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Tome troisième. G - L.
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LÏNSTOCK, bourgade d’Angleterre, dans le Cum-berland. Voyez Olenacum.

LINT, riviere de Suisse, au canton de Glaris. Elle a/a source au nord de la montagne de Fisma , d’où, cou-lant vers le nord, dans une belle & grande vallée , qu’onappelle Lintthal, & qui est fort peuplée, elle reçoit plu-sieurs ruisseaux qui y viennent principalement du côtéde l’orient; çlle arroíè .plusieurs villages , entr’autres,Lintthal & Schwanden ; Sc auprès de ce dernier, elle re-çoit les eaux de la Sernft , avec laquelle elle continue faroute, pastc à l’orient de Glaris; Sc,fe recourbant versFouest, elle fe charge des eaux qui viennent du lac deGlontlial, ( Clonikaler-See ,) & va enfin fe perdre clansle Limât, au-dessous & au nord-ouest du lac de Wal-lenstadt. * Etat & Délices de la SuiJJe, t. 2, Scheuch-fcr, Carte de la Suisse.

_ LINT-THÀL, village & vallée, en Suisse, fur lariviere de Lint, au canton de Claris. Voyez Lint.

LINTERNA-PALUS , marais, ou plutôt lac d’Italie,dans la Campanie. Voyez LiNTERNUM.

LINTEPvNUM, ou Liternum , ou Liternus ,ancienne ville cl’Italie, dans la Campanie, à l’embou-chure de la ri viere Clanis , (l’Agno,) &£ auprès d’unlac que Sîace , Silv. 4, Carm. 3, v. 66, nomme Lin-tsrna-Palus. C’est à cause de ce lac ou marais que Siiius-ítalicus, 1 . 6 , v. 655 ? nomme la ville Stagnoj'um-Lin-ternum , ôt qu’il dit, /. 8, v. 3 31 :

Stagnisque palujlre Liternum.

C’étoit une colonie Romaine. Tite-Live, /. 34, c. 4^,dit que la même année on mena des colonies à Pouz-zol, à Vulturne & à Citerne. Cette colonie fut, ou re-nouveìlée, ou augmentée fous Auguste. Prontin, de Co-lon. dit : Liternum rnuro diutum , colonia ab Âugujlodeducla. Tite-Live, /. 32, c. 29, dit expressément Aci-Iius, tribun du peuple obtint que l’on enverroit cinq coIonies fur la côte de la mer ; deux à l’embouchure desrivières Vulturne & Literne ; une à Pouzzol, une à Sa-lerne, & on y ajouta Buxentum. Ces colonies furenteffectivement menées, & nommément celle de Liter-num. C’tft-là que Scipion l’Africain, ou le grand Sci-pion , fe retira, lorsqu’ayant été accusé par les tribunsdu peuple , d’avoir reçu de l’argent d’Antiochus, roi deSyrie, pour lui faire donner la paix, il trouva moinshonteux de fe bannir volontairement cle fa patrie, quede venir fe défendre devant ses concitoyens qu’il avoitdéfendus avec tant de gloire. II passa le reste de fa vieà Linterne, où il mourut, fans avoir voulu retourner àRome ; on mit ces paroles fur son tombeau : Ingratapatria , r:e quidem ofja mea habes. Tous les auteurs quiont parlé de Lintcrnum , disent qu’après fa destructionpar les Vandales, en 455, on érigea la tour qu’on y voitencore, Sc où étoit le même sépulcre. Comme il n’é-toit resté de l’inscription que le l'eul mot patria , cettetour est appellée torre di patria. Le lac voisin au-trefois Literna ou Linterna-Palus, s’appelie LAGO DELLAPATRIA. Cette ville a été épiscopale avant que d’êtredétruite ; mais elle fut entièrement ruinée. On en voitencore les masures fur le golfe de Ga'éte, entre Pouzzol& l’embouchure du Volturno, environ à trois lieues del’une & de l’autre, près de la tour de Patria. VoyezPatria. *Corn. Dict. Baudr. édit. 1705.

LINTON, bourg d’Angleterre , dans le comté deCambridge. On y tient marché public. *Etat présent dela Gr. Bret. t. 1.

L 1 NTPURGUM, bourg de la Gaule, dans le montde Vosge, selon S u ri us, dans la Vie de S. Poppon.

I. LINTZ, ville d’Állemagne, dans la haute Autri-che, dont elle est la capitale. Elle a un pont furie Danube,qui y reçoit la riviere de Traun, & un fort beau châteaufur une colline, où les empereurs font quelquefois leurséjour. L’empereur Frédéric IV y mourut en 1493. Laville est dans une fort belle plaine, à douze milles d’AÍ-íemagne, au-dessous & à 1 orient dePassau, & à trenteau-dessus de Vienne. Baudrand donne pour noms latinsde cette ville Aurelianum-Lïntum, & Lentia. Lepont qu’elle a fur le Danube, est de bois ; & c’est le che-min de Bohême. Toutes fes rues font belles Ôc larges,& fes grandes places environnées d'assez belles maisons;la maiíon de ville est un des plus remarquables édifiées.

