DO
O
que le chariot étoit renversé d’un côté , il î’a renverséde i’autre, au lieu de le relever. Lisboum n'est point unnom de géographie ; au lieu de propé Lisboum, il sautlue dans Pline , prouhs Boum.
LISBGURG , bourg de France, dàns l’Artois, à làsource de la riviere de Lis , au diocèse de Saint-Omer.G’est un marquisat érigé, en 1629 , en faveur de la mai-son de Noyelle. II est présentement possédé par une au-tre famille.
LiSCA-BîANCA , petite isle , au nord de la Sicile,entre le; istes de Lípari, dont elle est la plus petite. LeP. Coronelli la nomme Lisca-Eianca , ou Lisia, ouEuonymus, ou EuONYMOS, 6 t prétend que ce derniernom lignifie infiila candìda , ou l’Jle blanchi ; ce quin’esl pas vrai. Le mot EUONYMOS est grec, 6 c signifiequi a un bon nom , ou un nom heureux , ou le biennommé. De Fille dit mieux ; mais il ne 5'explique pasassez : Euonymos , id ejl , JiniJìra. Ce mot JiniJìra a deuxsens très-diíférens. Dans le sens propre, il veut dire quie(l à gauche. L’autre sens, ou le figuré, dérive de celui-là, oc signifie également deux choses entièrement op-posées , savoir heureux ôc malheureux , lorsqu’il s’agitde présages. Cela vient de ce qu’il y avoir des objets qui,étant vus ou entendus à la gauche, signifioient du bon-heur. Intonuit lavum , dit Virgile , JEnéid. I. 1 ; 6 cqu’il y avoir d’autres objets , qui, dans la même cir-constance, pronostiquoient un malheur. Virgile, Eclog. 1,dit aussi :
Sapé malum hoc nobls,Jì mens non lava fuijfet ,
De calo taclas memini pradicere quercus ;
Sape JiniJìra cavâ pmdixit ab ilice cornix.
Si cette iíle a pu être nommée en latin JiniJìra parquelqu’un, ce n’est que dans le sens d’un heureux pré-sage , 6c par allusion à Euonymos. Cette iíle d’Euony-mos est au fud-est de Piste Strongyle , & n’en est sé-parée que par un petit détroit, selon la Carte de De Piste.Mais si Stror.gyle 6c Lipara étoient comme il les range,comment entendre le passage de Strabon, qui dit qu'elleétoit nommée e -jaw/eof , Euonymos , parce que ceuxqui alíoient de Lipara en Sicile, la laisiòient à la gau-che ? Cela ne sauroit être ; si elle étoit au nord de Li-para, en allant de cette derniere vers la Sicile, qui estau midi de Lipara , on n’avoit cette petite iste ni àdroite ni à gauche, raais derriere foi. Strabon dit qu’elleétoit déserte ; & Lisca-Eianca n’est qu’un rocher en-tièrement désert. De Piste ne donne point de nom mo-derne à l’Euonymos des anciens, íl la nomme simple-ment l’Ijlci. Mais il appelle LlCiA , YHerculis infulades anciens , 6c nomme iste de Panaria , Celle qu’ilsnommoient Hicejia.
LISCENE, pays voisin de l’Euphrate. Straborí,/. 11,p. 521, dit : l’Euphrate a fes sources dans les parties sep-tentrionales du montTaurus ; de-là, coulant par la grande'Arménie, vers le couchant, jusqu’à la petite Arménie,il a celle-ci à la droite , & la Liscéne ( r ò* Aiçyyvw,) àla gauche. Sur quoi Xylander observe qu’au lieu de cenom, l’épitome porte AcLISENA ; mais Cafaubon ajoutequ’il faut peut-être lire riiï ìcunKíicnvxv , la Basilène ;car, ajoûte-t-il, Ptolotnée nomme ainsi un canton furPEuphrate, 6c j’ai cherché inutilement ailleurs un paysnommé la Liscéne. Dans des manuscrits il y a Aií\nn ,Life ne , qui approche assez d’*o^-c-n-7>,i-», , Orbalfene ,qui est un canton de la petite Arménie ; mais il avertiten même tems, qu’il ne croit pas que Strabon ait vouluparler de ce canton.
LISÉiS, bourgade de la tribu CEneïde, dans l’Attique,selon Hefyche cité par Ortélius.
LISIA. Voyez Lissia.
