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Tome troisième. G - L.
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dit que la mer de Libye ôt la mer de Ligurie ne fontqu’une même chose ; cela est vrai dans le fond, maisquant aux noms cela est faux. C’est comme qui diroitque la mer de France & la mer du Sud Font la mêmechose; c’est bien la même mer qui s’étend par-tout là ;mais qui transporteroit un évenement comme un com-bat , un naufrage, &c. d’une mer à l’autre, chroit uneimpertinence très-grosse.

LIGUSTICUS-LACUS. Avienus, dans fa descrip-tion des côtes de la Méditerranée parlant de la riviereTartesths, dit qu’eile fort ex Ligustico Lacu ; d’autreslisent LiguJUno , d’autres Libufiico. Saumaife à qui cesnoms déplaifoient, vouloir y trouver, qui exilit vajlolacu.

LIGYES, ou Ligues , Myva, nom grec des Li-guriens ; de-là vient qu’on trouve des Ligyes, par-toutoù les anciens avoient mis des Liguriens en Espagne ,comme on Fa vu dans un passage cle Thucydide, enColchide , selon Eustathe ; 6 c clans les côtes de France6 c d’Italie , 6 c même en Afrique ; Hérodote, l. 7, enmet auffi dans l’Asie : Zonare en place auprès du Cau-,Laie. II paroît par les anciennes histoires, que c’étoit unpeuple fort répandu.

LIGYRGUM, montagne du Péloponnèfe, dans l’Ar-cadie, selon Polybe, L 4. Strabon, /. 8 , la nomméLygurgius mons.

LIGYRII, peuple ancien dans la, Thrace. II y avoirchez eux un lieu tenu pour saint , 6 c consacré à Ra-dius , qui y rendoit des oracles, selon Macrobe , Sa-turnal , 1. 1, c. 18.

LIGYSTICA, \ (Ligustica.

L 1 GYSTICUM, (Voyez<L igusticum.

LIGYSTICUS. j (Ligusticus.

LIKIANG, ville militaire de la Chine, dans la pro-vince d’Iunnan , & la sixième en rang. Elle est plus oc-cidentale que Pékin , de 16 d. 58', par les 2.6 d. 54 ' delatitude. * Atlas Sinenjìs.

1. LILiEA, AíAa/a , ville de Gréce , dans la Pho-cide, selon Etienne le Géographe. Strabon , L 1 & 9,la met plus particulièrement auprès des sources du Cé-phife.

2. LIL-íEA, ville d’Asie, dans la Doride, selon Pto-loinée.

3. LILdEA , ville du Péloponnèfe , dans l’Arcadie.Mais il écrit le nom de cette derniere par la diphtonguee* , dans la premiere syllabe as íxwmì

LILiEUS MONS, montagne des Indes, contiguë aufleuve Indus , selon Plutarque, de Flutnin.

LILANTUM. dEllien nomme ainsi un canton desChalcidiens, dans l’Eubée , a i\à.í\ov. Strabon écrit cenom par un « , dans la premiere syllabe AMAarrov ; Caili-maque de même, &t son fcholiaste remarque que c’est unecampagne de l’Eubée. Pline nomme Lelantus uneriviere qui arrosoir, sans doute, cette campagne. VoyezLelanta. * Hist. var. L 6. Ortel. Thef.

LILERS , petite ville de France, en Artois. VoyezLillers.

LILIENFELD, campus Ulìorum , abbaye d’hommes,ordre de Cite aux, dans la baste Autriche.

LILING » ville de la Chine , dans la province de Hu-quang, au département de Changxa, huitième métro-pole de la province. Elle est de 4 d. 40' plus occiden-tale que Pékin, fous les 28 d. 35' de latitude. * AtlasSinenjis.

LILINTGOW, ville de l’Ecosse méridionale, dansla province de Lothiane , 6 c dans fa partie occidentale.II y a un château royal , ôt donne le titre de comte àla maison de Levington.

1. LILIUM , nom latin de l’abbaye du Lys , enFrance, dans le Hurepoix , à une petite demi-lieuede Mélun.

2. LILIUM, place marchande de l’Asie mineure, dansla Bithynie, selon Arrien dans son Périple du Pont-Euxin.

1. LILLE, Illa ou Ella , selon Baudrand, riviere deFrance, en Guienne. Elle a source dans le Limosin, d’où,passant par le Périgord , elle y arrose les villes de Pé-ri gueux 6 c de Muffidan , puis reçoit la Dronne , au-dessous de Coutras, 5 c vont fe rendre ensemble dans la

LIL

Dordogne , entre Libourne au levant, 6c Fronfac aùcouchant.

