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Tome troisième. G - L.
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L. LAURETUM. Voyez Loredo.

LAURí, petit lieu aux environs d’Utrecht, selon íesanciens Itinéraires.

r. LAURIA. Voyez Loria-Villa.

2. LAURIA , ville d’italie au royaume de Naples,dans la Basilicate, au tud-est de Lago-Negro. Moletcroit quec’estla ville iïUlci dont parle Ptolomée.

' LAURIACENSIS-AGER. Voyez Lauraguais.

LAURIACUM, ancien lieu du Norique. Antonin lemet, pour l’extrémité d’une route, à vingt-fix mille pasd’Oyilabis. II en est fait auffi mention dans la Notice del’Empire. Lazius 8c Bruschius croient que c’est Enssen Autriche. Simler croit que c’est Lorch.

LAURI-COCHA, (lac de) lac ds l’Amériqueméridionale au Pérou, dans l’audience de Lima; latit-tude méridionale 11 d.

Ce mot de Lauri-Cocha est une corruption de Yauri-Cocha , qui, dans la langue des Incas, lignifie lac de fi-gure d’aiguille. Ce lac est devenu fameux, depuis qu’ony a découvert la fout ce de la riviere des Amazones. LeP. Samuel Fritz, Jésuite Allemand, en fit la découverteen 1707. * Voyez Riviere des Amazones.

LÁURIOL, ville de France, en Dauphiné, près dela Drome, à demi-lieue de.Livron, à une lieue duRhône , fur la gauche, en allant vers le Crest, dontelle est-à deux lieues, & presqu’à moitié chemin,.en-tre Valence au nord, ôcMontelimarau midi. On la prendpour Pancienne Batiana. Voyez ce mot. Corneille,qui lien fait qu’un bourg, ajoûte qu’il souffrit beaucouppendant les guerres civiles du seizième siécle, ayant étépris & repris par les deux partis. * Baudrand.é d. 1705.

LAURIS, Cafirum de Laureis , château, de France,en Provence, au département d’Aix: il fut érigé en ba-ronnie, en 1551, par Henri II, en faveur de Françoisde Peruffis.

LAUR 1 SHAM, ou LoRSCH, bom^ d’Allemagne, at^cercle électoral du Rhin , à trois lieues de ACorms,dans une petite iste formée par la riviere de Weschniiz.II y a une célébré abbaye. Voyez LoRSCH.

î. LAURIUM; Apollonius, Argonaut. 1 . 4, nommeainsi un lieu de !a Scythie, vers les bouches du Danube.

2. LAURIUM, montagne deGréce, dans TAttique:il y avoit des mines d’argent, qui appartenoient auxAthéniens, selon Thucydide, /. 2. Plutarque en parledans la Vie de Nicias, 8c dans celle de Thémistocle.Pau fan! as la met entre le promontoire Sunium 6c le portdu Pyrée.

3. LAURIUM. Voyez Loria-Villa.

LAURO, ou Lauron , ancienne ville de l’Espagne

Tarragonnoiíè. C’est où les troupes de Julius César dé-firent celles de Sextus Pompée, qui y périt. Cette villeest présentement, ou ie bourg de Llitia, au royaume deValence, à cinq lieues de ia capitale, félon quelques-uns, ou Laurique , qui n’en est pas loin, selon Morales.* Frontin. Plut. in sertor. Appìan. Civ. L 1. Orofi. L 5.LAURONA, Logrono, ouLegrono. Voyez Lo-

GROGNE.

LAUS, riviere 5 c petite ville d’Italie, dans la Lu-canie, selon Pline, l. 3 „ c. 3. Strabon la nomme demême a , 5 c met la ville 5 c la riviere. Léandre setrompe, quand il dit que Strabon, l. 6,/?. 253, dit Ta-laus. Ortélius a cru que son erreur venoit d’avoir confon-du ta , article, avec Laos. Mais Strabon ne met pointd article en cet endroit. Léandre dit que cette riviere estprésentement le Cocco, Collénius dit le Sapri , 6c Nigerle Laino , c’est-à-dire qu’on ne fait aujourd’hui quelleest cette riviere. Barri dit que la ville est Scalea.

D. Mattheo Egitio, dans fa Lettre à l’abbé Lengletdu Fresnoy, prétend que le fleuve Laus est aujourd’huile Sapri, qui borde la Lucanie du côté de la mer Tyr-rhénienne, 5 c que le Laus finus est le golfe de Policastro,qui prenoit ce nom du fleuve Laus.

LAUS POMPEI A , nom latin de Lodi.

LAUSADUS , ville de l'Ifaurie, selon la Noticed’Hiérodès qui la met fous la métropole de Séleucie.

