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Tome troisième. G - L.
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Lombar - Idie impro-prementdite : Par

LOM

sLe duché de Modène,"

La maison de j du . ch 4 ^ Reggm ,

( La principauté de Larpi,

j La Frignane,

\La Carfignane, &c.

LOM

Modène.

Í Le duché de Parme,

Le duché de Plaisance,L’état Palavicini,

La principauté de Landi, &c.

La Mirandole! 3 { Le dudlé de la Mirandole *

Et quelques petits états enclaves dans ceuxqui viennent d’ëtre nommés.

LOMBARDS, (les) Longobardi , sont très-connusdans l’histoire par les guerres qu’ils ont eues à soutenircontre les Romains, qui ne purent les empêcher de s’é-tablir en Italie ; par les disputes continuelles qu’ils eu-rent avec les papes, qui les regardoîent comme un obs-tacle à leurs deííeins ; enfin par les victoires de Char-lemagne, qui détruisit leur empire, & abolit leur nation.

Que’ques-uns prétendent queTacit efierm. c.40, a voulules désigner sous le nom de Langobardi , qui habitaientla Germanie entre l’Elbe & l’Oder, 5 i qui surent défaitspar libéré fous Auguste ; mais il n’y a pas d’apparenceque les Langobardi de Tacite, & les Lombards dont ilest ici question, soient le même peuple. (Je ne rappor-terai point les différens sentimens fur l’étymologie deleur nom ; ils sont tous si peu fondés , qu’on ne doitpas s’y arrêter.) Les Lombards , loin d’étre un peuplede Germanie , semblent être une horde de Tartares,qui, comme les Huns, les Alains , les Avares, &c. s’a-vança peu-à-peu dans l’occident de la Tartarie , suivitles bords occidentaux de la mer Caspienne, monta jus-qu aux Palus-Méotides, les passa, vint fur les bordsdu Danube, enfin s’établit en Pannonie, sous la con-duite d’Albouin ; elle fit aliance avec les Avares, qui luiaidèrent à battre &t piller les Gépides. Albciiin , roi desLombards, ayant fait prisonnier Guinemond, chef desGépides, le fit tuer ; ordonna qu’on lui arrachât le crâne,& en fit une coupe clans laquelle il fe faisoit servir àboire. Cette alliance avec les Tartares, pour piller,prouve de l’uniformité de caractère entre ces deux na-tions • cette cruauté d’Alboiiin envers Guinemond, mon-tre la férocité des Tartares. _ .

En 566, l’eunuque Narsès, qui avoit achevé les con-quêtes commencées en Italie par Bélifaire , & avoitremis ce pays fous la domination de l’empereur, reçutde si grands mécontentemens de la part de Justin II, quiétoit alors monté fur le thrône impérial, qu’il manda àAlboiiin, roi des Lombards , de quitter la Pannonie ,de venir en Italie, cìont il lui faciliteroit la conquête.Alboiiin fe mit en marche, le 2. Avril 568 , entra enItalie par llstrie & la V énétie : ne trouvant point derésistance, il s’empara de plusieurs villes , & conquitpresque toute lTtalie. II fe fit proclamer roi à Milan,èc donna à ses états le nom de Lornbardie. Ses succes-seurs résistèrent toujours aux efforts que l’empereur deConstantinople fit pour les chasser de lTtalie, & éten-dirent leurs conquêtes ; mais leur ambition causa enfin laruine du royalune des Lombards.

Vers l’an 730 , la ville de Rome &C Pexarcat de Ra-venne s’étant soulevés contre Léon l’íí'aurique ík son fils,qui vouloient introduire l'hérésie des Iconoclastes, for-mèrent une république, dont le pape devoit être le chef& Farbitre. Luitprand, dix-neuviéme roi des Lombards,songeant à profiter dune conjoncture si favorable pourétendre ses états, fe rendit maître de quatre villes situéesdans le duché de Rome. Le pape implora alors le se-cours de Charles Martel, dont le crédit fut suffisant pourengager Luitprand à rendre ce qu’il avoit pris.

Mais ses successeurs ravagèrent les terres du saint siège ;& Astolphe, vingt-deuxiéme roi, subjugua & usurpa tousles états de la république, excepté Rome qu’il assiégea,

& qu’il eût réduite sous fa puiílance, si le pape Zacha-rie n’eût eu encore recours à Pépin, qui étoit devenuroi de France. Ce prince employa d’abord la négocia-tion, pour engager Astolphe à restituer les terres qu’il

avoit usurpées. Pendant ce tems, Zacharie mourut tÉtienne II, son successeur, renouvella ses prières auprèsde Pépin, qui passa en Italie, avec une forte armes,en 754; serra de près le Lombard dans Pavie, & I econtraignit à promettre de restituer-à la république Ro-maine tout ce qu’il avoit pris.

