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Tome troisième. G - L.
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t . lma gnînjìs est nommé le premier entre les évêques dea province Tripolitaine.

LEPTIS PARVA, ou Leptis minor, c’est-à-dire“petite Leptis , ville d’A trique , dans la Byzacène.~ an s quelques exemplaires de lTtiaéraìre d’Antonio, onU Lepti minus civitate ; c'est ainsi qu’Aide & Simler leJettent dans leurs éditions, ôc la Table de PeutingerPorte Leptc minus. II ne faut pas croire que ce fût pourCe la une petite ville. Elle ne s’appelioit ainsi que par rap-P°, rt à l’autre Leptis, ôc pour les distinguer ; car du restec c toit une belle ôc grande ville. Pline, /. 5 , c. 4, Pap-ale Lìb&rum oppidum , ville libre, ôc Hirtius, c. 7 ,^fora civitas & immunis , ville libre Ôc franche. Sur laLarte de Peutinger, elle a la marque des grandes villes ;

César y mit six cohortes en garnison. Hirtius, c. 97,^ - il condamna à une grosse amende les Leptitains,Qut.íuba avoit pillé les biens les années précédentes,

qui s’étant plaints au sénat par des députés, ôc en ayant°btenu des arbitres, avoient recouvré ce qui leur appar-íer >oit. II s’agit ici de la petite Leptis ; ôc c’est de cettequerelle de Juba, que César, Civil. 1 . 2 , c. 38, fait men-îlon. Elle étoit austì épiscopale, & la Notice d'Afriquefuet dans la Byzacène Fortunatianus Leptiimnenjis. Demême, dans la Conférence de Carthage, on trouve Ro-main, évêque de la petite Leptis, Romanus Leptim'wen~Jis. Au concile de Carthage , tenu fous S, Cyprien, onvoit Demetrius à Leptimìnus.

La grande Leptis est nommée Lepide par Marmol,Lebeda ou Lepeda par Baudrand, Lebida par PaulLucas. Corneille fait un article de Lepti , ville de l’A-frique, dans la province de Byzacène. II ne dit pointque cette Lepté soit une des villes nommées Leptis ; toutce qu’il dit de Lepté , consiste en un abbrégé de la Viede S. Fulgence, dont ce lieu étoit la patrie : on ne s’ac-corde pas fur le nom de la ville où ce saint étoit né. Ba-bouins , ad ann. 490, & Sponde , son abréviateur , di-sent Lepte, comme Corneille; Surius de même. L’abbéLleuri, Hijl. eccl. 1 . 30, c. 58, 5 c Dupin dans la Bi-bliothèque ecclésiastique, article de S. Fulgence , t. 6,disent Telepte. Voyez ce mot.

LEQUEITÍO, petite ville ou bourg d’Espagne, aubord de la mer, dans la Biscaye, vers les confins duGuipuscoa, au couchant septentrional de Bilbao. * Ro-bert de Viugondy , Atlas,

LEQUEBHA, riviere d’Espagne , dans l’Aragon,selon Davity & Corneille : elle se jette dans l’Ebre àSarragosse. Le nom de cette riviere dans la grande Carted’Espagne par Jaillot est LA Guerva.

LEQUIOS, Liqueïos, ou Riuku. Ce sont plu-sieurs iíles de l’Océan oriental, au nombre de six prin-cipales, accompagnées de plusieurs petites. Ce petit Ar-chipel coupe obliquement le 143° d. de longitude versles z6 e ôc 27 e de latitude, au sud-ouest de Saxuma, pro-vince du Japon, dont elles dépendent, un roi de Saxu-ma en ayant fait la conquête vers l’an 1610. Si nous encroyons les Japonnois, elles font si fertiles, que les mêmesterres y produisent tous les ans deux récoltes de riz.Les habiîans, presque tous laboureurs, y sont d’une hu-meur sort gaie 6c fort douce. Ils vivent contens & fansambition; ôc après avoir travaillé tout le jour, ils fedélassent en buvant de la bière de riz, ôc en jouant deleurs instrumens de musique, qu’ils portent même aveceux, quand ils vont à leur travail. Leur langage est uneespece de Chinois corrompu ; ôc dans le derniere révo-lution de la Chine, plusieurs des habitans de ce vasteempire se réfugièrent dans ces istes où ils s’appliquerentau commerce.

Les rois ou princes de Saxuma y entrteiennent debonnes garnisons : à cela près, ils regardent ces infulai-fes plutôt comme des tributaires que comme des sujets ;car tandis qu’ils tirent les deux tiers du revenu des ter-res de Saxuma, ils se contentent d’un cinquième duproduit de celles de Léquios, où il se leve encore cha-que année une somme d argent qu’on envoie, par formede tribut, à l’empereur de la Chine. Du reste, ce peupleíe gouverne par ses propres loix ; ÔC d a, comme lesJaponois , son Daïri auquel il attribue aussi une origineceleíte, 6c rend presque les honneurs divins.