I. LAUSANNE, ville de Suisse, capitale du pays deVaud, au canton de Berne, avec un évêché suffra-gant de Besançon, 5 c dont l’évêque réside maintenant àFribourg. L’auteur des Délices de la Suisse, t. 2 ,p. 253,en parle ainsi: Lausanne, connue anciennement fous lenom de Laujonna, 5 c de Lausunum } est une belle 6i

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grande ville, bâtie à demie-lieue au-dessus du lac , &située fur trois collines, - qu’elle occupé entièrement, avecles vallons qui font entre deux; tellement que quelqcf suns ont comparé fa situation à celle de Jérusalem- Cestrois collines sont celle de la cité au nord, celle eSaint-François &c du bourg au midi, ôc celle de ^ 7 ,Laurent à l’oiccident. Celle de la cité est terminée à lo"rient par des rochers escarpés, au pied desquels coul’un des deux ruisseaux qui arrosent la ville ; 5 e 1 ° stmonte du bas de la ville au quartier d’en-haut dcôté, par des degrés taillés dans le roc, 6c de l’autrcpar des degérs de bois, 6c couverts.

, Dans le quartier de la cité, le plus élevé, on vo>trois édifices, qui méritent particulièrement d’être te-marqués ; le château , l ’académie ou le collège, & le §f an ,temple. Le château est à l’extremité la plus élevée dela ville: c’est un bâtiment carré, construit à l’antiq ue »de pierres de taille, excepté le dessus qui est de brique»avec des murailles épaisses de plus de six pieds, envi'ronné de fossés íècs, fort profonds, du côté de 1 eI1 ~rrée, 5 c couronné de quatre tournelles. C’est-là q l ! erésidoient autrefois les évêques, 5 c c’est maintenant 19résidence des baillifs.

Au-dessous du château est le collège, bâti de he"^pierres de taille, comj^osé de clastès pour les écolier, ^d auditoires pour les etudians, avec une belle 6c grandplace au-devant, fermée de murailles. Les Bernois y eíi 'tretiennent ordinairement six professeurs, 6c autant de rf*gens, pour l’instruction de la jeunesse qui fe destine au nd -nisière. Ils la sondèrent, l’an 1337; on enseignoit a u P a , r-avant dans le château de Menthon, qui esta l’autre bo utla cité; mais ce château ayant été brûle 6c consumé t° u, entier, à la réserve de deux tours qu’on y voit est 'core, les Bernois firent bâtir le collège, l’an r387,»Fêtai où il est. Cette académie a été célèbre dès * ccommencemens , 5 c l’on y a vu de grands homm eS »comme Pierre Viret, l’un des réformateurs ; Théodorede Beze, François Hottoman, Cœlius Secundus Curie t-iEmilius Portus, Grec, natif de Candie ; Guillauid 3Bucanus, Marc de Saussure, Gabriel de Petra ; entrSIçs modernes, feu Elie Merlat, qui, chassé par la pet"sécution , se réfugia à Lausanne, l’an 1682, 6c y mou-rut au mois de Novembre 1703. C’est dans Lausanne qu?Théodore de # Beze a fait la traduction des Pseaumes fifivers françois, qui fut si bien reçue de toutes les égidesfrançoifes protestantes, que d’abord on la mit en musi-que ; 6c on l’introduisit par-tout dans le service public»avec celle de Clément Marot, qui avoit traduit cin-quante Pseaumes avant lui. Depuis l’an 1711 , les 1 e1 'gneurs de Berne ont établi à Lausanne un professeur eíldroit ; pour ce sujet, ils firent venir de Berlin M.beyrac, qui est connu dans la république des letss®par divers ouvrages importails., 8c qui, en 1717, q ulttLausanne pour Groningue. ,

Le grand temple, appellé de Notre-Dame, est à J e *trémité de la cité. II fut fondé dans Je onzième sic, !par un évêque nommé Henri; mais il ne fut achevé q ubout de deux cents ans: auffi faut-il avouerqu’ilest 0l3 "gnifique, fort grand ôc fort spacieux ; il est terminéune très-beile voûte, d’une hauteur surprenante, & íoútenu tout le long de la nef, par deux rangs de coloinjî e sl |de toutes failles, fort hautes , 5 c dont les petitestoutes d’une pièce. On y en compte deipt cents6c douze. 11 est construit en forme de croix, coin ,r î efont tous ìes terpoles anciens. Le choeur est séparé denef par une belle galerie, soutenue d’une rangée d o stcosomnes de marbre noir, du côté de la nef ; ôc t0 ^près de-là dans la nef, il y a deux grandes table* ^beau marbre noir, qui servent pour sadministratio' 1 ^la cène. II y a grande quantité de tombeaux avecépùaphes, tant dans la nef que dans le chœur ; ei sne sont ni fort anciennes, ni considérables par qu-^-singularité. Le chœur étoit magnifique du teins des

touenees ìur ìcuia lumucaux, maïs lans nu'."!"’ aiíofldans une chapelle, la figure d’un chevalier de !a >ude Granfon, en marbre blanc, couché, 6c en habittaire. II y a diverses personnes illustres enfeve.ies .

ce chœur, entr’autres, le duc Charles de Schoi 11 er S>fut tué en Piémont, l’an 1693.