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de la rlviere de Lida dans ce lac. Ainsi ce nom s’expri-meroit en latin, par celui de Lida forum ; il signifie pro-prement le marché dt Lida , ou sur la Lida. Elle est àdeux milles de Skara, & trente cìe Falkoping St de Ma-riestadt. II y a à Lidkoping un évêché suffragant d’Upsal.^Zeyler, Regn. Suecia Descr. p. 21.
LIDOLIA. Voyez Liddesdale.
LIEBANA ou Lievana, petite contrée d’Espagne,dans l’Asturie de Santillane. L’abbé de Vairac, Etat deÍEspagne , t. 1, p. zoo, parlant des Asturies dit: aumilieu du pays est la petite province de Liebana, longuede neuf lieues, ôt large de quatre. Elle est partagée encinq vallées, qui font, Cilorigo , Val-de-P r ado , Vahe-baro, Gereceda , ôt Polakos. La capitale de cette petiteprovince s’appelle Potes , ville médiocrement grande ,située à neuf lieues de Santillane , fur la Déva. C’est lepays le plus rude ôt le plus raboteux de toute l’Es-pagne : il est entre-coupé de montagnes si hautes, qu’ilsemble que leurs cimes vont heurter^ le ciel. Ce fut làque les Chrétiens s’enfuirent après l’invasion des Mau-res; ôt ils y trouvèrent un si bon rempart préparé par lanature, une situation si avantageuse pour fe défendre,qu’ils repoussèrent toujours avec succès les efforts des in-fidèles qui ne purent jamais y pénétrer, ni s’en rendremaîtres.
LíEBAW ou Liebe , ville de la haute Luface , dansle cercle, St à cinq lieues au sud-est de Bautzen. C’estla ville la plus ancienne du pays ; elle souffrit un grandincendie, en 17x0.
LIEBÉNAW, petite ville d’Allemagne, dans le paysde sélecteur de Brunswig-Hanover, au comté de Hoya,près du Wefer. * Hubncr , Géogr.
LIEBENTHAL, ville de Silésie. Voyez Luben-THAL.
LIEBEWALD, petite ville d’Allemagne, fur leHavel, dans l’électorat de Brandebourg , St dansl’Uckermarck, aux confins de la moyenne Marche, Scdu comté de Rupin. * Baudrand , édit. 1705.
LIEBERTHAL. Voyez Leber.
1. LIECHTENAW, petite ville avec un château,dans la basse Alsace, au-delà du Rhin, entre Strasbourgôt Bade : elle a un grand territoire coupé par le Rhin, oufont les petites villes de Wilster ôt d’Ossenthorff St deDrufenheim, St appartient aux comtes de Hanau. *Bau~dr and, édit. 1705.
2. LIECHTENAW, petite ville d’Allemagne, dansla Franconie, fur la riviere de Berzell, au margraviatd’Anspach, à une lieue St demie de la ville de ce nom,avec un château. Quoique située dans ce petit état, elleappartient à la ville de Nuremberg. *Baudr. édit. 1705.
LÍECHTENTHAL, Lucida-Eallis , ancienne ab-baye de filles, ordre de Cîteaux, dans le haut marquisat deBade, à demi - lieue de Bade. Elle fubsistoit encoreen 1658" On y voit plusieurs tombeaux des marquis deBade.
LIEFKENSHOECK, fort desPays-bas, dans la Flan-dre Hollandoife , fur la rive gauche de l’Escaut, vis-à-vis de Lillo. Voyez Lillo.
LIEFLAND. Voyez Livonie.
x. LIÈGE, (le) bourg de France, dans la Tou-raine, dans l’élection de Loches.
2. LIÈGE, (la) petit ruisseau d’Allemagne, au paysde Liège. Son nom latin est Legia , St elle tombe dansla Meuse à Liège même, capitale du pays à laquelle elledonne son nom, selon quelques-uns.
Z. LIÈGE , ville d’Allemagne , dans l’évêché demême nom, dont elle est le siège St la capitale, dans lecercle de Westphalie, fur la Meuse, entre Hui ôtMas-tricht, à cinq lieues de la premiere, St quatre de la se-conde. Si on en croit ceux qui lui donnent une extrêmeantiquité, on la nommoit autrefois Legia , à cause d’unelégion Romaine que les habitans du pays défirent, demême que cinq cohortes commandées par Cotta St Sabi-nus, comme le remarque César , l. 5. Cependant quel-ques-uns veulent qu’elle tire son nom d’une petite rivierequi a fa source dans un village à trois lieues, au-dessusde Liège, qui s’appelle Legia , Liège , ou Legione , Stqui fe rend dans la ville, où elle fe joint à la Meuse.J. Lipfe, St quelques autres écrivains nomment cette villeen latin Leodicum , St même Leodica. Le premier de cesdeux no ms fc trouve dans la Vie de Charlemagne, Sc
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dans celle de Louis le Débonnaire : on la trouve ^ussidans quelques écrivains, fous le nom de Leodium . &Allemand 011 la nomme Luttich , St en Hollandois L 1 f fDe vieilles murailles à demi-détruites, ôt quantité d emonumens, qui fe voient, tant au dehors qu’au dedans,prouvent qu’elle est ancienne. Dans les affaires d itn-portance, on fe sert d’un sceau on l’on lit ces mots :gia Romana ecdejia unica filia.