2. LILLE, ville de France, capitale de la FlandreGallicane 6c de toutes les conquêtes de Louis XlY,dans les Pyas-has. Cette ville a commencé par un châ-teau qu’un des comtes de Flandre sir bâtir avant Fa' 1 'née 1054. Baudouin, comte de Flandres, fut surnommeBaudouin de Lille , parce qu’il y demeurait ordinaire-ment : il l’environna de fossés, & la fortifia d’une mu-raille; Rigord, ad an. 1215, dans les Gestes du roi Phi-lippe Auguste, fait mention de cette ville: movitrcx>dit-il, de Tornaco ut ìrèt ad cajirum , quod InSULAnuncupatur. Guillaume le Breton Fappeile auffi Insudans les vers fuivans :

ïnsula villa placens , gens callida lucrasequendo:

Insula quœ nitìdis fe mercutoribus ornât ,

Régna coloratis illuminât extern pannìs.

ÎNSLUA est le nom latin qu’on lui donne le plus com'munement. Quelques-uns disent Ir,fuies au pluriel. L eSFrançois disent Vljle ou Lille , & les Allemands dife^Ryffel. Elle a été appellée InfuL-.f cause de fa situation»car elle est bâtie entre deux rivières qui l’enviroune 11 *-presqu’entiérement. Ces rivieies font la Lys éclaDeulc*Des lettres de Baudouin,'connue de Flandres, données 2Lille, en 1066, appellent cette ville fia, 6c son territoifoflenje territorium. Aujourd'hui fes hûbitans sent appelslnjulenses en latin, 6c Lillois en françnis. On nomm eles terres de la dépendance Cafiellania Insulenjìs, I 3CHATELLENIE DE Lille. It y en a pourtant qui, m*lieu de dire Insula, disent Lila6c Liìenjes pour InsulenfeS-Ces mots fe font formés par corruption;, Cependant h*Chronique de l’abbaye d’Anchin fe sert du mòt Lilenjîs.

La ville de Lille 6c fa châtellenie ont fait partiecomté de Flandres, depuis l’institution de ce comté, jus—qu’au commencement du quatorzième siécle, 6c jiisqu’aitrégne de Philippe le Bel, qui, ayant fait prisonnier Guyde Dampierre, comte de Flandres, 6c Robert de Béthune^son fils, les contraignit à lui engager les villes de Lille 6Cde Douay, l’an 1305. Depuis, le même comte Robertcéda au roi Philippe la propriété de ces villes, l’an 1312;& ce comte les céda de nouveau à Louis Hutìn, l’an 1315** Longuerue, Descr. de la France, part. 2, p. 80.

Les choses demeurèrent en cet état, jusqu’à l’an 1369»que Charles V, faisant le mariage de son frété Philippe»dilc de Bourgogne , avec Marguerite, héritière de Flan-dre , lui transporta la ville de Lille 5 c quelques autresplaces, à la charge de la réversion à la couronne, encas de défaut d’héritiers mâles , sortis de fa femme Mar-guerite. C’est cette réserve qui fut cause que ces vill fiSne furent point réunies au comté de Flandre, & qu’eliesfirent toujours une province séparée.

Charles, duc de Bourgogne, étant mort, & n’ayan claiffé qu’une fille, Louis XI, roi de France, soutint q 113ces villes lui appartenoient en vertu du traité de Gand»de l’an 1369; mais Marie de Bourgogne demeura tou-jours en possession de ces villes, de même que sonPhilippe, auffi-bien que Charles-Quint, son petit-fils.

Les rois de France, Louis XI, Charles VIII, &Louis XII, fe réservèrent toujours leurs droits fur ceSvilles; maïs François I fut contraint, au traité de Ma*drid, de renoncer à íès droits ôt prétentions fur Lille, ôte íce qui fut confirmé par des traités faits entre les mên^sprinces, 6c ensuite entre Henri II, roi de France, &Philippe II , roi d’Espagne. Ainsi les successeurs d®Philippe II ont joui M ' ces villes jusqu’à l’an 1667, »qu'elles furent prises par Louis XIV. Elles lui furent cé-dées, l’année suivante, par le traité d’Aix-la-Ghapelle ; ^elles lui ont été confirmées parla paix d’Utrecht,enles états généraux desProvinces-Unies lui ayant remis l»ville 6c la citadelle de Lille , qu’sts avoient prises e»1708 , avec l’affistance de leurs alliés.

La grande place est remarquable par la beauté des bâtj-mens j dont elle est environnée. Celui où est le corps degarde paroît ancien : le bâtiment de Fhôtel de ville ei^partagé en quatre petits pavillons qui s’élevent, enniere de clochers, au-destus de trois corps de log< sles accompagnent. La petite horloge de ville ,façon de beffroi, est à la principale face de cetfice. Ceux qui veulent aller voir de-là la grande m

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