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Tome troisième. G - L.
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à la frontière. Cela s’accorde avec ce que dit Pline, L Z,c. 2.2, qui nomme ce lieu Lifíum oppidum , tk ajoute quec’étoit une colonie de citoyens Romains, à cent mille pasd’Epidaure, & enfin que c’est où commençoit la Ma-cédoine. A Lifso Macedonice provincia. Diodore de Si-cile , /. 15 , c. 13 , nous apprend qu’il y avoit un port asefez grand ; que c’étoit l’ouvrage de Denys le Sicilien;,qui avoit mené une colonie à Lissus, qu’il ceignit demurs Sc aggrandit. Cette placé étoit accompagnée d’unecitadelle nommée Acrolissus. Voyez cet article.

2. LISSUS, riviere de Thrace; elle fut tarié par l’ar-mée de Xerxès, à laquelle elle ne put suffire. Elle cou 1 -Ioit entre les villes de Mesembria, Sc de Stryma , villedesThasiens, lélon Hérodote, l. y, c. ro8.

z. LISSUS, lieu de l’ifle de Crète, fur la cote mé-ridionale, au couchant de Tarba. C’est par cedieU quePtolomée commence la description de cette côre. La Ta-ble de Peutinger met Liso à trente milles de Cantano y(Cantamis.) Scylax de Caryatide dit dans son Périple,p. 18, edit. Oxon. Au midi est Lissa, ville, avec un port.

LISSUS est appellé aujourd’hui Caftel-Selirro, bourgde l’iíle de Candie. Voyez ce mot.

LISTA, ancienne ville d’Italie, dans le pays des Abo-rigines , dont elle étoit capitale , au rapport de Denisd'Halicarnaíte, /. i, c. 6. Elle étoit à vingt-quatre sta-des (c’est-à-dire à une de nos lieues franqoises de troismille pas) au-delà de Tiore ou Mariera. Les Sabinssortirent autrefois d’Amiternes pendant la nuit , la sur-prirent, Scs’en rendirent maîtres. Ceux des habitans, quiéchappèrent aux vainqueurs, lé réfugièrent à Riéti, d’où ilsfirent souvent de vains efforts , pour reprendre ce qu’ilsavoient perdu ; mais n’ayant pu en venir a bout, ils con-sacrèrent aux dieux tout le pays, comme s’il leur eût en-core appartenu, St firent mille imprécations contre ceuxqui s’en approprioient les fruits.

LISTÉE ou LiFFI, petite riviere d’Irlande, dans làEugénie, en latin Liffius St Libnius. Elle arrose la villede Dublin , St se décharge peu après dans la mer d’Ir-lande. * Maty , Dict. de Holl. 1701. Corn. Dict.

LISTO St Gniosa, petites istes de la mer Méditer-ranée, vers la côte méridionale de l’iste de Candie..Voyez Particle Myl^E insuLjE;

LISTRE. Voyez Lystre.

LISTRO-GÂUGIUM, ancien nom d’un canton desPays-bas, fur la riviere de la Lis, vers Saint-Venant,Armentieres St Courtíai. II en est fait mention dans laVie de S. Poppon , aii Recueil de Bollandus j & ce can-ton a été nommé Legienjîs pagus.

LITA , pente ville de Turquie , dans la Macédoine ,vers le golfe, à vingt mille pas de la ville qui donne lenom au golfe. * Baudrand , édit. 1705.

LITAGRUM, BLITABRUM , ancienne ville deì’Espagne Tarragonoife, selon Tite-Live , /. 33, c. 22.Elle étoit riche St fortifiée. Le proconsul M. Fulvius s’enrendit maître. Son nom moderne, selon la plupart desgéographes, est BayTRAGo. Voyez ce mot.

LITiE^E , AÍÌ loti , ville du Péloponnèíè, dans láLaconie, selon Apollodore , cité par Etienne le Géo-graphe.

LITANA-SILVA, forêt de la Gaule , au midi desAlpes, selon Tite-Live St Frontin, de qui nous appre-nons que l’armée Romaine y fut défaite par les Gaulois.Ortélius doute si ce ne seroit point la même que LiganàSILVA. Voyez ce mot. Quelques-uns pensent que la forêtappellée Selva de Lugo , dans la Romagne, est un restede cette ancienne forêt.

LÎTANOBRIGA, ou, selon quelques exemplairesd’Antonin, Latinobriga; lieu de la Gaule Belgique,fur la route d’Amiens à Solfions, entre Cafaromagum ,(Beauvais) & Augujlomagum , (Senlis) à dix-huit millepas de la premiere, & à trois ou quatre mille pas de laseconde. Quelques-uns , comme Clavier, Pont entendude Verneuil fur l’Oise.

L1TAR. (le cap) Voyez Cap.

LITARBÍS, contré de Syrie, à environ trois centsstades, (c’est-à-dire à douze lieues St demie) de Theo-polis , c’est-à-dire d’Antioche de Syrie, selon Evagre& Calliste. D’autres la nomment fitarbus , d’autres Li-largus, entr’autres, l’Histoire mêlé. Julien l’Apostat, dansses Lettres, la met dans la Chalcide de Syrie. * Oml,Thefaur.

