LEN
cédée à la France par le traité des Pyrénées, en 1659,
n’a point changé de maître depuis ce tems-ià.
1. LENTA, bourg de France, dans le haut Langue-doc , au diocèse de Toulouse.
2. LENTA, riviere d’Italie , au royaume de Naples,«ans T Abruzze'citérieure. Son cours est du midi au nord-e ft, où elle fe rend dans le golfe de Venise, entre Ees~c ^ra &í Ortona à Mare. * Magin , Carte de l'Abruzze.
LENTIA. Voyez Lintz.
LENTILLAC, bourg de France , dans le Querci,
diocèse de Cahors, & dans Télection deFigeac.
LENT1N1, vnle de Sicile, dans la vallée de Noto,à la riviere à laquelle elle donne son nom , à cinqtulles de la mer, à dix de Catane, & à vingt de Syra-cuse ; elle étoit fort considérable avant qu’elle sût en-dommagée par le tremblement de terre , qui arrivae n 1693. Elle est assez peuplée néanmoins.
Lentini est la ville de toute I’iste la plus ancienne. Le«on a été l’on symbole c’est ce qu’on voit dans ses an-ciennes médailles qui lònt de douze ou treize cents ans,antérieures aux armoiries qu’on a présentement en Eu-rope. Ces médailles qu’on trouve gravées dans ia Sicilede Goltzius, &. dans celle de Paruta, se gardent dans plu-sieurs cabinets. Lentini tire même l'on nom du lion ; caron appelle les habitans de cette ville Ltontini en latin,Sc ht.nh • en grec, du nom a u , Ato» ©-
Les habitans de cette ville firent graver en l’honneurde Philippe V, à l'on avènement au thrône d’Espagne,une médaille qui reprélente un lion tenant un globe furlequel est gravée la Sicile, pour marquer que les Lenti-niens font. les premiers habitans de L’iste , Sc qu’tls s’enFont les premiers emparés.
II y a auprès, liirune montagne voisine, Carlmtìni , for-teresse que Charles V fit bâtir. Le lac voisin, connu desAnciens lous le nom de Herculeus Laçus , s’appelle au-jourd'hui lac dt Lentini. Voyez Leontini.
LENTIENSES , ancien peuple d’Allemagne , selonAmmien. Marcellin, /. 156-31. Scudus croit que c’estprésentement Lìnjjgoewar , peuple de la Vindélicie.
LENTUBAT, petite riviere de France, dans la basseNavarre , où eile fe joint à la 8idouze , au nord de^aint-Palais. * Robert de Vaugondy , Atlas.
LENTUDUM, ville ancienne de la haute Pannonie,sslon Ptolomée , /. z, c. 15. Lazius conjecture que c’estprésentement Lutenbtrg.
LENTZBOURG , petite ville de Suisse , au cantonde Berne, dans l’Argaw, Sc capitale d’un bailliage quîporte son nom. Elle est fort' propre , bâtie dans unevaste plaine , à deux petites lieues d’Arau , au pied d’unmont tort élevé, où est le château du baillis, qui au-trefois étoit la résidence des comtes de Lentzbourg, Cescomtes tenoient un rang fort considérable dans le pays.Dès le commencement de l’onziéme siécle, Ulric, comtede Lentzbourg, épousa Richenza , fille de Radeboton,comte d’Altenbourg, &. sœur de Wernher , premiercomte de Hapsbourg. Le dernier mâle de cette race futyiric , qui étant entré dans Tordre des Augustins , futélu évêque de Coite , dans le pays des Grisons,n 1332., & mourut Tan 1335. Le comté de Lentz-»°urg sot ensuite uni au domaine de la maison d’Autri-c h«, qui en tut en possession jusqu’au concile de Cons-*ance, & à Tan 1415 , que les Bernois avec les secoursdc leurs alliés, s’en emparèrent, St d’une grande partiede l'Argav. Le château, qui étoit la résidence des com-tes , est fort, St situé avantageusement; Sc le chemin enest fort rude St fort mauvais. On n’y peut point conduire| e vin par des chariots ; on tire en haut les futailles parle moyen de quelques poulies faites exprès. Ce qu’il ya de plus remarquable dans ce chateau, c est un puitstaillé dans l e roc, à la profondeur de trois cents pieds.
Etat 6* Délices de la Suijje , t. L, p- 189.
Le bailliage de Lentzbourg a au nord celui de Libers-«ein, & au midi les terres du canton de Lucerne. C’estdes plus grands, St le plus riche de ceux qui sont en-tre les mains des Bernois. II contient une vingtaine deparodies . St un grand nombre de villages & de châ-teaux, dont les uns font ruinés en tout ou en partie, Sttes autres subsistent encore ; entre les premiers sontHapsbourg St Bruneck. C’est dans ce bailliage quemut les bains de Sçhinzsnach,
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LENUS. Etienne le Géographe nomme ainsi une con-trée. Ortélius doute si elle n’étoit point dans la Pélagonie.