Sur cette promesse, Pépin repassa les Alpes ; mais As-tolphe, qui croyois n’avoir rien à craindre, continua agarder ce qu’il avoit usurpé. Le pape se plaignant au roide France de la mauvaiíe foi d’Astolphe , lui écrivit ences termes: Ne unius palmi terres fpatium beato Petroysanclceque Dei ecclejìœ , vel reipublìcts Romanorum red -dtre pafjus eji. Fréhérus au lieu de ces paroles reipublufcRomanorum , a eu l’audace de corrompre le texte, & dssubstituer le mot imperium. Au reste, sur ces nouvellesplaintes, Pépin retourna, l’annéesuivante, en Italie : >1 Ydéfit une seconde fois Astolphe, qui voulut lui disputesla descente des Alpes; il assiégea Pavie, & contraignsde nouveau le Lombard à demander la paix, & à pro-mettre de remettre au pape Etienne tout l’exarcat, dontPépin fit une donation à l’apôtre S. Pierre & à l’églis eRomaine.

Didier, duc de Toscane, soutenu du crédit du pap eEtienne, s’empara du royaume de Lornbardie, & fut I evingt-troisiéme & dernier roi ; mais devenu ingrat ausaint siège, il voulut usurper les biens de l’église. Char-lemagne, alors appelle par le pape, passe en Italie, affiég ePavie, le prend, & fait Didier prisonnier. Ainsi finit lerégne des princes Lombards en Italie, deux cents six ansaprès qu’Alboiiin y eut donné commencement.

Charlemagne, après fa victoire ne trouvant , plus derésistance, mit le pape en possession de ce que Pépin & h' 1avoient donné à F église Romaine, & nomma des gou-verneurs dans les principales villes de ses nouvelles con-quêtes. Elles comprenoient ce que nous appelions au-jourd’hui le Piémont, le Montferrat, la riviere de Gè-nes, leModénois, la Toscane, leMilanez, le Bressan »le Vérone?, le Frioul, fk enfin ce qu’il abandonnoitau pape.

Le roi détrôné fut conduit en France. On croît qu’ilfut relégué à Liège, & qu’il mourut depuis dans le mo-nastère de Corbie. Quoi qu’il en íòit, depuis ce tems,Charlemagne joignit au titre de roi des François celuide roi des Lombards. Les papes le lui donnoient dansles Lettres qu’ils lui écrivoient. II le prenoit dans les actespublics ; & on le voit fur quelques-unes de fes mon-noies.

Quoique le régne des rois Lombards fût fini, on peut.cependant dire que le royaume fubsistoit encore ; & queles principaux de cette nation, voyant leur roi pris, fansespérance de ressource, ne firent que reconnoître Char-lemagne à fa place, pour en être gouvernés selon leursloix. En effet nous avons encore les capitulasses, ou lecode de leurs loix particulières, selon lesquelles Charle-magne & fes successeurs les gouvernèrent ; fk l’on voitplusieurs des capitulasses de ce prince, inférés en diversendroits. * Le P. Daniel , Histoire de France, Char-lemagne.

LOMBERS, Lomíeria , ville & baronnie de France,dans le haut Languedoc & dans l’Albigeois, avec justinroyale. Elle releve de la juridiction de Castres. Cetteville a été rasée, vers l’an 1176, à cause que les habitanss’étoient révoltés en faveur d’une secte nommée les bonshommes. II y fut tenu un concile, l’an 1165, nommeLumbarienfe concilium.

LOMBËZ, Lombarìum ou Lumbarìay ville épisco-pale de France, clans la Gascogne, au comté de Com-minges, dans le petit pays de Sammathan , fur la petitsriviere de Save. Elle n’est considérable que par son évê-ché. Ce n’étoit d’abord qu’une abbaye de l’ordre dsS. Augustin. Le pape Jean XXII l’érigea, l’an 13 * 7 »en évêché suffragant de Toulouse. L’églife cathédraleest sous le titre de l 'AJfoniption de la Vierge. Le chapi-tre est composé d’un prévôt, d’un archidiacre, d’un j>re-centeur , d’un sacristain, fk de douze chanoines. L’eve-que assiste aux états du Languedoc. Cette ville, qui enpetite & désagtéable, est à huit lieues au sud-ouest deToulouse, à cinq au nord-ouest de Rieux , &à quatreau sud-est d’Auch.

LOMBRON, botìrg de France, dans le Maine, élec-tion du Mans.