LIT

LITBÁDA , Ortélius dit : métropole de la grand*Rhosie, St cite Curopolate, officialibus Conftanunopo-litanis. II ajoute qu’il croit qu’elie étoit dans la Thrace.Dans la Notice des métropoles, sous Andronic Paleo-logue, n. 81 , je trouve Litbada , au voisinage de lagrande Rofie, a obtenu le rang de métropole, fous 1 em-pire d’Andronic , & le patriarchat de Jean Glycas.Schelstrate rend ces mots ëtema. irmnîiç fXíyáxns Paíseaf»par ceux-ci, Vicina magnce Ruffics , voisine de la grandeRussie ; ce qui me paroît plus juste que de l’entendre dela Thrace, Comme fait Ortélius.

LITBUNUM ville épiscopale , fous le patriarchatde Constantinople, selon Belsamon , cité par Ortélius,Thefaur .

LITE , ville de Macédoine, selon Hypéride, allèguepar Suidas. Ortélius doute si ce n’est pas la même queLete i

LITERNA PALUS, \ v . T ™ Trnxtl ,^LITERNUM, í Vops LnmuttU*.

LITHACUS; ce mot fe trouve entre les noms de ri-vières, à la fin de Porphyrogenete.

LITHAW ; les Allemands nomment ainsi la Lithua-nie ; St quelques écrivains du moyen âge la nomment enlatin Lithavia ou. Litevia , St les habitans Lithavi , oULitavi.

LITHOPROSOPOS, montagne de Syrie, auprèsde Botryos, selon Cédrene.

LITHOSORffiiA, lieu de la Bulgarie, vers la Thrace.Cédrene en fait mention. II est nommé Lithsorice dan*l’FIistoire mêlée.

LlTHOTOMLE ou L atomise, carrières & lieuxou l’on tiroit Sc tailloit des pierres. C’est la même choieque Latomiee.

LITHROS, A/Z-^G Ortélius dit: ville de la petiteArménie, Sc cite Strabon, L 12, p. 556. Le passagede cet ancien géographe fait voir que Lithros n’est pasune ville , mais une montagne. Le voici en latin : EfiPharnacue contìgua Sidena & Themiscyra. Supra hxcjacet Phanaroea , Ponti partem occupans optimam ;nam 6* oleiferax ejl & boni vini , 6* rtliquas omnesha-bet dotes. Vzrjùs ortum û proetenditur Paryadres mons ,in longitudinem requis spaciis porreclus : ab óccasu LAthrus St Ophlimus ; convallis ejl jujlce longitudinis &latitudinis , Scc. On voit qu’il s’agit là de Phanaroea ,canton qui occupe le meilleur du pays de Pont, cantonfertile en huile, en bons vins, ÔC qui a tous les avanta-gés qui font un excellent pays ; que ce pays est terminéà l’orient pâr le mont Paryadres, Sc au couchant par Li-thros Sc Ophlimos ; que la vallée, qui est entre ces mon-tagnes, est passablement longue St large à proportion.LITSOPJiEí Voyez LlTHOSORyEA.

LITHUANIE, grand pays de l’Europe, autrefois en-tièrement seul Sc indépendant, St présentement uni à larépublique Sc à la couronne de Pologne , avec titre degrand duché. II a cent cinquante lieues de long, Sc centlieues de large. Du côté du nord, il a pour bornes la Li-vonie , la Curlandé, St partie de l’empire Russien ; à l’o-rient le rnêmé, empire; au fud-est Sc au midi, la RussiePolonoise ; au couchant, les palatinats de Lublin Sc dePodlaquie, le royaume de Prusse, Sc la mer Baltique;

Unê ancienne tradition porte que le nom de Lithua-nie vient de Littalanus ou Lituus, second roi de la nation.Quoiq u’il en soit, on fut longtems fans bien connoîtrece pays; Sc il avoit même anciennement des bornes assezétroites. II cOmprenoit seulement la Samogitie, la Cur-lande, Sc la partie de la Lithuanie, qui est entre la Dwine,la ville Sc les autres rivières qui se jettent dans cette der-niere, comme la Dubissa, la Niewiasa St la Svrienta:

* Hartnoch , Desc r . Lithuan. I. 1, c. y.

Les ducs de Russie subjuguèrent autrefois, la Lithuanie,

Sc l’obligerentà leur payer tribut. Ce tribut consistoit enune certaine quantité de chauflúres faites d ecorce de til-leul, en des failìeaux d’herbes Sc en des feuilles d’ar-bres; mais, par une yicissi.ude de fortune alîez ordi-naire, les vaincus devinrent à leur tour mnîtres de leursvainqueurs. Au commencement du treizième siécle, lesPolonoiss’étant emparés de la pa r tie méridionale de Russie,tandis que les Scythes ou Tartares, inondant par leur