecs, que fous le nom de Tyr-r héniens , parçe que l’éloignement des lieux déroboit àEur connoiffance l’état de ces peuples. Rien n’est plus obs-Çnr ni moins certain, que l’ancienne Histoire de ce pays.P e nys d’Haììcarnaffe , que j.e viens de citer, a tâché dela débrouiller dans son premier Livre, 8c n’arien épargnéP°ur concilier ce qu’il trouvoit, tant dans les fables rédui-tes au sond historique, que dans ^}es traditions populaires,ou dans des Mémoires qui sobsistoient encore de son terris.Voici a quoi ;e réduirois sommairement ce qui me pa-tois plus vraisemblable dans ce récit,
Les -Aborigènes , ou Aborigines , font les plus ancienshabitans. Leur nom même le déclare. Leur pays n etoitPas borné au Latium; ils p >ííédoient le pays d’en-deçr* e Tibre ; car une colonie de Pelasgiens ou Pelasgues
s’étsnt jointe à eux, y fonda Céré, Pífe, Saturnie, Al-sium, &c, que lesTusciens leur enlevèrent avec le teins.Les Pelasgues, accablés de maux, dans la fuite, tombè-rent dans une extrême décadence, de laquelle les Tyr-rhéniens profitèrent. On ne fait pas trop quelle étoit l’o-rigine de ceux-ci, & il y a bien de l’apparence que c’é-toit un ancien peuple d’Italie ; d’autres les font Lydierísd’origine. Quoi qu’il en soit, environ soixante ans avantla guerre deTroye, une nouvelle flotte des Grecs abordaen Italie, & débarqua dans le canton, où un reste desPelasgues s’étoit uni aux Aborigènes , & ne íaisoit plusqu’un même peuple avec eux.
Ces Grecs nouvellement arrivés venoient de Palan -tium, ville d’Arcadie. Leur chef étoit Evandre, filsd’une Arcadienne, qui passoit pour être inspirée desdieux, & que les historiens Romains ont áppellée enleur langue Carmenta. Cette colonie n’étoit point en-voyée du consentement de la nation ; ce fut un parti deGrecs, qui, dans une sédition, s’étoient trouvés les plusfoibles, 8c avoient pris là fuite. Prunus, qui régnoitalors fur les Aborigènes, reçut avec humanité ces Ar-cadiens , qui étoient en trop petit nombre pour lui cau-ser de l’inquiétude, 8c il leur donna autant de terrin..qu’ilsen voulurent. Ceux-ci conseillés par lamere de leurcapitaine, choisirent úne colline, Lc y bâtirent un villagequi n’avoit d’étendue que ce qu’il en falìoit pour unetroupe venue furdeux vaisseaux. Ils nommèrent leur bour-gade Palantium , en mémoire de leur ancienne patrie ;8c cette même bourgade devint , avec le tems, une par-tie de la ville de Rome : la colline, ou elle étoit, est lamême qùe le mont Palatin.
Quelques années après, une autre flotte, conduite parHercule, qui avoit subjugué l’Espagne , aborda dans cepays. Quelques-uns de ceux qui avoient suivi ce héros,dans fes conquêtes de mandèrent leur congé ; ils l’obtin-rent. Us resterent dans cette contrée , où Us Rétablirent,& fe bâtirent une petite ville fur une colline, dont lasituation leut parut commode.. Cette colline, qui n’estéloignée que de trois stades, ou trois cents feptante-cincjpas de Palantium , est la même que le mont du Capì-tole. La plupart de ces Grecs étoient Pélopponésiens ,Phénéates , ou Epéens nés dans l’Elide, tous détermi-nés à ne plus retourner chez eux, parce que leur paysavoit été ravagé, dans les guerres que ces peuples avoientsoutenues contre Hercule. Ils avoient austì parmi euxquelques Troyens , qui, sous le régne de Laomédon,avoient été faits captifs par Hercule , lorsqu’il prit Ilsond’affaut, je fuis persuadé ,-fdit l’historien, que d’autres
Terne III, Ddddd ij