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Tome troisième. G - L.
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LEU

«route de Narbonne au Pyrénée. Sur la fin du treizième“ e cle, on trouve que Leucate apparténoit à des gentils-hommes qui portoient le nom de Dardbe & d , Urban ,quelquefois de Leucate. Lorsque les Espagnols étoientmaîtres du Rouffillon , Leucate étoit la feule place quicouvrit Narbonne de ce côté-là. Elle n’étoit qu’un vil-a ge commandé par un fort qui n'étoit pas grand. Phi-J’Ppe le Bel, acquit en 1309, de Raimond d’Urban écuyer,* e château Sc la seigneurie de Leucate ; St, la même an-hee, ce roi donna quelques terres à Amauri, vicomte deNarbonne, pour le dédommager de ce qui lui apparte-n mt à Leucate. Cette place fe rendit célébré par le siègeRuelle soutint, l’an 1637, contre l’armée Espagnole quiy fut défaite par les François, fous le maréchal de Schom-~, er g, duc d’Hdlluìn, alors gouverneur de Languedoc,fort a été râlé comme inutile, fous le régne de LouisGrand. * Longuerue , Descr. de la France, 1. part.P- M 4 -

3 - Le cap de LEUCATE est une longue pointe ,^de moyenne hauteur, fur le haut de laquelle il y a une

tour de garde.

4 - L’étanG DE LEUCATE est une espece de golfe,confins du Languedoc St du Rouffillon ; fa partie

septentrionale est dans le Languedoc, St fa partie mé-ridionale dans le Rouffillon. II est fermé, du côté du golfede Lyon, p ar la langue fur laquelleLeucate est située, Stpar une iíle assez longue, qui est du Rouffillon ; ainsi il adeux ouvertures. Quelquefois on le nomme l 'étang deLeucate , & quelquefois V étang de S aises , parce qu’ilbaigne le territoire de ces deux places, avec cette diffé-rence que Leucate est au bord de l’étang , & que Salsesen est plus éloignée. De l’autre côté de l’étang, est le paysqe Corbière. Voyez Corbaria St CORBIERE. *San-Jon, Atlas.

5. LEUCATE, Leucatas , cap d'A sis, dans la Bi-thynie , Sc l’un dés deux qui ferment lé golfe nommépar les anciens Ajlactnus sinus , aujourd’hui le golfe deComidia. * P lin. 1. 4, c. 1.

LEUCATHiE, ancien peuple d’Afrique. Pròcope,édifie. 1 . 6, c. 4, dit : les Maures barbares, surnom-més Leucathes, firent une irruption fur les Vandales, &désolèrent Leptis. II les nomme, /. z, Leuchatí ,Leuchates.

LEUCATIUS, précipice âu bord de la mer, dans levoisinage de Nicomédie i il en est parlé dans lTIifloiremêlée, l. 19. Ce nom St fa situation ont beaucoup derapport avec le cap Leucate. Voyez Leucate 4.

1. LEUCÊ , petite iíle de la Sarmatie en Europe.

Voyez AchillÈE 2. ,

2. LEUCE , petite iíle ou écueil fur la côte septen-trionale de l’iíle de Crète, selon Diodore cité par Bau-drand, édit. 1705, qui dit que c’est aujourd’hui San-Theodoro.

LEUC-EACTE, Aív:à A,soî, Album littus: ces motsqui signifient le rivage blanc, sont devenus un nom com-mun en plusieurs lieux; car il y avoit :

1. LEUCE-ACTE, promontoire de l’iíle d’Eubée,dans fa partie méridionale , selon Strabon, l. 9 , p- 399.

2. LEUCE-ACTE , petite ville ou bourg de laThrace, vers l’ifibme de la Cherfonnèfe, selon Dé-mosthène , in Halons.

3. LEUCE-ACTE, lieu de la Proponticìe , selonSuidas. Cédrene nomme ainsi un lieu fort près de Cons-tantinople. * Ortel. Thesaur.

4. LEUCE-ACTE, lieu de laMarmarique, entre leport de Hyzis St le promontoire Herméen , selon Pto-lomée , /. 4, c. 3. C’est le même lieu que Strabon ap-pelle Leucogée , Aív^c-iof.

LEUCE-COME, village de l’Arabie heureuse, dansun golfe de la mer Rouge, selon Strabon, L 16, p. 781-Ce heu étoit important pour le commerce, Sc un entre-pôt considérable des marchandises d’Arabie, que l’onportoit de-ìà à Petra, puis à Rhinocolura, ville de laPhoenicie, ( de la Palestine) aux confins de l’Egypre :les traducteurs latins disent albus pagus. Nos ancêtres1 auroient nomme a leur maniéré Blanc—ALeml.LEUCHATzE. Voyez LeucatHjE.LEUCHTENBERQ, château & bourg d’Aliemagne,au palatmar de Bavière, dans un petit canton auquel ildofine le nom de landgraviat de Lcuchtenberg , dans le

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Nortgow, sor une montagne auprès de Pfreim qui estest le chef-heu, à un mille de la riviere de N a b, & àqriatre d’Astiberg. *Hubmr, Géo gr. Baudrand , éd. 1703.