Liège est située dans une vallée fort agréable, St en-vironnée de montagnes que séparent des vallons St desprairies, par où coulent les petites rivières de Vèfe, L te.St Ambluar, qui fe déchargent dans la Meuse, avantque ce fleuve entre dans la ville. II la traverse, rnaisfans passer au milieu. La partie qui est du côté gaucheen descendant, ôt où est le port nommé la Batte, a bienplus d’étendue, ôt est bien plus peuplée que celle du cotedroit, que l’on appelle Outre-Meufe. * Corn. Dict- ,
Hubertus Thomas prétend que cette ville fut fonde®par Ambiorix que César fit mourir pour fa perfide*D'autres soutiennent qu’il ne fut pas le fondateur de cetteville, mais feulement le restaurateur: ils veulent mêmeque Liège doive son origine aux Grecs. Cependant I 3plupart des meilleurs écrivains ( a ) disent que S. Hubert,originaire d’Aquitaine, fut le premier évêque de cetteville ; que ce fut lui qui la fonda ; qu’il lui donna lenom de Legia , St qu’avant ce tems-là, ce n’étoit qu uslvillage. Ce qu'il y a de certain, c’est que des auteurs °n*-écrit que la ville de Liège fut anciennement la métropoledes Eburones , St qu’elle fut une ville royale, jusqu’au tess>soù Charles, duc de Bourgogne, l’obligea de fe soumettre ason évêque ( b ). Guichardin néan moins Fa honorée du ti-tre de ville impériale , de façon pourtant que Fern perçut n ya aucun droit. Sa feule sujétion est de fournir à sent'pereur un petit nombre de soldats, ou plutôt un leg ersubside , lorsqu’il doit faire la guerre au Turc. Par rap-port temporel St au spirituel, elle n’est soumise qu’à fo stévêque ; encore jouit-ellede si grands privilèges , qu’ellepeut être regardée comme une république libre, gouver-née par ses bourg-mestres, fes conseillers, & autres ma-gistrats municipaux. II y a deux bourg-mestres , vingtconseillers créés les uns ôt les autres, moitié par l’évêque,St moitié par la ville. Deux de ces conseilleurs font per-pétuels, ainsi que le greffier qui porte le nom de grand -greffier de la cité, St qui est en même teins greffier dutiers-état. 1.1 y a aussi un grand-majeúr ôt deux ma-jeurs subalternes. * Delices des Pays-bas, p. 256.
Liège a trente-deux collèges d’artifans qui ont partau gouvernement civil. On ne peut publier aucun édit n»prendre aucune résolution où le public soit intéresse,fans qu’ils y aient donné leur consentement. Dans 1 ®*affaires ecclésiastiques les appels fe portent à Cologne, S?de-là à Rome; ôt dans les affaires civiles, ils te pa-tent à la chambre impériale. * ( a ) Richard , Waíle sl "burgius , ôt Jean Placentinus. ( b J Imhof. Not. im?'Rom. Germ. /. 3, c. 13.
Dans la partie de la ville qui est à gauche de la Meus®»est l’églife cathédrale, du nom de Saint-Lambert. En®est assez grande, mais grossière ôt massive. Au devantfont deux tours égales, plus petites que celles de Notre-Dame de Paris. II n’y a point de grand portail. Devant& derriere l’églife, font deux especes de cloîtres, P a fjdessous lesquels on y entre des deux côtés. Derrierele choeur est le marché, où, du côté de Féglife, il S 3une fontaine; ôt à l’autre bout,la statue d’un illustre bourgmestre. * Corn. Dict.
II coule dans toutes les rues de la ville une eau extre-mement claire: elle vient des fontaines, qui font engrand nombre, que chaque maison en a ordinairemendeux ou trois. .
A un coin du marché est l’hôtel de ville ; ôt à g aU j - sde l’églife, on trouve une grande place où est le P alal _épiscopal, qui est très-considérable. On y voit deux g ra **des cours presque carrées, entourées par le bas de gale"fur lesquelles il y a de beaux Iogemens. Au milieula seconde cour il y a une belle fontaine. Ce palais,bâti, en 1306, par Erard de la Marck, évêque de Lie^président du conseil de Fempereur Charles-Quint, j t(irepuis cardinal en 1521. II mourut en 1538. Sa fe;P 3 anc j eest élevée en bronze, au milieu du chœur de la ë ^église. II la fit faire lui-même de ion vivant, aVdeu xvers latins.