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Tome troisième. G - L.
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dit au mois da Septembre de l’an 1292, avec tons ses'fiefs & arriere-fiefs à Henri, comte de Bar, pour 2.8000livres. Le duc écrivit ensuite à ses vassaux de la châtelle-nie de Longwy, leur enjoignit de reconnoître le comtede Bar, 6 c de lui faire hommage. Ensuite de cette aqui-íìtion, Longvy fut uni au comté de Bar, & engagé,durant quelque tems, depuis 1370 : il ne fut point aliéné.* Baudrand , édit. 1705 , Longuerm , Descr. de laFrance, 2 part. p. 188. _ /

Le cardinal de Bar en iuoiiToit,lorsqu’il donna son du-ché à René d’Anjou. Longwy faisoit partie du baillagede Saint-Mihiel & du Barrois mouvant de la couronnede France ; ce qui a toujours duré jusqu’au duc Charles,grand-oncle de Léopold, duc de Lorraine. Après la mortdu duc Charles, l’empereur Léopold comprit dans letraité de Nimegue, le duc Charles de Lorraine, & con-vint au seizième article, que la ville &. prévôté de LongVyavec ses dépendances demeureroit en souveraineté à lacouronne de France, à perpétuité, à la charge queLouis XIV en donneroit au duc un équivalent. Le ducCharles ne voulut point accepter ce traité ; mais son filsLéopold accepta celui de Rysv/yck conclu , Fan 1697,qu au trepte-troisiéme article on accordoit pour Longwyles mêmeXconditions, dont on étoit convenu à Nimé-gue, l’an 1679. Le duc Léopold ayant été rémis en pos-session de cea états, Fan 1698 , on ne put convenir del’équivalent. II ne s’agissoit pas feulement de la ville ,mais de touso la prévôté qui s’étend dans le Luxem-bourg, jusqu’à six lieues de la capitale du duché. Louis XIVvoyant les grandes difficultés qu’il y avoit à s accorder,pour Féchange de la prévôté , qui d’ailleurs ne lui étoitpas fort nécessaire, prit la résolution de ne garder que laville & quelques villages aux environs.

L’aneìenne, ou la ville basse, est située dans le fondd’un vallon, & entourée d’une vieille muraille. On n’yremarque qu’une grosse tour ronde, à F antique, qui est fortélevée. De Valois dit que l’église de cette petite ville portele nom de S. Dagobert, & qu’on y en célébré tous lesansìa fête. * Piganiol dc la Fora. Descr. de la France,<• 7 , F- 348 ..

Après lapaix deNimégue,conclue,en 1679, Louis XIVvoulant opposer cette place à celle de Luxembourg, &en faire un boulevard à la Champagne & aux trois évê-chés de Mets, Toul & Verdun, fit construire fur la hau-teur une nouvelle ville, qui fut régulièrement fortifié.C’est un exagone régulier, à la réserve seulement d’unde ses côtés, qui est plus long que les autres. Cette placeest très-petite, mais forte, & construite à la maniéré dumaréchal de Vauban. Elle est composée de six bastionsbien revêtus & taillés dans le roc, ík d’autant de demi-lunes, avec cinq tenaillons au-devant des courtines. Ladéfense du grand front est raccourcie par deux flancs basmis au-devant du flanc. On a avancé, pour gagner unepartie de la hauteur, un petit ouvrage à corne. Le toutest enfermé d’un fossé & d’un chemin couvert. II y aencore quelques redoutes de pierre. Au-delà du glacis,au-dessus de quatre des bastions s’élevent de grands ca-valiers revêtus. Les dedans de la place font fort régu-liers , ! les rues bien droites , la place publique fermée debâtimens neufs, & d’une égale symmétrie.

Le duc de Lorraine se trouvant à Paris, en 1718, du-rant la régence, on conclut un traité avec lui, le 28 Jan-vier. Par le troisième article de ce traité, le trente-troi-siéme de.celui de Ryswyck demeure restreint, & n’auralieu que pour les villes haute & basse de Longwy, ÔCles villages de

Mexy, Autru,

Herserange , Piémont,

Longlavilles, _ Romain,

Mont-faint-Martin j Lexi,

Glaba, Rehon,

qui font cédés au roi très-Chretien, avec tous leurs bancs,finages & dépendances, & tout le terrein qui peut ap-partenir au domaine du duc, dans l’éteridue desdits bancs& finages, soit qu’ils excedent ou non la demi-lieuede circonférence de la place de Longwy. Ces lieux de-meurent incommutablement en toute souveraineté &propriété au roi, tant en vertu dudit traité de Ryswick,que du présent, pour en jouir par Sa Majesté 6c ses suc-

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cesseurs, comme le duc de Lorraine & fes prédécesseursen ont joui ou dû jouir. Le bois Mouchot, dont la coinmunauté des habitans de Longwy est propriétaire, tetrouvant située fur le territoire du village de Sonn, da |isla partie de la prévôté de Longwy , qui demeure au ducddHLorraine, il est échangé contre la portion du bois desRrecrutes, qui rentre dans la partie cédée à la France ; tj eforte que cette portion de la forêt des Recrutes, séparée del’autre partie par un fossé, appartienne aux habitans deLongwy, pour leur tenir lieu du bois de Mouchot qtiel’on cède au duc.