On voit dans la grande église beaucoup de tombeauxde personnes de qualité. Les étendards & les armes desplus nobles font attachés autour des piliers qui soutien-nent la voûte. Lintz est tout-à-la-fois une ville de no-blesse & de trafic, ce qui ne fe rencontre pas souvendans une même ville. Il y à deux châteaux , Pu n fut *colline, de grande étendue, & forts d’affiette ; c’est e e * lUdont parle Baudrand. Celui d en bas est fortifié parlas»avec de larges fossés & de grosses murailles. Léopols’y retira en 1683 , avec beaucoup de précipitationpen-dant le siège de Vienne; & ne s’y croyant pas en furete»il remonta jusqu’à Passau. Lintz a une excellente manufacture. La ville n’est pas grande par elle-même, m a,spar les íaux’bourgs. Outre la paroisse, il y a un colles?de Jésuites ôc un couvent de Capucins. A une heure d 3Lintz, est le mont Calvaire, où l’on a imité celui de 1 *Palestine & un saint fépulchre. * Baudr. éd. 170s. Coí n 'Dict. Júuvin de Rochefort. Voyage d'Allemagne.

2. LINTZ, petite ville d’Allemagne, dans leélectorat de Cologne, au Westerxvakl, fur le RluU>aux frontières du duché de Juliers , a cinq milles au-d eS "fous de Coblents, 1k à sept milles de Cologne.

1. LINUM,ou Lïni-promontorium, 'a,v*

promontoire d’Iialie, dans la Chôme, selon Lycophr° n ‘Gabriel Barri du que le noin- moderne est Verre. * ® r 'tel. The f.

2. LINUM, contrée d’Asie, dans îa province del’Heblespont, entre Pariuin & Priape, selon Strabon,A * 3 »Ô£ Etienne íe Géog r aphe.

LINUS, fontaine du Péloponnèfe, dans ì’Arcad’?*Elle avoit, au rapport de Pime, /. 31 , c. 2, la p r °jpriété de conserver le trust des femmes enceintes, ^d’empêciier l’avortément. Isidore , qui parle ausii de cest epropriété , nomme la fontaine Leghnus.

LÍNUD , ville de la Chine, dans la province deHu'quang, au département de Hengcheu, dixième métro-pole de la province. Elie est de 4 ci. 50' plus occiden-tale que Pékin, fous les 25 d. 54' de latitude. * Ati‘ tSSinenjìs.

LINXUI, ville de la Chine, dans la province deSU'chuen , au département de Xunking , troisième métro-pole de la province. Elle est de 10 d. ió' p’us occiden-tale que Pékin, fous les 30 d. 49' de latitude. * Ad aíSinenfìs.

LINYAO , ville de la Chine, dans la province st 0Xensi , dont elle est la sixième métropole. Este est °?12 d. 6 ' plus occidentale que Pékin, sous les 36 d. 47de latitude. Linyao est renommée, parce que c’est aU'près de cette ville que finit la grande muraille , & parcequ’un roi de la famille Taminga y sit fa résidence. *AtlASinenjìs.

Dans la division que fitTre, ce pays devint une pr* 11 !cipauté qui eut le nom de Sikiang ; la famille Cin , ct 11s’en empara , l’appeìla Lungjì ; la famille Sung& jnomma Yencheu ; Ôt le roi Suu lui sit porter le nom 0Iíint , qui signifie terre d'or : en effet dans les monta-gnes voisines, ôc dans les torrens on trouve une grand?quantité d’or. Enfin la famille Tanga lui donna le nofjde Linyao. Cette ville est bâtie sor une montagne, ^fes murailles en renferment une partie. Elle a fous fa d?"pendance cinq villes, qui sont :

Linyao, Lan 0$

Gueiyven, Kin,

Ho 0.

1. LINYE , royaume del’Inde; il confinoit au Ta-quin, & étoit situé au sud de cette contrée. Ancienne-ment les Chinois le nommoient Siam-Kiun , c’est' 3 ”dire le pays des éléphans. Sur la fin des Han , & P en 'dant les troubles quiagitoientla Chine, un officier nomm?Tçao eut un fils appellé Lien , qui fe fit roi de ce pay s ’Sa postérité lui succéda. Sous un de fes descendafts 1nommé Fany , fils de Fanhiong ou Fantui, un escla^?qui lui appartenois, nommé Fan-ven , suivit des niaschands qui alloient à la Chine ; & il étudia les mcemjjdes Chinois. Quand il sot dë retour dans son pays, 1instruisit le roi de Linye ; on commença à bâtir dani cSpays des maisons , des villes ; & on fit dissérensmens. Dans la fuite Fan-ven fe révolta, empoisonnaroi, s’empara du thrône, 6c soumit plusieurs pays voiu stS *