Le landgraviat de Luchthenberg , petitcanton d’Allemagne, dans le Nortgow, au palatinat deBavière, dans lequel il est enclavé. II prend son nom duchâteau de Leuchtenberg, Sc n’a qu une feule ville, sa-voir Pfreim Sc quelques villages. Ce petit pays qui, a ti-tre de landgraviat , entra dans la maison de Bavière, parle mariage de Melchtilde de Leuchtenberg avec Henri,duc de Bavière. Elle fut mere de Maximilien-Henri quifut électeur de Cologne, Sc tante de Maximilien-Adairi,dernier landgrave de Leuchtenberg , qui mourut fansenfans, cn 1646. Albert de Bavière, qui héritoit alors dulandgraviat, s en accommoda pour quelques autres bienssitués en Bavière, avec son frere Maximilien-Henri, q U imonrut, en 1688 , St laissa cettte terre à Máximilìem-Philippe, le plus jeune fils d’Albert. Après que sélec-teur de Bavière eut été mis au ban de l’empire durant làguerre pour la succession d’Espagne, la maison d’Am-berg obtint l’investiture du landgraviat de Leuchtenberg,en 1708 ; mais à la paix de Rastad §C de Bade, ces biensrevinrent à la maison de Bavière, en 1714. * Imhoff\Nofit. procer Imp.

LEUCI, ancien peuple de la Gaule, St qui répondaux peuples du diocèse de Toul, qui s’étend en LorraineSc en Barrois, Sc est l’un des plus grands diocèses qu’ily ait en France. Quoique les fa vans conviennent assezgénéralement de ce rapport, je ne laisserai pas de citerici une espece de querelle qu’il y eut autrefois entre leP. Monet, Jésuite, Scie géographe Nicolas Sanfon. Voicide quelle maniéré ce dernier la raconte dans fes Remar-ques fur la Carte de l’ancienne Gaule. « En 1635, ^» P. Monet m’écrivit de Lyon, sous ombre de me dori-» ner charitablement avis de plusieurs sautes qu’il pré-» tendoit avoir remarquées dans ma Carte de l’ancienne» Gaule.» Enír’autres choses il me mande, que j’ai misplusieurs simples villes pour des peuples entiers , & quef ai laisse plusieurs peuples impôt tans en arriéré, d'au-tant qu ils tìónt point de villes , nï métropoles , ni ca-thédrales; & voici comment. Votre Belgique prtmiere.comprend les Trévérois , Aiédiomatrices , Leuces, Virdli*nais. Les Leuces & Verdanois ne font que les noms devilles cathédrales de peu d’étendue dans le corps des Aíé-dicmatrìqucs ; Hé ! que fere^-vous des Luxembourgeois ,Ardennois , Liégeois , dont vous passes les noms & lespeuples fous silence, quoique célébrés en l'hifloirt ? » II y» a dans cette Lettre, poursuit Nicolas Sanfon, cin-» quante saillies de cette force, S£ n’eût été qu’une per-» sonne de créance Sc de mérite me montra la Lettre» qui lui avoir été écrite exprès pour me faire tenir celle» qui s’adressoit à moi, je n'eusse pu croire que le pere» Monet eût été capable de donner ces avis. Leuei dont» le P. Monet fait si peu d’estime, sont tellement connus» chez les anciens, que César, Strabon, Lucain, Ta-» cite, Pline, Ptolorhée, Stc. en font mention ; Sc la» Notice des provinces Sc des cités de la Gaule les met» dans la première Belgique; Sc cette Notice Sc Ptolo-» mée font leur ville capitale Tullum ; St le diocèse de» Toul qui répond au peuple Leuci , est cinq on six f 0 i s» grand comme celui de Paris. Véritablement le dio-» cèle de Verdun n’a que la sixième partie de celui de» Toul cn continence (c’est-à-dire en étendue ) Sc» le premier qui a parlé de Vtrduni , a 'été Pline 5 chez» qui même le nom est corrompu en Verunì ; mais» puisque Céíàr ne parle point de celui-ci , nous en» traiterons ailleurs. ( Voyez VERUNI.) Pour ce qui est» des Luxembourgeois , des Ardennois Sc Liégeois , dont» le P. Monet soit tant d’état, Sc lé plaint que je n’eu» ai fait aucune mention , je ne les connois point darts» toute l’antiquité; Sc si le P. Monet eût voulu prendre» la peine de me les montrer dans quelques anciens» auteurs, je lui eusse donné tout au moins quarante-» neuf mille ans, pour en trouver l’un des trois seule-» ment, j’entends dans un ancien auteur, & qui ait» écrit pendant que les Romains ont eu le pied dans» les Gaules. »

LEUTICIANA , ancienne ville d Espagne. Antomnla met fur la route de Mérida à lolede, entre Lacipea.Sc Augujlobriga, de cette maniéré :

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