Depuis que le commerce du Japon est fermé auxétrangers, ces insulaires n’y peuvent vendre de marchan-dises que pour la valeur de vingt-cinq mille taéls, ou

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vingt-trois caisses d’argent, chaque année, & ne sontredis que dans le port. de Cangoxìma, qui est de la pro-vince de Saxuma; mais ils ne sont ni moins habiles nimoins heureux que les Chinois, à faire la contrebande,’ I!sportent au Japon des étoffes de soie, 6c autres marchandisesde la Chine , des denrées de leur pays, comme du bled,du riz, des légumes , des fruits de Yawamuri , qui estune espece d’eáu-de-vie tirée du reste de leurs récoltes ;des nacres de perle, de ces petites coquilles qu’on ap-pelle coris dans les Indes , où estes sont reçues commemonnoie courante ; de celle des côtes de Léquios, où ellessont en grande abondance; on fait une espece de blanc,dont les jeunes gens des deux sexes fe fardent. Ces insu-laires apportent encore au Japon de grandes coquillesplates, polies & presque transparentes, dont les Japo-nois fe servent au lieu de vitres ; des fleurs rares, dèsplantes curieuses 6c diverses autres choses. * Kccmpfer ,Hist. du Japon , t. i. Le P. Charlevoix , Histoire duiJapon, t. 1 , & u,

LERAN, baronnie de France, dans le haut Langue-doc, ail diocèse de Mirepoix. Elle a donné son nom àune branche de la maison de Mirepoix.

LERE, ou Leyre, petite riviere de France , ertGascogne. Elle sort des Landes , & se jette dans segolfe d’Arachan , au couchant de la ville de Bordeaux ,félon Baudrand, édit. 1705.

LERGUE, petite riviere de France, en Languedoc.'Elie prend fa source dans les montagnes qui séparent sediocèse de Lodève du Rouergue, près de Pegairoles.Elle passe par Lodève, 6c se rend dans l’Eraut près deCanet.

1. LERIA, iste de la mer Egée, l’une des Sporades,’selon Strahon. Ortélius, Thefaur. doute fi c’est la mêmeque l’isle de Leros , ou si c’est quelque ìíle voisine. Voyez.Leros.

2. LERIA, ville ancienne de l’Espagne T arragon*noise, au pays des Hédétains, dans les terres, selonPtolomée, /. 2, c. 6. On la nommoit austì ffedeta ,selon cet auteur. Clusius 6c Moralès disent que.c’est Li-ria ; Fiorien, que c’est Oliere. * Ortélius , Thefaur.

LERÍCI, Erix , ou Ericis Port us , port d’Itaìie, furla côte orientale du golfe de la Specia, dans l’état deGenes, 6c dans la partie qu’ils appellent la riviere dulevant , avec un château vis-à-vis de Porto-Venere, ouIon «'embarque fort souvent en venant de Luques 6c deMassa pour aller à Gènes. II est à trois milles de Sarzane,6c autant des ruines de Luna, à quatre du fort de Sainte-Marie, à quarante de Porto-Fino , ôc à cinq de la Spe-c j a > selon Baudrand , édit. IJO’). Le P. Labat dit: Lé-ncé, bourg ou petite ville. ... II y a devant la ville unenfoncement, qui est regardé comme un port naturel,avec un vieux petit château , où il y a quelques canonspour donner 1 alarme, 6c faire con noitre aux corsairesde Barbarie , qui viennent s’y promener , qu’on est furses gardes.

LERÍDA, ville d’Espagne, dans la principauté' de Ca-talogne. Les anciens Pont connue sous le nom àTlerda tdont le nom moderne n’est qu’une espece d’anagramme.Elle fe rendit célébré, dans ['antiquité, par son commerce6c par la victoire que Jules César y remporta fur se$lieutenans de Pompée. Elle est située fur une collinedont la pente s’étend insensiblement jusqu’au bord deìaSégre. Elle est fortifiée par de bonnes murailles de pierresde faille, 6c par un beau château qui la domine, 6c audedans duquel on voit les restes d un palais des rois d’A-ragon. Elle est passablement grande, & bien bâtie. C’estle siège d’un évêque suffragant de Tarragone; 6c il y aune université, fondée en 1300. Son territoire est fertileen vin, en grains, en huile, 6c en toutes fortes de fruits:la Ségre foifrnjt.d’assez bons poissons , & la campagnedes bestiaux 6c du gibier. Ce qu’il y a d’incommode pourles habitans, c’est le voisinage de la Ségre, qui, de teinsen tems, éleve des brouillards sombres, epais ôc mal-sains. Cette rivière, qui est sujette à se déborder, causedes dégâts épouvantables. En y24, d y eut un concilefort célébré; &c en 1238, Jacques I, roi d’Aragon,ayant assiégé Valence, que les Maures possédoient, dé-clara que les premiers qui l’emporteroient,auroient l’hon-neur de donner leurs poids, leurs mesures 6c leur mo-noie à ceux de Valence. Cette bizarre prérogative ex-cita ['émulation des habitans de Lérida ; ils se jetteront

Tome IIJ, Hhhhh ij