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ciens, & dont la plupart ont été les partages des cadetsdes grands ducs. La race des grands ducs se continue en-c °re ; & les branches éteintes ont laissé leurs biens Stteurs titres à la postérité de leurs filles. Nous en avonsdes exemples dans le.s maisons des princes de Radziwil,de Chodkiewcz, St c.
L 1 TICIANI, ancien peuple. Paul W arnefrid le compteentre les nations de la Germanie ; St Ortélius doute si cene font pas les Luti de Ptolomée.
LITITT A. Ortélius, Thésaur. dit seulement : métro-pole de la nouvelle Rome, & cite Curopalate. L’Etat pré-sent du patriarchat de Constantinople, publié par ThomasSmith , met entre les évêques & métropolitains de ce pa-triarchat : Bindaneeprope Sophiarn , Didymoùchi , Lititçœ,Byjics , Selembria ; tous ces sièges étoient de la Thrace.
LITLAND , contrée de la Livonie. Voyez Letten.
LITLEBOURG , ou Littlebourg , bourg d’An-gleterre , au comté de Nottingham , Sc fur la frontièrede celui de Lincoln, fur la riviere de Drente , à huit millesde Lincoln , St à vingt-deux de Nottingham , selon Bau-drand. Ce bourg est inconnu à sauteur de Y Etat présentde. la Gr. Bretagne.
Cependant Catnbden en fait mention , St croit que c’estl 'Agelocum ou Segelocum des Coritains. Th. Gale estaussi de ce sentiment.
LITOMERIUM , nom latin de Levtmeritz , villede Bohême.
LITOPHAUM, village de France. II y en a qui croientqu’il devoit être quelque part autour de Moret en Gâti-nois. Ortélius, qui le dit, cite la Bibliothèque historiale deVignier.
LITOPOLITES. Voyez Letus-Polites , Sc La-topolites-Nomos.
LITRssE , A/rfou , lieu d’Egypte. Phlégon Trallianusdit qu’on y voit de grands corps. * Ortel. Thesaur.
LITTAMUM, lieu de la Norique, fur la route d’Aqui-lée à Veldidena. Antonin le met entre Aguntum Sc Se-batum, à vingt-trois mille pas de l’une Sc de l'autre. La-zius croit que c’est Lutach , un peu au-dessous deslources de la Drave.
LITTUS, mot latin , qui veut dire rivage, côteÍE u MER. Ce mot étant joint avec certaines épithètes,a été donné comme nom propre, affecté à certains lieux ;par exemple :
LITTUS ALTUM, c\<r 3 n <Wh : quelques-uns le ren-dent par Ripa alta , qui revient au même sens, isies voi-sines d’Albion , c’est-à-dire de la Grande-Bretagne, se-lon Ptolomée , 2,, c. 3.
LITTUS CjESIAì ; ka ì y ut\o f , ville de l istede Corse, selon le même, /. 3, c. 2. Pinet croit que c’estCalvi.
LITTUS FINITIMUM, ou adnexum, A ìytctAo» wp-c/viìr, lieu de la Sardaigne, selon le même, /. 3 , c. 3.
LITTUS LONGUM, ou
x. LITTUS MAGNUM , //.íyat Aìytaxeç , lieu del’Arabie heureuse , selon le n\ême, /. 6, c. 7.
2. LITTUS MAGNUM, ville de l’ifle de Tapro-Lane, selon Ptolomée, L. 7, c. 4.
LITUBIUM: ancien lieu del’Italie, dans la Ligurie ,selon Tite-Live , /. 31. C’est présentement RiTORBIO ,village du Milanez, dans le Pavesan.
1. LIVADIE: ( LA)ce mot signifie des choses très-différentes, par rapport à leur étendue ; car il signifie enpremier lieu tout le pays que les anciens entendoient parla Gréce propre ou Hellas, Sc en ce cas il se divise entrois parties , savoir :
La LivADIE proprement dite,
La StraMULIPA,
Le DUCHÉ d’AtHÈNES.
LaLivadie proprement dite, n’est donc qu’unepartie de la Livadie , au premier sens , St comprendce que les anciens appelloient la P ho cide , la Doride, Scla Locride. C’est la partie méridionale de la Livadie, prisedans le sens le plus étendu. Elle a au levant le duchéd’Athènes St la Stramulipa , St est entre ces deux pays,la Macédoine, la baffe Albanie, St le golfe de Lépante.Baudrand lui donne pour capitale la ville de Lépante.* Baudrand, édit. 1705.
