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Tome troisième. G - L.
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LEO

LÉON, ville d’Espagne, capitale du royaume de5 ern e nom. Elle fut bâtie par les Romains du tents de«alba, tzc appellée Legio feptima Germanica , à cauíèon y mit une légion Romaine de ce nom , & c’estV a que le mot Léon s’est sonné par corruption, ainsid est prouvé par des briques anciennes qu’on y a trou-Vees a vec cette inscription.

Leg. VII. P. F.

ç Elle est située à l’extrémité d’une vaste campagne quie termine aux montagnes d’Asturie, entre les deuxíòur-r ÊS de la riviere d’Esta. Elle est honorée d’un évêché0r t anden, qui, du tems des rois Goths, eut le privilègeln gulier de ne dépendre d’aucune métropole, & de re-e X? r immédiatement du saint siège.

, V n ’est pas possible de pouvoir dire en quel tems cetteC ^ ut fondée ; dès l’an 258, on y voit un évêqueap-Pelle Martial , unique de ce nom. Baronius croit qu’ille premier qui occupa ce siège ; mais il le remplit11 indignement, qu après avoir eu une longue & fré-quente communication avec les Gentils, il renia la foide Jesus-Christ, & fut déclaré apostat par le pape Etienne.Le malheureux eut des successeurs, qui, par leur piété, ré-parèrent la brèche qu’il avoit faite à íòn église, dont ilssoutinrent Péclat jusqu’à l’invafion des Mores , qui enbannirent le culte divin, jusqu’en 901, que le roi Al-tonfe III reprit la ville de Léon fur eux ; il n’en futPas plutôt en possession, qu’il fit rédi fier la cathédrale,ot nomma pour évêque Vincent , unique de ce nom.Anciennement cet évêché étoit suffragant de la métro-pole de Braga ; mais le pape Lucien I le déclara indé-pendant , & voulut qu’il ne relevât que du saint siège.

.Le chapitre est composé de onze dignitaires, quatre-V in gt,q Uat re chanoines , vingt prébendiers, ôt douzebacheliers. Le roi est le premier chanoine ; St quand il£ trouve à Léon, il assiste au choeur en cette qualité,reçoit la rétribution comme les autres. Le marquisd Astorga jouit du même privilège. Le diocèse s’étendmr mille vingt paroisses. L’évêque jouit de 12000 du-cats de revenu.

Son égide cathédrale est célébré par la beauté de farruífure, St le grand nombre de reliques de làints quiy reposent. II n’y en a point en Espagne qui lui soit com-parable à ces deux égards ; de-là vient que les Espa-gnols disent par mamere de proverbe : Sevilla en gran-de^a ; Toledo en reqiiu^a ; Compojldla en fortali^a. ; yLéon en fotile^a ; cest-a-dire: Stville en grandeur, To-lède en richefle , Compojlelle en force , St Léon en dêlica-

Outre les saints qui y font en dépôt , on y voit lestombeaux de trente-lept rois d’Espagne , St d’un empe-reur. Dans le neuvième siécle , le roi Ferdinand ayantobtenu de Benaveth, roi More, qui tenoit son siège àSéville , le corps de S. Isidore , le fit transporter dans'1 êglis e cathédrale de Léon, & le fit poser dans une chasseb’argent doré, fur l’aiitel de S. Jean-Baptiste.

La ville étoit autrefois plus grande , plus riche St plusPeuplée qu’elle ne l’est aujourd’hui. Elle a été la pre-jUiere place importante que les Chrétiens reprirent fure $ Mores. Pelage s’en étant rendu le maître en 722,a fortifia, St y bâtit un bon château. Elle a eu I’hon-Ueur d’être la capitale du premier royaume Chrétienu Espagne, ou, pour parler plus juste, le lieu de la rési-dence des rois, l’espace d’environ trois siécles, c’est-à-d‘ r e depuis Pélage jusqu’en 1029 , que le royaume futdut à celui de Castille, par la mort de Vérémond III.Un y voit encore le palais, royal, bâti au commence-bmntdu treizième siécle , par Bérengere, femme du roi

AlfonfelX.

d 9 ,; a LE °N, (le nouveau royaume de) royaumeT, e Amérique septentrionale, dans la nouvelle Espagne.

eít borné au nord-est par la riviere du Nord, quiornbe dans le golfe du Mexique, au midi par le paysanuco ou Guastuco St par la nouvelle Galice , auor par la nouvelle Biscaye Ce royaume n’est presquef “/ 1 d' montagnes. parmi

' r î. des mines. Les mines les pins connuest celles de Caouila au nord, St celles de Guanahate

dér^i * ™ re ^ e ’ P °*- nt à villes ni de colonie consi-

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10. LÉON DE NICARAGUA, ville de l’Améri-que , dans la nouvelle Espagne , dans la province deNicaragua. Elle est à douze lieues de la mer du Sud,fur le bord d’un lac, que les Espagnols appellent lagunade Nicaragua. Ce lac a flux & reflux comme la mer,

