ferrie, ville connue : il est à croire que Stace, Thebaïd.*• î ? v. 433 , entendoit quelque chose de plus qu’un ma-tais par ces mots :
Fdiábus ArgosAuspìcìis , Lernamque regas.
comme il parolt par une epigramme de Phocvdide
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se trouve dans l’Anthoiogie. Chevreau, Œp. 369, í'a traduite ainsi :
Ceux de Leros ne valent rien,'
qui
uvres míLíes,
r. LERNA, marais du Péloponnèfe * au royaumed’Argos. II étoit fameux par les fables que les poëtesavoient inventées à son sujet. lis fupposoient qu'HerculeV avoit triomphé de f hydre. Strabon. Virgile, JEnud.^-6, y. 803 , dit en parlant d’Hercule :
Lernam tremtfecerit arcu.
Et Stace, Thebaïd. 1 . x , v. 360 , dit :
Et veteri spumavit Lerna veneno.
Et dans une de fes Silves, L 2.. Carm. 1, v. 181, il la nomme■Anguìftra, Lerna. Corneille, Dicl. qui avoit fort étudié^ poëtes, dit : on tient que lesDanaides y jetteront lestêtes de leurs maris quelles égorgèrent la premieretiuit de leurs noces. 11 ajoûte : il fortoit de ce maraisplu heurs ruisseaux, dont les exhalaisons eioient fort in-fectes • ce quj z donné lieu aux poètes d en faire unMonstre à sept têtes qu’ils ont nommé hydre. Herculeayant desséché ces ruisseaux St le lac d’où ils couloient,ils prirent de-là occasion de dire qu’il avoit vaincu &tué l’hydre. L’infection de ce marais, pour nous en te-uir a la vérité géographique & physique , n avoit rienxjue de naturel ; elle passa en proverbe, St on s’accou-tuma à dire une Lerne de matix , pour dire des mauxaccumulés. Strabon en donne pour raison les expiationsqu’on y avoit faites ; St Héfyche dit que les habitansd’Argos y avoient jetté les immondices.
3. Ce marais avoit son débouchement pàr une rivierequi portoit fes eaux dans la mer, St que l’on appelloitauflì Lerna. Cette riviere ne devoir pas avoir des eauxfort mauvaises, puisque le poisson y vìvoit, St mêmekn quantité. Virgile, JEntid, 1 . iz,v. 518, dit:
Piscofœ jlumina Lerna.
II y avoit le marais de Lerne, àu pays d’Argos ^aulieu de ces ruisseaux que Corneille en fait sortir, j ai—merois mieux dire que c’étoient autant de sources qui feperdoient dans ce marais ; cela convient mieux aux tê-tes de l’hydre des poëtes. Ce marais de Lerne s’écou-loit par une riviere qui, entrant dans le pays de Laconie,portoit ses eaux dans la mer, Stau nord de son embou-chure. Entre la riviere de Lerne St les confins d’Argos,étoit une petite ville de même nom que le marais St lariviere, au bord de la mer : ainsi on concilie tous cesauteurs ; St c’est de cette maniéré que le savant Del’Ifle arrange tous ces objets dans fa belle Carte de l’an-cierme Gréce.
4. LERNA, fontaine de la ville de Corinthe, selonPaufanias, l. 2, c. 4.
LERNiEUS FONS , autre fontaine du Péloponnèfe,dans la Laconie. Hygin, cité par Ortélius, dit qu onla nommoit auparavant Amymonius, à cause d’Amy-mone, fille que Neptune y avoit déshonorée.
LERNaEUS FLUVIUS. Voyez ci-devant Lerna ri-vière.
LERNÉ, bourg St châtellenie de France, dans laTouraine , élection de Chinon.
LERNÊCA. Voyez Larneca.
1. LERO, isie vers les bouches du.Rhône, selonStrabon. Voyez LERINS.
1. LERO St Leros. Lero est le nom moderne , StLeros l’ancien nom ; isie d’Asie, dans la mer Egée, sorla côté de Carie, lune de Sporades, selon Pline, l. 4,c- 12; St /. 5, c . 31. Au rapport de Strabon , l. 14,étoit une colonie de Milésiens; cela s’accorde avec ceque dit Hérodote, l. ^ , c . 125 , qu’Hécatée l’Historienconfeilloit que , si l’on’étoit forcé par Darius à quitterla ville de Milet, on passât dans i’isle de Leros ; qu’on yélevât une forteresse, qu’on y demeurât tranquille; St quede-là on repasseroit à Milet. Les habitans de Lerosavoient assez mauvaise réputation du côté de la probité,
Hors Patrocle pourtant, qui, malgré fa naissanceA passé jusqu’ici pour un homme de bien.