LISlEUX, ville de France, en Normandie, au Lieu-vin, en latin Civiías Lexeviorum , Lixoviorum , Lexo-vium , Lixevium , ou Liciacenjis civitas : elle est à dix-huit lieues de Rouen, à dix de Ca'ën , à cinq de la côte dela mer, à trois de Pont-PEvêque, entre Séez Sc Ver-neuil, en partie fur une côte , 6c en partie dans une très-belle vallée, où.font des pâturages d’un grand revenu, auconfluent de deux rivières, dont l’une, appellée riviered'Arbec , passe au travers de la ville ; l’autre qu’on nommeh riviere de Gajfey , en arrose les murailles j Sc depuis le
confluent j qui fe fait à la pointe du jardin des -0^'"stcains, la riviere prend le nom de Touques. La vifsenvironnée de très-bons fossés, avec des murailles tlaqnéesde tours. Elle a quatre portes & quatre.íauxbout^*Éile porte le titre de comté , titre attaché à son ev . eC . 1 ''£l’un des plus considérables de la province , & c i ul vcinquante mille livres de rente. L’églife cathédrkle est a ^cienne & assez belle : elle est íôus l’invocation de S. ri , er ^JSon chapitre est composé d’un doyen, d’un grand ch^tre, d’un trésorier, d’un chef-vecier, d’un é co! âtre, ûthéologal, d’un pénitencier , de quatre archidiacres,trente-six chanoines, de deux demi-prébendés, de q 113 ^tre vicaires , de trente chapelains, de huit officiers n f >n \més dou^e livres ; de quatre autres qu’on appelle J trnldouqe livres ; de six enfans de chœur, d’un maître de Wfique, 6c d’un organiste. Le doyenné est de douze cen ^livres de revenu, 6c les prébendes depuis trois centsqu’à mille livres, fans compter les distributions m anue ales , qui vont par an à cinq cents livres. Le chassieun privilège singulier. La veille 6c le jour de S. D m 3 ,dont on célèbre la fête , l’onziéme de Juin, deuxnoines, qu’on élit au chapitre pour être comtes, fu iVS __un accord passé avec Pévêque , montent à cheval en > ur ^plis , ayant des bandoulières de fleurs par-dessus, &nant des bouquets à la main, sont précédés de deux b 3tonniers, de deux chapelains, Sc de vingt-cinq homj Tied’armes, qui ont le casque en tête , la cuirasse fur le dp 5 *Sc la hallebarde fur l’épaule. Les officiers de la haute P'tice les suivent aussi à cheval, en robes, ayant de iPpdes bandoulières 8c des bouquets de fleurs. En cet ePLpage ils vont prendre possession des quatre portes deville , dont on leur présente les clefs, 6c où ils 3un nombre d’hommes armés pour les garder. Les droitsla coutume , 6c de la foire qui fe tient le jour de S. UrniVleur appartiennent, à condition qu’ils donneront à chast 11 ®
que bénéfice vient à vaquer, les deux chanoines-coffite*y présentent.
Le palais épiscopal est une belle maison ; la chapesen est grande Sc d’une architecture de bon goût ; le j ar 'din a des jets d’eau & des cascades , 6 c ossre une vue <P5'étend plus de six lieues, le long de la vallée du côté dela mer. L’égllse de S. Germain 6 c celle de S.ques font deux églises paroissiales, dont les chanoine?sont curés primitifs, Sc dont le clergé est composé de p!p sde cent prêtres. Les religieux de ì’ordre de la Trinité >pour la rédemption des captifs, ont en cette, ville un cou-vent considérable, où ils reçoivent tous les religieux p 3 *'fans. La riviere lave les murailles de leur jardin. Les Us*solines sont établies à Lisieux depuis 1631 ; leur couv entest d’une grande étendue. Leur chapelle est très-propt e *Les filles de la Providence sont chargées d’aller instruiteles jeunes filles dans la campagne. Les Eudistes ont Ifdirection du collège ; Sc leur maison est un séminaire, ° ltl’on instruit les jeunes clercs, qui fe destinent aux ordre?sacrés. Cette maison est fort belle, 6c située dans un desplus beaux quartiers de la ville, où il y a dix-huit rue? »la plupart fort larges. Les. fontaines publiques 6c particu-lières , qui sont en grand nombre en divers endroits, &forment autant de ruisseaux qu’il y a de rues, les rendentfort nettes. II s’y tient trois marchés chaque semaine,plusieurs foires en divers tems. La maison de ville estZou-vernée par un maire. II y a encore un procureur du roi *6c un greffier en titre d’office. Tous les trois ans on eutdeux échevins, parmi les bourgeois.
Le plus considérable des quatre fauxbourgs est ceh"de S. Désir. II a une belle paroisse sous l’invocation ctèce saint. On y vient de tous côtés invoquer S. Eutrope,qui en est le second patron. Elle est desservie par deuxcurés 6c plusieurs prêtres. L’un de ces curés est oblige dedire tous les jours une haute messe à i’abbaye des Da-mes : c’est une abbaye royale , fondée vers Pan iCso,par Lesceline, femme de Guillaume, frere naturel deRichard, second duc de Normandie, 6c par Hugues, évo-qué de Lifieux, fils de Lesceline, qui lui donna de grand?revenus. Ce prélat mourut en odeur de sainteté, en visi-tant son diocèse, Pan 1077, & voulut être enterré dans
leur église. Madame de Matignon, qui en étoit abbesse, a