LONIBARE ; A&jwfctp» ; Ptolomée, /. 7, c. 1, nomtncainsi la septième bouche du fleuve Indus, c’est-à-dire 1 *plus orientale. ■ ,

LONIGO, petite ville d’Italie , dans l’état de la re-publique de Vénise, au Vicentin , à quatre millesdemi, au couchant d’Orgiano, fur le bord oriental deFiume-Novo. Au midi occidental, & à treize ou quatorzemilles de Vicence. * Magin. Ital.

LONJUMEAU. Voyez Long-jumeau. .

LONLAY, ou Lonley , Longolatum , bourg êeFrance, dans la baste Normandie, à deux lieues de Don 1 'front, vers l’occident septentrional, au diocèse du Mans.On y tient marché trois fois la semaine. II f a une ab'baye de Bénédictins, fondée, en 1020, par Guillaume,comte de Belesme; Sc on y reçut la réforme, en iôí7 :ce monastère est for la petite riviere de Grains, qui vagrossir la Varenne au-dessous de Domfront, aux frort'tieres du Maine. * Corn. Dict. De l'ijle , Normandie*

LONREY , Longorttum & Longorete , monastère deFrance , au Berri, dans le pays de Brenne. Flaocad, au-trement dit Flavaud, maire du palais royaume de Bour-gogne, sous Clovis II, touché de l’exeinple de S. Siran,& résolu de le suivre dans fa retraite, lui donna deuxfonds fur fes terres, dans le pays de Brenne, aux ex-trémités du diocèse de Bourges, for les limites de îáTouraine, pour y bâtir deux monastères. S. Siran jettad’abord le*fondemens de celui de Méobec, ou MaubeC,qui subsiste encore aujourd’hui, à trois lieues de distance»entre Argenton & Maizieres en Brenne. Quelque temsaprès, ce saint alla bâtir l’autre monastère .for la riviere deGlaise, dans la terre de Longoret , vulgairement Lorirey,au-dessous de Maizieres. S. Siran se retira dans ce der-nier, après la mort de Flaocad, qui s’étoit renfermeavec lui, dans celui de Méobec, & qui en étoit sorti pourretourner au monde. II en fut le premier abbé, après avoirdonné la conduite de Méobec à un autre, & il mourutquinze ou seize ans après, vers lan 657. Ce lieu quittadepuis, for. premier nom, pour prendre celui de S. Siran,qu’il garde encore aujourd’hui, avec la régie monastiquede S. Benoît, de même qu’à Méobec. Ces deux abbayessont du diocèse de Bourges ; mais S. Siran est de la Tou-raine, quant à la jurisdiction du temporel.

LONSDALE, bourg d’Angleterre dans le WeH"morland ; il a droit de tenir marché. * Del. de la Gr. Bret.

LONS-LE-SAUNIER, ou I.ion-le-Saunier , ouLions-LE-SaUNIER , Ledo - Salinarius , Leodo , oULtodomum , ville de France, dans la Franche-Comté ,près du duché de Bourgogne, à huit lieues de Dole,& à neuf de Châlons, sor la petite riviere de Soîvan-Cette ville, que quelques-uns appellent mal-à-proposLion , Lyon ou Lions ou Lyons , prend son nom d’uneauge ou mesure d’eau salée , laquelle, en termes desaunerie, s’appelle long. Gollut . Rer. Sequant. p. 102,dit qu’un long contient ving-quatre muids. II y a danscette ville un présidial, une paroisse , avec une fa-miliarité ou société d'ecclésiastiques habitués ; quatrecouvens de religieux, Sc un couvent d’Ursulines. Il y aune abbaye de filles qui professent la régie de S. Fran-çois, fondée, dans le troisième siécle. On y faisoit au-trefois preuve de noblestè. La tradition du pays veut queS. Desyré, évêque de Bésançon , soit né à Lons-le-Sau-nier, & qu’il y ait été enterré. * Baudrand, édit. 1705»Piganiol de laForce , Descr. de la France, t. 7 ,p. 57 1 *

LONTIUM, ou Loncium, ancienne ville, dans laNorique, for la route d’Aquilée à Veldidéna, selon An-tonin , ïtintr. à dix-huit mille pas d’ Agnntum.

LONZAC, bourg de France, dans la Saintonge, d>0-cèíe & élection de Saintes.

1. LOO, maison de chasse & de plaisance, aux s r a Yf“bas, dans la province de Gueldre, au Veluve. C et0ît