Mais quand avec Patrocle on a fait conno.ffancejEncore trouve-t-on qu’il tient du Lérien.
LERONE. Voyez Leríns.
LERRA, nom latin de la riviere de Couesnon.
1. LERS , riviere de France, dans !e haut Langue-doc: elle a fa source vers les monts Pyrénées,d’óù, pre-nant íbn cours au septentrion, elle baigne Mirepoix ;fournit des eaux au canal de Langued rc, St fe jette dansl’Auriége, un peu au-dessus de Cinte-Gabelle. * Bau-drand , édit. 1705.
2. LERS (Je petit) petite riviere de France au hautLanguedoc ; elle est moindre que la précédente , St afa source dans le Lauraguais, près de Castelnaudri, d’où,coulant vers Toulouse, elle passe près de Ville-Franchede Lauraguais St de Mongiscar, en fournissant aussi del’eau au canal de Languedoc, puis fe rend dans la Ga-ronne, à deux lieues au-dessous de Toulouse. * Baudrand,édit. 1705.
LERSÁ, ancien lieu Espagne, aux envions de Cas-tulon. Appien, in Ibericis, en parle.
LERVET , commenderie de l’ordre de Malthe , enFrance, dans la Champagne, au diocèse de Châlons. C’estainsi que l’on trouve ce nom écrit dans le Dïdìonnairede la France. Baugier, que je crois plus exact & mieuxinstruit, dit, t. 2, p. 181: il y a entre loin ville St Saint-Dizier une commenderie de l’ordre de S. Jean de Jéru-salem, nommée LES Ruets, ou Rupt. Elle vaut sixou sept mille livres de rente.
LERWICH, petite ville de Piste de Mainland à sotjorient. Elle considérable, à cause de son commerce, Ston y compte jusqu’à trois cents familles. * Etatpréj'ent deLa Gr. Bretagne , t. 2.
LESA, ou Las A: Moïse, marquant les limites de laterre deClianaan,dit quelle s’érend du côté du midi jusqu’àLésa. Le Chaldéen St S. Jérôme croient que Lest est lamême que Callirhoë, qui est au septentrion de la merMorte, St dont les eaux fe déchargent dans cette mer;mais il est bien plus naturel de ì’entendve de la villede Lésa, Lusa , ou Eluse , qui étoit à-peu-près à dis-tance égale, entre la mer Morte 6 c la mer Rouge.Voyez Luza. *D. Calmet , Dict. GeneJ c. 10, V. 19.
LESBOS, fameuse St grande isle de la mer Egée,fur la côte de l’Asie mineure, St plus particulièrementde FjEoIie. Les iEoliens fhabitoient, dit Scylax., Ta-cite, l. 6 , c. 3 , la traite d’iíle fameuse St agréable.Pline, /. 5, c. 31, dit qu’on la nommoit auparavantLasia, Pelasgia, JEgira, .Ethiope , Mala-ria, Diodore de Sicile, /. 5 , c. 82, nous aprend l’o-rigine de quelques-uns de ces noms. Celui de Pdasgicvenoit de ce qu’elle avoit ete peuplee par les Pelasguesses plus anciens habitans. Celui de Macaru venoit deMacarée,petit~fils de Jupiter,'qui y avoit fait fa résidence,& celui de Lesbos , de Lesbus, petit-fils d’àls , gendre& successeur deMacarée.Strabon, L 13 , lui donne cinqcents soixante stades de longueur depuis Sigrmnt au nord,jusqu’au promontoire Malie au midi, St mille cinq centsstades de circuit. Les lieux les plus considérables deFille étoient :
Stgrimn, Smgrìum , ou Ereffus, ouErefus ,Sitrium. Antifa,
Arisba , Methymna ,
Pyrrha , Lt Mitylene.
De cette derniere s’est formé le nom moderne de 1 isie,
qui est Metelin. Voyez ce mot.
LESBUM , ou Lesbus, lieu de la Mauritanie Cé-fariense. Antonin , dans Ion Itinéraire, met sor la routede Sitisi à Saldes :