6t plus de cent trente lieues de tour , si l’on en croitles Sauvages qui demeurent par bourgades aux environs,en très-grand nombre. La ville appellée Léon de Ni-caragua est bâtie en un lieu sablonneux, Lt environnéede tous côtés d’un bocage fort épais. On l’a jugée au-trefois fort commode pour exercer le trafic entre l’une6^1’autre mer, à cause qu’elle n’est qu’à soixante & dixlieues du cap de Honduras, ou le chemin est assez aisé. IIy a une église cathédrale avec quelques monastères dereligieux de la Merci. Le gouverneur cîe la province 6cles autres officiers du roi y font leur résidence ordinaire,& elle est le siège de l’évêque de Nicaragua. On ditqu’il y a dans ce diocèse plus de six vingt mille Sauva-ges, qui payent tribut tous les ans aux Espagnols. Atrois lieues de la ville , du côté du nord du lac, onvoit une fort haute montagne, dont le sommet est aigu,avec une grande gueule ouverte, d’où, soir & matin, ilfort une fumée fort épaisse. Cette montagne vomit quel-quefois quantité de pierres de ponce sulfurées. A quatrelieues de-là, presqu’au pied d’une autre montagne, quivomit auísi des flammes , il y a un petit lac rond &r en-foncé de plus de mille coudées. Quoiqu’il soit environnéde rochers, les Sauvages y descendent chargés de cru-ches, & ils remontent ensuite avec une adresse qui neíè peut exprimer. Thomas Gage dit, en pariant d ■ vol-can qu’on trouve à trois lieues de Léon de Nicaragua,qu’un des habitans persuadé que le métal qui brûloir dansce volcan étoit de l’or, fit attacher un grand chaudronà une chaîne de fer, afin de le descendre au bas de l’ou-verture de la montagne, ne doutant point qu’il ne le reti-rât rempli de cet or fondu ; mais par la force du feu, lechaudron fut détaché de la chaîne , & fondu en un mo-ment. * De La 'èt , Ind. occid. I. 7, c. 20.

En 1685, à Flibustiers Anglois prirent & pillèrentcette ville, à la face d’une armée Espagnole,, qui n’a-voit osé ni les attaquer ni accepter le combat qv.Mlslui avoient présenté , parce qu’elle attendoit de plus gran-des forces, & qu’elle-n’avoit encore que six hommescontre un. * Notes du P. Charlevoix.

LEONA , nom employé par quelques-uns pour signi-fier S. Pol de Léon.

LEONARD , (saint) petite ville de la Carinthie,fur la riviere de Lavant. Elle dépend de l’évêque deBamberg.

LEONATA, ville de la Pannonie , près de la Save.Antonín, dans son Itinéraire, en fait mention, au rapportd’Ortéhus. Je ne l’y ai pas trouvé. Ptolomée n’en parlepas non plus.

LEONCEL, Ltoncellum , abbaye de France, en Dau-phine, au diocèse de Valence, ordre de Cîteaux. Elleest de la filiation de Bonnevaux, à trois lieues de Ro-mans. Elle fut fondée en 1237.

LEONDARI, petite ville de la Morée, dans la Za«coníe, aux confins du duché de Clarence , à la sourcede la riviere de Rifo, & à quatre lieues de la ville deDimizana vers le nord. On la nomme aussi Larissa, se-lon Baudrand, éd. 1705. Selon le géographe de W’ittle Rifo est le Rifo , anciennement Lariffus , fur lequella ville de Léondari est située.

LEONESSA, petite place d’ítalie , au royaume deNaples, dans l’Abruzze ultérieure, entre des monta-mesfur la frontière de l'Ombrie, à sept milles de Riétf &autant de Civita ducale. * Baudr. éd. 1705. '

LEONICA, ville del’Espagne citérieure, au pays des •Hédérams, selon Ptolomée, l.i, c . 6 . Ses habitans fontnommés Leonicenfes par Pline, /. 3 , c . 3. C’est présen-tement Alcanit ^, fur la riviere de Guadalupa dans i’A-ragon , & , selon d’autres, Oliete.

LEONIN A-URBS. On a ainsi nommé une partie dela ville de Rome , ou plutôt un fauxbourg qui est del’autre côté du Tibre, entre le Vatican & le châteauS. Ange , où font le palais du Vatican & la Basilique deS. Pierre. Ce lieu étoit hors de la ville, & exposé auxinsultes des Barbares, qui venoient massacrer les fidè-les, qn’atriroit en ce lieu la dévotion envers les tom^beaux des saints apôtres, 6c piller les grandes richesses