LE M
Cypre* sur la côte méridionale de l’isle; en latin Le~ln \sjus nova ou Neapolis.
LEMNICUM. Voyez Lemincum.
LEMN 1 S. Voyez Lemennis.
LEMNOS, ifle de Gréce, dans la mer uEgée; Pline« met à vingt-deux milles d’Ombros, & à quatre-vingtsept milles du mont Athos: elle a, selon le calcul dePline, /. 4, c. ii, cent douze milles de circuit. Il y adeux villes, savoir Hephaftia & Myrine, dans le marchéde laquelle le mont Athos jette son ombre durant le fols**dee. Etinne dit : Lemnos , isle vers la Thrace, a deuxv ;lles, Hephtestia & Myrine. C’est à cause de ces deuxvilles qu’on la surnommoit Dipolis , AiWif , mot dontà sert le schohaste d’Apollonius, ad L i, v. 604 ; Pto-loinée y place auffi ces deux villes ; mais il dit Hcphces-ùadi au lieu ò'Hephttflia, &c il les met l’une & l’autredans les terres. Le nom d ' HcplutfHade vient d’H^Juroç,flui est le nom grec de Vulcain, le dieu du feu , à quiÇette isle étoit consacrée. Valerius Flaccus, Argonaut,L 1 y V. 78, dit :
Jam fummìs Vulcania surgitLemnos aquis.
fi* v. 95:
Ltmnos cara D co , ntc famâ notlor dEtnaA ut Lipares Domus.
Ï1 y avoir dans cette isle un des quatre fameux labyrin-thes de l’antiquité. Elle étoit fort tourmentée par lessauterelles, selon Pline, /. ti, c. 19; Si l’on imposa àchaque habitant l’obligation d’en apporter au magistratUn certain nombre tous ses ans. .Pline, /. 35, c. 6;
Vitruve, l. 7, c. 7, parlent d’une sorte.de terrerouge nommée Jinopis , dont la meilleure espèce setrouvoit dans l’ifle de Lemnos. Davity parle fort au longde la terre de Lemnos, qui a, dit-il, donné de toutteins beaucoup de réputation à cette isle. On lui attri-bue de grandes vertus pour arrêter le sang, pour garan-tir des fuites du poison St de la piqûure des terpens, Scpour guérir les maux de reins &C de rate. On tiroit an-ciennement cette terre avec beaucoup de cérémonies ;tine prêresse faisoit cette fonction íolemnelle, &c char-
f eoit de cette terre une charette que l’on conduifoit àlephaestia. Présentement on ne fait pas moins de pré-paratif pour aller prendre cette ferre au haut d’une col-line rougeâtre , qui ne porte aucune plante. Les Turcs,les Grecs, les prêtres St les Caloyers s’aslemblent,le 6 d’Août, jour de la Transfiguration de Jeíus Christ,& après la m este que l’on célébré dans une chapelle,selon la liturgie gréque, ils vont tous en ordre à la col-line qui est à trois portées de flèches de la chapelle. Cejour-ïà même on, y envoie de grand matin des genspour fouir & trouver la veine d’où cette terre se tire; &après qu’on l'a tirée, les Caloyers la mettent dans de pe-tits sacs qu ils donnent aux Turcs qui sont présens, &particulièrement au Sous-Bachi de 1 isle qui en envoie laplus grande partie au Grand-Seigneur, Si vend le resteaux marchands, ou le garde pour son usage, il y a dansl’ifle une forterefle occupée par les Turcs , & où résidele Sous-Bachi, qui est le gouverneur de l’iste. Les Chré-tiens habitent la campagne & sont fort laborieux. II y asoixante & quinze villages. Le nom moderne de l’ifleest S t ail ment ou Stilirnenos , noms corrompus d’*b rnvA (M'cv. * Corn. D16.
LEMO, petite riviere d’Italie. Elle sort de l’Appen-nin, dans l état de Genes, & passe à Voltaggio Sc àGavi, puis se rend dansTOrbe au territoire d^Aléxan-drie dans le Milanez. Baudrand. í dit. 170 1 ).
LEMONIUS-PAGUS , village d’Iralie auprès deRome, en sortant de la porte Capène, dans la voie La-tine , selon Festus. Frontin nomme un bourg Lemonium,dans un exemplaire manuscrit de son Livre de la Mesuredes champs. *sW.Theíaur.