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2. LIVADIE , ville de Gréce, dans l a Livadie, à laquelle elle donne son nom. Les anciens l’ont connue' fousle nom de Lebadea , St il y subsiste encore des inscriptions,dans lesquelles on lit : no aisaeb aaeon ae 3 aaeie£ 2 n\Elle étoit autrefois célébré par l’oracle de Trophoniusqui étoit dans un antre de rocher, où il falloit descendreavec assez de peine : on faisoit des jeux publics, un jourde l’année, à l’honneur de ce dieu, ou héros Trophonius,où la jeunesse de la Gréce venoit faire paroître son adresse,II n’y a aucun auteur qui en parle, si ce n’est peut-être Ju-lius Pollux qui ne dit autre chose, sinon que les jeuxTrophoniens prenoient leur nom de Trophonius , fansmarquer en quelle ville ils sefaifoient; mais on l’apprendd’un marbre qui est à Mégare , St qui porte qu’ils se cé-lébraient à Lebadia. Livadia est partagée par un ruisseauqui a fa source au pied d’un rocher , joignant lequel laville est assise, St d’où l’eau fort en si grande abondance ,qu’elle fait d’abord tourner des moulins, St fait beau-coup de bruit par les cascades qu’elle fait fur les rochesSt furies cailloux. A une portée de mousquet de la ville,ce ruisseau se jette dans un autre, St se rend enfin dansle lac de Livadie. Livadie négocie en étoffes de lainequ’elle fabrique, en bleds St en riz qu’elle fournit à toutela Gréce. Elle est peuplée de Turcs St de Grecs., avecpeu de Juifs. Les Turcs y ont cinq ou six mosquées, Scles Grecs autant d’églises, dont les principales sont Pa-nagia , sainte Anne, St saint George. Celle de Dimi-try avoir été brûlée un peu avant que Spon allât dans cepays. * Spon , Voyage , t. 2 , p. 50.
Le lac de Livadie , lac de Gréce ; il a été connudes anciens, sous le nom de Copays. Voyez ce mot.Spon en parle ainsi. Les Grecs l’appellent LimnitesLivadias , St non pas, comme disent quelques-uns de no*géographes , Stivo , qui serait plutôt le lac de Thèbes. IIreqòitplusieurs petites rivières, le Cephìjjus St les autresqui arrosent cette belle plaine qui à environ quinzelieues de tour, St est abondante en bleds St en pâtura-ges. Aussi étoit-ce autrefois un des quartiers les plus peu-plés de la Béotie. Mais l’eau de cet étang s’enfle quel-quefois si fort par les pluies St par les neiges fondues,qu’elle inonda une fois deux cents villages de la plaine.Elle seroit même capable de se déborder réglément tou-tes les années , si la la nature, aidée peut-être par l’art,ne lni avoir procuré une sortie par cinq grands canaux ,fous la montagne voisine de l’Euripe, entre NégrepontSt Talanda , par où l’eau du lac s’engouffre, St se va jet-ter dans la mer, de l’autre côté de la montagne. Les Grecsappellent ce lieu Catabathra. Strabon , parlant de cetétang, dit néanmoins qu’il n’y paroiffoit point de sor-tie de son tems, si ce n’est que le Cephissiis s’en faisoitquelquefois une sous terre. Mais il ne faut que lire leschangemens qu’il rapporte de ce marais, pour ne pftss’étonner de celui-ci. Wheler, Voyage , t. 2, p. 54, dit :nous trouvâmes que l’eau n’a qu’une sortie, qui est untrou percé à travers un grand rocher à l’extréniité orien-tale , lequel est soutenu d’une haute montagne. Nous nevîmes pas couler l’eau à travers ce passage, où elle avoiraccoutumé de couler, parce qu’il étoit bouché de boueSt de broussailles ; mais on voit bien qu’elle a accou-tumé d’y passer , lorsque les pluies St les neiges fonduesfont déborder ce lac. Et je crois que son passage ordi-naire est plus profondément sous le gravier ; car on ditque cette eau recommence à paroître au-dessous de Del-phes , où elle fait la petite riviere de Scilaliza: fans celatoute la vallée seroit couverte des eaux qui tombent des'montagnes jusqu’à delphes ; St ce fut peut-être une desraisons naturelles du Déluge qui arriva du tems de Deu-calion, St qui l’obligea à se sauver sur la plus haute pointedu Parnasse.
Ce voyageur nomme Hercyna le ruisseau de Liva-die. II ne le qualifie pas ruisseau : il dit, au contraire, quec’est une grosse riviere, dès qu’elle approche.de tous cesmoulins ; ce qui empêche de croire que ce ne soit qu’unruisseau ou une fontaine, mais plutôt que c’est quelqueriviere du mont Hélicon, qui sort par quelque passagefouterrein , fous cette montagne.
LIVADOSTA, petite place de la Gréce, dans laLivadie, St fur la côte du golfe de Lepante , près del’isthme de Corinthe, aux confins du duché d’Athènes.Elle est présentement réduite en village. * Baudrand ,édit. 1723.
Tome III, R r r r r