LENZA, (là) riviere d’Italie. Elle a fa source aumont Apennin , fur les írontieres de la Toscane, d’oùcourant au septentrion par la vallée de Caulieri, elle sé-pare T état du duc de Parme, de celui du duc de Modène,& se rend dans le Pô, auprès de Berselío, vis-à-vis deViadana. * Magin , Ital.
LEOCATA. Voyez Leucate Sc Licate.
LEODIA-SILVA ou Leodiga , nom latin de laFORÊT d’OrLÉANS.
LEODIUM. Voyez Liège.
LEODORIGIUM , petit bourg de Gréce, dans laLocride, auprès duPìnde, selon Calchondile.
LÉOGANE. On prétend que ce nom a été formé decelui Yaguana , que les habitans de Fiíle Espagnoledonnoient à un canton de la partie occidentale de cetteiste, voisin du lac Xaragua. En 1504 , toute Piste étantsoumise aux Espagnols, íe grand commendeur D. Ni-colas Ovando , gouverneur-général des Indes, y formaune ville, qui fut nommée Santa-Maria de la Vera-Pa £.Elle etoit placée assez près du lac dont je viens de par-ler , à deux lieues de la mer, dont on rapprocha, dansla- fuite, sous le nom de Santa-Maria de! Puerto. Maisle nom d 'Yaguana prit le dessus dans Tissage ordinaire ,& c’est de-!à que les François ont formé celui de Léo-gane Cette ville étoit éloignée de soixante & dix lieuesde San-Domingo.
Vers Tannée 1519, dans une Lettre que Taudience royalede San-Domingo écrivit à Charles-Quint pour lui expo-ser Tétat où se trouvoient les colonies Espagnoles de TA-mérique, il est dit que la ville d’Yaguana avoit un bonport, des mines , de la casse , & tout ce qui étoit né-cessaire pour y établir un grand commerce. Mais en1591 , elle fut prise & preíque entièrement ruinée parChristophe Newport, Anglois ; <k, cinq ou six ans après,les Espagnols eux-mêmes acheverent de la démolir, auffi-bien que Puerto di Plata Sc Bayaha , parce que, contreles défenses de la cour, les habitans de ces villes conti-nuoient de faire le commerce avec les étrangers. Ceuxd’Yaguana & de Bayaha se joignirent ensemble Sc allè-rent à l’Orient, où ils formerent une ville qu’ils appel-lererit Bayaguana.
Le P. Labat, dans son Voyage des Isles, t. 7., p. 240 ,parle ainsi de Léogane. « On prétend que tout le pays» qui est depuis la riviere de TArtibonite jusqu’à la plaine» de Jaquin , qui est du côté du sud , a été érigée en prin-» cipauté, fous le nom de Léogane , en faveur d’une fille» naturelle de Philippe III, roi d’Espagne. On dit même» que cette princesse y a fini ses jours ; & on voit en-» core les restes d’un château qu’on suppose- lui avoir» servi de demeure , & qui doit avoir été considé-» rabîe , si on en juge par les ruines. II étoit situé dans» un lieu qu’on appelle à présent le grand Boucan ,» à deux lieues ou environ de TEsterre. II en restoit» encore , en 1701 , quelques voûtes assez entieres ,» toutes de briques, grandes Sc bien travaillées. II y eri» auroit bien davantage j si les habitans n’avoient dé-» inoli ces bâtimens pour avoir les briques , Sc s’en>* servir à faire les cuves de leurs indigoteries. Ce qu’ss» y a de plus entier , c’est un aqueduc qui conduisoit» l’eau de la riviere au château , & qui a plus de cinq» cents pas de long, à en juger à la vue; ce château» étoit bâti for un terrein un peu élevé, au milieu d’une» vaste savane. »
Les Espagnols étant retournés à Léogane , en furentchassés par les Hollandois, qui ne s’y établirent poipt.Les François en profitèrent; Sc vers Tan 1660, il y avoitlà un assez joli établissement qui, en 1691, étoit celuide la colonie Françoise de S. Domingue, dont les ha-bitans étoient plus a leur aise ; ils étoient établis dans cequ’on appelle aujour’hui la plaint de Léogane. C’est lemeilleur Sc le plus bel endroit qu’ils y ayent encoreaujourd’hui. En 1711, Léogane fut érigé en gouverne-ment particulier; mais à la mort de M. de Paty à quiil avoit été donné, il fut supprimé, &c releve quelqu esannées après, en faveur de M- de Nolivos; ce on enétablit un en même tems à Saint-Louis pour la cotedu sud. Ainsi le gouverneur-général de 1 iste de Saint-
Domingue pour là France, a sous lui Rs gouverneurs;