LEMOVICES, ou LimoviCI, ancien peuple de laGaule Aquitanique. C’est aujourd’hui se Limousin, pro-vince de France, ou, ce qui revient au même , les dio-cèses de Limoges & de Tulle,'ce dernier n’étanî qu’un
LEM
démembrement de l’autre. Jules César, ieBello Gallia1. 7, c. 75 , ses nomme dans une espece de liste qui âdonné lieu à quelques modernes de croire qu’il les avoirplacés entre les cités armoriques ou maritimes. Univerjiscivitatibus quís Occanum attingunt , queequt corum con-juetudine Armorias appdlantur , quo funt in numéro Cu-riosolites , Rhedones , Ambibari , Caducs, OJìsmii , Le~/novices , Veneti , Unclli, Sena. ( Milita. ) On voitbien que César nomme ici des peuples de la côte de Bre-tagne & aux environs. Nicolas Santon ne s’accommodepoint de ce prétendu déplacement. 11 en parle ainsi dansses Remarques fur la Carte de l’ancienne Gaule. « Lemo-» vices, dit-il, sont mal-à-propos mêlés entre les cités» armoriques, ou maritimes, pour diverses raisons. Les» cités, ou peuples armoriques Sc maritimes, s’étendent» le long de la mer, Sc depuis la Loire jusqu’à la Seine» inclusivement, Sc s’entre-tiennent ses uns aux autres.
» Lemovices font éloignes de la mer, Sc loin au-delà» de la Loire, & ne touchent point aux autres cités ou» peuples armoriques. César auffi en fait mention entre
d’autres peuples, avant que de venir a::x peuples ou» cités armoriques. César encore distingue les peuples» Picîones Sc Santones , bien qu’ds soient fur la mer,w du corps des cités armoriques, à plus forte raison»> Lemovices , qui sont plus avant dans ses terres Sc au»
» delà de Santones Sc Picîones , à l’égard des cites ar-ts moriques. Lemovices donc ne peuvent être censés en-» tre ces cités armoriques, puisqu’ils en sont séparés» par d’autrés peuples qui n’en sont point, puisqu’ils» ne touchent point à la mer, Sc qu’il en a été fait» mention séparément Sc hors des cités armoriques. »
» Ces derniers mots regardent divers autres passages,où un peuple nommé Lemovices, est accompagné d au-tres noms de peuples qui ont plus de rapport avecle Limousin. Dans le chapitre cité ci-dessus, quelqueslignes avant les mots rapportés, on lit : Bellovocis X.totidem Lemovicibus , oclona Piîlonibus 6* Turonis , &c.Ces mots font remarquables, Sc nous en serons usagedans le moment. Au chapitre 4 du même Livre , 011lit: Senones, P'arijîos , Picîones , Cadurcos, Turorus,Aulercos , Lemovices , Andes , SíC. II n’est point ques-tion ici d’Armoriques. Ciaconius Sc Joseph Scaliger ,ne connoissant point de peuple nommé Lemovices fur lacôte, effacent ce nom du passage que j’ai rapporté enpremier lieu. Cependant Daviés témoigne que tous lesmanuscrits Sc le traducteur Grec fournìíïent ce nom encet endroit. Ainsi il y a de la témérité à l’en ôter. II yavoir certainement un peuple Lemovices , duquel Limo-ges & le Limousin conservent encore le nom & le pays;mais de même qu’il y avoit trois peuples à qui le nomd’Aulerci étoit commun, ne peut-il pas y avoir eu deuxpeuples nommés Lemovices? Le chapitra même de Césarfait voir que cela est ainsi ; car, dans ledétai des milicesque l’on demanda aux provinces, il met dix mille hom-mes pour le contingent du peuple Lemovices , c’est-à-dire du Limousin, & feulement six mille aux peuplesArmoriques, dont ses autres Lemovices faisoient partie.Mais qui sont ces Lemovices maritimes ? nous l’ignorons.Combien d’autres peuples dont l’existence est certainele pays entièrement incónnu? II y avoit donc deux peu-ples nommés Lemovices par César dans un même cha-pitre, savoir:
1. LEMOVICES , anciens habitans du Limousin.
r. LEMOVICES, ancien peuple de la Gaule, vers 'la côte de Bretagne.
LEMOVII, ancien peuple de la Germanie, selon Ta-cite , de Mor. Germ. c. 38. II ses associe avec les Ru-giens. L’isle de Rugen décide du lieu où étoient les Ru*giens dont elle conserve 1 e nom. Cluvìer, Germon. anU1. 3 , c. 3 5, croit que ce peuple Lemovii est le même ,qui a été ensuite nommé les Hernies. Quelques favansont cru quedesLémoviens & ses Rugiens étoient séparéspar la Viper; mais c’est une conjecture fans preuve.Strabon , 7, parle auffi du peuple Lemovii.
LEMPDE, bourg de France, dans 1 Auvergne, andiocèse de Clermont.
LEMPI ; les François appellent ainsi 1 e royaume deNingo. Voyez Ningo.
LEMPSTER, Lemster ou Leominster, pente
ville d’Angleterre, en Heresordshire, avec titre de é-r-ronit , On y tient marché public, else envoie ses dé»Terne III. Ggggg ij